La collection Egale à égal des éditions Belin – les livres féministes #1

Vous vous dîtes sûrement que tant qu’à faire des articles sur des bouquins féministes, autant commencer par le grand classique, Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. Et bien figurez-vous que je ne l’ai pas terminé (shame on me), étant dans une période assez surchargée au moment où je l’ai commencé. Et vous en conviendrez, ce n’est pas le genre de livre à lire une minute vite fait de temps en temps. Je m’y remettrai donc quand j’aurais la motivation de le lire.

Néanmoins, ne pas avoir lu ce livre ne m’a pas empêché d’en avoir lu d’autres – plus actuels d’abord, et avec des propos souvent plus inclusifs. (je vous laisse regarder la définition du féminisme intersectionnel ici) Je n’irai pas prétendre que tous les livres féministes que je présenterai sur ce blog seront inclusifs mais je veillerai un maximum à ce qu’ils n’insultent pas d’autres groupes vivant une oppression. (pour la peine, le livre de Beauvoir n’entre pas dans cette liste pour le peu que j’en sais mais il a l’excuse d’être d’une autre époque)

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Je vais commencer cette rubrique par des livres qui montrent que certains faits d’inégalité existent toujours et qu’ils ne sont pas prêts de disparaître si on est pessimiste. La collection Égale à égal des éditions Belin a le mérite de réunir des problématiques féministes dans des petits livres d’environ 80 pages. Ils fournissent différents points sur lesquels l’égalité homme-femme n’est pas atteinte et qu’en grand pays des droits de… l’homme (coïncidence ? Dans d’autres pays et à l’ONU, c’est les droits de l’humain), on n’a pas tant de leçons à donner.

J’ai personnellement lu ceux sur l’éducation à l’école, les femmes en politique et à la télé ou comment être une femme augmente les risques de précarité. Ils sont vraiment intéressants, je les déconseillerai cependant pour ceux qui sont loin d’être des néophytes sur le sujet : ça ne vous apprendra rien. Néanmoins, ils sont remplis de faits et de statistiques assez utiles, toujours bons à ressortir lors d’un débat et essentiels si vous avez une mauvaise mémoire comme la mienne. En plus, ils sont courts, tout est très bien réparti de façon logique au sein des chapitres et ils sont faciles à lire, donc vous pouvez les prêter à quelqu’un qui n’aura même pas l’excuse de dire « Non mais j’y arrive pas/c’est trop long », ce serait de la mauvaise foi !

Ces livres-là me semblent donc une bonne porte d’entrée à la réalisation des problématiques sur l’inégalité des sexes. Cet article est assez court car il n’y a pas grand-chose à discuter, j’aurais sûrement plus de matière pour les prochains livres.

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No et moi, de Delphine de Vigan

no-et-moi-coverQuatrième de couverture

« Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semblé qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. »

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri…

Critique

Je partais légèrement sceptique en ouvrant ce livre. Auparavant, j’avais déjà lu Un soir de décembre et Les heures souterraines de la même auteur et je les avais trouvé plaisants à lire, mais sans plus. J’avais donc peu d’espoir en commençant No et moi mais ce récit s’est avéré finalement une bonne surprise.

Le début commence avec Lou qui fait la bêtise d’improviser son sujet d’exposé en prenant pour thème les sans-abris. Et en plus, elle en rajoute une couche en prétendant vouloir faire une interview d’une femme SDF. Heureusement, elle a croisé No, une jeune fille à la rue, dans une gare et un lien se tisse entre elles, qui va aller beaucoup plus loin que le besoin de Lou de faire son exposé.

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Cinq semaines en ballon, de Jules Verne

cinq-semaines-ballon-verneQuatrième de couverture

Tenter de traverser l’Afrique d’est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d’une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c’était, au temps de Jules Verne, une entreprise d’une audace incroyable. Comme on peut s’y attendre, les cinq semaines qu’il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleine d’imprévu et de péripéties.

Critique

Cinq semaines en ballon est le premier roman de Jules Verne, publié en 1863. Ce n’est pas la première œuvre que j’ai lu de cet auteur et j’avais peur d’être vite lassée par le récit d’aventure. Il n’en a rien été ! Ce voyage assez atypique (même aujourd’hui, je ne pense pas qu’on traverse l’Afrique en ballon tous les jours…) m’a beaucoup charmé. Au début, nous suivons les préparatifs du docteur Fergusson en Angleterre et les essais infructueux de son ami Dick Kennedy pour le retenir de se plonger dans l’aventure. (je vous laisse deviner qui va quand même faire partie du voyage) Nous faisons aussi la connaissance de Joe, au service de Fergusson, un sacré personnage plein d’humour et de remarques toujours pleine de finesse.

C’est d’ailleurs le petit plus de cet ouvrage : j’ai réellement pu m’attacher aux personnages, quand les autres m’étaient plutôt sympathiques mais j’y étais aussi relativement indifférente. Même l’instigateur du voyage, le docteur Fergusson, m’a paru être un meilleur personnage que ses autres compatriotes scientifiques. Son sang-froid, trait habituel chez ce genre de personnages dans les œuvres de Jules Verne, a cette fois-ci réveillé mon admiration. Cela venait aussi sûrement du fait qu’il me paraissait beaucoup plus empathique.

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Bilan lectures #1 (novembre 2016)

Voici le premier bilan lecture mensuel ! J’aurais pu choisir le connu « C’est lundi, que lisez-vous ? » mais mon rythme est très irrégulier, donc ça n’aurait strictement aucun intérêt pour vous. J’ai mis les liens des chroniques quand il y en a et pour le reste, j’ai juste écrit quelques lignes rapides histoire de donner rapidement mon avis.

jane-eyre-coverJane Eyre (Charlotte Brontë)

Quand j’ai lu le résumé, je partais dubitative car je m’étais dit qu’une romance à une époque pareille allait forcément m’ennuyer. (les romances peuvent très vite me lasser) Le contraire se sera produit, j’ai été complètement envoûtée par ce récit, Jane Eyre étant une femme admirable et attachante (et on s’identifie bien à elle), j’ai aimé suivre son parcours. Et si vous avez lu mon dernier TAG, vous savez aussi que j’ai eu un gros coup de coeur pour Rochester. Un livre qui, si je le chroniquais, mériterait bien un 9/10.

Dieu n’habite pas La Havane (Yasmina Khadra) Lire la chronique

L’étrange bibliothèque et Les attaques de la boulangerie (Haruki Murakami) Lire l’article

Mémoire de fille (Annie Ernaux) Lire la chronique

envers-endroit-coverL’Envers et l’Endroit (Albert Camus)

Cette fois-ci, c’est une relecture ! Mais ça faisait tellement longtemps que je l’avais lu que les souvenirs restaient vagues. Je ne me souvenais même pas de la préface qui est pourtant assez importante. Je ne pense pas que ce livre puisse réellement être apprécié par tout le monde, et pourtant, il est très beau. (et comporte aussi pas mal d’éléments autobiographiques)

Petit manuel pour une laïcité apaisée (Jean Baubérot et Le Cercle des enseignant.e.s laïques) Lire la chronique

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