Bilan lectures #13 (janvier 2018)

Un bilan assez irrégulier, que ce soit niveau lectures ou articles, et pas sûr que ça s’arrange !

de-la-terre-à-la-lune-coverDe la Terre à la Lune (Jules Verne)

Très franchement, j’ai été assez déçue par ce roman-là. Même si je pouvais reprocher le racisme de Cinq semaines en ballon, j’avais trouvé l’aventure assez exaltante. Mais là, beaucoup de détails techniques ont été décrits par l’auteur, ce qui n’est pas hyper étonnant vu l’histoire : le Gun Club (qui, comme vous l’avez deviné, vend des armes) aux Etats-Unis se trouve bien embêté de ne pas avoir de guerre sous la main (sic). Mais leur président trouve le moyen de recycler le club avec un objectif inédit : envoyer un projectile sur la Lune ! De ce fait, nous avons tous les détails de l’élaboration de ce projectile-fusée, qui doit bien tenir sur la moitié du livre. En temps normal, j’aurais réussi à passer outre mais je n’étais clairement pas d’humeur à lire ce genre de choses. Je n’avais pas choisi un livre de Jules Verne à ce moment-là pour ça. De plus, je n’ai pas forcément trouvé le reste bien palpitant, bien que l’humour de l’auteur et l’excentricité du personnage français ont réussi à me faire tenir sur ce roman. Mais s’il avait été plus long… Bref, si vous voulez tenter Jules Verne, ne commencez pas par celui-ci.

Si Beale Street pouvait parler (James Baldwin) Lire la chronique

correspondance-camus-guilloux-coverCorrespondance Albert Camus – Louis Guilloux (1945 – 1959)

Je vais commencer par un point très important à savoir sur Louis Guilloux : c’était un peu l’homme que personne ne méritait d’avoir comme ami. Plus évident comme sous-entendu, il n’y a pas, mais je vais quand même m’expliquer : je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi gentil et tendre. Toutes ses lettres à Camus en sont la démonstration, alors que ce dernier lui-même peut faire preuve d’une grande gentillesse et d’une franche camaraderie, mais rien à voir avec Louis Guilloux. Je l’ai trouvé très mignon et sincère, ne cachant pas ses sentiments – en tout cas, pas avec Camus – tout en conservant une certaine pudeur. Par rapport à mes scrupules de lire ses correspondances, à part deux ou trois lettres où je ne me suis pas sentie légitime pour lire ça, je connaissais pas mal d’éléments… Voilà ce que c’est que d’avoir déjà fait sa curieuse en lisant une biographie. Dans les annexes, on a pu voir des propos que Guilloux a tenu sur Camus, et je le rejoins sur pas mal de points : il admire l’homme, mais il n’est pas dupe non plus.

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La femme gelée, d’Annie Ernaux

la-femme-gelée-coverQuatrième de couverture

Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un  » cadre « , mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c’est une femme gelée. C’est-à-dire que, comme des milliers d’autres femmes, elle a senti l’élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d’enseignante. Tout ce que l’on dit être la condition « normale » d’une femme.

Critique

J’ai un peu hésité à la rédiger, cette chronique. Difficile, quand on est une femme, de ne pas se sentir concernée par ce que l’autrice raconte. Même si on n’est pas mariées avec des enfants à gérer, on reconnaît pas mal de choses, notamment lors de l’enfance et de l’adolescence. Se dire qu’Annie Ernaux a vécu ça dans les années 50-60, et se faire la réflexion que certaines choses n’ont pas tellement changé. On nous rabâche que tout ceci a évolué, mais pas du tout, ou alors au compte-gouttes.

Mon évaluation est d’ailleurs peut-être un peu élevée par rapport à la valeur réelle de ce livre, mais il faut savoir que des livres qui nous parlent directement, sans fard, qui abordent notre réalité sans la normalité qui flotte au-dessus, ça ne court pas les rues ! Je vais être honnête, mais je n’ai rien appris, ça a été surtout un mémo de ce que j’ai vécu, et un rappel assez douloureux de ce que je vis en ce moment. Être soulagée de voir qu’on n’est pas la seule à trouver ça anormale.

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Si Beale Street pouvait parler, de James Baldwin

beale-street-coverQuatrième de couverture

Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, dix-neuf ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir.
Elle est enceinte et ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé d’avoir violé une jeune Porto-Ricaine, est jeté en prison. Les deux familles se mettent alors en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont. Pendant ce temps, Tish et Fonny ne peuvent qu’attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine. Ce roman charmant, malgré sa violence pas toujours contenue, a le goût doux-amer des blues tant aimés de James Baldwin qui se montre ici égal à son prodigieux talent.

Critique

J’ai un peu la pression. Je ne sais pas si j’arriverais à retranscrire précisément ce que ce livre m’a fait ressentir. Pas que ce soit un des meilleurs livres de tous les temps, mais je comprends pourquoi on dit que James Baldwin a été un talent oublié – parce qu’indéniablement, il avait du talent. Je comprends pourquoi Toni Morrison a dit que James Baldwin était sa source d’inspiration. D’ailleurs, ça se voit. D’ailleurs, l’élève a dépassé le maître, mais ça, c’est encore autre chose.

Si vous avez lu le résumé, l’histoire peut sembler extraordinairement banale. Vue et revue. J’avais d’ailleurs un peu tiqué quand j’avais vu qu’il y avait une romance dans cette histoire, mais voulant absolument découvrir cet auteur, je n’avais pas trop rechigné en le prenant. Je n’avais d’ailleurs pas le choix, c’était le seul livre de l’auteur qui était disponible à ce moment-là dans ma librairie.

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Mon bilan lectures de l’année 2017

Le voici, le fameux bilan de toutes mes lectures de 2017. Des coups de cœur, des déceptions, comme une année de lecture se doit de l’être. Mais j’ai quand même eu la chance d’avoir eu beaucoup de livres que j’ai profondément aimé, et j’ai découvert des autrices et des auteurs qui m’ont l’air formidable, et que vous reverrez peut-être cette année.

bilan-lectures-2017

J’ai aussi complété mon challenge sur les auteurs de prix Nobel, ce qui m’a permis de fantastiques découvertes. Certains d’entre eux vont d’ailleurs se retrouver dans mes livres préférés de l’année.

Et oui, comme l’année dernière, je fais un top 10 des livres que j’ai adoré et un flop 5. Pour les départager afin de pouvoir faire un classement, ce ne fut pas simple, mais j’y suis arrivée ! Contrairement au bilan précédent, je vais tout de même rédiger deux ou trois lignes sur chaque livre et ne pas vous balancer une liste et puis hop, démerdez-vous. Non non, un peu de respect.

Je suis donc très fière de vous présenter tout d’abord mes 10 livres préférés.


Top 10

10. La lettre écarlate (Nathaniel Hawthorne) – American Psycho (Bret Easton Ellis)

la-lettre-ecarlate-coverDépartager un classique et un contemporain, ce n’était pas possible ! Ils m’ont chacun marqué à leur façon. La lettre écarlate pouvait avoir un côté vieillot pour certains (je lis d’autres chroniques sur les livres que je lis après avoir balancé ce que j’avais à dire dans la mienne histoire de tester la température) et difficile à lire pour d’autres, mais ce fut tout l’inverse pour moi, je l’ai trouvé assez moderne et facile à lire. J’ai dévoré ce livre, et le relire ne me dérangerait absolument pas, c’est une histoire brillante.

american-psycho-coverQuant à American Psycho, il est effrayant de réalisme sur notre réalité contemporaine. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il faut absolument le lire car il faut s’accrocher (certaines scènes sont juste écœurantes), mais bon… Il fait indéniablement partie de ceux qui nous l’avaient bien dit, et même plus, car il dépeint sans tabou une réalité déjà existante à l’époque. (le début des années 90) Et puis bon, on y trouve Trump comme référence de Patrick Bateman, ça ne vend pas vraiment du rêve sur le personnage… Mais c’est dingue de se dire qu’en fait, les Américains savaient déjà plus ou moins la vérité sur ce sinistre personnage.

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Non, c’est non, d’Irene Zeilinger – les livres féministes #10

Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire

non-c'est-non-coverVoici bien la preuve qu’il y a bel et bien des initiatives des féministes pour se défendre soi-même et qu’on ne fait pas juste que chouiner. Bien qu’on préfèrerait aussi que les situations conflictuelles et violentes du genre n’arrivent tout simplement pas, mais apparemment, la vie n’est pas facile, il y a des cons partout, c’est comme ça, il faut apprendre à se défendre au lieu de chialer.

… Bon, ben d’accord.

Je rassure bon nombre de gens faibles comme moi, il ne s’agit pas d’apprendre à se défendre physiquement dès le début en mode karateka, genre l’autre vient me faire chier en m’insultant de connasse et se prend un kick dans les bourses vite fait bien fait. Non non non, la vie ne fonctionne pas comme ça. (et heureusement !)

Il est d’abord sujet de se détacher des normes sociales pour chaque genre. Si les hommes n’auront aucun mal, si le besoin en est, de se battre, ce n’est clairement pas le cas des femmes. (bien que dans chaque groupe, il y ait des exceptions !) Si, en effet, on est vite conditionnées à ne pas utiliser la violence et même à la réprouver, ce n’est pas forcément le cas pour les hommes. Pensée à ces bagarres entre cousins auxquelles tu ne pouvais participer sans être sévèrement punie tmtc (alors que les garçons ne s’en sortaient finalement pas si mal !).

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Bilan du #BookChallengeNobel

Je l’ai fait ! Je ne pensais plus y arriver au mois d’octobre, mais une semaine de vacances m’a pas mal aidé, et j’ai enchaîné mes lectures dans ce cadre en novembre. J’ai terminé le challenge le 1er décembre, autrement dit un mois avant sa fin, et je dois avouer que, vu comment mon mois de décembre s’est déroulé, ça m’a pas mal arrangée.

Je n’ai pas fait des chroniques pour toutes mes lectures, par manque d’envie et de temps, donc je vous mettrai les liens des bilans lectures si jamais il y a besoin. (je n’ai pas envie de me répéter)

bookchallengenobel

J’ai parlé de ce challenge pour la première fois ici si vous suivez ce blog depuis peu de temps. (et celui-ci a été lancé par Celestine-Aude sur Twitter) Vous remarquerez que je n’ai pas tout à fait suivi la liste : Albert Camus est absent car le livre que je souhaitais lire de lui est un essai philosophique et que j’ai besoin d’un contexte non anxiogène pour lire ce genre d’ouvrages. (vous pouvez aussi traduire par : cette fille lit de la philo comme un escargot)

En attendant, voici une liste des lectures effectuées pour ce challenge !

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

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