Love, de Toni Morrison

love-toni-morrison-coverQuatrième de couverture

Dans les années quarante, Bill Cosey possédait un hôtel pour Noirs fortunés sur la côte Est des États-Unis.
En 1971, à sa mort, tout bascule ; l’ancien lieu idyllique se transforme en un champ de bataille où s’affrontent des femmes obsédées par son souvenir. Désormais âgées, liées par la jalousie et la douleur, May, Christine, Heed, Vida – et même L – ne peuvent oublier cet homme charismatique et monstrueux, qui a incarné leurs désirs de père, mari, amant, protecteur et ami.

Critique

Je savais que Toni Morrison, une des plus grandes écrivaines de la littérature contemporaine américaine (j’invente rien, elle a même eu le prix Nobel en 1994 !), n’allait pas me décevoir. De là à imaginer que son livre serait un coup de coeur… J’en étais bien loin !

Avec la quatrième de couverture, je m’attendais aussi un peu à une banale saga familiale, grossière erreur que je serai probablement destiné à refaire car j’ai déjà eu un préjugé quelconque envers un livre qui a été démenti plusieurs fois. On peut noter que ça ne m’a jamais servi de leçon.

Pourtant, j’aurais dû le savoir après cette brillante chronique de La viduité sur ce livre, et j’aurais peut-être mieux fait de la relire avant cette lecture, mais d’un autre côté, je me suis pris une grosse claque, comme avec tous ces livres qui te narguent parce que tu les as quand même un peu sous-estimé, hein. Et j’aime me prendre des gifles par des livres. (c’est mon côté masochiste littéraire) Je pensais très sincèrement que je n’accrocherai pas au phénomène, malgré une interview impressionnante de lucidité et d’intelligence dans le numéro un de la revue America. Mais après la déception vécue avec Modiano, je restais sur mes gardes.

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