Les livres de la rentrée littéraire 2017 qui me font envie

… et que je ne lirai pas avant un moment car j’ai encore craqué mon slip ce mois-ci, donc bye bye la rentrée littéraire ! Je vais tous vous voir brandir vos découvertes avec fierté, mais si vous comptez sur moi pour en lire prochainement, laissez tomber. Vraiment.

Je ne me souviens plus du compte exact des livres pour cette rentrée littéraire, je sais juste que ça dépasse les 500… J’ai une fois vu la liste en entier et j’ai failli faire une syncope. Du coup, je me suis rabattue sur des listes plus restreintes, mais plus subjectives et pour certaines, sûrement plus soumises à l’aspect marketing…

Ceci dit, il y a au moins 5 livres qui me font très envie et je ne résiste pas à l’idée de vous les partager. (les numéros n’indiquent pas de classement de préférence)

point-cardinal-cover1 – Point Cardinal, de Léonor de Récondo

Laurent rejoint femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Il s’est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Mais sa vie bascule quand, à la faveur d’un week-end solitaire, il se travestit pour la première fois. A son retour, Solange comprend que Laurent est un transsexuel qui s’ignore. Elle va convaincre ceux qui l’aiment de l’accepter.

Normalement, on dit transgenre, pas transsexuel. Je n’ai jamais rien lu sur le sujet de la transidentité et je suis assez curieuse de lire une histoire en rapport avec le sujet. Peut-être que cela m’amènera à lire des livres plus théoriques sur le sujet. En attendant, voir comment ça peut se dérouler peut être un bon début.

funambule-sur-le-sable-cover2 – Un funambule sur le sable, de Gilles Marchand

C’est l’histoire de Stradi qui naît avec un violon dans le crâne. A l’école, il va souffrir à cause de la maladresse ou de l’ignorance des adultes et des enfants. A ces souffrances, il va opposer son optimisme invincible, héritage de ses parents. Et son violon s’avère être un atout qui lui permet de rêver et d’espérer. Roman de l’éducation, révérant la différence et le pouvoir de l’imagination.

Ça a l’air très mignon, mais plutôt dans le sens bouleversant. Le sujet m’a l’air intelligent et je suis curieuse de savoir s’il est bien traité. Et oui, ce n’est pas parce que vous comparez le style à Gary que je vais être une acheteuse satisfaite d’emblée, ça a même tendance à accroître ma méfiance. (j’ai lu ça quelque part, accompagné par Vian et Pérec, la pression quoi)

zabor-cover.jpg3 – Zabor, ou les psaumes, de Kamel Daoud

Orphelin de mère, mis à l’écart par son père, il a grandi dans la compagnie des livres qui lui ont offert une nouvelle langue. Depuis toujours, il est convaincu d’avoir un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui qu’il enferme dans les phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Telle une Shéhérazade sauvant ses semblables, il expérimente nuit après nuit la folle puissance de l’imaginaire. Ce soir, c’est auprès de son père moribond qu’il est appelé par un demi-frère honni…
Fable, parabole, confession, le deuxième roman de Kamel Daoud rend hommage à la nécessité de la fiction et à l’insolente liberté d’une langue choisie.

« Ouais, mais celui-là, il est déjà surcôté et survendu », entends-je… Oui, bah euh, voilà, j’avais déjà lu Meursault, contre-enquête que j’avais bien aimé (et c’était même ma première chronique sur ce blog), il fallait que je donne sa chance à celui-là aussi. Et puis il a l’air bien, c’est tout.

underground-railroad-cover4 – Underground Railroad, de Colson Whitehead

Cora, 16 ans, est une jeune esclave née sur une plantation de coton en Géorgie. Grâce à César, elle réussit à s’échapper. Leur première étape est la Caroline du Sud, dans une ville qui semble être le refuge idéal mais qui cache une terrible vérité. Il leur faut fuir à nouveau, d’autant plus que Ridgeway, le chasseur d’esclaves, est à leurs trousses.

NON NON NON, JE VOUS ENTENDS PAS, LALALALALA ! Vous pensez que j’ai pété un plomb ? C’est le cas. Tout le monde ne parle que de ce bouquin, j’en ai marre. Je le lirai… plus tard. Beaucoup plus tard. D’ailleurs, je ne lirai aucune chronique de ce livre, vous êtes prévenus.

l'art-de-perdre-cover.jpg5 – L’art de perdre, d’Alice Zeniter

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Ça, c’est la faute à Femmes de lettres ! Je me souviens l’avoir vu avant son article sur la rentrée littéraire mais je ne sais pas, ça ne m’avait pas fait tilt à ce moment-là et il m’a permis de me rappeler son existence. (et, je l’espère, pour le meilleur)

Pour le reste, j’ai bien des envies, mais pas assez fortes pour débourser près de 20€ pour ces bouquins… Il y a Bakhita de Véronique Olmi qui a l’air pas mal, mais vu le sujet, je me méfie quand même… Et bien évidemment, la sortie de Marianne et le garçon noir de Léonora Miano. Mais je triche un peu car j’aimerais juste lire un livre d’elle, et là, on n’est pas sur un roman, mais peu importe, le sujet m’intéresse aussi énormément.

Et vous, quel est LE livre qui vous donne envie ?

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24 réflexions sur “Les livres de la rentrée littéraire 2017 qui me font envie

  1. Oh Colson Whitehead … je m’endors tous les soirs en pensant à lui en ce moment (encore une réflexion d’ado de 14ans 😂).
    En plus de celui-ci je lirai aussi Alice Zeniter mais surtout le dernier Edgar Hilsenrath !!! Et le Sorj Chalandon… « Le jour d’avant » je crois. Est-ce un auteur que tu aimes au fait ? C’est assez « sociétal » et je pense que ça te plairait.
    Dernière question : tu ne vas pas en bibliothèque ? Parce que si je vais lire ces livres ce sera en en achetant un seul maximum ! ( Je compte toujours sur mon anniversaire qui tombe pile au bon moment niveau nouveautés littéraires mais ça ne marche jamais !)

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    • Aha, tu le connaissais déjà ? J’ai trop de choses à rattraper, alors il fait partie des auteurs que je ne connais pas…
      Edgar Hilsenrath, je l’ai pas encore lu mais j’ai un bouquin de lui dans ma PAL (Le nazi et le barbier). Non, je connais pas Sorj Chalandon, mais il a juste suffi de me sortir le mot « sociétal » pour éveiller mon intérêt 😀
      Non, quand j’avais mon boulot, la bibliothèque n’était pas ouverte le lundi, seul jour de congé en-dehors du dimanche. Et là, je me dis qu’avec toute ma PAL (une soixantaine de livres), ce n’est juste pas raisonnable…

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  2. Je suis complètement novice en terme de rentrées littéraires, j’ai jamais pensé à regarder ce qui sortait haha ! Du coup jamais entendu parler de tous ces bouquins, mais c’est vrai qu’ils ont l’air très, très chouettes 🙂 (Mais comme toi, ma pile est bien trop grande pour que je craque maintenant 😉 )

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  3. Un funambule sur le sable, et Zabor ou les psaumes m’ont l’air franchement bien sympas ! Je note, je croise au pire les doigts pour que ma bibli fasse une rentrée littéraire avec ces bouquins, sinon ils sommeillent dans ma wishlist pendant un bon moment. Si ça peut te rassurer je ne fais pas la rentrée littéraire non plus, trop pauvre pour craquer face aux éditeurs. :’)

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  4. Underground railroad j’ai terriblement terriblement envie de le lire, c’est désastreux parce qu’on sait que pour nous qui attendons les formats poches ça sera dans un an, quand même on est vachement patiente ! Tous les livres que tu as présenté me donnent envie, surtout le funambule, le petit garçon avec un violon dans le cerveau, ça me touche particulièrement parce que j’ai joué du violon dans ma jeunesse et cet instrument me manque.

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  5. un funambule sur le sable me tente bien aussi… J’ai lu le cénotaphe de Newton qui sort fin aout et qui est vraiment pas mal !

    sinon cette année je n’aurai pas beaucoup de temps pour lire les livres de la rentrée 😦 alors que je devrais >< je suis la frustration !

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  6. J’ai du mal avec la rentrée littéraire en général, je sais que c’est naïf de ma part mais pour moi le livre est un objet qui ne doit en aucun cas subir les outrages de l’économie. Et puis sortir tous les livres bancables en même temps je ne suis pas sûr que ça soit judicieux. Pourtant la majorité de ceux que tu cites dans ta liste me donne envies, surtout Underground Railroad dont j’ai déjà entendu parler dans quelques blogs…

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