Cinq semaines en ballon, de Jules Verne

cinq-semaines-ballon-verneQuatrième de couverture

Tenter de traverser l’Afrique d’est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d’une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c’était, au temps de Jules Verne, une entreprise d’une audace incroyable. Comme on peut s’y attendre, les cinq semaines qu’il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleine d’imprévu et de péripéties.

Critique

Cinq semaines en ballon est le premier roman de Jules Verne, publié en 1863. Ce n’est pas la première œuvre que j’ai lu de cet auteur et j’avais peur d’être vite lassée par le récit d’aventure. Il n’en a rien été ! Ce voyage assez atypique (même aujourd’hui, je ne pense pas qu’on traverse l’Afrique en ballon tous les jours…) m’a beaucoup charmé. Au début, nous suivons les préparatifs du docteur Fergusson en Angleterre et les essais infructueux de son ami Dick Kennedy pour le retenir de se plonger dans l’aventure. (je vous laisse deviner qui va quand même faire partie du voyage) Nous faisons aussi la connaissance de Joe, au service de Fergusson, un sacré personnage plein d’humour et de remarques toujours pleine de finesse.

C’est d’ailleurs le petit plus de cet ouvrage : j’ai réellement pu m’attacher aux personnages, quand les autres m’étaient plutôt sympathiques mais j’y étais aussi relativement indifférente. Même l’instigateur du voyage, le docteur Fergusson, m’a paru être un meilleur personnage que ses autres compatriotes scientifiques. Son sang-froid, trait habituel chez ce genre de personnages dans les œuvres de Jules Verne, a cette fois-ci réveillé mon admiration. Cela venait aussi sûrement du fait qu’il me paraissait beaucoup plus empathique.

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