Le mépris chez les lecteurs : c’est partout pareil !

Oui, je viens pousser un coup de gueule. J’avais mentionné que je ferai un article sur le sujet sur Twitter il y a quelques mois, bien que j’avais ce jour-là gueulé en le mentionnant sous un autre nom. Cette fois-ci, je viens développer mon propos.

On va donc parler de mépris chez les lecteurs, comme l’indique le titre. Alors là, vous vous imaginez qu’on va parler des personnes qui lisent des classiques, la « vraie » littérature, qu’elles vont en prendre pour leur grade, enfin. Oui, je vais effectivement commencer par elles, mais ne croyez pas forcément être à l’abri. Ça ne va pas forcément être une partie de plaisir pour l’autre bord. Le mépris est un fléau qui n’épargne pas grand-monde après tout.

mépris-lecteur-1

Rentre chez toi, Jean-Gustave.

Cet article sera aussi assez personnel, car j’y parlerai forcément de ce que m’apporte la littérature, de ce que j’en attends. Je risque peut-être d’être un peu sèche. Vous risquez peut-être aussi de vous sentir visés…

Voici un florilège de ce que j’ai pu entendre en général ou sur mon cas :

  • « Ça ne sert à rien de lire autre chose que la bonne littérature, juste parce qu’on veut tout découvrir » (première pique à mon encontre) « On n’a tellement pas assez de temps pour tout lire, il vaut mieux privilégier la qualité »
  • « Tu dis que t’aimes les mangas, mais si tu n’en lis plus, c’est bien que ça ne te manque pas… » (si vous ne voyez pas le sous-entendu, je l’ai très bien perçu, personnellement)
  • « Si on n’aime pas la poésie, c’est que dans le fond, on n’aime pas correctement la littérature, c’est un fait » (vu au cours de mes pérégrinations sur Internet)
  • « Tu lis des choses intéressantes, mais c’est quand même dommage que tu perdes ton temps à lire des choses plus commerciales… Ça rend ta démarche de lecture un peu superficielle » (un membre d’un forum à une autre, et au vu de ses lectures, je me suis sentie visée aussi)
  • « Faudrait lire autre chose que des romans quand même » (mais je…)
  • « Ouais mais tu lis ce qu’on appelle la « vraie » littérature, c’est bien que tu nous prends un peu de haut à ne pas lire ce qu’on lit » (une lectrice de SFFF, qui ne m’adresse plus la parole, même pour dire bonjour)

Et le meilleur pour la fin :

Tu sais, ce n’est pas parce que tu lis que tu réussiras à monter socialement… Tu n’as pas eu ton diplôme, c’est comme ça.

Bref, je crois qu’on a compris que plusieurs points allaient être abordés. Pour le dernier, je le garde pour plus tard car là, on est sur du mépris de classe évident.

Je tiens à le préciser d’emblée, sinon on va m’en faire le reproche : quand je parle de tel catégorie de lecteurs, je ne parle pas de son entièreté. Je parle de ceux qui se permettent de faire des jugements de valeur. « Si tu ne lis pas ce que je lis, c’est de la merde. » Je généralise un peu par facilité parce que si je dois préciser à chaque fois que je ne parle que de certains, on ne s’en sortira pas. Et de toute façon, je viens de le préciser, donc gardez bien cet élément en tête. Je sais très bien que les lecteurs de ce blog ont des types de lectures différents (d’ailleurs, vous ne m’avez donné aucun élément qui vous rend spécialement concernés par la dénonciation de cet article), donc il ne s’agit pas de clouer tout le monde au pilori. Je dénonce juste des personnes qui m’ont agacé avec leur propos, et si elles avaient un blog, je ne les suivrais pas. /tousse/

Les élitistes qui ne reconnaissant que les classiques, ce fléau habituel

mépris-lecteur-2

Lui aussi, il a fumé un pet.

Je vais donc commencer par celui que je disais au début, le plus connu, mais pas forcément le seul à faire des ravages : les élitistes qui ne lisent que des classiques, la « seule et vraie » littérature. « Au moins, les auteurs savaient écrire à l’époque ». On a beau mentionner le fait qu’à ces époques, ce genre de considérations étaient déjà présentes (et que même Zola ne faisait pas l’unanimité), c’est un coup d’épée dans l’eau. Chaque lecteur est voué à considérer ses contemporains comme des écrivains médiocres, qui seront de toute façon reconnus plus tard par nos descendants s’ils ont de la chance. (et encore, pauvre d’eux, monde injuste de voir ses enfants et petits-enfants ne pas savoir apprécier la littérature à sa juste valeur, triste décadence)

Je peux tout à fait concevoir qu’on préfère l’écriture au-dessus de toute autre considération. J’avoue que je grince moi-même parfois des dents quand je lis certaines choses, et que cela fait aussi partie de mes critères (à moindre portée que d’autres, certes). Les classiques offrent souvent de quoi se mettre sous la dent à ce niveau-là, on ne va pas se mentir. Mais ce n’est pas une raison pour prendre tous les autres lecteurs de haut. Que ces derniers ont quand même des goûts de chiotte et qu’il faut leur rappeler de temps à autre ce qu’ils ratent à coups d’articles condescendants. Que oui, ils peuvent lire ce qu’ils veulent, mais qu’ils n’oublient pas que ce qu’ils lisent n’est que de la sous-littérature. Que certains ressentent quand même une certaine fierté sur d’autres de ne lire que des classiques. (si vous avez aimé Guerre et Paix de Tolstoï, il n’y a pas de quoi être fier pourtant)

Après ma boutade entre parenthèses, je pense que vous avez compris que je vais nuancer ce point de vue. On va commencer par ma position : j’aime lire des classiques. Pourtant, je ne les aime pas tous inconditionnellement. Il y en a que j’ai adoré, d’autres que j’ai détesté. Chaque classique va dépendre de l’histoire qu’il offre, de son époque, de son écriture… Difficile à mes yeux de tous les mettre dans le même sac. Quand on dit « classiques » pour généraliser, ce sont des livres qui ont transcendé leur époque. Qui parlent encore au plus grand nombre. D’ailleurs, au vu du sexisme et autres oppressions présentes dans beaucoup de classiques, ça en dit long sur notre époque actuelle qu’on les défende sans arrêt contre ce genre de critiques. Un classique n’est pas intouchable. Mentionner ce genre de faiblesses ne signifie pas qu’on enfonce forcément l’auteur : on est quand même conscients de l’époque à laquelle a été publié tel livre. Un jour, il y aura bien un article sur Albert Camus sur mon blog, et même si je l’adore, il ne va pas forcément échapper à quelques critiques. Et ça ne change rien au reste. Mais il faut comprendre que quand on est directement concernés par une oppression, on a du mal à la supporter même dans un grand classique de génie. Ça me passe au-dessus, cette considération, je n’aime pas trop me faire insulter par qui que ce soit et je ne suis pas trop le genre à faire l’autruche non plus. Écrivains cultes ou non, rien à foutre.

Et puis le fait qu’on n’en aime pas certains ne signifie pas qu’on a des goûts de merde ou que notre intelligence est finalement limitée car on est sûrement passé à côté de quelque chose. C’est l’effet que ça m’a fait avec Guerre et Paix de Tolstoï : quand je me suis rendue compte que je détestais cette lecture, j’ai culpabilisé. C’est un des rares livres qui fait quasiment l’unanimité, et l’auteur avec. Je ne trouvais (et ne trouve toujours pas) de critiques négatives à son sujet. Il faut dire que tout le monde n’a peut-être pas voulu lire 1200 pages d’un roman qui les a saoulés, et ça se comprend. Et il y a cette croyance qu’un abandon ne peut pas permettre de produire un commentaire, en particulier quand celui-ci est un classique renommé. Et puis est arrivé le ras-le-bol : mes raisons de ne pas aimer Guerre et Paix ne sont pas moins bonnes que celles de l’aimer. (je n’ai pas tardé à rédiger une chronique dessus) J’ai finalement assumé et j’assume toujours. Ils peuvent toujours venir, les rageux, je les attends de pied ferme.

mépris-lecteur-3.gif

Il y a aussi l’âge : un classique ne nous parlera peut-être pas à l’adolescence, mais quand on aura vieilli. J’ai lu Au bonheur des dames d’Emile Zola quand j’avais 14 ans, et si j’avais globalement apprécié l’histoire, l’écriture ne m’avait pas particulièrement touché, les descriptions à foison m’avaient même gonflée. Pourtant, quand j’ai lu Germinal l’année dernière, ce fut une grosse claque, et nul doute qu’Au bonheur des dames me donnera une impression différente aujourd’hui. Ce n’est pas une question d’être en retard, c’est juste que je recherchais autre chose il y a une dizaine d’années. Nos goûts évoluent et ça se voit partout.

Ce n’est pas mieux chez les lecteurs de contemporains !

Il y aurait encore tant à dire, mais j’avais bien dit que je parlerai d’autres choses, alors je vous laisse en rajouter dans les commentaires. Cette condescendance se retrouve aussi chez les lecteurs de contemporains ! Il y a les livres à lire et les autres… Deux types de condescendance sont présents : ceux qui considèrent que la vraie littérature de maintenant se constituent de livres inconnus du grand public (et souvent au style alambiqué et au propos… bourgeois) et ceux qui, au contraire, ne jurent que par les grands titres commerciaux et qui considèrent que si tu ne les aimes pas, tu es un élitiste (wtf ?). Je ne commenterai pas le premier cas, on les voit assez souvent dans les cercles médiatiques habituels, pas la peine de leur faire de la publicité. Quant aux titres commerciaux, oui, il faut dire ce qui est : oui, c’est commercial, oui, c’est fait pour vendre. Est-ce un mal ? Ça dépend. Les gens ne lisent pas forcément que ça, je connais des gens qui vont lire du Marc Levy et qui vont ensuite s’adonner à la lecture de trucs bien plus intellos à côté. (du genre lire toutes les biographies existantes sur Charles de Gaulle, respect) Ça peut servir de tremplin pour des lectures plus difficiles d’accès, je pense qu’il faut garder ça en tête.

mépris-lecteur-4

Avouez, ça ne va pas très bien ensemble quand même.

Attention : je ne cautionne pas toute la promotion qu’il y a autour de ces livres, preuve ô combien marquée du fonctionnement de notre société capitaliste. (ouais ouais, on avait dit pas de politique) Mais c’est encore un autre sujet et si c’est effectivement quelque chose qui vous chiffonne, je vous rassure, voir les mêmes noms en tête de gondole ne me plaît pas non plus. Mais critiquer ce fait ne me semble pas forcément méprisant car c’est la vérité, c’tout à partir du moment où les lecteurs de ce genre de livres ne sont pas forcément attaqués avec mesquinerie. C’est encore un autre sujet que je n’aborde pas ici car ce n’est pas le sujet.

Mais oui, ce genre de littérature est publié pour être accessible au plus grand nombre et la qualité en pâtit souvent. Après, tout dépend de ce qu’on met dans la case « livre commercial » : là encore, on a différents niveaux. Je vais me faire huer, mais j’ai eu un gros faible pour les romans d’Eric-Emmanuel Schmitt (EES pour les intimes) durant quelques années. Et j’en garde toujours une certaine affection pour lui, bien qu’il ne soit plus ma priorité à l’heure actuelle (et encore moins parfait). Mais il m’a apporté sur le plan personnel, comme d’autres ont dû trouver quelque chose ailleurs, chez un autre auteur dont les ouvrages sont estampillés « commerciaux ». C’est, à mon sens, la diversité qui nous permet de grandir. Lire que des trucs commerciaux, c’est se fermer dans un certain univers qui est souvent voulu comme simple, peu dérangeant, formaté (et le reconnaître ne fait pas de nous un dangereux élitiste). Parfois, ça peut aller au-delà, mais le propos est limité. En lire ne va pas nous tuer (j’assume en avoir lu et je vais continuer à en lire) mais ne lire que ça, ça ne nous aide pas à évoluer autant que d’autres lectures. (en tout cas, c’est mon avis personnel, et c’est bien ce qui risque de faire grincer le plus des dents dans cet article) Après, tout dépend de notre but en tant que lecteur : si c’est la distraction, il y a de fortes chances que ce soit suffisant. Et ce n’est pas un mal, on peut développer son esprit critique ailleurs (avec des documentaires, des débats…).

mépris-lecteur-5

Toi, j’t’aime bien.

Si je parle d’eux, c’est parce que :

  • soit ils croient que je les prends de haut automatiquement (vu que j’ai lu EES et que je l’aime toujours bien, il n’y a pas trop intérêt à ce que je me la pète),
  • soit c’est eux qui le font parce que je ne connais pas tel auteur super connu, non mais franchement, la honte, pourquoi elle s’emmerde à lire des auteurs inconnus dont tout le monde se fout (on en reparlera dans trente ans quand vos petits chouchous auront disparu de la circulation, hein).

Je crois que je n’ai pas besoin d’en dire plus, non ? Le même mépris qu’auparavant, mais dans l’autre sens. Savoureux.

Et j’en profite pour dire qu’il faut donner leur chance aux petites maisons d’édition plus souvent, alors… que je ne le fais pas du tout pour le moment. Ne me remerciez pas pour ce conseil hypocrite.

Bon allez, parlons-en vite fait des faiseurs de bon goût ! Oui, c’est ceux que je voulais épargner pour ne pas leur faire de la publicité, mais j’ai réfléchi, et je ne vois pas pourquoi ils échapperaient à mes critiques. Ça sera court, mais efficace : vous ne déterminez pas ce qui restera de la littérature de notre temps. Vous n’en savez rien, nos ancêtres n’en savaient rien non plus, et ils seraient les premiers étonnés de voir qui continue d’être lu par nous, leurs humbles et stupides descendants. Vous ne déterminez pas non plus ce qu’est la bonne littérature. Ce n’est pas en pondant quelques mots pompeux et pseudo-intellectuels que vous vous créez forcément une légitimité.

Je suis bien petite avec mon blog et mon rang social qui se rapproche du néant, mais je suis une personne, j’ai une bouche pour parler et des doigts pour taper sur un clavier. Et tant que ce sera le cas, votre parole ne sera pas d’évangile.

Je vous vois, les autres !

Je conçois tout à fait qu’on ait des genres de prédilection sur lesquels on revient plus souvent. Anthony avait bien mentionné que, bien qu’il s’essayait à plein de styles de littérature différents, il en revenait toujours aux polars et aux thrillers, que c’était ça qui le bottait. Et il a bien raison, pourquoi se priver ? Je fais de même, je lis des histoires qui me touchent sur le plan social, qui sont humanistes, qui me font comprendre le monde. Ce genre de livres, c’est mon dada, c’est ma zone de confort. Et c’est pour ça que tous les classiques ne vont pas forcément me parler. De plus, certains seront catalogués « humanistes » et je vais tout simplement les bouder (Guerre et Paix, une fois de plus), et d’autres que j’étais sensée logiquement ne pas aimer sont en réalité des trésors cachés. (big-up à Stefan Zweig) C’est là qu’on voit qu’il y a de tout dans la littérature.

Certains amateurs de genre comme la SFFF (Science-Fiction, Fantastique, Fantasy), les polars, le YA (Young Adult, ou jeune adulte) ou encore les BDs et les mangas vont parfois s’enfermer dans un cercle impénétrable. Les élitistes des classiques et contemporains nous prennent de haut ? Ils ne considèrent pas nos lectures comme dignes d’intérêt ? Hé bien on va faire pareil dans l’autre sens ! C’est sacrément intelligent comme réaction, très productif. Et puis prendre appui sur le fait que ceux qui vont lire tel type de littérature vont forcément les prendre de haut pour les ignorer à leur tour parce qu’ils n’y connaissent rien dans leur genre de prédilection… Je ne trouve pas ça très mature. On se retrouve forcément entre gens qui ont les mêmes goûts que nous, c’est parfaitement logique, ce n’est pas ça que je reproche. Mais se faire snober, c’est naze. Il y a une espèce d’entre-soi partout, mais exacerbé chez certains. Cette manie de dire qu’il faut être à fond dans tel truc pour être un « vrai », ça me gave au plus haut point.

mépris-lecteur-6

Ça ne s’arrête d’ailleurs pas qu’à la littérature. Quelqu’un n’y connaît rien sur un de vos sujets préférés alors que vous pensez que c’est la base ? Changez d’attitude tout de suite, vous êtes mauvais. Quand on n’est pas pédant, on est content de voir que ça peut potentiellement un petit peu intéresser quelqu’un d’autre, pas forcément autant que nous, mais c’est cool. Tu lui expliques un peu au début, tu ne le bombardes pas d’informations qu’il aura du mal à ingurgiter parce qu’il y en aura trop. Tu ne rends pas ta passion inaccessible. Il y a un début à tout, et peut-être même que ça ne dépassera pas cette étape, et ça ne rend pas la personne en face inintéressante.

Les lecteurs de livres « utiles »

Ça m’étonnerait beaucoup que vous ne les ayez pas déjà croisé, ceux-là ! Tiens, on parlait de « personnes inintéressantes », et il y a de très grosses chances que vous en fassiez partie aux yeux de ces gens teeeeellement intelligents si le gros de vos lectures se trouvent être de la fiction. Je vais peut-être décrire un peu mieux leur profil : ils ne lisent que des livres qui leur font apprendre quelque chose, comme des livres documentaires ou des essais. Ça, c’est utile, ça forme le cerveau ! Ça peut servir la société entière, plus que de rêvasser sur des fictions. Sauf que…

mépris-lecteur-7.gif

C’est eux qui ont demandé !

Ce ne sont pas ce genre de livres qui apprennent forcément la remise en question, l’empathie, l’ouverture d’esprit. C’est bidon comme argument ? C’est cliché, vu et revu ? Et bah autant que vos préjugés ! Et mine de rien, ce sont des qualités dont on manque cruellement dans ce monde dédié aux plus puissants… euh non, au travail… euh merde, ce n’est pas la même chose ?

Bref, des gens aussi insignifiants que leur prétention. Passons notre chemin.

Aaah, ce cher mépris de classe

Mais je n’en ai pas fini. On va y venir, au mépris de classe qui est souvent présent chez les lecteurs. Provenant d’un milieu social modeste et possédant un très faible niveau de diplôme, on s’attend à ce que je lise un certain type de littérature et on me dénigre systématiquement. Elle lit, celle-là ? A part Marc Levy, elle ne doit pas connaître grand-chose d’autre. Elle a aimé Germinal de Zola ? Pur hasard (et de toute façon, Balzac est mieux). Camus est son auteur préféré ? Écrivain à dictées. Elle n’a pas aimé Maylis de Kérangal ? Elle ne sait pas apprécier la littérature contemporaine de qualité, elle n’a pas vraiment compris.

mépris-lecteur-8.gifOn reproche aux classes sociales populaires de ne pas lire, mais on se moque d’elles dès qu’elles le font. Et ces gens savent très bien qu’ils sont contradictoires. Dans le fond, ils s’en foutent pas mal de l’éducation des plus pauvres : ils veulent rester supérieurs. Je n’ai aucune pitié dans mes propos car c’est ce que j’observe sans arrêt. Il faut qu’on lise, regarde, ou écoute la « bonne » culture, la leur. Si j’veux d’abord.

Et je vais répondre au commentaire que j’ai cité au début de l’article : non, je ne lis pas pour m’élever socialement. Je lis toute seule depuis l’âge de 7 ans, et même si on a pu observer que, pendant six ans, je n’ai rien lu d’autres que des mangas, des livres sur le Japon et des essais féministes de façon espacée, je ne me suis pas dit soudainement qu’il fallait que j’arrête mes conneries et que je lise plus sérieusement parce que quand même, sans diplôme, je ne vaux rien, il faut améliorer tout ça, non. Je suis retournée à mes premiers amours car j’en ai besoin. Comme je retournerai aux mangas un jour, n’en déplaise à ceux qui ne jurent que par ça et qui estiment qu’un vrai fan de mangas n’arrêterait jamais. (vous ne voyez pas, mais je lève les yeux au ciel, là)

Les non-lecteurs qui nous méprisent, je sais que vous connaissez aussi

Le mépris provient aussi des non-lecteurs ! La lecture, c’est un truc d’élitistes, et de toute façon, c’est ennuyeux… ce qui fait forcément du lecteur quelqu’un d’ennuyeux et de pas fréquentable. On m’a déjà dit que je ferais mieux de regarder plus de télé-réalités plutôt que de lire, que ça me rapprocherait du commun des mortels. Entre ceux qui pensent que je les prends de haut juste parce que ma principale occupation est de lire (ça va, j’ai eu ma période Secret Story comme tout le monde) et ceux qui pensent que j’essaie de les dépasser par les livres à défaut de les battre par les diplômes, il y a de quoi… écrire un article. (et j’en oublie très sûrement)

mépris-lecteur-9


Bref, on l’aura compris, le mépris à toutes les sauces m’agace profondément. On me reproche souvent d’être un peu volatile (je vais avoir mes périodes, oui, et tout particulièrement en ces temps difficiles pour moi où je ne suis capable de me concentrer que sur une chose), de ne pas réellement aimer quoi que ce soit. Mais… J’ai le droit de me focaliser sur autre chose de temps à autre ? J’ai le cul entre deux chaises : j’aime des trucs « élitistes » (et encore, j’en suis loin selon les différentes définitions de chacun) et d’autres beaucoup plus populaires, et il va bien me falloir admettre que la connerie de certains va m’isoler encore plus que je ne le suis maintenant. « Pas assez ceci, pas assez cela ».

Je me doute que j’ai mentionné des opinions impopulaires et on peut largement en discuter en commentaires si vous le voulez. Je suis aussi un peu partie dans tous les sens sur la fin, il se peut même que j’ai fais du hors sujet. (j’ai bien parlé des non-lecteurs après tout) J’avais des comptes à régler, je crois que ça s’est vu, aha. C’est juste que comme j’ai eu droit à tous les cas de figure sans réel droit de réponse ou parce que je suis aussi une quiche qui ne sait pas argumenter, j’ai tout posé en vrac dans cet article, alors ça fait un joli bougli-boulga.

Le mépris se retrouve finalement partout à partir du moment où on ne fait pas partie du même monde social et culturel, et c’est dommage. Plutôt que de mépriser, on peut juste faire découvrir ses lectures, non ?

Publicités

88 réflexions sur “Le mépris chez les lecteurs : c’est partout pareil !

  1. Je trouve ton article hyper intéressant, car d’habitude on ne parle que du mépris de ceux qui lisent des classiques vis à vis des autres. Et là tu proposes une analyse vraiment complète des différents mépris qui existent. Pour le passage où tu as peur de faire grincer des dents, je te comprend. Certaines lectures nous empêchent d’évoluer et d’aller vers quelque chose de plus difficile. Lire n’est pas naturel et il faut de l’entraînement. Si on a pas l’objectif d’aller vers des lectures plus compliquées (de manière consciente ou non), bha c’est pas grave. Cela me rappel une anecdote assez savoureuse, sur un groupe de lecture tu donnais ton âge, ton style de lecture et on te faisait des suggestions. On me propose un livre et là une nana sort : « je pense qu’elle est trop jeune pour ce genre de lecture, cela va être trop difficile pour elle. » J’étais tellement furax… –‘ Supposer qu’une personne de 23/24 ans soit trop jeune pour lire certains livres est un vrai mépris. L’âge ne permet pas de définir la capacité de lecture d’une personne. Un lecteur, une lectrice, qui se met à la lecture aura plus de difficulté à se lancer dans un roman complexe type Proust (aka le mec qui a gagné le record du monde des phrases les plus longue) qu’une personne qui a l’habitude d’en lire. Et quel que soit son âge. Je suis encore toute énervée rien que d’y penser xD

    Je compte refaire un littérature s’empare du net, est-ce que je peux y citer ton article ? ♥

    Aimé par 2 personnes

    • Merci beaucoup ! Je craignais pas mal les réactions parce que justement, je parle de pas mal de monde. Je suis contente qu’il te plaise !
      Mais la meuf a rien compris… Déjà, se baser sur l’âge pour une personne adulte, ce n’est pas du tout un critère. On peut éventuellement le demander pour un ado (et encore, je pense que tu peux vraiment TOUT lire à partir de 16 ans), mais bon, j’ai commencé à lire ds trucs un peu hardos à 13-14 ans et je ne suis pas morte, même si ces livres-là m’ont parfois un peu gonflés ou ne m’ont pas plu plus que ça. Ca permet de mieux cerner ses goûts, de découvrir ds choses… Mais même au niveau des goûts, ça ne veut rien dire : si on se base sur la majorité de tes lectures, tu n’aurais jamais aimé Victor Hugo et tu n’aurais jamais fait ce super dossier sur Notre-Dame de Paris ? Je ne trouve pas ça très pertinent non plus, on peut lire de tout, et comme la majorité de nos lectures à toutes les deux sont des contemporains, on ne nous conseillerait donc pas des classiques ? Mais quoi ? -_- »
      Proust, tu prends un exemple extrême xD. Mais oui, il y a surtout une habitude de lire ce genre de livres, et ça va aussi dépendre de la période de vie de la personne 🙂

      Oui, bien sûr que tu peux, ça me fait très plaisir ! ❤

      Aimé par 1 personne

      • Généralement ce genre d’articles sont plutôt bien pris, enfin je pense :O Les blogs ont tendance à attirer une communauté qui sait où ce qu’elle va y trouver, il est rare d’avoir des commentaires négatifs sur son blog! Genre touriste qui s’est perdu ! x)

        Mais oui jugeait quelqu’un sur son âge c’est bizarre, alors que le but c’était que des personnes plus âgées proposes des lectures. Ce qui tout réfléchis est aussi étrange comme idée xD Mais oui c’est pas parce qu’on lit surtout des contemporains qu’on ne peut pas apprécier les classiques ou varier ses lectures ! Sans parler de tous les livres dont on ne parle pas forcément.

        Je pense n’empêche que les Mémoires de De Gaulle sont plus rude à lire que Proust xD Autant Proust je l’ai terminé, autant de De Gaulle alors que c’était pour le bac en terminal j’ai même pas finit ‘3’ Après oui le fait qu’on accroche ou non à un livre à tout un tas de critère : la période dans la vie, son genre de lecture, etc.

        Super merci ! 😀

        Aimé par 1 personne

      • Oh mais je pense qu’on peut aussi avoir quelques divergences je pense. (une nuance, je sais pas) J’accueillerai de toute façon ce genre de commentaires avec intérêt : y aurait-il quelque chose que j’aurais loupé par exemple ?

        Oui, déjà, tu as raison, l’idée est étrange. Le principe faisait partir les choses assez mal en fait…

        A ce point ? Ah ben là on peut dire respect x10000 alors ! (et cette personne aime lire Marc Levy, c’est dire que ça ne s’arrête pas à un seul domaine – c’était le frère d’une ancienne collègue)

        Aimé par 1 personne

  2. Juste : 👏🏻
    Merci pour cet article de fou! Je partage entièrement ton point de vue! Premier élément: on dit moins de monde lit en raison des écrans notamment etc… mais quand on lit du Lévy ou du Musso, certains se permettent des commentaires types ceux que tu as écris. Ça m’énerve tellement!! Y a pas d’élitisme y a juste la lecture qui se décline en différentes catégories. L’essentiel étant de communiquer aux personnes l’envie de lire, qu’importe le style. M**** alors! Oups 😬 ^^
    Bravo et bonne journée!

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup pour ton super commentaire !
      En plus, on ne reste pas axé sur un style de livres toute notre vie, alors pas la peine de catégoriser la personne. A une époque, j’aurais continué sur ma lancée, beaucoup de chance que j’aurais été une lectrice de SFFF !
      Et de toute façon, on lit un peu de tout, même si c’est à une fréquence moindre que d’autres. (alors le mépris, hein, pouet pouet)
      Merci encore et bonne journée !

      Aimé par 1 personne

      • Merci à toi surtout pour ton article de fou! 👏🏻
        Exactement! Il suffit d’une lecture, d’un moment propice, d’un partage pour changer de style et puis ça prouve l’ouverture d’esprit des gens héhé 😉
        Bonne journée à toi et à bientôt !

        Aimé par 1 personne

  3. Très chouette, cet article ! J’avoue que ce truc de mépriser ceux qui lisent/ne lisent pas, ceux qui lisent des classiques/des BD/ de la SFFF me laisse toujours sur le cul. Peut-être parce que je lis de tout ou presque et que j’aime différentes choses pour différents aspects et que je n’en place pas certains des kilomètres au-dessus du reste.
    Certains auteurs ne sont pas mon trip, genre Musso ou Nothomb, mais après, ça m’est égal que d’autres aiment ça. Le plus important, c’est le plaisir de la lecture. Perso, j’aimais beaucoup Werber à une époque et, même si j’ai lâché le truc au bout d’un moment, je ne le renie pas (et d’ailleurs, j’ai bien envie de relire certains de ses premiers romans).
    Mais les petites piques méprisantes envers telles ou telles personnes, envers tels ou tels types de lecteurs (ou non-lecteurs) sont tout bonnement insupportables, mais bon, je les trouve assez en phase avec la société actuelle où la bienveillance et la tolérance ne sont pas toujours au rendez-vous…. Bref, je m’égare.

    Aimé par 1 personne

    • Exactement ! Même si je me dirige forcément vers le même genre de livres, j’ai toujours la curiosité de lire autre chose, alors j’imagine que pour toi qui a des lectures plus diverses que les miennes, ça doit encore plus t’agacer !
      Moi non plus, je les aime pas trop, mais je me dis que Nothomb est quand même apprécié par des profils très différents de lecteurs, donc il doit y avoir un truc que je ne capte pas, c’est pas possible autrement. Werber est considéré comme un auteur commercial ? Boudiou, je suis complètement à la ramasse comme fille… J’avais trouvé son style d’écriture un peu trop simpliste mais ce qu’il a fait avec « Les fourmis » (seul livre de lui que j’ai lu) était vraiment très intéressant, il a réussi à m’embarquer mine de rien.
      Je ne suis pas sûre (bien que t’aies raison en partie) que ce ne soit que notre société actuelle, j’ai l’impression que cet élitisme (certaines lectures pour les « vrais », les autres pour les masses (et selon les époques, rien du tout même)) dure depuis plusieurs siècles. Et non, tu ne t’égares pas, ça fait partie du sujet, c’est bien de le mentionner !

      Aimé par 1 personne

      • J’avais bien aimé un ou deux Nothomb, après je n’avais été touchée par les autres, donc j’ai laissé tomber (et j’avoue que je n’arrive pas à suivre les auteurs qui publient chaque année). Mais après, si elle parle aux gens et si elle en amène autant à la lecture, ben, c’est cool, c’est tout.
        Pour Werber, j’aurais dit que oui… Après, je me trompe peut-être. Peut-être que je le considère comme ça juste parce qu’il publie beaucoup… (enfin, il me semble, c’est pareil, j’ai décroché au bout d’un moment). Pour son style, je ne pourrais pas dire, je n’étais pas aussi critique quand je l’ai lu (ma période où j’en ai lu plusieurs a dû se tenir entre mes 10 et 14 ans donc tu m’excuseras si je ne disserte pas sur son style ^^), mais les sujets m’intéressaient et surtout il m’embarquait dans ses histoires à tous les coups.
        Oui, l’élistisme existe depuis un bon paquet de temps (il suffit de visionner l’extrait de L’avenir est à vous pour voir que ce n’est pas seulement un problème de maintenant). Mais c’est peut-être juste que maintenant on en est abreuvé. Je trouve qu’il y a beaucoup de jugements tout le temps sur internet (évidemment ce n’est pas une généralité, hein ?) sur tous les sujets même quand on ne s’y attend pas. Ça peut être sur les blogs littérature, ou à propos du véganisme, ou à propos du zéro déchet, etc. Dès que je me renseigne sur un sujet, je tombe sur un mépris envers ceux qui ne font pas pareil. Cette semaine encore, je me renseignais au sujet de la bouffe pour mon chien et franchement, t’avais parfois l’impression d’être un maître cruel si tu lui donnes des croquettes parce que le mieux c’est de lui préparer des bons petits plats (et il lui faut aussi quatre balades d’une heure ou deux par jour pour être bien) (autant dire que tu n’as plus de vie à part celle consistant à chouchouter ton chien). Pourquoi juger tout le temps ? On peut avoir des opinions sans être agressif ou méprisant ou condescendant, non ? (Et là, je ne m’égare toujours pas ? ^^)

        Aimé par 1 personne

      • Juste comme ça pour celles et ceux qui aiment Amélie Nothomb, sachez qu’elle est super sympa en dédicace. Je ne suis jamais allée la voir, mais en tout cas, ce sont les retours que j’ai sur elle. (c’est important) Et même en interview, elle est cool. Et oui, l’avantage de Werber, c’est qu’il a l’air d’embarquer dans ses histoires (« Les fourmis », c’était addictif un peu quand même !).

        Ah ben cet extrait est limite mythique, il fallait que j’en mette une capture d’écran dans l’article, il est le parfait représentant 😀

        Oui, dans le militantisme, il y a un peu de ça ! Après, je comprends le ras le bol de certains face à certains propos, mais le truc, c’est que du coup, ils s’attendent à ça A CHAQUE FOIS, et c’est pas bon d’anticiper comme ça que la personne en face sera forcément de mauvaise foi… M’enfin, ce n’est que mon avis.
        Ah là, la bouffe pour animaux, tu t’égares, oui. 😛 Mais je réponds quand même : quand ils auront droit au cas de mon chat qui refuse de manger autre chose que des croquettes (je ne blague pas, fous-lui un poulet devant les yeux, elle en voudra pas), l’agressivité va redescendre tout de suite. Appelle-moi la prochaine fois, j’arrive 😀

        Aimé par 1 personne

      • Oui, et apparemment, elle se souvient des gens, c’est un truc de fou ! Non, pour ça, elle m’est très sympathique, elle a l’air accessible et c’est toujours agréable, les auteurs ou autrices comme ça.

        Ah oui, quand même. Ton chat est bizarre, mais bon, les chats sont souvent bizarres. ^^
        Enfin bref. Tout ça pour dire que le mépris m’énerve. Et qu’avoir un avis sur certains genres littéraires n’implique pas forcément de prendre les lecteurs de ces genres en question pour des imbéciles.

        Aimé par 1 personne

  4. Excellente analyse. Il y a quand même quelques points que les gens ne semblent pas comprendre. Je fais partie de ceux qu’on taxe d’élitisme parce que demandeurs d’une LITTÉRATURE, pas juste une succession de mots sans allure ni profondeur, bref le genre de rédactions collégiales que l’on retrouve par-ci par-là (autant que dans certains classiques, s’entend). Les goûts les couleurs, qu’ils disent, les bougres. Ce que je respecte. Mais j’ai l’impression qu’ils aspirent à ce que cette formule ne marche que pour eux. C’est à dire qu’ils ont le droit de revendiquer librement leur kif pour la littérature dite « populaire » mais que les autres qui préfèrent autre chose n’ont pas le droit de revendiquer leurs goûts, sinon ils sont méprisants, élitistes. « Il faut lire pour se détendre, pas se prendre la tête, tu perds ton temps »..  » Ouais tu lis ça pour mieux nous narguer ».. « Musso, ça c’est la vraie littérature » qu’ils me disent. Mais si jamais j’ose sortir « Je préfère Balzac » Vie d’mammaire, je suis un putain d’élitiste ! Mais naaan ! Il n’y a qu’une poignée de classique qui me fait kiffer, de toute façon, et je lis plus de contemporains que je ne lirai jamais de classiques, preuve que la « vraie » littérature ne se trouve pas forcément de ce côté. Mais juste parce que j’ai sorti « Balzac », j’essaie de narguer. Il faut dire Levy hein ?

    Bref, tout le monde a le droit de lire ce qu’il veut et de défendre ce qui le fait triper. Tous, pas uniquement ceux qui se considèrent d’office « biaisé ». Le tout est de respecter le choix des autres. Perso, la plume de Musso me donne envie de repeindre ses pages couleur gerbe, mais je respecte ceux qui y trouvent leur compte. Lire, c’est déjà bien.

    Très bel article, en tout cas.

    Aimé par 1 personne

    • Aha, je suis pareille, je ne sais pas jusqu’à quel point tu es demandeuse, mais je pense qu’on se rejoint un peu. Il y a des livres « élitistes » que je vais lire, d’autres plus commerciaux, et je ne vais pas aimer tout les livres de cette catégorie, j’ai mes préférences aussi. Mais c’est vrai que c’est gênant d’expliquer nos goûts et ça nous fait passer pour des élitistes, alors que bon, le fait que j’aime pas Levy ne veut rien dire, comme je l’ai déjà donné avec mon exemple d’EES. Chacun a un peu ses complexes j’ai l’impression…

      Et comme tu le dis, chacun ses goûts ! Je sais qu’en plus de l’écriture de Levy, c’est le fait qu’il utilise de la romance parfois un peu stéréotypée qui me déplaît, et ça ne s’apparente pas qu’à lui ! Globalement, je trouve que la romance n’est pas un style qui me parle, alors le pauvre, mon avis sur lui était déjà joué, aha. Mais c’est ce qui me fait dire que mon opinion n’est pas basée sur le fait que ce serait commercial, blablabla : même si son écriture avait été la meilleure plume des auteurs contemporains, ça ne serait pas passé.

      Et merci beaucoup pour ton commentaire, ça me fait très plaisir !

      J'aime

  5. J’ ADORE tes coups de gueule!
    Pour tout t’avouer, avant je pensais que les romances young adult, c’était nul, et quand une personne en parlait sur son blog ou booktube, je me disais « oh non, ça à l’air si nul et culcul ». Et puis, un jour, j’ai essayé, j’ai aimé certains de ces romans, j’en ai détesté d’autres, mais je comprends très bien ce qu’on peut leur trouver. Certaines lectures sont faites juste pour ce détendre et il n’y a aucun mal à ça. Mais parmi certains livres de « loisir », il y a parfois un propos plus profond qu’i n’y parait.
    Dans mon entourage, il y a aussi certaines personnes qui ne se sentent pas capables de faire telle ou telle lecture car ça à l’air trop compliqué par rapport à leur niveau d’études, je trouve ça dommage. Avant je pensais pareil pour les essais, et puis je me suis dit que j’allais tenter l’aventure. Alors oui, je ne comprends pas forcément 100% du bouquin, mais c’est pas grave, au moins ça m’ouvre l’esprit. Pareil pour la poésie, j’adore en lire même si je ne comprends pas forcément tout ce que veux dire le poète. Mais c’est pas grave, c’est dommage de s’interdire une découverte et un bon moment de lecture. Heureusement que je me suis laissée aller à la poésie, certains ouvrages m’ont totalement chamboulée, comme celui d’Else Lasker-Schüler dont j’ai parlé dans ma dernière vidéo.
    Moi j’aime bien la SF, mais je ne lis pas que ça, donc certains peuvent me voir comme une « fausse fan » de SF. Pourtant je comprends celles et ceux qui ne lisent que ça, la SF, c’est génial, mais il y a aussi d’autres choses qui me tentent.
    Tu as raison, il y a du mépris dans un peu toutes les communautés de lecteurs et c’est encore plus dégoutant lorsque ça se mélange avec du classicisme.
    Et il y a un peu la même chose dans l’art contemporain. C’est pas un truc fait pour mon milieu social, c’est vrai que c’est très élitiste, mais y a pas mal d’œuvres que j’apprécie, et les gens plus « haut placé » que moi pensent que je n’y comprends rien, et les gens de mon milieu pensent que je fais semblant de comprendre quelque chose à ce n’importe quoi pour faire mon intéressante… Mais tout le monde n’est pas comme ça, je pense à une personne qui n’aimait pas l’art contemporain, et à force d’en discuter avec elle elle s’y est intéressée, maintenant elle connait bien plus de choses là dessus que moi.
    Après ce n’est pas grave de ne pas aimer un style de livres, mais il ne faut pas mépriser les gens qui l’apprécient. Par exemple, j’ai lu y a quelques années, un roman de Marc Levy, bah j’ai trouvé que c’était pas si nul que ce qu’on disait, j’avais apprécié ma lecture. Du coup j’ai décidé d’en lire un autre mais j’ai pas du tout aimé, car je trouve que les histoires se ressemblent toutes. Et puis, il y avait une scène de cul dans des toillettes publiques, ça m’a dégouté, franchement les toilettes, si c’est pas le pire endroit pour faire ça, enfin, les toilettes c’est tout petit et ça pue! Ce genre de livre c’est censé faire rêver, non?
    Bon, bref voilà ce sera tout pour mon commentaire embrouillé, j’ai aimé ton article, bonne journée 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Aha, ben tant mieux que tu aimes alors !
      Oui, parmi les livres de loisirs, il y en a qui ont un fond, qui ne sera pas forcément suffisant à mes yeux, et d’autres où ça va passer crème. (le mystère de mes goûts)
      C’est vraiment dommage que ces gens se restreignent pour ces raisons, il y a des auteurs qui sont plus accessibles qu’ils n’en ont l’air… Il faut leur faire découvrir ! Après, je suis mal placée pour parler car j’ai ce même complexe avec la peinture, mais on m’a dit que c’était dommage de ne pas essayer d’en savoir plus pour ces raisons, et c’est vrai, il faudra vraiment que je m’y mette un jour ! Aha, et la remarque comme quoi je fais mon intéressante en lisant des livres, j’y ai eu droit aussi ! Ils sont insupportables, les gens…
      Oui, tout à fait, on peut ne pas aimer un genre de livres, et expliquer pourquoi respectueusement. Si la personne le prend comme une attaque alors qu’il n’y a rien de méprisant, c’est son problème !
      Et peut-être que faire l’amour dans des toilettes, ça en excite certains ? Je sais qu’il y en a qui kiffent faire ça dans les lieux publics, c’est peut-être un rêve pour ceux qui n’ont pas encore passé le cap ? Mais sinon, je te rejoins, ça ne me fait pas du tout rêver 😛

      Merci pour ton gentil commentaire en tout cas !

      J'aime

  6. Ameeeeen ♥
    Les remarques que tu t’es prise, mais waaaat, les gens quoi… enfin je dis ça mais ça ne me surprend qu’à moitié, j’ai eu les même avec :
    – quoi tu lis des mangas ? tu veux pas lire des vrais livres ? c’est violent/pour les bébés/bête/etc
    – quoi tu lis des mangas de Clamp et Love Hina ?Tu veux pas lire de vrais mangas comme *insérer classique du manga un peu élitiste*
    – quoi tu lis de la SF ? tu veux pas lire des classiques ?
    – quoi tu lis de la SF mais tu as pas lu *auteur de SF classique et élitiste* ? Et tu oses dire que tu aimes la SF ?
    Bon par contre on m’a toujours foutue la paix quand je lisais des classiques et même les contemporains finalement… sauf sur senscritique où c’est la fête du jugement élitiste et bourgeois. Mais dans la vraie vie, j’étais tranquille là dessus !

    On a déjà parlé des classiques et de leur prétendue intouchabilité toutes les deux donc je ne vais pas me répéter mais je suis TELLEMENT d’accord avec toi. Arrêtons de sacraliser les classiques et critiquons les comme tout ! J’y arrive de mieux en mieux après des années à me dire « non mais c’est moi qui suis bête… » quand je n’avais pas aimé un classique. Même au début du blog c’était pas encore ça ! Je crois que justement, lire des avis parfois mauvais mais argumentés de classiques – notamment sur ton blog :p – mais aidé à prendre conscience de ce mécanisme élitiste.
    Et complètement d’accord sur l’âge : j’ai détesté Mme Bovary à 15 ans (lecture forcée) mais je n’aurais probablement pas le même avis aujourd’hui (ou peut être que si après tout). Je pense que ça serait vraiment positif de plus encourager à dire ce qui ne nous a pas plu en classe, lors des lectures de classique (et de proposer des lectures plus variées).

    Pour les contemporains c’est vrai que c’est dur d’avouer qu’on aime certains auteurs (perso, j’aimais beaucoup Amélie Nothomb, Bernard Weber et Eric Emmanuel Schmidt -même si ça fait des années que je n’ai rien lu d’eux- et c’est en les notant sur senscritique que j’ai découvert que j’étais bête de les avoir aimé, bien sûr…)
    On peut critiquer la démarche très commerciale et capitaliste de la parution de certaines têtes d’affiches, et même critiquer les romans et dire qu’on les a détestés ; par contre, juger leurs lecteurs c’est inadmissible.
    J’adore certains films considérés comme nuls par la « bonne » opinion (genre certaines comédies romantiques, et le fait que ce soit un genre dit féminin exacerbe encore plus cet élitisme rance) et si je comprend qu’on puisse les trouver nuls et commerciaux (ce qui n’est pas forcément faux), bah moi pas donc… laissez moi tranquille ? Critiquez ces films, ne dites pas que vraiment, c’est pour les minettes stupides en manque d’amour (pour rester soft dans ce que j’ai pu lire, toujours sur senscritique).

    Et donc pour l’élitisme chez les amateurs de mangas/SFFF/BD, je le trouve souvent très violent. Je pense qu’il y a aussi eu un fond de sexisme dedans, mais quand j’étais jeune et que je traînais beaucoup dans les milieux otakus, je m’en suis pris plein la gueule parce que je n’avais pas lu ce qu’il fallait lire et que je lisais ce qu’il ne fallait pas. Alors déjà, j’avais 12/13 ans et ces hommes là souvent la trentaine donc… euh… sérieusement ? Et en plus c’est d’une tristesse ! Ça serait tellement plus chouette de dire « ah tu n’as pas lu ça ? super, tu vas pouvoir le découvrir, ça devrait te plaire ! ». Prendre un rôle de passeur de culture pour ceux qui veulent la découvrir, pas les démonter… (à cause de ça j’ai mis 10 ans à découvrir des choses qui étaient en effet très bien, juste parce que ils m’avaient dégoûtés)
    Et maintenant que je me suis éloignée de cette culture otaku et SFFF et que je lis plutôt des classiques et contemporains, eh bien je ne suis pas une vraie fan de manga. C’est d’un chiant, laissons les gens aimer ce qu’ils veulent et découvrir à leur rythme !

    Pour le mépris de classe, tu as tout dit.

    Bon, et du coup je suis tellement d’accord avec toi que j’ai le même article en brouillon depuis des mois, avec l’élitisme non seulement des lecteurs de classiques mais de mangas, de SFFF, l’élitisme intergenre (quoi, tu lis de la SF ? -dit le lecteur de classique) et intragenre (quoi, tu lis Naruto ? -dit le lecteur de manga)… et la même conclusion :’)

    (Par contre, je me réserve le droit de mépriser sans réserve ceux qui lisent du Zemmour, Soral et compagnie en adhérant à leurs propos)
    (J’ai écrit un roman, pardon)

    Aimé par 1 personne

    • T’avais envie de te défouler toi aussi 😀

      La remarque sur les mangas, je crois qu’on l’a tous eu… Mes parents étaient même inquiets que je lise ça. (mais avec eux, ça a toujours été compliqué) Par contre, les CLAMP qui ne feraient pas de vrais mangas, c’est scandaleux d’entendre des choses pareilles ! Je suis outrée, et je ne rigole pas ! Je n’ai pas lu Love Hina mais il y a un public tellement différent qui aime ce manga que bon, dire que c’est pas un vrai manga, lol… sans compter que cette notion est naze.
      Sinon, je te rejoins sur le reste ! Et Sens Critique, j’en étais justement partie à cause de ça, ça me gonflait de devoir rendre des comptes sur mes goûts.

      Oui, on en avait déjà discuté sur ton blog ! Je dois t’avouer que j’ai toujours une certaine appréhension à dire que je n’ai pas aimé tel classique, mais j’essaie de plus en plus de ne pas y faire attention. Et puis en lire ailleurs – notamment sur le tien 😛 – ça aide à relativiser.
      Oui, c’est vrai qu’on ne nous demande pas vraiment ce qu’on a PAS aimé dans tel classique en cours, c’est dommage. 😦 Ca apporterait pourtant des discussions intéressantes (à condition que le prof n’ait pas une mentalité pourrie !). J’ai eu une prof comme ça en 3ème, mais voilà… une fois, quoi.

      Pourtant, ce genre d’auteurs peuvent faire partie de notre évolution en tant que lecteur, je trouve ça naze de critiquer les gens là-dessus. EES (ouais, moi j’ai pas honte d’abréger) a eu le mérite de me faire réfléchir durant mon adolescence et de me toucher, et rien que pour ça, bravo !

      Aha, pour les films, je ne regarde jamais rien de « confidentiel », alors je te laisse imaginer que mes goûts sont du coup considérés comme « merdiques » 😛 (je me suis même forcée à aller seule au cinéma alors que j’ai horreur de ça pour voir… le dernier Star Wars. J’ai même pas honte) C’est pas moi qui vais venir te critiquer xD

      Aha, je crois qu’on a eu le même passif dans le milieu otaku ! Je pense qu’il a été moins violent pour moi que pour toi car je gardais un peu mes distances, donc ça m’a épargné les critiques directes à mon encontre, même si j’observais leur comportement de merde envers d’autres.

      Sinon, je te rejoins sur ABSOLUMENT TOUT dans ce commentaire, c’est agréable de voir que je ne suis pas la seule à l’avoir mauvaise. (ni la seule à qui la moutarde est montée au point d’en avoir un brouillon dans ses articles 😛 )

      Merci beaucoup de m’avoir lu jusqu’au bout, et surtout, d’avoir laissé ce long mais très intéressant commentaire ! ❤

      Aimé par 1 personne

      • Pareil avec ma mère, je devais me cacher pour lire mes mangas sinon je me prenais des réflexions désobligeantes… et franchement c’est nul, ne culpabilisez jamais les enfants de lire D: – en plus elle adore la romance, elle a arrêté de m’emmerder avec mes mangas quand je lui ai fait des remarques sur ses romances et qu’elle a réalisé que, oulalah, c’est pas agréable de se faire juger sur ses lectures –
        Mon père est un gros lecteur de SF, BD et Métal Hurlant depuis les années 60/70 donc il n’avait aucun a priori sur les mangas, probablement qu’il s’est aussi pris des remarques sur la « sous-culture » dans son jeune temps -il m’a même accompagné dans mes premières conventions de manga/jv parce qu’il trouvait ça trop cool et que s’il était plus jeune il aurait bien fait du cosplay ♥

        Clamp c’est parce que ça serait « pour fille », « emo », « trop mainstream », « commercial »…

        Ça fait plaisir de se défouler ensemble ♥

        Aimé par 1 personne

      • Ca a duré un moment, ce dénigrement des mangas – et mine de rien, ça dure toujours ! (même si certains esprits s’ouvrent) Aha, c’était bien renvoyé 😀
        Ton père est super cool ! Il a l’air assez ouvert d’esprit.

        Pff, c’est nul, ils ne savent pas ce qu’ils ratent…

        Oui 😀

        Aimé par 1 personne

  7. Un article efficace, comme toujours ! 🙂

    Il faudrait juste pouvoir arrêter de se comparer, c’est un fléau (uniformisons la culture, ça va être génial…). Le monde du livre est assez vaste pour tout le monde (comme la terre devrait l’être pour tous les peuples… Oh merde…). Je ne suis pas sensible à tout, loin de là, j’ai comme toi mes zones de confort même si j’essaie de toujours découvrir, mais tant que la lecture apporte à quelqu’un, je ne vois pas l’intérêt de commenter pour descendre… Et le mépris engendre le mépris.

    Il y a tellement de livres à lire, il faut bien se partager la tâche, non ? ^^

    Après en ce qui concerne le mépris qui m’a été adressé (mais dans la vie « physique »), c’est surtout parce que j’adore les fringues. Et aujourd’hui encore, il y a un principe ancré : tu ne peux pas être féminine et aimer la mode si tu lis beaucoup, bah non, c’est trop superficiel tu vois, ou alors tu lis de la merde (merci de définir, tu seras gentil). Et il arrive que je ne sois pas prise au sérieux sur ce critère, au boulot ou en dehors. Mais ça, ça fait glisser vers la place de la femme et sa représentation… Tout ça tout ça…

    Au fond, ton article et les réactions que tu cites interrogent encore la question de base : qu’est-ce qu’un lecteur ? Je crois que nous nous retrouvons tous dans ce nom, finalement. 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup ! 🙂

      L’uniformisation de la culture est déjà là malheureusement… C’est pour ça qu’il faut rester vigilant aussi. (et « oh merde », oui, tu peux le dire !)
      Et oui, le mépris engendre le mépris, comme on peut le voir avec des genres sous-estimés et qui, du coup, se rebiffent mais pas de la bonne manière…

      « Il y a tellement de livres à lire, il faut bien se partager la tâche, non ? » J’adore ! Cette phrase aurait pu être la conclusion de mon article aussi ! C’est tout à fait vrai 😉 Il m’arrive de lire des articles sur des livres que je n’approcherais pas, mais ça m’intéresse quand même de savoir ce qu’il se passe ailleurs. (même si j’avoue faire une overdose de YA)

      Pff, ça ne m’étonne même pas. L’un n’empêche pas l’autre, faut que les gens sortent de ce genre de préjugés. Il y a une étape nécessaire qu’il saute pourtant : apprendre à connaître la personne !

      Exactement ! On a tous des définitions différentes mais on est tous des lecteurs 🙂

      Aimé par 1 personne

      • Pareil, je lis des chroniques de livres que je ne lirai pas pour une bonne partie, mais c’est l’occasion d’ouvrir le scope et de découvrir des pépites vers lesquelles je ne me serai pas tournée naturellement. Je suis 100% d’accord avec toi !

        Sur ces mots, je souhaite une excellente soirée (et une toute aussi bonne semaine) à tous les lecteurs (et puis aussi à tout le monde) ! 😀 *Fatiguée à 20h00, je prends un foutu coup de vieux. huhu*

        Aimé par 1 personne

  8. C’est vrai que parfois, il y a des réactions très limites… surtout que chez les écrivains de la littérature classiques il y en a pas mal qui sont sexistes, au lycée les poèmes de Ronsard m’ont toujours mise mal à l’aise.
    Mais je te suis, ça m’arrive de lire de la bit-lit et là, les réflexions que je me prends sont assez impressionnantes. Idem s’agissant de romance. Et j’apprécie beaucoup Bernard Werber malgré qu’il soit « commercial » (soit dit en passant, je l’ai rencontré une fois lors d’une séance de dédicace et il était très proche de ses fans)
    Après, j’avoue que j’encourage les gens à ne pas se restreindre qu’à un seul type de genre littéraire et diversifier les lectures au maximum. Mais je le fais sans mépris.
    Maintenant s’agissant de littérature classique, j’essaie de privilégier les femmes car c’est vraiment ce qui manque dans ma culture. Et bizarrement, je me reçois aussi des remarques lorsque je fais ce choix et limite on me dit que « ça ne se fait pas » d’évincer les auteurs masculins….
    Bref, merci pour cette chronique^^

    Aimé par 1 personne

    • Je n’aime tellement pas la poésie que je me rappelle même pas si j’ai lu Ronsard au lycée. xD Mais oui, je ne vais pas fermer ma bouche parce que ce sont des lecteurs classiques alors qu’ils sont sexistes. (idem pour les contemporains, c’est même encore pire de leur part, autant pour certains classiques, selon l’époque, on peut relativiser en partie)
      J’aime pas la bit-lit parce que ça ne correspond pas aux valeurs que je recherche, mais je ne vais pas aller critiquer une lectrice de ça. En plus, je suis très très mal placée, ayant eu une grosse période de fanfictions, et on n’est pas forcément sur du safe… et je suis sûre que je n’en renierai pas beaucoup de mes favorites de l’époque ! (avec plus de recul cette fois, certes) Et pour la romance, je n’aime pas non plus, mais j’irai pas jusqu’à en dénigrer les lecteurs, surtout qu’il m’est déjà arrivé d’être en partie satisfaite.
      Oui, c’est mon avis aussi, il faut tenter de temps à autre de sortir de sa zone de confort 🙂 (sans forcément aller sur un genre qu’on déteste, la littérature est vaste) Et si on n’en sort pas, ce n’est pas grave, tant qu’on ne vient pas faire chier les autres ou les prendre de haut.
      Bah… Je ne fais pas attention pour les classiques si c’est un homme ou une femme (et je lis logiquement plus… d’hommes) mais ça ne me viendrai jamais à l’esprit, un reproche pareil ! Est-ce qu’ils se rendent compte qu’ils évincent les autrices (inconsciemment ou non) ou pas ?
      Bref, merci surtout à toi de m’avoir lu 🙂

      Aimé par 1 personne

  9. Chacun lit ce qu’il veut…Il faut un peu accepter la différence à un moment donné. Personnellement je suis plus orienté « classiques » mais il faut encore définir ce terme. Je lis ce que j’aime lire et j’essaie de découvrir des trucs, avec toujours l’intérêt pour la belle langue, les beaux mots ou alors l’émotion, qui ne sont que des critères du subjectifs et qui fluctuent avec le temps. Finalement plus les gens lisent plus je suis heureux, quoi que ce soit. C’est toujours une ouverture intellectuelle.

    C’est drôle j’ai l’élitisme et le mépris de classe inverse. J’ai naturellement un grand mépris pour les classes « Bourgeoises » qui sont très peu cultivées. On retrouve mes ingénieurs 😇 je sais que c’est complément idiot mais c’est une réaction de défense face à l’humiliation et l’oppression que je peux ressentir de ces gens qui ce sentent supérieurs par leur ascendance financière. Une sorte de revanche sociale quelque part. Tiens à ce sujet tu devrais essayer Nizan et son Les chiens de garde.

    Et bien idiot celui qui ne voit pas la puissance philosophique et politique des fictions, même celles pour ados. Je dirais même que c’est plus adapté que l’essai pour ces sujets…

    Aimé par 1 personne

    • Pareil, je me dis qu’il y a forcément de bons livres en-dehors de ma zone de confort. (et je crois qu’on a les mêmes critères 😀 )

      Oui, je te comprends, je vais forcément avoir cette position de défense si des gens plus élevés socialement me donnent des raisons de le faire. C’est pas culturellement que j’y ai eu le plus droit perso, mais au niveau de la « coolitude ». Genre si tu sors en boîte, non, c’est pas suffisant, il faut que tu sortes dans CETTE boîte. Han, tu sors pas tous les weekends te bourrer la gueule en boîte ? Ben vas-y, file-moi les sous, connard, et d’ailleurs, j’ai autre chose à foutre. Tes parents habitent dans un appartement ?!? Euh oui (enfin, ils y habitaient), mais qu’est-ce que… Mais quoi, en plus ils se comparent les uns aux autres pour savoir qui a une piscine ? (facepalm x1000)
      J’ai lu « Les chiens de garde » ! J’avais bien aimé, même si son côté communiste m’avait un peu agacée il me semble, mais je ne m’en souviens pas bien.

      C’est clair… Il y a des choses qu’on exprime mieux sous forme romanesque et vice versa.

      Aimé par 1 personne

      • Bah alors Ada, comme ça on est assez « cool » ? Et t’as même pas une grosse piscine chez toi ? ahaha. C’est bête en France on a quand-même 2 mois de l’année où elle est utilisable, l’investissement est intelligent. Moi je dis pareil aux gens qui veulent que je sorte beaucoup. Et puis ceux qui veulent que j’ai des trucs plus chers, je leur propose de me les offrir, je suis preneur. Entre nous je préfère dépenser mon argent ailleurs qu’en alcool, surtout que je ne bois pas…

        La révolte dans Les chiens de garde fait du bien, le discours communiste un peu moins effectivement…même si c’est un bon support historique quant à la révolte de ces années.

        Pour moi Michel Houellebecq est un auteur classique, qui va fortement marquer son époque, bien au delà de ce qu’on peut imaginer, justement pour sa langue très simple et jamais « littéraire » (ce qui la rend ultra littéraire du coup).
        Et ce n’est pas le seul.

        Ces catégories sont débiles de toute façon. Ah et je suis aussi, ou plutot j’étais un grand fan de mangas 😉 et puis l’homologue chinois, et coréen….J’ai arrêté parce que…je ne sais pas. GTO > all (ahaha :p)

        Aimé par 1 personne

      • Ahaha, mais tellement ! Ils ne peuvent même pas s’en servir tout le temps ! C’est ce que je dis aussi : « tu veux que je sorte ? Ben t’as qu’à payer » « Si t’achetais moins de livres aussi… » « Non » Ça ressemble un peu à ça xD
        Si tu bois pas, ils doivent te faire chier avec « Bah faut boire pour s’amuser ! » Pour des raisons de santé, je ne peux plus, mais ce genre de réflexions ne va pas tarder…

        Oui, il faudrait que je le relise d’ailleurs, tu m’y fais penser !

        Tu me rends vraiment curieuse, là, il faudra bien que je le lise, malgré mes petites réticences. (de toute façon, malgré mes énormes réticences, je vais lire Zemmour un jour, je veux en avoir le coeur net – je suis folle xD – mais lui, j’espère bien qu’il ne va pas marquer son époque par contre)

        Oooh, toi aussi ? Je vais paraître bête, mais j’ai juste lu le premier tome de GTO…

        Aimé par 1 personne

      • J’aimerais bien avoir ton regard de féministe sur l’oeuvre entière de Houellebecq 😉 Je pense qu’on peut le juger nativement et à tort, et que son propos est plus fin que ce qu’il peut laisser paraitre. Sans en faire un féministe, c’est une littérature sur les relations H/F et le malheur de l’homme mais surtout celui de la femme, en sous texte, à cause du marché. Oui c’est un auteur qui voit tout par le marché finalement.

        GTO c’est un « classique » à tester, mais après on peut ne pas aimer. Il est particulier, c’est le constat social d’un Japon en crise, avec le coté Loubard et un peu déjanté. Mais y’a tellement de bons manga….fiou. Je devrais parler d’un qui m’a renversé tiens !

        Aimé par 1 personne

      • Oui, je me demande si un seul livre sera suffisant pour le juger. Je garde à l’esprit ce que tu dis pour ne pas mal interpréter certaines choses, tout en exerçant mon regard de féministe comme tu dis. 😉

        Mais y a beaucoup de tomes… 😥
        A emprunter, je crois ! Et je connais déjà tous ses points positifs, c’est pour ça que je me dis que je rate un truc.

        Aimé par 1 personne

      • Tu peux trouver des scans partout sur l’internet !
        Oui il faut lire l’oeuvre dans l’ordre pour bien comprendre la pensée d’un auteur je pense. C’est tout au plus 7 romans, ça passe…surtout qu’il écrit des trucs de 250 pages, pas plus.
        Zemmour je devrais m’y coller, évidemment je ne paie pas pour ça…:p

        Aimé par 1 personne

      • Je ne lis quasiment plus de scans car j’ai mal aux yeux devant l’écran… Mais on m’a dit que sur liseuse, c’était possible, alors je vais regarder ça de plus près.
        7 romans quand même… Ca ne se fera pas en un an xD (ni même en deux !)
        Ahaha, moi non plus, je te rassure 😛

        Aimé par 1 personne

  10. Comme j’avais prévu, ça n’y échappe pas, j’ai adoré ton article ! Je trouve que tout est vrai et surtout ça : « On reproche aux classes sociales populaires de ne pas lire, mais on se moque d’elles dès qu’elles le font. Et ces gens savent très bien qu’ils sont contradictoires. Dans le fond, ils s’en foutent pas mal de l’éducation des plus pauvres : ils veulent rester supérieurs. » ça m’a rappelé mes cours de sociologie où l’on a vu que lors des sondages les classes populaires disaient qu’iels ne lisaient pas. Or, ce n’était pas le cas, iels lisaient juste des choses différentes mais ce n’était pas considéré comme de la lecture !
    Donc, oui toutes les classes sont liées et j’ai même envie de dire : tout est politique ! (ce slogan est tellement vrai).
    Si tu veux on peut toujours en parler en privée ! Mais merci pour ton article, on sentait que tu poussais un gros coup de gueule haha, j’espère que ça t’a fait du bien. 🙂 Bisous ♥

    Aimé par 2 personnes

    • Merci beaucoup ! ❤ Oui, les classes populaires lisent et c'est souvent plus diversifié que ça en a l'air. Il est juste dommage qu'elles s'arrêtent à des préjugés et ne lisent pas certains livres, parce qu'elles pensent que c'est de trop haut niveau pour elles… C'est triste.
      Aha, je viendrai te dire quelques mots en privé, oui 😉
      Et oui, j'avais un poids de frustration et de colère, mais ça va mieux maintenant ! Bisous !

      Aimé par 1 personne

  11. Très très intéressant, ce coup de gueule !! J’avoue que je ne suis pas totalement à l’abri de ces critiques, même si je me soigne. J’ai tendance à faire des raccourcis quand je vois quelqu’un collectionner les Musso ou les romans de bad boys tatoués (mais tendres à l’intérieur) alors qu’au fond, je devrais juste être contente de voir les gens faire vivre l’industrie du livre, et chacun fait ce qu’il veut ! Du coup j’essaie de gommer ces réflexes nuls, j’y arrive progressivement 🙂

    Je m’étais déjà fait cette réflexion à l’école, qu’on a pas le droit de dire qu’on n’a pas aimé un classique sous peine de juste se ramasser l’étiquette de celui qui « a rien compris » ou qui n’est « pas assez malin »…. Alors oui, si c’est des classiques c’est qu’ils ont des qualités qui ont su faire leur succès au fil du temps, mais là aussi on n’est pas forcés de tout apprécier ! Les goûts et les couleurs, c’est un truc plus difficile à accepter que ce qu’on croit, alors qu’au final à moins d’être l’auteur du livre en question, on n’a aucune raison d’en faire une affaire aussi personnelle.

    Perso, j’ai un peu un pied dans chaque genre, et j’ai toujours envie d’être surprise : je lis très peu de YA, mais de temps en temps je sors de ma zone de confort et je peux tomber sur de très belles surprises, alors on peut me reprocher d’être « trop » éclectique, mais du coup j’aurai probablement moins tendance à juger que ceux qui s’enferment dans un genre et dénigrent les autres, peu importe quel est le genre en question (bien sûr, les lecteurs de classiques sont connus pour ça, mais t’as bien raison de signaler que les autres font pareil !)

    Et c’est aussi fou de voir comme certains genres sont mieux acceptés socialement que d’autres. Typiquement la SFFF : c’est tellement complexe, riche et parfois un peu élitiste, mais de l’extérieur tu passes pour un gamin qui lit des histoires de sorcière. Ca a de quoi frustrer ^^

    Bref, j’étais pas mal choquée des commentaires que tu as relevés, quand est-ce qu’on va apprendre à juste vivre et laisser vivre !

    Aimé par 1 personne

    • Je t’avoue que fut un temps où c’était mon cas aussi, mais maintenant, je suis juste déçue que rien d’autre ne leur soit proposé dans les têtes de gondole des grandes librairies, je ne fronce plus tellement du nez quand je vois ces livres-là chez quelqu’un, je ne juge pas la personne, par contre je bougonne toujours intérieurement contre le système qui favorise ce genre de livres au détriment des autres. Après, je vais pas me précipiter vers la personne en disant « nan c’est nul, lis pas ça, tiens, un vrai roman », je trouve ça très insultant et puis moi, on me dirait ça, je répondrais « mêle-toi de ton cul » xD. Faire découvrir d’autres choses, oui, mais pas en dénigrant les goûts de la personne. Voilà 🙂

      Oui, genre on ne sait pas apprécier la « vraie » littérature… Ben si, et de toute façon, je pense que toi et moi, on a passé le cap de « non mais j’ose pas dire que j’aime pas ce livre », tu dis généralement ce que tu trouves bof, voire carrément mauvais. Donc, hein, les classiques…

      Oui, t’as des lectures beaucoup plus éclectiques que les miennes, et je pense que t’es même la blogueuse que je lis qui a le plus de lectures différentes. Et comme tu le dis, ça permet de moins juger ! On peut juger le livre (pour moi, le niveau de langage est important, ce ne sera pas la même chose de dire qu’on trouve un livre mauvais plutôt que nul) mais de là à étendre sa critique au lecteur… Il n’y a qu’un pas que certains osent franchir aisément. Mais toi, tu es un peu le summum de la coolitude et de la bienveillance, alors ça va 🙂

      Oui, j’ai jamais compris ces préjugés sur la SFFF, ça dépend vraiment de ce que tu vas lire… Les préjugés peuvent durer encore longtemps.

      Oh, il n’y a pas que dans le domaine des livres que j’ai eu ce genre de réflexions. Dans beaucoup de domaines, j’ai l’impression qu’il y a certains niveaux de supériorité à respecter si tu ne veux pas passer pour un naze… (ils me gavent)

      Aimé par 1 personne

  12. J’ai beaucoup aimé ton coup de gueule, toujours avec les bons mots ! Je suis tout à fait d’accord avec toi et tu abordes à peu près tout sur le sujet (et peut être que ça rend l’article un peu plus bordélique, et encore, mais ce qui fait toute la sincérité d’un blogueur je trouve). Je rajouterai aussi le mépris envers nous même : ado j’ai adoré tous les Katherine Pancol, Delphine de Vigan, Anna Gavalda (je lisais quasiment que ça), puis en arrivant en librairie j’ai « appris » que c’était pas le top de la littérature alors j’ai fait comme si je n’aimais pas. Peut être qu’aujourd’hui ça ne me plairait plus autant car j’ai surement mûri (et je le dis pas dans le sens où lire ces livres fait de nous quelqu’un d’immature mais qu’on évolue dans ses goûts) dans mes lectures mais je regrette d’en avoir eu honte alors que ça a énormément influencé une période de ma vie. Comme tu le dis, les lectures « simples » ou commerciales font du bien aussi et peuvent être un tremplin à autre chose (après ces histoires de vie un peu légère j’ai continué dans le registre avec virginie despente par exemple). Et à l’inverse j’ai jamais trop été attiré par la sff ou young adulte et j’ai pu me sentir mise à l’écart par certains. Et puis j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui m’ont fait découvrir et aimer de très bons livres dans ce registre que j’aurais jamais connu toute seule. Alors le plus triste dans le mépris, c’est qu’on oublie le but premier, partager sa passion et qu’on tue dans l’oeuf de très belles rencontres qu’on aurait pu créer avec plus d’empathie !

    Aimé par 1 personne

    • Ah et je rajoute comme tu l’as dit en réponse à un commentaire, pour les Musso Levy etcera, c’est pas le lecteur que je méprise mais plutôt l’auteur dans une moindre mesure et surtout le monde du livre qui favorise ces livres commerciaux. Business is business

      Aimé par 1 personne

    • Oh, c’est vraiment dommage de devoir en arriver là à cause des jugements des autres, mais de quoi ils se mêlent ? En plus, Delphine de Vigan n’est certes pas le summum de la littérature, loin de là, mais elle n’est pas si mal. (et j’ai entendu par quelqu’un qu’Anna Gavalda n’est pas si mauvaise non plus – j’ai jamais lu Katherine Pancol)
      C’est super que t’aies pu rencontrer des gens bienveillants ! C’est grâce à eux qu’on découvre des livres en-dehors de nos zones de confort, pas grâce à ceux qui nous prennent de haut… Ils font culpabiliser sur nos lectures mais ils apportent rien de plus.

      J'aime

  13. Pingback: C’est le 1er, je balance tout ! #16 – Histoires vermoulues

  14. Pingback: La littérature s’empare du net #4 – Histoire naturelle de bibliophiles

  15. C’est le genre d’article qui paralyse les doigts alors que tu as envie de répondre, mais il te manque les mots et tu ne sais plus quoi dire. C’est un article très intéressant, merveilleusement écrit qui plus est. Ta plume est certes acérée, mais très belle, les répétitions sont rares et la lecture se fait toute seule. Elle laisse transparaître en plus toute ton intelligence et crois moi, je pense que tu es l’un des personnes les plus intelligente que j’ai pu rencontré, que ce soit sur la blogo ou IRL comme on dit maintenant. Je ne dis pas ça pour te lancer des fleurs mais parce que je le pense, et cet article en est la preuve. ( et oui, même avec un rang social proche du néant on peut être très intelligente, haters gonna hate. )

    Pour recentrer sur le sujet de cet article, j’espère que j’arrive à m’éloigner le plus possible de toutes ces formes de mépris. Je sais bien que je le suis encore, malheureusement on ne se dépatouille pas toujours de ces travers, surtout quand ils ont été très ancrés. ( cc la têtue que je suis quand je n’aimais pas lire, et quand j’ai commencé à m’y mettre, y’avait que les fils à papa-maman pour aimer les classiques de toute manière, moi j’étais qu’une gosse de rien donc pas de culture <- ce que les préjuges font naître dans ta caboche youhou )
    Je me rappelle qu'avec mon ex, l'un des premiers sujets de grosse dispute à été son mépris pour la littérature commerciale. Lui, grand amoureux des classiques en tant que fils de prof de français, il avait déjà du mal à concevoir que je lise du Young Adult. Soit. Mais alors sur Marc Lévy, il a été d'un mauvais, mais le genre de petit con à qui tu fous deux claques. ( je ne regretterai jamais ces propos haha ) Le genre "je juge mais j'ai jamais lu", arg. Et qui t'assène "vu le nombre de livres qu'il pond c'est sûr que c'est que commercial, il écris juste pour vendre, c'est impossible qu'il aime son travail d'écrivain." mais merde enfin être commercial n'empêché pas d'aimer l'acte d'écrire quand même, comme s'il était dans sa tête pour savoir ! Puis hop renchérir que de toutes manières, c'est écrit "pour les midinettes, les femmes au foyer, la classe moyenne" etc. Bref, tu dois voir le schéma. Alors bon j'ai lu qu'un seul Marc Lévy, j'ai bien aimé mais ce n'était pas transcendant m'enfin. Il fait ce qu'il veut après tout. Que ça énerve je conçois, que l'on aime pas je conçois, mais après on peut aussi se questionner avec la situation des auteurs, parfois pour vivre ils n'ont pas d'autres choix que d'être commerciaux justement. Mais là c'est une autre question.
    Y'a pas longtemps, même pas trois semaines, j'ai une personne de ma classe à l'internat qui s'est montré semi-méprisant. Disons qu'il m'a sorti à la fin "chacun lit ce qu'il veut après tout" mais en riant, tu sens bien le jugement derrière. Pour te faire le profil du gars : en hypokhâgne à 16 ans, fils du prof de philo de deuxième année. ( ça te peint bien l'univers, le contexte social, tout ça tout ça ). J'avais eu la bonne idée de m'excuser parce que je me retirai de la conversation pour retourner lire, et là, là question qui tue : Tu lis quoi ? Alors je savais la réaction, j'ai dis avec un sourire peiné "pas le genre que tu lis, tu vas sans doute trouvé ça con", le genre de paroles stupides que tu sors quand tu viens à avoir honte de ce que tu lis. ( Bordel, honte de ce que tu lis sérieusement, merci les gens et votre mépris pour nous faire sentir ça et merci ma faiblesse de ne pas assumer mes lectures ! ) Disons que c'était senti puisque oh, je lisais le tome 6 du Pays des Contes ( et c'est encore plus grave parce que l'auteur est un acteur de Glee olala ) Et sa première réaction a été "Ah ouais" avec un rire et un p'tit geste de la tête en mode "ouais en hypokhâgne tu lis pas ça"… Je suis rassurée presque quand j'entends d'autres personnes dans ma classe qui lisent quelques livres type Labyrinthe, etc. Après je m'y attendais, les gens sont baignés dans l'idée que la prépa = l'élite donc forcément ton livre de chevet c'est du Tolstoï, Hugo, Goethe etc.
    Mine de rien c'est toute ces conneries qui ne te font plus oser de lire en public. C'est à cause du regard sur ce que je peux lire que j'ai du mal des fois de sortir un bouquin dans le bus…

    PS : TOI AUSSI TU N'AS PAS AIME MAYLIS DE KERANGAL ? Toutes manières on est deux pauvres connes qui n'y connaissent rien à la littérature, si on a pas aimé c'est qu'on a vraiment pas de goûts ! Ca fait des articles juste pour se faire valoir de toute manière. 😉 ( plus sérieusement je me sens moins seule à ne pas avoir adhéré, cimer Ada ! )

    Aimé par 2 personnes

    • Aha, tu peux aussi rebondir en parlant de ton expérience 🙂
      Oulala, mais merci beaucoup ! Ca me touche énormément, surtout qu’en ce moment, je suis tellement anxieuse que je fais n’importe quoi, alors l’intelligence… Ca a surtout été un immense coup de gueule, je crois qu’il devait sortir, aha. En tout cas, vraiment merci ❤ ❤ ❤

      Je pense qu'on a tous une forme de mépris qui nous a été inculqué. En plus, vu que t'es en prépa littéraire, c'est un peu inévitable. Ce qui m'a fait pété un plomb, c'est le fait qu'on me dise que si je lisais ceci, je n'avais du coup pas le droit de lire ça, non mais oh, les gens m'énervent avec leurs cases ! Un jour, quand je présenterai les livres qui ont changé ma vie, il y aura des livres populaires… d'où mon indulgence peut-être ? Ma pauvre, je te plains, vu que t'es dans un milieu plutôt littéraire (c'était pas mon cas, du coup j'étais la boss en lisant des mangas et HP steuplé), des fils à papa, il doit y en avoir ! Je n'ai fait que les croiser, et j'en suis bien contente. Heureusement, tu t'es pas laissée faire et tu fais partie des meilleurs de ta promo ! Soyez pas blas', les rageux !

      Aimé par 1 personne

      • Est-ce que tu fais n’importe quoi ou est-ce que c’est l’impression que tu as ? Telle est la question ? ( je t’envoie plein de courage, et même si ça n’a pas l’air dans ta nature sache que si tu as besoin d’une petite oreille je suis là ! ) Un coup de gueule, c’est les tréfonds de ton p’tit toi qui font surface, et ici ça laisse transparaître une personne que je trouve incroyable, donc je les aime beaucoup des coup de gueule; (CDG pour les intimes, ça a de la gueule avec un acronyme stp ) Mais ce n’est rien, vraiment, c’est juste ce que je pense suite à ce que tu laisses transparaître de toi donc merci d’être qui tu es alors !

        Olala pour ça la prépa c’est vraiment IMBUVABLE. Faudrait arrêter de faire passer ça pour la haute société sérieusement, si on regarde ma situation j’vaux vraiment rien, je suis un torchon usé au fond du tiroir haha. Alors entre déni de la fac et de branches de la littérature, j’en soupe beaucoup, c’est fatiguant.
        Non mais t’es même plus maîtresse de tes lectures tout t’es dicté, c’est dingue quand même…
        J’espère pouvoir lire un jour un article sur ces livres! De toute manière c’est mieux d’essayer de lire de tout que de se limiter à un p’tit genre, même si c’est le « grand, le vrai » avec les classiques. T’as lu des mangas, HP, et même ceux de l’Académie, des Nobels etc, t’es rodée quand même !
        Mais mais mais merci t’es choupie ! ( mais je me laisse trop faire ça c’est bouh )

        Aimé par 1 personne

      • Non, je fais vraiment n’importe quoi, des gens m’aident et je ne fais rien de ce qu’ils disent, c’est bô.
        Quant t’as mis CDG pour « coup de gueule », j’ai pensé à Charles de Gaulle, comme en plus j’en parle vite fait dans l’article… Je suis morte de rire xD (je crois que l’acronyme ne passera pas xD)
        Et merci beaucoup, ce n’est effectivement pas mon genre de me confier, mais j’y penserai ! Tu es beaucoup trop gentille :3

        C’est eux le torchon usé au fond du tiroir… (pardon) Non mais sérieusement, ils sont juste les garants d’une vision qui se transmet de génération en génération, mais qui reste dépassée. En plus, leurs ancêtres devaient cracher sur des auteurs que leurs descendants vénèrent, c’est pitoyable.
        Cette pression est assez dingue, je ne sais pas si j’aurais apprécié une licence de lettres pour ça :/
        Tu es toujours aussi mignonne :3 Rodée, rodée, je manque encore de culture, mon petit, qu’est-ce que tu crois 😛

        Aimé par 1 personne

      • Mais tu peux pas tout faire donc c’est normal ? Je suis pas d’une super aide là 8.8
        Omg j’avais pas pensé à Charles de Gaule, la situation que ça créé xD Je ne t’en veux pas si l’acronyme n’est pas repris je ne comprends que trop bien même haha !
        Je vais faire comme si je n’avais pas lu cette dernière phrase ! (mais merci beaucoup mais c’est toi qui l’est ♥ )

        Hé bah écoute c’est peut-être un phénomène qui se transmet de famille de cracher sur toutes les générations d’auteurs…
        C’est un des bémol de cette formation oui, après faut réussir à passer outre ( franchement pas facile, mais bon, t’es là pour le bouquin en général et ça c’est beau ! <- paroles très profondes )

        Mais non mais CHUTEUH ! Je ris toute gênée derrière mon ordi, heureusement que je suis toute seule à la maison sinon ma soeur me regarderait super bizarrement. xD
        On a jamais assez de culture mais t'en as beaucoup à mes yeux déjà !

        Aimé par 1 personne

      • Oui, mais tout le monde ne le sait pas, et donc ne l’accepte pas x_x
        Oui, pardon, je suis désolée ! En plus, pour avoir vite fait bosser dans un milieu où on utilise cet acronyme pour l’aéroport, impossible de ne pas y penser x)

        Quelle horreur, vive l’héritage que tu laisses à tes enfants, les éduquer en leur disant que LEURS lectures sont supérieures à celles des autres…
        Tu as tout mon soutien, éclate-les ! o/

        Aimé par 1 personne

      • Oui mais les gens sont bêtes. ><
        Oh non mais t'inquiète pas j'aurais rejoins ton fou rire au moins haha ! J'ai l'impression que tu as travaillé dans un peu tout ça explique aussi pourquoi tu as l'air de t'y connaître dans pleins de choses.

        Malheureusement je pense que tu as pleins de gens qui sont dans cette mentalité…
        Si j'maintiens mon classement l'année prochaine je serais carrément satisfaite mais ne m'en demande pas plus. xD

        Aimé par 1 personne

      • Ca, c’est pas faux.
        C’est surtout que comme j’ai fait trois études différentes, je connais un tout petit peu certaines choses, mais je suis très loin d’être une experte sur le sujet. Ca me rappelle juste des choses que j’ai vu ! x)

        Encore une fois, je me rends compte que j’ai loupé la fin de ton avant-dernier commentaire… Ta pauvre soeur xD

        Si tu le maintiens, ce sera déjà cool !

        Aimé par 1 personne

      • Bah c’est déjà bien de connaître la base de certaines choses, au moins ça ne t’est pas inconnu ! (je suis sûre que j’ai fais une faute de conjugaison donc je m’excuse mais alors l’écriture et moi en ce moment… )

        Oh mais t’inquiète hein, je sais que je dis de la merde mais quand même. :p

        Oh que oui !

        Aimé par 1 personne

    • Je me rends compte que j’ai loupé la moitié de ton commentaire, qu’est-ce qu’il s’est passé ? O_o

      Ah non, hein ! Je suis d’accord avec toi ! (ce n’était pas évident au premier abord xD) Le mec qui estime que Marc Levy écrit des trucs commerciaux et que donc, il n’aime pas écrire et qu’il écrit juste pour vendre, c’est non ! J’ai beau ne pas aimer cet auteur, je suis sûre qu’ils aiment tous écrire ! Je l’aurais emplafonné, celui-là… pardon xD)

      Pays des Contes ? Acteur de Glee ? Tu as attisé ma curiosité 😀 (la fille qui a vu toutes les saisons)

      C’est moi qui méprise ceux qui ont du Tolstoï sur leur table de chevet… (je le dis pour ceux qui passeraient par là, je plaisante, hein !) Et tu ne devrais pas te sentir mal en sortant un livre dans le bus 🙂 (en plus, quand j’étais à Toulouse, y avait de tout dans le métro !)

      PS : OUI JE L’AI PAS AIME NON PLUS, VOILA ! Aha, copines 😀

      Aimé par 1 personne

      • Hop je réponds à la suite du coup !

        Ah non mais tu peux l’emplafonné, il a vraiment été très idiot sur la question franchement ! Enfin bon il jurait que par les classiques alors hein…

        Tu connais pas la sage « Le pays des contes » ? C’est une série jeunesse écrite par Chris Colfer ( celui qui joue Kurt ! ), et il revisite les contes dedans ( on s’en doute au titre ). Il y a des défauts mais j’aime beaucoup, ça doit être mon syndrome de Peter Pan haha !

        J’imagine que c’est un chouille plus simple de sortir n’importe quel livre dans le bus quand on est dans une grande ville: y’a une sorte de désintérêt de l’autre. Alors qu’à la cambrousse déjà, quand tu sors un livre t’es limite un OVNI, alors quand on voit que t’as la 20n et que oh tu sors du jeunesse, tu parais pour une décérébrée. –‘

        PS : CA FAIT DU BIEN DE LE CRIER PAR MAJUSCULES !

        Aimé par 1 personne

      • Je veux bien l’emplafonner. Envoie-le chez moi s’il te plaît. De toute façon, avec une telle mentalité, je me doutais bien qu’il n’aime que les classiques…

        Non, je ne connaissais pas ! T’en as parlé sur ton blog ? (j’ai la mémoire qui flanche) Je ne savais pas du tout qu’il avait écrit ça ! Les contes ne m’intéressent pas plus que ça, mais ça m’intéresse !

        Oui, je sortirais pas un livre chez moi… Au moins, dans une grande ville, tu te fonds dans la masse… Ma ville est un peu bourgeoise sur les bords en plus, tout en n’aimant pas lire, au secours x_x

        PS : TOUT A FAIT !

        Aimé par 1 personne

      • Ah si pardon il aime aussi les mangas ! Mais bon c’était un peu « l’exception qui confirme la règle » tu vois…

        J’ai du aller vérifier dans mon sommaire pour savoir si j’en avais parlé, la bloggeuse en carton que je fais haha. Donc la réponse est non ( sans doute parce que c’est une saga en 6 tomes, et que chroniquer des sagas, c’est pas easy peasy franchement ) mais je pense que maintenant que je l’ai terminé, je vais en faire un post sur insta. c: Honnêtement les contes sont là pour créer un bel univers et reprendre des personnages mais ce n’est pas avec cette série que tu vas vraiment apprendre les histoires comme c’est très très revisité. Il a même écrit un autre livre paru, Struck by lightning qui a été adapté en film d’ailleurs ( que je n’ai pas vu, mais lu : j’avais bien aimé, le marginal du lycée qui fait un journal, c’pas non plus transcendant mais sympa !)

        Haha bah je crois que c’est à peu près pareil ici, des bourgeois alors que y’a rien pour ( encore pire là où j’habite, Limoges encore ça va plus ou moins mais alors dans ma cambrousse arg, que des friqués coincés à la mentalité très douteuse ) où lire n’est une activité que pour les vieux presque… Voyons, si t’as un bouquin dans la main, c’est que t’as puisé toutes les vraies richesses du monde !

        Aimé par 1 personne

      • Ah ben il est chelou, ce garçon…

        Ahaha, je te comprends, je ne suis pas très à l’aise avec l’idée de chroniquer une saga non plus, dans le sens où j’essaie déjà pas de spoiler les one-shots, alors les sagas…
        Je me doute que c’est pas non plus transcendant, mais voilà, j’aime Glee. (ça n’a strictement aucun putain de rapport)

        Ah oui ? J’aurais pas pensé en Haute-Vienne pourtant ! Comme quoi, ce sont tous les mêmes partout…

        Aimé par 1 personne

      • J’te le fais pas dire. x)

        Voilà c’est déjà assez dur comme ça ! Puis en plus, chroniquer l’intégralité de la saga c’est hyper dur parce que souvent c’est en cours de parution, ou alors faut essayer de tout lire plus ou moins dans la foulée pour se souvenir de tout -> donc la galère comme pas possible, et sinon si tu fais un tome après l’autre… c’est très élitiste comme résultat parce que tu vises seulement ceux qui l’ont déjà lu, et ça n’a plus grand intérêt.. Je crois que les sagas c’est une des bête noire des blogueurs/ueuses littéraires.
        Mais si bien qu’ça a un rapport : ça t’influe mine de rien ! Regarde, j’ai lu ça parce que c’était Chris Colfer et que j’ai adoré le personnage de Kurt. ( par contre ça aurait été Lea Michele qui aurait écrit les livres j’aurais pas lu… )

        Ah bah ma p’tite ville c’est une ancienne ville de riches alors que ça en a vraiment pas l’air ( regarde, pendant la guerre y’avait des lâchés de fric apparemment… Puis y’a un château devenu un musée, ça a fait son commerce suite aux altérations géologiques due à une météorite etc, ça a roulé sa bosse et l’esprit des bobos est resté quoi… )

        Aimé par 1 personne

      • Oui, je lis jamais les chroniques des tomes d saga après le premier pour cette raison. Pas envie de me faire spoiler…
        T’aimes pas le personnage de Rachel ? C’était très clairement une pestounette mais moi, c’était mon personnage préféré x) (ce qui ne m’empêchait pas de dire qu’elle méritait quelques claques…). C’est à cause de sa voix, j’adorais quand elle chantait.

        Je ne savais pas du tout ! En même temps, on a un village pas loin de chez moi qui est réputé pour ça… Ils sont partout u_u »

        Aimé par 1 personne

      • Je pouvais juste pas Rachel… Je sais même pas à quoi ça tenait, si c’était le personnage tête à claque, une voix pour laquelle j’ai jamais eu trop d’accroche ( j’ai bien certaines chansons avec sa voix mais globalement elles sont rares. La preuve a été l’épisode pour Yell, avec la confrontation Rachel/Kurt pour Bring Him Home… Omg mais la voix de Kurt à se damner, Rachel me semblait fade haha. Désolée comme tu aimes sa voix :c )

        Ca se prolifère malheureusement…

        Aimé par 1 personne

      • C’est une question de goût surtout. Je connaissais quelqu’un qui kiffait Santana ! Je connais personne ayant regardé cette série qui a le même personnage préféré que moi. Généralement, tout le monde trouve Rachel insupportable x)

        Aimé par 1 personne

  16. Salut, super article et très bien écrit, ce qui ne gâche rien. Tu pointes bien les différents mépris qu’il peut y avoir et la posture exclusive que cela engendre : chacun bien dans sa case, surtout pas aller voir ailleurs s’il ya de la lumière, on est bien au chaud avec son genre et on s’y tient. C’est la même attitude qui consiste à ne pas comprendre les gens qui aiment Tarkovski mais qui vont aussi voir le dernier Star Wars (comment ça, je parle de moi ?). Ou le mépris inverse qui consiste à trouver des films « prises de tête ou intellos  » (oulala t’as raison faudrait surtout pas chercher à réfléchir et élargir ton horizon). Ou alors chose entendue dans mon cinoche : « ah non mais ça c’est pas du cinéma » en parlant d’un film d’animation.
    Pour continuer sur l’analogie avec le cinéma, je rappelle qu’Hitchcock, avant d’être défendu et revalorisé par La Nouvelle Vague, était considéré comme un cinéaste commercial. Ben oui, mais un auteur commercial dont tout le monde reconnaît aujourd’hui la valeur cinématographique, comme aujourd’hui on reconnaît de hautes qualités littéraires au polar. Alors je ne prétends pas que Lévy ou Nothomb seront un jour considérés comme des auteur-e-s ayant marqué l’histoire de la littérature mais être commercial n’empêche pas, parfois, la qualité.
    Allez, encore une analogie. « J’aime la musique mais pas le rap, à part MC Solaar ». (Bonjour cliché).
    Tout ceci étant dit, attention à ne pas tomber dans un écueil qui consisterait à considérer que tout se vaut et s’interdire d’avoir une opinion. Oui on le droit de trouver que certains livres sont de la merdre (il sera préférable de dire qu’on n’aime pas mais avouez, hein, vous aussi vous pensez ça). Oui, Hugo c’est mieux d’un point de vue littéraire que Paulo Coelho, ce n’est pas forcément être un tenant de ce que Bourdieu appelait la culture légitime que de le penser. Mais il faut aussi se dire que Coelho a peut-être éveillé plein de gens à la littérature brésilienne ou amené des gens à ouvrir un livre, puis d’autres (après tout, personne n’a commencé à lire en ouvrant Proust). Et on a aussi le droit de trouver que Giono c’est chiant. Et puis 20 ans plus tard en réouvrir un et trouver ça génial (comment ça encore du vécu ?)
    Le danger en culture comme en agriculture, c’est la monoculture : il faiu de la diversité et de l’éclectisme.

    Aimé par 1 personne

    • Waaah, merci pour ce long message ! Mais oui, chaque lecture peut apporter quelque chose, et comme tu l’as dit, personne n’a commencé à lire par Proust, aha. (ce traumatisme, j’imagine même pas)
      Je ne savais pas du tout pour Hitchcock ! (en même temps, je suis une grosse bille en cinéma) Comme quoi, ça peut vite changer…
      Je pense aussi pour Paulo Coelho, je ne l’ai jamais lu, mais je vois qu’il est considéré comme commercial, alors que je note justement pour certaines personnes une ouverture à d’autres horizons que la littérature francophone et anglo-saxonne… En fait, c’est super positif ! Je crois que c’est « L’alchimiste » qui fait partie des livres préférés de beaucoup. Nos goûts évoluent et ce n’est pas pour ça que je vais renier mes anciens goûts plus « populaires », ils m’ont forgé en tant que lectrice !
      Et je suis bien d’accord avec ta dernière phrase, c’est très bien dit ! Merci encore pour ce super commentaire !

      J'aime

  17. Cela me rappelle une scène de La Tête En Friche (un film moyen, par ailleurs). Casadessus initie Depardieu à la lecture. Depardieu essaie de lire dans sa cabane de jardinier, et plonge dans un dictionnaire à chaque mot qu’il ne comprend pas. Il se perd dans le dictionnaire et de rage l’envoie bouler en gueulant sur son chat et en décrétant » C’est pas pour nous, ça ! »
    Voilà, tout le problème de l’accès à la culture et à l’émancipation qu’elle génère est là : dépasser l’idée que « ce n’est pas pour moi ». Il y aurait tellement à dire sur ces milliers de gamins à qui des profs indignes ont fait comprendre plus ou moins subtilement qu’ils ne sont que des merdres, et qu’ils finiront en lycée pro ou chômeur, et que la culture légitime n’est pas pour eux.
    Heureusement, des légions de profs géniaux font comprendre l’inverse aussi, à contre-courant d’une société qui valorise un enfermement débilitant.

    Aimé par 1 personne

    • Oui, ça me fait beaucoup de peine tout ça, croire que ce n’est « pas pour nous ». Alors que bon sang, si, il y a souvent un temps d’adaptation (comme tu l’as dit, on ne lit pas certains auteurs du jour au lendemain), et si on doit en passer par autre chose, ou juste prendre notre temps, allons-y ! Encore un super commentaire, merci, tu as tout dit !
      (les profs… longue histoire, mais j’ai eu de la chance d’en avoir des pas mauvais à partir de la 3ème et qui m’ont fait découvrir des livres qui sont encore là, dans mon coeur)

      J'aime

  18. Je vais faire un commentaire qui n’apportera pas grand-chose à tout ce qui a déjà été écrit, mais c’est juste pour te dire à quel point je suis d’accord avec toi! Je suis une lectrice éclectique, j’apprécie qu’un roman me fasse réfléchir et je ne rechigne pas devant des oeuvres exigeantes, mais je ne vais de loin pas m’incliner devant tous les livres de cette catégorie. Et pareil, je peux très bien lire du pur divertissement, mais il ne faut pas me demander d’aimer tous les best-sellers (exemple: King oui, Musso non…). Je suis aussi très ouverte sur les genres. Avec le résultat que je me sens souvent pas assez intello pour les lecteurs de « grande littérature » et beaucoup trop pour les lecteurs de littérature populaire, pas assez passionnée pour les fans de polars ou SF qui ne lisent que ça mais déjà trop pour les amateurs de littérature blanche qui méprisent la littérature de genre. Et bizarre pour les non-lecteurs, mais ça c’est encore un autre problème.
    Bref, je trouve que c’est tellement dommage ce cloisonnement! D’autant plus que ça repose beaucoup sur des préjugés, du style « si ça se vend bien c’est forcément mauvais ». Alors qu’il y a des livres qui ont un succès commercial et qui abordent des thématiques complexes, sont très bien écrits etc, et des classiques surcotés. Je déteste vraiment cette idée selon laquelle pour être de qualité, un roman doit être ennuyeux et incompréhensible au commun des mortels.

    Aimé par 2 personnes

    • Ah mais non, tu fais bien de commenter ! Je me retrouve beaucoup dans ton commentaire ! C’est ce que je disais dans l’article, on n’est « pas assez ceci, pas assez cela », les spécialistes d’un genre ou d’un courant littéraire nous snobe en règle générale parce que nous ne sommes « pas assez passionnées »… Alors que l’éclectisme, ça permet de s’ouvrir à différents univers ! Et puis on peut très bien avoir certaines exigences (c’est mon cas) sans pour autant regarder de haut les lecteurs qui ne sont pas comme nous…
      Super commentaire en tout cas, merci ! 🙂

      J'aime

  19. « Ça ne s’arrête d’ailleurs pas qu’à la littérature. Quelqu’un n’y connaît rien sur un de vos sujets préférés alors que vous pensez que c’est la base ? Changez d’attitude tout de suite, vous êtes mauvais. Quand on n’est pas pédant, on est content de voir que ça peut potentiellement un petit peu intéresser quelqu’un d’autre, pas forcément autant que nous, mais c’est cool. Tu lui expliques un peu au début, tu ne le bombardes pas d’informations qu’il aura du mal à ingurgiter parce qu’il y en aura trop. Tu ne rends pas ta passion inaccessible. Il y a un début à tout, et peut-être même que ça ne dépassera pas cette étape, et ça ne rend pas la personne en face inintéressante. »

    MAIS TELLEMENT !

    La lecture de cet article me fait un bien fou ! J’adore, j’adoube, je t’aime follement (voilà c’est dit.) !
    Merci, merci mille fois d’oser dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Ton article est intéressant, pertinent, osé, bien écrit, bref pour moi une vraie perle qui montre à tout le monde que non lire c’est pas une tare, qu’on a le DROIT de lire de tout et d’être content comme ça.

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup, vraiment ! Je suis contente qu’il te plaise et qu’il te parle. J’avais peur que ça fasse trop « coup de gueule » et qu’on me dise de me calmer, mais en fait, je crois que tout le monde le pense, aha. Encore merci !

      J'aime

  20. Pingback: La lecture populaire, un genre sous estimé.

  21. Tout ce que tu cites est malheureusement le reflet de notre société où les individus passent leur temps à tout comparer, à se comparer aussi dont l’unique vocation sert finalement à se renvoyer une meilleure image de soi et se mettre en valeur.
    Tout y passe et crée des clivages, toujours. La comparaison n’est utile que quand elle est argumentée et qu’elle ouvre le débat. Cela vire vite au jugement de valeurs sinon.
    La lecture est quelque chose de très personnel, il y a autant de lecteurs qu’il y a de personnes sur terre tout simplement parce qu’on a tous une histoire et une sensibilité différente. De même, on ne va pas avoir envie de lire la même chose en fonction du moment. Le principal est d’y trouver son compte et d’apprécier ces moments de lecture privilégiés.
    Bon par contre tu dis que tout le monde a eu sa période secret story…… euh…. moi jamais !! mais je suis très vieille…euh…. très jeune 🙂 🙂

    Aimé par 1 personne

    • C’est vrai ! Y en a qui lisent pour se faire bien voir, ça craint en plus ! Oui, ça dépend des périodes, je lis beaucoup d’essais ces dernières semaines, ce qui n’était pas du tout le cas au début de l’année ! L’essentiel est de s’y retrouver 🙂
      Aha, pour Secret Story, c’est sûrement ma génération plutôt… Les plus jeunes regardent d’autres télé-réalités ! Et les plus vieux… ne regardent pas forcément, alors tant mieux 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s