Découverte : la décroissance

Le mois dernier, j’ai découvert deux essais sur la décroissance, un sujet dont j’avais beaucoup entendu parler mais sans rien savoir de concret. Curieuse, j’ai voulu en avoir le coeur net.

Bon, en fait, c’est à moitié un mensonge : sur les deux livres que je vais vous présenter, j’en ai juste croisé un à la librairie dont la couverture m’a attiré l’oeil. Mais plus que ça, c’est un des visages sur la couverture qui a éveillé mon attention : Albert Camus ! Si, effectivement, j’aime beaucoup sa simplicité, son amour pour la nature, sa revendication d’une certaine intégrité et le devoir de ne pas aller trop loin, je ne l’avais jamais relié à la décroissance. Lui non plus ne l’a jamais formulé ainsi, mais on verra ça plus tard dans l’article. En attendant, une petite explication s’impose.

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Qu’est-ce que la décroissance ? Il est difficile d’en donner une définition précise. En effet, cette idée s’est construite sur la base de plusieurs grilles de lectures, qui vont favoriser l’aspect écologique, économique, politique, éthique ou social selon ceux qui vont dénoncer ce qui ne va pas dans notre mode de vie industriel. Je crois, avec le peu de ce que je viens de dire et le nom « décroissance » lui-même, que vous avez peu ou prou deviné de quoi il s’agit : l’idée est de vouloir faire disparaître la production et la croissance. Ces dernières sont connues dans le contexte libéral actuel pour être la porte au bien-être d’un pays, mais aussi des gens qui y vivent. Seulement, la décroissance démontre l’inverse : au contraire, la société capitaliste est génératrice d’inégalités et de pollution. Que la croissance pourra bien provoquer des conflits encore plus importants qu’aujourd’hui, voire pire : l’extinction de l’humanité.

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