Les délices de Tokyo, de Durian Sukegawa

les-délices-de-tokyo-coverQuatrième de couverture

« Écoutez la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

Critique

Je crois que je ne trompe absolument personne ici : c’est Lemon June qui m’a donné envie de lire ce livre qu’elle a chroniqué lors du Sun & Books l’été dernier, des concepts de vidéos postés chaque jour par un Booktubeur pour faire découvrir un livre qui se passe dans un autre pays, histoire de nous faire voyager. Une très belle initiative, à mon avis. Même s’il est clair que cette chronique ne va pas transpirer la passion comme celle de Lemon June, j’ai apprécié de lire ce roman et ne regrette pas de l’avoir acheté, même si mon porte-monnaie m’en veut encore d’avoir pris le grand format.

Au début, l’histoire démarre comme le résumé l’indique. C’est très doux, serein, et même si l’on sait que ça ne va peut-être pas forcément durer (Tokue cache un secret, vous vous rappelez ?), on apprécie cette ambiance au sein d’une cuisine où la préparation du an par Tokue se passe de manière calme, sans l’effusion qu’on s’imagine dans un tel lieu. Les voir observer les haricots rouges en train de cuire a quelque chose d’apaisant. Les descriptions de la préparation de ce plat (les dorayaki plus précisément) pourraient sembler très ennuyeuses de prime abord, mais pas du tout, c’est passionnant de voir l’ambiance de méditation qui en ressort, et j’avais personnellement besoin de ce genre de lectures ces derniers temps.

Lire la suite

Publicités