Bilan lectures #18 (juin-juillet 2018)

Me voici à nouveau avec un bilan bimensuel ! Je dois avouer que le mois de juin ne fut vraiment pas fructueux et j’allais pas faire un article pour rien. Je parlerai un peu plus en détail du pourquoi du comment de mes lectures à la fin de l’article, alors c’est parti !

Auprès de moi toujours (Kazuo Ishiguro) Lire la chronique

Kazuo Ishiguro est prix Nobel 2017 mais ce n’est pas pour ça que je voulais le lire, j’avais ce roman dans ma PAL bien avant qu’il n’obtienne ce prix. Ce fut une histoire un peu différente de ce à quoi je m’attendais, avec une écriture qui pourra sûrement en rebuter certains, mais ce ne fut pas mon cas, j’ai trouvé cette vie quotidienne d’enfants à part très intéressante.

petit-manuel-de-résistance-contemporaine-coverPetit manuel de résistance contemporaine (Cyril Dion)

Je rentrerai plus dans les détails plus loin, mais en gros, j’avais besoin de cette lecture. Dans cet ouvrage, Cyril Dion, co-fondateur du mouvement Colibris (mais si, Pierre Rabhi, tout ça, vous savez), nous explique vers quoi on se dirige et en quoi il est urgent de changer nos modes de vie. Pas forcément pour changer le cours des choses (il est probablement trop tard) mais au moins pour être paré pour survivre aux conséquences. Et pas des moindres : le réchauffement climatique, la raréfaction des ressources, l’augmentation de la population sur la planète (mais faîtes quand même des gosses, qu’ils disent !)… Je sais ce que vous vous dîtes : encore un énième livre sur l’écologie, à vouloir nous culpabiliser, blablabla. Je l’ai trouvé assez différent de ce qu’on peut trouver, surtout quand on est un peu paumé comme moi. Pour les personnes qui s’intéressent déjà au sujet, vous risquez de ne pas forcément trouver chaussure à votre pied mais pour ceux qui, comme moi, n’y connaissent rien, ce livre est vraiment super ! Il contient quasiment toutes les réponses à mes questions, ça m’a clarifié mon esprit confus. Le livre est vraiment très bien structuré et amène une idée intéressante : quelles histoires nous racontent-on pour entretenir le mythe de cette société ? C’est vraiment très instructif… De plus, il est justement non-culpabilisant : il nous apprend à faire des choses par nous-mêmes, petit à petit, et nous dit aussi que politiquement parlant, il va falloir faire quelque chose aussi…

Je vous laisse avec deux chroniques qui en parlent bien mieux que je ne pourrais le faire :

Si vous avez des suggestions d’ouvrages en rapport avec ce thème, je suis toute ouïe, car je suis un peu perdue.

Si par une nuit d’hiver un voyageur (Italo Calvino) Lire la chronique

Lecture commune avec La viduité, j’ai eu beaucoup de mal à le lire durant la période dans laquelle j’étais, ce qui ne m’a pas aidé à le terminer rapidement. Ce livre ne nous prend pas pour des abrutis, on doit se triturer les méninges, tout en prenant un plaisir non dissimulé à voir des sujets comme la lecture explorés. Il serait bête de passer à côté.

Un funambule sur le sable (Gilles Marchand) Lire la chronique

Celui-ci fut une lecture très agréable ! On suit Stradi, un jeune garçon qui est né… avec un violon dans la tête. Particulier, n’est-ce pas ? On verra que ça rend aussi les choses poétiques. Le thème de la différence et des difficultés rencontrées seront abordés avec justesse. Ce livre tombait à pic car j’avais besoin de ce genre de récits.

bonjour-tristesse_cover.jpgBonjour tristesse (Françoise Sagan)

J’étais assez curieuse de le lire, un peu comme L’Amant de Marguerite Duras. Si j’ai bien plus apprécié ce dernier, celui-ci a aussi ses qualités à défendre. On suit Cécile, jeune fille de dix-sept ans durant des vacances au bord de la mer avec son père et sa petite amie du moment. Cependant, tout ne va pas se dérouler comme prévu : Anne, une amie à sa mère décédée, viendra s’incruster dans la villa où ils séjournent. Sous les apparences un peu faciles du scénario (et puis vous me connaissez…), Françoise Sagan a su apporter des réflexions intéressantes, bien qu’elles se rapportent à un sujet banal. La fin m’a complètement scotchée. (difficile de ne pas y repenser après…) De plus, l’autrice a une écriture très jolie et agréable. Sans être révolutionnaire, c’est un bon livre.

dreamland-tome-17-cover.jpgDreamland, tome 17 (Reno Lemaire)

Voici un manga que je suis depuis longtemps ! J’avais complètement loupé la sortie du 17ème tome, et comme j’ai appris que le 18ème allait sortir au mois de juillet, je me suis dit que j’allais arrêter de traîner comme pour toutes mes autres lectures de mangas. C’est un manga que je lis depuis la sortie du 1er tome (en 2006) et je ne décroche pas de cet univers incroyable, malgré tous les défauts qu’on peut lui trouver. J’ai, encore une fois, bien apprécié ma lecture.

la-désobéissance-civile-coverLa désobéissance civile (Henry David Thoreau)

Ce livre est court, comme celui qui suit. Le titre est assez clair je pense, donc vous vous doutez bien du sujet. Si vous vous attendez à ce qu’il vous caresse dans le sens du poil, passez votre chemin ! Il n’a pas la langue dans sa poche. Il est donc parfois un peu cash, mais cela n’enlève rien à l’intérêt de son essai qui remet les points sur les i. Il était contre l’esclavage dans son pays (il était américain) et n’hésite pas à montrer du doigt les incohérences de son gouvernement… dont il appelle à ne plus payer des impôts. On en vient au point qui m’a chagriné dans son livre : il appelle à une désobéissance individuelle. Sachant que je pense qu’on ne peut rien sans le collectif, ce raisonnement me paraît erroné et insuffisant. Mais en-dehors de ça, cet essai nous secoue les puces à plus d’un titre, alors qu’il a publié ce livre en 1849 ! Toujours d’actualité… Il avait l’air d’être un incompris, il m’a un peu émue.

la-vie-sans-principe-coverLa vie sans principe (Henry David Thoreau)

Celui-là, comme le précédent, il faudra que je le relise ! Tu m’étonnes qu’il ne soit pas plus connu : il y est question d’un sujet qui me parle, mais qui est loin d’être populaire, le travail. Le monsieur avait l’air d’observer des choses similaires à notre époque dans la sienne, je parle de la prédominance du travail. Cela semblait beaucoup lui déplaire et il voyait déjà les dangers que l’industrialisation pouvait engendrer pour les humains et la planète. (rappelons que ce n’était que le début à son époque) Il m’a beaucoup impressionnée, je le relirai et l’apprécie sans doute plus que La désobéissance civile. Une nouvelle fois, il n’est pas du genre à se restreindre dans ses propos, donc ne vous attendez pas à ce qu’il sonne sympa, aha.

lettre-à-d-coverLettre à D. (André Gorz)

André Gorz est un des grands penseurs sur ce sujet qui m’intéresse beaucoup en ce moment, le travail. Mais ce serait bête de ne le réduire qu’à ça. Et d’ailleurs, ce n’est pas le sujet car cette lettre a un tout autre but. C’est une lettre qui s’adresse à Dorine, sa femme. C’est une véritable déclaration qu’il lui fait, exempté de tout ce que je peux détester dans ce genre de choses. (comprenez que ce n’est pas mielleux) J’ai trouvé ça très émouvant, il considère que sa vie n’aurait pas été aussi bien sans elle. D’ailleurs, ils se suicident ensemble en 2007 ! (ce livre a été publié en 2006) Elle a joué un grand rôle dans sa vie, qu’il a tenté de minimiser au début (la féministe que je suis appelle ça de la fierté masculine mal placée) et il le reconnaît, il regrette cette erreur. Je l’ai trouvé très humble et touchant, ça avait l’air d’être un grand homme respectable.

La Condition ouvrière (Simone Weil) Lire la chronique

Avec le titre, vous devinez bien de quoi ça parle : de la condition ouvrière. L’autrice a voulu vivre le travail ouvrier sur une longue période (quasiment un an) pour connaître de façon réelle leur conditions de travail. Ce livre contient toutes ses intelligentes observations sur le sujet. Il n’est pas difficile à lire, je le recommande à tous ! (est-ce que je rajoute que j’admire un peu la madame maintenant ?)

Le refus du travail (David Frayne) Lire la chronique

Pour une fille au chômage, je lis des livres que je ne devrais pas lire ! Contrairement à ce que vous pourriez penser au premier abord, ce n’est pas pour vous inciter à ne plus travailler du tout. Cet essai remet juste en question notre vision de ce qu’est le travail, le seul étant reconnu est celui de l’emploi. Des tas de problématiques sont abordées, je vous conseille vraiment de jeter un coup d’oeil.

dreamland-tome-18-coverDreamland, tome 18 (Reno Lemaire)

En vrai, il faudrait peut-être que je vous dise quelle est l’histoire à l’origine ! Dreamland est le monde des rêves (je me sens comme Captain Obvious) auquel tu accèdes la nuit en dormant en tant que rêveur : tu n’as aucune prise sur les évènements. Par contre, si tu réussis à vaincre ta principale peur, tu obtiens le pouvoir de ta phobie (si t’as peur du feu, t’obtiens le feu comme pouvoir par exemple) et tu peux déambuler dans les royaumes de Dreamland… Bien évidemment, notre héros principal, Terrence, et sa bande de loustics vont s’engouffrer dans des aventures et très souvent se foutre dans la merde… Et oui, c’est un manga, à part qu’il est dessiné par un auteur français ! J’aime beaucoup son univers original. Et après le 17ème tome, je n’ai pas attendu très longtemps pour me procurer le dernier. Ça va envoyer du lourd dans le prochain !

congo-requiem-cover.jpegCongo Requiem (Jean-Christophe Grangé)

Vous l’aviez compris, j’avais vraiment beaucoup aimé Lontano, le premier tome, durant mon mois spécial polar/thriller. Du coup, quand j’ai su qu’il y avait un deuxième tome, je me frottais les mains avec impatience. Cependant, mon avis est un peu plus mitigé… Ça commençait pourtant bien durant la première partie au Congo, j’ai adoré. Par contre, la deuxième partie du roman a selon moi quelques incohérences par rapport au premier tome… Sachant que je ne réfléchis pas trop lors de ce genre de lectures, certaines ficelles étaient bien trop grosses. Je relirais Lontano, je verrais bien ce qui ne va pas, au-delà de mes impressions et de mes questionnements pas forcément très ciblés… C’est plutôt dommage, c’était bien parti ! Selon moi, il n’est pas indispensable de le lire, vous pouvez vous contenter du premier tome, il se suffit à lui-même selon moi.

charlotte-coverCharlotte (David Foenkinos)

Dans ce roman nous est raconté la vie de Charlotte Salomon, une peintre juive d’Allemagne, qui vivra la 2nde Guerre Mondiale… Je vous laisse deviner son sort. Sa vie était assez particulière, en particulier avec la malédiction qui atteint sa famille maternelle. Une vraie crainte qui influencera sa vie, ses interactions. Par la suite, elle sera intégrée à l’école des Beaux Arts, alors que les juifs n’y ont pas accès, mais elle bénéficiera d’une exception. Elle a dû fuir en France en zone libre lorsque la guerre a éclaté… Bref, sa vie était vraiment intéressante et émouvante à lire, elle n’a pas eu un destin banal, et la peintre ne l’était pas elle-même de toute façon. Je vous conseille de jeter un coup d’oeil à ses peintures pour vous faire une idée. Je les aime bien sans forcément que ce soit un coup de coeur comme David Foenkinos, qui racontera d’ailleurs par petites bribes son parcours de l’ancienne vie de Charlotte Salomon (il a visité les endroits qu’elle a visité, où elle a habité). Le petit bémol que je poserai sur ce roman, c’est l’écriture. Bien qu’il l’explique durant le roman et que l’explication n’est pas dénuée de sens, elle me paraît trop facile. C’est beaucoup trop aérien et peu recherché à mon goût. C’est cependant une lecture que j’ai apprécié, rapide à lire pour les pressés.

(et merci à la personne qui m’a offert ce livre et qui se reconnaîtra 😉 )

ma-vie-toute-crue-coverMa vie toute crue (Mauricio Garcia Pereira)

Pour les végés/végans qui vont voir le nom de l’auteur, celui-ci ne vous sera pas inconnu. Pour les autres, un petit rappel s’impose : Mauricio Garcia Pereira est un ancien ouvrier de l’abattoir de Limoges, le plus grand abattoir public de France. Après 7 ans de travail dans cet abattoir, cet homme décide que toutes les horreurs qu’il voit ont assez duré et filme les coulisses de son travail, et en particulier le fait qu’on tue des vaches gestantes (qui a été la goutte qui a fait déborder le vase pour lui). Il envoie tout ceci à L214, association qui dévoile les conditions indignes dans lesquels les animaux sont traités et tués dans les abattoirs. Jeter des foetus à la poubelle est monnaie courante dans cet abattoir… et peut-être dans d’autres ? Mauricio Garcia Pereira dénonce ainsi tout ceci dans son livre. En tant que végétarienne, rien ne m’a étonné, mais j’ai de la sympathie et du respect pour cet homme qui a pris des risques pour nous informer. Il me semble que son témoignage est nécessaire pour enfin ouvrir les yeux.

antispéciste-coverAntispéciste (Aymeric Caron)

Ceci est une relecture ! Je le relis pour une raison bien particulière, ce n’est pas que par envie. J’ai vu une vidéo de L’As Végane Parano qui m’a outrée sur ce livre. Tout ce qu’il a raconté était de mauvaise foi à mon sens et j’ai voulu vérifier ce qu’il en était. Je ne vais pas faire tout un article là-dessus (la vidéo est sortie il y a deux ans, on va dire qu’il y a prescription) mais je vais juste dire quelques mots. Aymeric Caron a répondu en-dessous de cette vidéo et je vous confirme tout ce qu’il dit pour se défendre. Donc en fait, le Youtubeur tire ses propos de son contexte, lui attribue des paroles qui ne sont pas les siennes, prend des phrases solo en omettant le reste de ses explications, etc. Et il dit qu’il n’est pas là pour clasher, ou alors à peine à 5%, mais quelle blague ! Il l’enfonce pendant la majorité de la vidéo, mais oui, il ne l’attaque pas, bien sûr… Ça sent la recherche du buzz ou je ne m’y connais pas. Il y a aussi une différence de stratégie flagrante : il ne faut pas être sympa avec les carnistes (ceux qui mangent de la viande) selon certains et les végétariens sont des connards pire qu’eux (kikou !), donc allons-y, méprisons tout le monde ! … Mais concrètement, ça sert à quoi de faire ça ? Ne vaut-il pas mieux ouvrir un dialogue un minimum serein ? (même si certains mériteraient des claques, je vous l’accorde) C’est ce que fait Aymeric Caron, et je crois que c’est ça qui reste entravé dans la gorge de certains. De plus, il n’excuse rien aux spécistes : en lisant ce livre, le Youtubeur prétend qu’Aymeric Caron offre des excuses aux carnistes et autres méchants végétariens, mais pas du tout ! Quand je l’avais lu, j’étais bien consciente qu’en tant que végétarienne, je n’en faisais pas assez, bien au contraire. C’est quoi le problème ? Qu’il nous engueule pas assez en l’expliquant ? Quant à son chapitre sur les végans extrémistes, ça ne va pas plaire, mais il a raison, déso pas déso. Mais ce n’est pas tout. On lui reproche de parler aussi de l’humanisme, qu’on s’en fiche vu qu’on parle d’antispécisme, blablabla. Pourtant, il a raison. Notre monde actuel ne permet absolument pas pour les animaux d’y vivre. Si des changements ne sont pas faits à notre niveau, on peut continuer à s’enorgueillir de ne pas manger de la viande, mais concrètement, ça ne servira à pas grand chose. En même temps que de se battre pour les droits des animaux, il faut aussi changer la façon dont on considère l’humanité et notre mode de vie. Sinon, essayez de lâcher votre chien/chat dans la nature pour qu’il soit liiibre, mais non seulement, il va être affamé, ne saura pas où dormir en sécurité et en plus, il y a de fortes chances qu’il finisse sous une roue de voiture. Sans parler de l’écologie, qui concerne tout le monde, bien qu’Aymeric Caron déplore le fait qu’on ne s’y intéresse que pour la survie de l’humanité plutôt que pour toutes les espèces vivantes… Il donne sacrément des excuses à tout le monde, dis donc ! Breeef, on aura compris que ça m’aura pas mal agacée, et encore, je me suis retenue, cet article n’est pas là pour ça. Et je le conseille à ceux qui s’intéressent au sujet !

pandora-hearts-20-21-22-coverPandora Hearts, tome 20, 21, 22 (Jun Mochizuki)

En fait, je connais déjà la fin. (la nostalgie de lire des scans il y a quelques années) Mais je n’avais pas fini de mes les procurer en papier, donc une partie des derniers tomes fait ainsi partie de ma collection ! (il reste le 23 et le 24 à me procurer) C’est toujours aussi bien même quand on les relit et je ne regrette pas d’avoir commencé à les prendre en papier. L’histoire est formidable, les personnages sont formidables, que dire de plus. Je les relirai, c’est sûr !

J’ai aussi lu le n°6 de la revue America, c’est un magazine, alors je ne sais pas trop si ça compte. (mais bon, c’est quand même long à lire !)


Vous devez vous dire qu’il y a beaucoup d’essais dans ce bilan, et ce n’est effectivement pas un hasard ! Il y a deux mois, j’ai lu deux livres sur la décroissance, dont un qui m’aura particulièrement marqué. Ces livres m’ont foutu plus bas que terre, si c’était encore possible, et une véritable remise en question s’est imposée d’elle-même. Je ne peux pas juste trouver un travail, un appart, puis basta.

J’ai une envie de connaissances sur certains sujets qui me paraissent obligatoires à connaître, donc il se peut que vous croisiez d’autres essais un peu plus souvent à l’avenir. Ça explique aussi les nombreux craquages en librairie de ces derniers temps… Je pense que vous avez compris vers où mes réflexions sont tournées. Ça ne va pas être simple à assumer ni à pratiquer dans ma vie, mais sinon, si je ne fais rien, mon état empirera.

Mais les romans, ce n’est pas fini ! Les romans, c’est la liberté, celle du style et de l’histoire, ça permet de s’évader, même quand ce n’est pas gai. Je ne vais pas les quitter, loin de là !

Et sinon :

Je vous retrouve le mois prochain (ou le mois d’après) pour un nouveau bilan lectures qui, je l’espère, sera aussi fourni que celui-là !

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21 réflexions sur “Bilan lectures #18 (juin-juillet 2018)

  1. Merci Ada pour le partage de la chronique !
    C’est bien de voir autant d’essais dans tes lectures, ça me donne des idées.
    D’ailleurs en ce moment, j’avoue zieuter sur le livre suivant : https://www.actes-sud.fr/catalogue/agriculture/drawdown-comment-inverser-le-cours-du-rechauffement-planetaire
    Je vais essayer de le trouver en librairie et de le feuilleter, voir ce que ça donne d’autant que le monsieur a l’air assez subversif.

    Françoise Sagan et Bonjour tristesse… Dans mes souvenirs j’avais bien aimé sur le moment même si aujourd’hui il ne me reste plus grand chose de cette lecture. J’ai vu que le roman a été adapté en BD mais je ne sais pas ce qu’elle vaut.

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    • De rien, j’ai apprécié la lire, elle est vraiment bien 🙂
      C’est ma période essais, profites-en 😀
      Il a l’air vraiment cool, mais… LE PRIX ! Tu me diras s’il a l’air d’en valoir la peine selon toi parce que là, je grince des dents :/

      Je ne pense pas que j’en retiendrai grand chose non plus, mais il faut bien avouer que la fin m’a marquée. Enfin un livre dont je me souviendrai de la fin ! x)

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  2. Je suis en train de lire Congo requiem et comme toi, j’avais adoré le premier, Lontano… et là j’ai du mal, du mal… je me demande même si je ne vais pas arrêter ! Sinon, tu me donnes plein d’idées de lectures autour du travail, qui est aussi une de mes préoccupations du moment 😉 et merci aussi pour le lien sur ma chronique !

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  3. J’aime voir la façon dont tu diversifies tes lectures, puis tu me donnes envie d’explorer plusieurs pistes (même si pour le moment je me cantonne à la fiction, les essais, je les repousse encore et toujours à plus tard).

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  4. C’est un beau bilan de lecture ! Si tout semble très intéressant je pense que je me laisserais tenter par La vie sans principe (en plus du David Frayne) ! Le David Foenkinos ne m’a jamais trop attiré et vu ce que tu en dis, par rapport au style, je ne pense pas que ça soit mon genre. Et « Bonjour tristesse » ça fait longtemps que je veux le lire (parce que voila c’est un « classique ») mais je ne savais pas trop à quoi m’en tenir, ton avis me rassure : ce sera surement une bonne lecture mais je ne dois pas trop en attendre non plus.

    J’aime beaucoup ton petit coup de gueule par rapport au youtubeur et au livre d’Aymeric Caron. je suis végétarienne aussi et j’ai déjà eu le droit à la remarque « ça sert à rien, tu es hypocrite blabla »… Alors que pour moi le plus important est de faire sa part à la hauteur de ses moyens. Déjà, rien que se questionner sur son rapport à la viande et à l’espece animal en général, c’est déjà un premier pas je trouve. Intéressant aussi ce qu’il dit par rapport à l’écologie « pour l »homme », c’est vrai que l’argument protéger les espèces menacées passe souvent en tout dernier.

    Je te souhaite un beau mois d’Août avec de bonnes lectures en perspective 🙂

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    • Merci beaucoup ! Si tu tiens au style, j’ai trouvé « Charlotte » un peu moyen de ce côté-là… Dommage, car l’histoire est intéressante.
      Pour « Bonjour Tristesse », oui, il ne faut pas t’attendre à quelque chose de gros… Et peut-être que du coup, tu l’apprécieras peut-être un peu plus 😉

      Aha, ça me rassure ce que tu dis, j’ai vraiment l’impression d’être une mauvaise végétarienne parfois. (mais quand la réflexion vient d’un carniste qui ne fait rien, c’est très savoureux) Je me sens moins seule, merci ! Ça me semblait important à dire 🙂

      Toi aussi, passe un bon mois d’août avec plein de belles lectures 😉

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  5. Waouh ! C’est dingue tout ce que tu as lu en deux mois, je suis sur le popotin là !
    Je en sais même pas quoi dire face à tout ça, tu me fais tomber tous les livres sur la tête là j’ai l’impression haha. Y’a pleins de choses très intéressantes en tout cas, et cette diversité dans tes lectures ( bien que certes dominés par les essais mais ça reste assez pluridisciplinaire dans l’ensemble ) fait beaucoup de bien, ça donne envie de piocher à droite et à gauche ! Y’a pas mal de lectures qui ont été tues aussi j’ai l’impression, en tout cas je rajoute Lettre à D. dans mes envies, ça me changera un moment donné. J’ai tellement entendu parler de Bonjour tristesse que je me dis qu’il faut que je le découvre aussi un jour ou l’autre ( plutôt l’autre actuellement haha ), puis tu m’intrigues sur la fin ! Je t’avoue que je me suis toujours demandée comment le livre pouvait tenir vu que l’intrigue est assez… inexistante comme ça j’ai envie de dire.
    En tout cas, je suis contente pour toi si tu as bien aimé Charlotte et que tu n’as pas eu ce ressenti désagréable de voyeurisme que j’avais eu à ma lecture. x)
    Bon faut vraiment que je prenne la peine de lire ton article sur la décroissance ( et de répondre aux commentaiiiiires bordel de nouiiiilleeeee ), ce sera mon objectif d’août ! ( réalisable, faut juste que je me motive. )
    En tout cas je pense que quand je serais parvenue à vider ma PAL tu vas me la reremplir à coup d’essais hyper intéressants haha

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    • Y en a qui sont courts, donc ce n’est pas tant bien que ça x)
      Pas mal de lectures qui ont été tues ? Dans le sens où tu penses que j’en ai peut-être pas dit assez ?
      Oui, franchement, Bonjour tristesse m’a paru banal tout le long, jusqu’à… la fin, ça m’a fait réfléchir.
      Pour Charlotte, j’ai surtout ressenti du voyeurisme quand l’auteur racontait qu’il était allé visiter les endroits où elle avait été, mais comme ça restait occasionnel, ça ne m’a pas marqué plus que ça.
      En même temps, si tu ne le fais pas, je comprends, qui a envie d’aller sur son ordi par cette chaleur ?
      Aha, en plus les essais, ce n’est pas fini 😀

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      • Arrête de te dénigrer ça reste super !
        Non non dans le sens où beaucoup n’ont pas été mentionnées avant sur le blog et/ou insta, etc, certaines lectures en gros où c’est « coucou je l’ai lu mais je l’ai pas dit » grosso modo. x)
        Oui voilà, c’est là que je l’ai ressenti surtout. Encore des fois ça peut être neutre, je pense par exemple aux personnes qui visitent la maison d’Anne Franck, mais dans son cas à lui, moyen, surtout qu’il a fait beauuucoup de forcing pour de ce qui était dit et c’est ce qui m’a le plus frustré..
        Ah bah ça j’ai bien vu que les essais c’était pô fini. :p

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      • Merci beaucoup :3
        Ahaha, je vois xD
        Oui, à un moment, il veut entrer quelque part, mais la nouvelle propriétaire des lieux ne voulait pas, et je sentais qu’il insistait, j’étais là « Mais c’est plus chez Charlotte Salomon, allez, casse-toi ! » xD
        Je ne vois pas de quoi tu parles x)

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  6. Pierre Rabhi, j’ai lu plusieurs interviews de lui où il se montrait franchement homophobe (et par hyyper progressiste sur l’égalité homme-femme non plus) donc j’ai un gros a priori sur le mouvement, je devrais probablement me pencher de plus près sur l’essai que tu conseilles, j’imagine que tout le monde n’est pas comme le monsieur chez les Colibris.
    Il faut que je lise Thoreau ! Même si comme toi, je crois plus au collectif qu’en l’individualisme. Après, des décisions individuelles (comme ne pas payer ses impôts) prises collectivement, ça a tout de suite plus d’impact.
    Lettre à D. m’avait aussi beaucoup émue, mais je ne m’étais jamais intéressée au reste du travail de Gorz avant, si tu le lis je serai intéressée d’avoir ton avis.

    C’est un sacré bilan lectures en tout cas !

    Aimé par 1 personne

    • J’ai vu ça après m’être intéressé au mouvement suite à la lecture de cet essai, ça m’a un peu refroidie… Et je ne sais pas si t’as vu, mais des incohérences entre l’argent qu’ils gagnent et leurs aspirations existent… (genre ils gagnent énormément alors qu’ils prônent une vie avec moins…) Bref, je me méfie un peu, même si celui-ci était très intéressant pour le coup.
      Oui, Thoreau est particulier, mais nécessaire. J’ai acheté un autre de ses livres !
      Pas de problème, je le lirai sûrement ce mois-ci en plus !

      Oui, moi qui faisait « ouin ouin » auparavant xD

      Aimé par 1 personne

  7. C’est super bien les essais, en ce moment j’en lis beaucoup sur le féminisme. Et sur l’art, la littérature. Je n’ose pas lire ceux sur les animaux, rien que de lire tes articles sur ce sujet j’ai mal au cœur. C’est très lâche de ma part mais je suis incapable de lire le traitement que l’on réserve sur les animaux. Quand je me serais blindée encore un peu plus j’irai peut être affronté cette peur.

    Aimé par 1 personne

    • Aah, super ! J’espère que tu nous en parleras ! (enfin, ceci dit, c’est peut-être déjà fait, je vais aller voir)
      Si tu te sens pas prête, te force pas. Perso, j’aurais dû regarder une vidéo d’abattoir bien avant… Au moins, t’as l’air assez ouverte sur le sujet. (j’en reparlerai tout bientôt d’ailleurs)

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