Petit manuel pour une laïcité apaisée, de Jean Baubérot et Le Cercle des enseignant.e.s laïques

manuel-laicite-coverQuatrième de couverture

Étonnant paradoxe : alors que les médias en parlent constamment, la laïcité est encore très mal connue ! Sujette à des interprétations divergentes, parfois instrumentalisée ou consciemment falsifiée, elle apparaît par moments comme un principe nébuleux, ce qui place les enseignant.e.s, les élèves et leurs parents dans une situation difficile.

Cherchant à clarifier le débat, un collectif d’enseignant.e.s s’est réuni autour de Jean Baubérot, historien et sociologue spécialiste de la laïcité, pour répondre aux questions concrètes du personnel éducatif et des usager.ère.s de l’Éducation nationale. Retraçant avec pédagogie l’histoire de la laïcité et redonnant les grands principes de son application, ce petit manuel offre des clés indispensables pour comprendre la philosophie véritable de cet idéal républicain et propose des solutions pratiques pour l’appliquer sereinement.

Car ce livre est aussi un plaidoyer pour une laïcité (enfin !) apaisée et pour une école publique ouverte, capable d’offrir à tou.te.s, quelles que soient leurs origines et leurs convictions, un enseignement de qualité. La laïcité, rappellent les auteur.e.s, ne devraient pas être un instrument de stigmatisation des élèves et un casse-tête pour les professeur.e.s. Au contraire, elle peut, quand elle est bien comprise, apporter des solutions pour une vie collective harmonieuse et respectueuse des convictions de chacun.e.

Critique

Je ne vais pas me faire que des ami.e.s (moi aussi, je sais utiliser le langage inclusif comme les auteur.e.s du livre, mais ce n’est pas encore un réflexe) en annonçant que je suis en accord avec ce que dit cet essai. Oui, notre vision de la laïcité est fausse. Oui, nous sommes en réalité des intolérant.e.s à échelle variable. Oui, à échelle variable, car nous laissons le catholicisme bénéficier de faveurs qui ne devraient pas exister et tapons encore et toujours sur les mêmes – les musulmans. Et non, le voile n’est pas du prosélytisme. Mais si vous sentez que votre volonté vacille et que vous êtes prêt.e.s à devenir musulman.e juste en apercevant un voile au loin, je vous suggère vivement de travailler sur vous-mêmes. Et non, le voile n’est pas – que – sexiste. Après cette entrée en matière assez rude, vous êtes prévenus du contenu de cet article. (la suite est quand même plus… apaisée – je vous jure, je ne le fais pas exprès)

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Mémoire de fille, d’Annie Ernaux

memoire-de-fille-coverQuatrième de couverture

« J’ai voulu l’oublier cette fille. L’oublier vraiment, c’est-à-dire ne plus avoir envie d’écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n’y suis jamais parvenue. »

Dans Mémoire de fille, Annie Ernaux replonge dans l’été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l’Orne. Nuit dont l’onde de choc s’est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. S’appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu’elle a été dans un va-et-vient implacable entre hier et aujourd’hui.

Critique

J’ai failli ne pas aimer ce livre. C’était assez mal parti durant la première partie du livre où j’aurais été assez mal à l’aise durant ma lecture, ne sachant pas trop où ça allait me mener – ou plutôt, dans quoi s’était embarquée l’auteure à l’époque. Oui, car ses œuvres sont autobiographiques, c’est même au cœur de ce qu’elle écrit, c’est ce qui en fait tout l’intérêt. Elle aborde généralement des problématiques classistes et sexistes car c’est ce qu’elle a vécu, ce qu’elle a ressenti de plein fouet. Et je me retrouve généralement dans ses réflexions.

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TAG – Les premières fois livresques

Me voilà de retour pour un TAG ! Comme son nom l’indique, on doit indiquer la première fois qu’on a fait quelque chose mais dans le domaine des livres. (restons dans le thème s’il vous plaît)

J’ai été taguée par Faith In Words dont je vous conseille le blog ! (sa réponse au TAG est – elle a aussi sa chaîne Youtube) Elle est très sympa et ses lectures sont très diversifiées, n’hésitez pas à faire un tour ! (l’origine de ce tag vient d’ici)

Maintenant, que le challenge TAG commence !

1. Premier livre acheté

C’est ma soeur qui m’a très souvent acheté des livres mais une fois que je me baladais dans une librairie, je suis tombée sur le manga Yu-Gi-Oh ! (Kazuki Takahashi), dont j’étais déjà une grande fan grâce à l’animé. J’avais seulement 12 ans et ce fut mon premier achat avec mon argent de poche. Je me souviens avoir acheté le premier tome ainsi que… le 19 et le 24, parce que la cohérence, ça me connaît.

club-des-cinq-cover.png2. Premier livre que tu as dévoré

Alors là, c’est une saga : le Club des Cinq ! Mais j’ai tellement dévoré les tomes de cette série, je les connaissais par coeur et puis bon, Claude est la grande idole de mon enfance. Mais les livres étaient de vieilles éditions que ma soeur m’avait prêtées. D’après elle, je les ai tellement abîmé que ça ne donne plus envie de les lire… Je suis un peu gênée d’avoir bousillé des livres que j’adorais. (surtout que je suis un peu maniaque là-dessus aujourd’hui mais on verra ce détail une prochaine fois)

3. Premier book boyfriend

Cette notion est assez récente pour moi car je n’en avais jamais vraiment eu. Je voyais en plus des Booktubeuses faire des vidéos sur leur « fictional boyfriends » et j’étais assez embêtée de me rendre compte que j’étais incapable de n’en donner juste qu’un seul. Et puis la révélation est arrivée il y a quelques jours ! Mais pas le genre de book boyfriend que vous vous imaginez, il ne doit y avoir que moi pour ne serait-ce qu’y penser mais… Rochester, dans Jane Eyre de Charlotte Brontë. Laissez-moi l’épouser.

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Dieu n’habite pas La Havane, de Yasmina Khadra

dieu-nhabite-pas-la-havane-coverQuatrième de couverture

A l’heure où le régime castriste s’essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd’hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.

Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n’habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d’un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

Critique

J’ai été légèrement déçue par l’avant-dernier livre de l’auteur, La dernière nuit du Raïs, mais ma déception provenait plus du fait que je n’arrivais pas à aller au-delà de ma détestation du personnage – réel, puisqu’il s’agit de Mouammar Kadhafi – que de la faute de l’auteur et de l’histoire en eux-mêmes. J’attendais donc avec impatience son nouveau livre. (dont j’ai obtenu une dédicace à la Foire du Livre de Brive cette année grâce à une amie)

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Meursault, contre-enquête, de Kamel Daoud

meursault-contre-enqueteQuatrième de couverture

Il est le frère de « l’Arabe », tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage d’Alger trop ensoleillé.

Soir après soir, dans un bar d’Oran, le vieillard rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d’un dieu, son désarroi face à un pays qui l’a déçu. Étranger parmi les siens, rage et frustration inentamées, il voudrait clore cette histoire et mourir enfin.

Hommage en forme de contrepoint rendu à L’Étranger d’Albert Camus, Meursault, contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l’identité et des héritages qui conditionnent le présent.

Critique

Preuve de mon intelligence suprême, cette première critique concerne un livre qui n’est malheureusement pas accessible à tout le monde : ceux qui n’ont pas lu L’Étranger de Camus risquent d’être perdus et de ne rien y comprendre. (passez votre chemin si vous voulez éviter les spoilers) Attendez-vous à ce que ma critique soit donc écrite en parallèle de cet autre livre car c’était bien là le but de Kamel Daoud : développer le personnage auquel la parole n’a jamais été donné, alors qu’il a pourtant été assassiné par le personnage principal et qu’on connaît simplement sous le dénominatif de « l’Arabe ».

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Bienvenue !

J’aimerais vous faire une introduction originale mais malheureusement pour vous, je n’ai que peu d’inspiration et d’imagination, donc ce premier article ressemblera à celui d’un banal blog où la personne va égrener ses opinions sur les livres qu’elle lit. (ça donne envie)

Je me présente vite fait, histoire que vous sachiez à qui vous avez affaire : fille d’une vingtaine d’années, malheureusement toujours sans et à la recherche d’un avenir. (ça sonne cliché mais c’est vraiment le cas)

Après des années de disette littéraire, me revoilà dans la course. Je n’ai absolument pas une culture mirobolante, donc ne vous attendez pas à ce qu’il y ait des prises de tête ici. (mais c’est quand même cool si vous avez lu L’Étranger de Camus oui, j’adore ce livre)

Avant, j’aurais sûrement dit que je lis de tout mais ce n’est pas tout à fait vrai : je lis majoritairement des contemporains et des classiques. Je suis ouverte aux autres genres, dont certains qui me sont quasiment étrangers. (n’avoir lu que Hunger Games et Nos étoiles contraires en tant que Young Adult, pas génial) J’ai lu beaucoup de mangas, j’en lis beaucoup moins mais je compte me remettre aussi à la page, même si j’en dévorerai sûrement moins qu’auparavant. Mes goûts sont de toute façon un peu évidents avec ma couverture de blog, mais je lis aussi des essais féministes ainsi que sur le véganisme. (oui, je suis végétarienne, ne partez pas !)

Voici aussi mon profil Livraddict (qui n’est pas tout à fait complet mais ça doit se jouer à une dizaine de livres) : Ada

Je ne sais pas si je tiendrai un rythme bien régulier mais ça fait un moment que j’ai envie de parler de mes livres de façon plus détaillée et ça me frustre de ne pouvoir le faire réellement avec personne. Ce blog sera donc présent aussi longtemps que je le souhaite. La première critique arrivera demain, histoire de ne pas laisser ce blog trop longtemps avec une simple introduction.

Bonne visite !