Bilan lectures #11 (septembre-octobre 2017)

Mon bilan de ces deux mois est assez pathétique, car ce que j’ai lu, ça aurait pu être fait en un mois en temps normal. Mais en plus d’avoir des cours à suivre et de rentrer fatiguée le soir, je ne suis juste pas bien psychologiquement, alors j’ai beaucoup de mal à tenir un rythme, vous m’en voyez navrée. La lecture, m’occuper de mon blog me font un bien fou, mais j’ai moins de temps, moins le moral, pour m’occuper de tout ça comme il le faudrait.

Bref, je voulais juste expliquer pourquoi mon rythme est aussi lent en ce moment. Voici mon bilan, et j’ai fait de très belles découvertes, ça compense pas mal !

Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe (Chimamanda Ngozi Adichie) Lire la chronique

La Servante écarlate (Margaret Atwood) Lire la chronique

Oe_faste-morts_A17962.inddLe Faste des morts (Kenzaburô Ôe)

Ce livre a été la confirmation que cet auteur est définitivement un coup de cœur à mes yeux. C’est intelligent, brillant, et surtout, avec la façon qu’il a d’être cru, on pourrait croire que c’est lourd, mais pas du tout ! C’est d’une finesse et d’une limpidité impressionnantes. Là encore, je me suis retrouvée à la fin de cette lecture sans savoir quoi dire, bien que je me sois retrouvée moins désemparée qu’avec Le jeu du siècle. Mais je n’en suis pas venue directement au contexte : au sein de ce volume, nous avons droit à trois nouvelles, Le Faste des morts, Le ramier et Seventeen. (vous avez peut-être entendu parler de cette dernière, d’ailleurs) Et… je n’en dirai pas plus car j’ai fait cette lecture à l’occasion du #BookChallengeNobel et j’aurais bien l’occasion d’en reparler. (et je pense ne pas avoir été la seule à être bluffée par cet auteur 😛 )

Girls will be girls (Emer O’Toole) Lire la chronique

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Je vais à la Foire du Livre de Brive 2017 !

… J’aimerais bien vous dire « comme chaque année », mais c’est faux. Quand j’étais étudiante, je n’y allais pas. J’étais bénévole il y a quelques années au stand de BDs, ce qui était génial, et ça n’a pas l’air comme ça mais c’était sport pour les dédicaces en-dehors de cet espace. La première fois que j’ai réellement eu des dédicaces, c’était il y a deux ans. Je voulais aussi y aller l’année dernière mais j’étais malade. (autant vous dire que n’importe quelle malade dans ma formation sera évitée comme la peste)

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Donc, en 2015, je faisais mes premières dédicaces, et il était intéressant de voir à quel point ma timidité avait repris le dessus. Je me suis ridiculisée devant les trois auteurs que j’ai vu (oui, pas plus, le budget a aussi des limites) de la façon que voici :

  • Face à Yasmina Khadra : « Je suis désolée, j’ai lu que trois livres de vous… », ce qui l’a d’ailleurs bien fait rire et il m’a répondu que c’était pas grave, et pour ne pas m’enfoncer plus, je me suis murée dans le silence… (c’était nul)
  • Face à Hédi Kaddour : « J’ai encore rien lu de vous, désolée, mais votre livre a l’air bien… » ce qui l’a fait rire aussi, et il m’a posé des questions sur la provenance de mon intérêt soudain pour son livre (ma soeur), il a été très gentil, ce qui n’a pas pour autant rassuré la timide maladive que je suis qui voulait juste se barrer au plus vite. (mais au moins, il a fait la conversation, ce dont je suis bonnement incapable)
  • Face à Carole Martinez : « Désolée, je n’ai rien lu de vous, c’est elle qui… » en bredouillant et en pointant du doigt une pote que j’avais croisé et qui m’avait emmené dans son sillage car c’est une autrice qu’elle adore. Par contre, elle a très clairement montré à l’expression de son visage qu’elle ne comprenait pas ce que je foutais là et a été assez froide avec moi alors qu’elle était super chaleureuse avec ses fans. La timide que je suis ne reviendra pas la voir.

Bref, vous l’aurez compris, un vrai fiasco.

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Neige, d’Orhan Pamuk

neige-pamuk-coverLà encore, je ne copie-colle pas de résumé, car ceux que j’ai trouvé en disent à la fois trop et pas assez sur ce livre. Trop, parce qu’ils récapitulent une grosse partie des thèmes abordés en donnant même carrément le contexte (il est donc facile de deviner qu’avec tel personnage, tel évènement va se produire). Mais ils n’en disent pas assez (et tant mieux) car comme l’est souvent une quatrième de couverture, la façon de raconter brièvement ce que le roman va apporter est grossière et insuffisante, elle caricaturerait presque le livre.

Je pense que vous l’avez déjà plus ou moins perçu dans ce que je viens de dire, mais Neige n’est clairement pas un livre à lire si vous cherchez à vous détendre. Il m’a, d’une certaine façon, fait le même effet que Kenzaburô Ôe car à la fin de ma lecture, je ne savais pas trop quoi dire. Mais j’ai finalement bien plus de choses à raconter qu’avec Le jeu du siècle : cette impression a disparu peu de temps après la fin du roman alors que, paradoxalement, j’étais bien en peine de savoir ce que j’allais pouvoir dire et comment j’allais le dire durant ma chronique, arrivée au milieu du bouquin.

On se trouve à Kars, petite ville provinciale en Turquie, avec Ka, poète turque exilé en Allemagne, qui y vient pour enquêter sur une affaire de filles voilées qui se suicident, mais aussi pour retrouver Ipek, une ancienne camarade de la fac dont il est épris. Ça vous paraît banal ? On évolue aussi dans un contexte politique tendu, avec les élections municipales qui approchent, et dont l’ancien mari d’Ipek, Muhtar, est un des principaux candidats et représentant un courant islamiste assez radical. Vous avez levé les yeux au ciel ? N’en faîtes plus rien. J’étais aussi extrêmement dubitative quand j’ai vu ce que l’auteur semblait nous offrir au début, mais tout est beaucoup plus intelligent et beau que ça dans ce roman.

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Girls will be girls, d’Emer O’Toole – les livres féministes #8

girls-will-be-girls-coverMais… C’est quoi ce titre super cliché ? Et cette couverture stéréotypée ? Pas de panique, c’est bien un livre féministe, en dépit des apparences.

Et plus exactement, c’est un livre sur le genre. Mais commençons d’abord par présenter l’autrice : Emer O’Toole est irlandaise, un pays pas très connu pour être ouvert d’esprit sur les droits des femmes. (vous balancez pas des fleurs, la France non plus) A l’heure actuelle, elle publie dans The Guardian et The Irish Times et est surtout professeure d’université et maître de conférences à Montréal en théâtre irlandais. Retenez bien ce dernier point, car mine de rien, il est important pour la suite.

Me concernant, je n’ai pas appris grand-chose avec ce livre. Vous pourriez vous dire que ça commence mal, mais ayant fait la majeure partie de mon éducation féministe sur Internet, des points tels que celui-ci abordés de manière globale ne me surprennent pas vraiment. Cependant, si j’en parle, c’est que je l’ai trouvé intéressant.

Tout d’abord, pour celles et ceux qui ne s’y connaissent pas sur le genre ou qui ont effleuré vraiment de très loin le sujet, ce livre a l’avantage de ne pas être très théorique et est donc une introduction sympathique sur le sujet. L’autrice parle de façon assez décomplexée et a eu tout le long de ma lecture l’étiquette de « fille super sympa » collée sur le front. Cela pourrait être un défaut aussi, ce fait pouvant être considéré comme un manque de sérieux. Mais ce n’est pas le cas. Elle a bien bossé son sujet, et cela se voit dans les références qu’elle utilise. Pour la grande majorité anglophones, vu qu’elle l’est. Si vous pensiez vous intéresser au genre à travers des publications françaises, désolée de vous décevoir.

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