Drawdown, de Paul Hawken

Comment inverser le cours du réchauffement planétaire

drawdown-coverQuatrième de couverture

Nous savons qu’il nous reste peu de temps pour agir. Un nombre toujours plus important de scientifiques nous mettent en garde : dans quelques années, il sera trop tard. Le changement climatique menace de défaire le tissu social, de saper les fondations mêmes de la démocratie et de précipiter la disparition de nombreuses espèces. Dont l’être humain.
Fort de cette urgence, Drawdown propose une feuille de route à l’usage des gouvernements, des territoires, des villes, des entreprises et de chacun d’entre nous. Plutôt que de baisser les bras, ce livre veut nous aider à surmonter la peur, la confusion et l’apathie, pour passer à l’acte.
Drawdown désigne le point de bascule à partir duquel la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, après avoir atteint un pic, se met à diminuer d’une année sur l’autre.
L’objectif de ce livre est de nous aider à engager cette bascule.
Pour y parvenir, Paul Hawken et soixante-dix chercheurs ont élaboré un plan inédit : quatre-vingts solutions pour inverser le cours du changement climatique. En décrivant leurs impacts positifs sur le monde financier, les relations sociales et l’environnement, ils nous enjoignent à organiser notre action : commencer par ce qui aura le plus d’impact et construire une stratégie globale.
Nous disposons de tous les outils nécessaires, à nous de nous mettre au travail.

Critique

En voici un livre dense ! (très dense) Tout le monde est au courant de la catastrophe écologique qui se déroule en ce moment même. Ce livre parle donc de l’aspect dont il est d’ailleurs le plus question dans les médias quand ils ne font pas de micro-trottoirs avec les gens ravis de ces températures à la plage : le réchauffement climatique.

Celui-ci n’est évidemment pas que de notre ressort : la planète se réchauffe toute seule, notamment à travers l’activité des volcans, la variation des rayonnements solaires, etc. Le problème, c’est que le réchauffement va beaucoup plus vite qu’il ne le devrait naturellement et c’est là qu’entre en jeu notre responsabilité. Nos activités pour nous permettre un certain confort, en plus de ne profiter qu’à certains, mettent en danger l’entièreté de la planète. Et pas seulement les humains : la faune et la flore, qu’on a eu tendance à dénigrer ces dernières décennies et à exploiter sans vergogne.

Mais maintenant, à cause de tout ça, on a un problème. Bien évidemment, il n’est pas question que de réchauffement climatique, bien que ce livre ne parle que de ça. Mais justement, comme ce livre aborde principalement ce sujet dans ce livre, on ne parlera donc que de ça.

Déjà, il faut le dire : ce livre est énorme. Oubliez vos grands formats habituels, ils ne font pas du tout le poids. On est donc face à un mastodonte, et pas des moindres. Paul Hawken, l’auteur, est un activiste écolo, et plein d’autres personnes, en lien avec l’écologie, l’environnement, la science, l’instruction, etc, ont participé à ce projet. (on peut trouver leur liste à la fin du livre)

Celui-ci est simple : comme vous l’avez déjà compris, il s’agit de diminuer le réchauffement climatique, et les participants à ce projet (Drawdown, qui signifie le moment où la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère diminue d’année en année) ont tous contribué à la compilation de 80 solutions pour diminuer le réchauffement climatique. (ils disent 100 solutions sur leur site, mais pas du tout…)

Drawdown vous présente donc ces 80 solutions de la manière suivante : les solutions en questions sont répertoriées par catégorie, et non pas par ordre numérique, bien que vous puissiez trouver un tableau à la fin qui les range ainsi. Les catégories sont les suivantes : énergie, alimentation, femmes et filles, bâtiments et villes, affectation des terres, transport et matériaux. Une autre catégorie, mais qui ne classe pas les initiatives en question, parlent des possibilités futures, qui sont en développement ou encore trop onéreuses à l’heure actuelle. J’ai trouvé cette partie très intéressante et il y a effectivement des choses qui sont prometteuses.

Au tout début du livre, on trouve un avant-propos du directeur exécutif de la California Academy of Sciences (incline-toi) et une préface de Cyril Dion. Si, vous savez, celui qui a écrit Manuel de résistance contemporaine et qui a fait avec Mélanie Laurent le film-documentaire Demain. Ça me surprend d’ailleurs qu’il l’ait fait car il disait dans son livre que son documentaire était peut-être trop positif, avec des solutions pourtant dignes de Drawdown. La différence est peut-être que les solutions de ce dernier ne concernent pas seulement les initiatives que peuvent prendre quelques citoyens, mais la société toute entière, dont l’industrie.

Paul Hawken nous explique l’origine du projet, qui est né du fatalisme et du pessimisme de nombreux experts qui estimaient en 2013 que c’était la fin. C’est probable, je ne suis absolument pas en capacité de le confirmer ou non. Je suis juste certaine que l’heure est grave. Bref, l’auteur a lancé ce projet suite à ça et explique la méthodologie utilisée pour recenser toutes ces méthodes, et ça m’a l’air on ne peut plus sérieux, bien qu’insuffisant sur certaines solutions.

N’oubliez pas que je commente ce livre en complète novice sur le sujet. Je n’ai donc pas le recul et les connaissances pour critiquer de façon pertinente tout ce que l’auteur et ses collaborateurs avancent. Si vous vous y connaissez sur le sujet, vous risquez de trouver cette chronique incomplète – et ce sera le cas. Je cherche juste une voie qui nous permette de nous en sortir. Ceci était un rappel qui me semble nécessaire.

L’auteur fait aussi un petit point sur le langage abordé dans ce livre. J’apprécie qu’il n’utilise pas un ton docte et qu’il veuille s’adresser à tout le monde plutôt que de balancer sa science. J’apprécie car ce n’est pas en faisant l’inverse, en ne s’adressant qu’aux « grands » de ce monde, qu’on résout quoi que ce soit, surtout sur un problème comme celui-ci.

Ensuite, les choses sérieuses commencent. Chaque solution a son classement au sein de de ces 80 propositions, indépendamment de la catégorie où il se trouve. De quoi sa place dépend-elle ? De l’émission de CO2 (dioxyde de carbone) en moins qu’elle va émettre. Paul Hawken va aussi dénoncer d’autres gaz qui sont tout aussi problématiques, voire plus, comme le méthane, mais sans que ceux-ci rentrent en compte dans ce calcul-là. Il va aussi donner le coût net de chaque solution et les économies qu’elles peuvent apporter (on sait tous dans ce monde de fric à quel point c’est une question importante).

Pour chaque solution, il y consacre trois pages en moyenne, afin d’expliquer le concept de la solution proposée, ses avantages… et ses inconvénients, d’où est venue la recherche sur ce principe (quand c’est un peu plus vague, c’est un peu plus compliqué, ainsi que pour la modélisation des coûts), comment ça s’est passé, les obstacles qu’on peut rencontrer, etc. J’ai trouvé ça très complet.

Il reste assez honnête sur les défauts que peuvent engendrer certaines des solutions proposées (il y a plutôt intérêt avec le nucléaire – 20ème du classement quand même !) mais cette franchise ne concerne pas tout malheureusement. Il annonce d’emblée sur une solution en particulier qu’il ne la trouve pas franchement judicieuse et qu’il y a d’autres solutions dans ce livre qu’il aurait préféré ne pas mettre. Mais il ne précise pas lesquelles, sans doute pour ne pas nous influencer. Mais je ne sais pas, je trouve que ça cloche… On est au-delà de ce genre de considérations, je pense. Et puis il ne fallait pas le dire, maintenant je veux savoir !

Et ce n’est pas tout : les panneaux solaires sont prisés et se retrouvent même carrément dans le top 10 de Drawdown, mais lui et ses collaborateurs en oublient les conditions de travail dans lesquels évoluent ceux qui les fabriquent (vous avez cru que c’étaient des bons petits Français qui participent à l’industrie de notre cher pays ? Ahaha, non), sans compter l’utilisation de métaux rares pour leur fabrication. Qui dit métaux rares dit… ressources non renouvelables.

Et c’est là qu’on en vient au défaut majeur de ce livre : le développement durable. Oui, la majorité de ces solutions sont dans cette veine-là. Quel est le problème d’ailleurs ? N’est-ce pas une bonne chose qu’on cherche un changement qui nous permette de sauver la planète ? Voilà, on y vient : je ne pense pas que le développement durable résoudra quoi que ce soit. Le principe du développement durable, c’est de polluer moins pour polluer plus longtemps, et ainsi conserver un certain confort pendant un temps limité. Personnellement, je n’y crois pas. C’est bien de penser à nous, à nos enfants (et éventuellement nos petits-enfants) mais il y a encore les générations d’après qui ne profiteront pas de ce train de vie, et qui ne pourront même pas bénéficier du plus bas niveau de vie que notre espèce a connu parce qu’on aura continué à se goinfrer, notamment en utilisant encore des ressources non renouvelables pour fabriquer nos nouvelles solutions écologiques, et qui ne dureront pas dans le temps. Il faudra bien les renouveler à un moment ou à un autre (rien n’est éternel), et c’est là que le bât blesse.

Pour revenir sur le nucléaire (je n’allais pas laisser passer ça), c’est une solution pour diminuer le réchauffement climatique, certes. Mais c’est aussi une alternative extrêmement dangereuse pour nous et pour l’environnement si un problème arrive (et je peux vous dire que depuis que j’ai lu des témoignages de gens qui ont vécu Tchernobyl, je suis totalement contre ce système et que je n’y trouve absolument aucune excuse – c’était déjà le cas avant, mais c’était plus vague dans ma tête). On n’a strictement aucun recul sur les dangers que cela implique, nous n’avons aucune solution à proposer (la preuve, encore, avec Tchernobyl, mais aussi Fukushima), nous pensons pouvoir gérer une technologie bien plus grande que nous. Paul Hawken souligne bien évidemment les inconvénients de cette solution, mais je suis bien plus radicale que lui : elle n’aurait jamais dû se trouver là.

Je ne vais pas m’éterniser sur les problématiques que j’y trouve, je pense que vous avez compris l’essentiel. L’auteur est lui-même assez lucide, il rappelle que certaines solutions ne sont viables que si on commence maintenant (c’est pas demain la veille en France…) et qu’une remise en question de notre mode de vie est nécessaire. Pour le transport, même s’il parle des avions et des voitures, entre autres véhicules polluants, et que ça me blase un peu, il mentionne aussi l’intérêt qu’il y a à changer notre façon de circuler, de bouger, et que les changements présentés ne fonctionneront pas ainsi. Donc il se rend bien évidemment compte que l’innovation même n’est pas suffisante, bien que je sois (et je ne suis pas la seule) assez pessimiste et que tout ceci ne va pas assez loin.

Mais j’ai commencé par les points négatifs (qui dépend surtout de mon raisonnement subjectif), parlons du positif ! Effectivement, certaines catégories m’ont moins plu que d’autres, et j’ai un peu grogné en lisant celle sur l’énergie, sur les transports et sur les matériaux. Mais il n’y avait pas que ça ! La partie sur l’alimentation m’a beaucoup plu par exemple. Bien évidemment, j’étais toute contente en apprenant qu’une alimentation non carnée (ou riche en végétaux, ce qui induit une consommation occasionnelle de viande) était la solution n°4 et j’ai pensé à tous ces gens qui m’ont dit que je mentais alors que c’est scientifiquement prouvé. Qui dit n°4 dit que diminuer drastiquement la consommation de viande fait énormément baisser le CO2.

De plus, on parle surtout des différents moyens d’avoir une agriculture saine et durable, ce qui est un peu la base de notre survie. J’ai découvert énormément de choses, et il se peut que je ne m’arrête pas à ce livre concernant ce domaine car c’est bigrement intéressant. L’agriculture intensive, poubelle ! Le glyphosate, c’est nul ! Sous couvert de modernité, on nous fait croire qu’il n’y a pas mieux, pas plus efficace et pas plus rapide que l’agriculture industrielle, mais c’est faux. Ces solutions sont parfois anciennes et remises au goût du jour pour leurs qualités indéniables, mais boudées par l’industrie, d’autres sont nouvelles et contribuent à l’avancée dans ce domaine. Encore une fois, il va aussi falloir apprendre à vivre autrement… et si on fait les choses bien à ce niveau-là, c’est tout à fait faisable ! Et les terres pourront se régénérer, ce qui n’est pas forcément le cas avec les techniques intensives.

Une partie a dû attirer l’attention de certaines dès le début (je vous rassure, moi aussi), c’est celles sur les femmes et les filles. Ça peut sembler surprenant, et pour que ce soit plus clair, je vais vous donner les trois solutions de cette catégorie :

  • femmes à la tête de petites exploitations,
  • planification familiale,
  • éducation des filles.

J’ai été assez surprise de la part de l’auteur car s’il évoque ces réponses sous un angle écologique, ce n’est pas le fond de son propos en totalité. Au contraire, il précise à plusieurs reprises que l’émancipation des femmes doit d’abord se faire pour elles-mêmes en priorité. Je dois avouer ne pas m’être attendu à autant de lucidité et d’empathie sur le sujet. Mais il avait l’air d’être assez touché par ça, sans que ça le concerne directement vu qu’il est un homme, mais il a visiblement cette intelligence-là de voir les choses d’un point de vue élargi.

D’autres solutions m’ont paru convenable, notamment sur l’affectation des terres, qui a été une partie avec laquelle j’ai pris autant de plaisir lors de ma lecture que celle sur l’alimentation, c’était passionnant.

Il n’y avait donc pas que des choses qui m’ont rendu sceptique, aha, mais je dois vous avouer que la tendance très développement durable d’un bon nombre de solutions m’a fait tiquer à plusieurs reprises. Le classement en lui-même n’est pas forcément fiable si on prend en compte d’autres données que celle de la diminution du CO2. L’auteur le dit lui-même à la fin de son livre : ce n’est pas un programme à respecter scrupuleusement, à chacun de piocher ce qui lui convient. Il espère que des gouvernements prendront en compte ce projet et s’en inspireront (on peut toujours rêver, je suppose) car l’action des citoyens seuls a des limites.

J’ai oublié de vous préciser que c’est un beau livre, avec du papier de qualité et une présentation épurée, sans oublier un beau choix de photos pour illustrer le tout. Je le redis aussi : ce livre est l’équivalent d’un éléphant dans le domaine de l’édition (bon ok, y a pire, mais j’ai pas l’habitude).

Donc je reste sur un sentiment mitigé, celui de ne pas avoir réellement avancé, que le développement durable, ce n’est définitivement pas une solution, mais aussi celui d’avoir découvert des choses et de pouvoir, dans certains domaines, pousser la recherche plus loin. J’ai payé 35€ pour le savoir, donc je ne vous conseille pas forcément de vous le procurer (Actes Sud ne m’enverra jamais de service presse après ça) et de chercher des livres moins chers et qui correspondent peut-être plus à votre état d’esprit, votre façon de voir les choses. Par contre, si vous êtes convaincu par le développement durable, ce livre est une vraie encyclopédie, et dans ce cas-là, je vous le recommande !

(je spoile : la première solution, ce sont les fluides frigorifiques. Vous ne vous y attendiez pas, hein ?)

19 réflexions sur “Drawdown, de Paul Hawken

  1. Merci pour ton retour, il y a plein de choses dans ton article c’est très intéressant. Depuis que tu lis ce livre et que tu en parles tu m’a fait réfléchir sur tous ça. Par exemple je comprends mieux le problème du développement durable. J’ai l’impression qu’il y a un mouvement pour le climat en ce moment parmi les gens. Évidemment de simples citoyens qui agissent à leur échelle cela ne suffira pas mais c’est encourageant. Nous serons plus résilient, plus prèt à créer de nouveaux modes de vie si tout s’écroule.

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    • Ca me fait beaucoup réfléchir aussi… Oui, il y a des marches pour le climat, je ne sais pas si t’as vu ! Il y en avait une à une heure de chez moi, mais je l’ai appris… 2h après qu’elle ait débuté. (gnié)
      Oui, je pense qu’il faut qu’on s’y prépare, j’en ai juste marre qu’on se moque de moi quand je le dis. 😦

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  2. Une belle chronique bien poussée ! Et merci pour ton retour honnête et les exemples que tu donnes parce que je ne penses pas avoir le courage de lire ce livre un jour même si le sujet est très intéressant ! C’est bien de lire aussi des solutions, et pas que des constats catastrophiques (parce que oui ok mais après on fait quoi – au delà du bon sens).

    Je suis d’accord avec toi sur la question du développement durable. On oublie parfois de trouver des solutions pérennes et parfois « drastiques ». On parle de moins consommer, de moins manger, de mieux trier etc, mais y’a pas de rupture total sur nos modes de consommation, d’agriculture ou de production à totalement arrêter, renverser (même si je sais que ça se fait pas non plus facilement du jour au lendemain).
    J’ai remarqué que souvent on propose des solutions qui semble « mieux » sur le moment mais pas sur le long terme : la voiture électrique ok mais donc central nucléaire pour les alimenter. Pourquoi pas plutôt trouver d’autres façon de se déplacer ?

    Intéressant aussi la part sur les femmes et les filles, je me suis aussi demandé ce que ça venait faire là ^^ chouette de voir un homme concerné par ça aussi !

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    • Merci beaucoup ! Oui, c’est en ça que ce livre est intéressant, il est positif, mais peut-être un peu trop dans les solutions proposées… Et je te rassure, je n’ai pas lu ce livre d’un seul coup ! En tout cas, j’ai bien apprécié de le lire, car en plus d’apprendre des choses, l’auteur était vraiment sympathique.

      On peut appliquer des solutions par nous-mêmes (j’ai commandé un livre sur les alternatives qu’on peut appliquer à notre échelle) mais ce ne sera pas suffisant car le plus gros de la pollution ne vient pas directement de nous ! En plus, on est dans un système où si tu veux te procurer quelque chose, t’es obligée d’en passer par le produit d’une entreprise probablement polluante… Génial.
      Oui, tout à fait d’accord avec toi ! Repenser notre rapport avec le temps aussi, ça peut aider à relativiser le temps long d’un transport. (mais du coup, remettre en cause le travail aussi – chaud) Et je ne suis pas la seule à ne pas être convaincue par la voiture électrique, aha. Surtout que cette solution aurait dû être mis en place il y a 10 ans au moins !

      Aha, on s’est tous posé la question, je crois. Mais quand l’auteur l’explique, ça coule de source. Et oui, ça m’a positivement surprise !

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  3. Super chronique qui met bien en valeur les points positifs et négatifs du livre ainsi que les questionnements qu’il peut poser. J’essayerai de l’emprunter quelque part pour y jeter un œil.

    Pour la préface de Cyrion Dion je ne suis pas trop étonné. En fait, il est directeur de la collection « Domaines du possible » chez Actes sud donc finalement, son apport au livre n’est pas trop étonnant. Ça cautionne pour le public français la crédibilité de l’auteur… tout en faisait un peu de promo personnelle :p

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    • Merci beaucoup ! Oui, emprunte-le, il vaut mieux 😛

      Oh, mais je croyais que c’était encore Pierre Rabhi le directeur de la collection ! Je ne suis pas à la page.
      Et pour les raisons que tu as évoquées, elles sont probablement bonnes.

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  4. Merci pour ton retour, je pense que je l’emprunterai, ça a l’air tout de même intéressant.
    Je suis d’accord avec toi, le développement durable n’est pas une solution… mais disons que si les gouvernements et les gens étaient sérieusement engagés dans cette démarche, ça gagnerait assez de temps pour faire une transition encore plus profonde. Parce que bon, ça m’étonnerais qu’on parvienne concrètement à changer drastiquement et mondialement de mode de vie sur cette génération, vu que même avec les alarmes constantes de tous les putains d’experts ça change globalement rien.

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    • Oui, je te conseille aussi d l’emprunter, plutôt que de te ruiner x)
      Oui, je pense que ça aurait retardé la catastrophe aussi si on avait commencé avant, surtout qu’on pouvait mettre en place certaines solutions il y a des décennies ! Et sachant qu’on n’y est pas du tout pour la plupart d’entre elles, je trouve ça catastrophique…
      Toi aussi, tu es pessimiste par rapport au changement de mentalité des gens ? 😛

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      • Je crois que je suis au-delà du pessimisme à ce stade, j’attends de voir si le monde s’est bougé le cul d’ici 2020 avant d’envisager de faire des gosses par exemple (pour rejoindre l’autre discussion :p). J’en veux juste à DONF aux générations de nos parents et grand-parents franchement, ils ne peuvent même pas dire qu’ils savaient pas.

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      • Aha, je vois que je ne suis pas la seule à l’avoir mauvaise envers nos parents/grand-parents ! As-tu déjà entendu le fameux, quand un problème écologique est abordé, « oh bah je verrai pas tout ça, je serai mort », sous-entendu « je m’en fous, après moi le déluge » ? Insupportable.

        Mais j’en veux aussi pas mal à notre génération qui pense qu’on va pouvoir vivre comme nos parents/grand-parents et qui font même pire, alors qu’ils devraient être les premiers à s’en préoccuper… Osef, j’ai mon premier SUV à acheter, je dois économiser d’abord. Et puis qu’ils arrêtent de dire qu’il faut cotiser pour la retraite (et en me prenant de haut au passage vu que j’ai pas beaucoup bossé), on n’aura PAS de retraite.

        (je sens que les commentaires suivants vont sentir l’aigreur à plein nez xD)

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      • Je l’ai jamais entendu, OUF ! Mais ma grand-mère est bien plus engagée que mes parents niveau écologie, même si elle est encore plus pessimiste que moi 😀
        Elle dit qu’elle a de la chance parce qu’il est peu probable qu’elle vivra ces catastrophes mais qu’elle nous plaint 😀

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      • Ta grand-mère en a v d’autres, c’est normal qu’elle soit pessimiste, surtout que rien n’a bougé et qu’elle a dû voir tout empiré… C’est pas facile :/
        Aha, elle est honnête, ta grand-mère xD

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  5. J’attendais ton retour avant de me décider pour l’achat ou non de ce livre ^^ Je suis très contente de voir la place qu’a l’alimentation non carnée! Pour les transports, c’est vrai que c’est un domaine qui me pose beaucoup de questions, j’essaie de privilégier les transports en commun, mais sincèrement, quand, dans ma région, on veut sortir de la ville, pour une balade, voir quelqu’un, ou aller ailleurs mais pas en ville, quoi, y a absolument rien, ou alors à des horaires nuls. Et pour ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, à part signer des pétitions, je vois pas trop ce qu’on peut faire à l’échelle individuelle. Je connais aussi des gens qui prennent la voiture pour aller bosser, car chez eux c’est mal desservi par les bus, et en transports en commun ils mettraient 3fois plus de temps (1h30 au lieu de 30 min, ce sont les vrais chiffres ^^). J’avoue que je suis aussi un peu pessimiste, car les politiques sont ceux qui peuvent vraiment avoir un impact, et le notre est moindre. Par exemple, dans les cantines il y a de la viande à tous les repas, mais pourquoi? Tu connais mon opinion sur le sujet, mais s’ils veulent absolument servir de la viande, le corps n’en a pas besoin tous les jours, donc pourquoi de tels menus?? J’ai aussi déjà été dans des écoles qui ne recyclent absolument pas le papier, je le fais chez moi, mais bon, 1 personne comparée à toute une école ça n’a pas trop d’impact…

    Aimé par 1 personne

    • Pareil, pour les transports, je suis hyper gênée, il faudrait au moins que je roule à vélo, mais dans ma ville, les voitures roulent n’importe comment, ça ouvre les portières côté route en mode yolo, et j’ai aucun réflexe, j’ai eu un trouble de l’équilibre il y a quelques années et j’en ai des séquelles, bref, c’est plus par frousse que par manque de volonté. Et pour le bus, t’as raison, même si effectivement, chez moi, c’est pas toujours bien desservi non plus.
      Oui, non mais les cantines, c’est absolument scandaleux, mais n’oublie pas, nous sommes extrémiiiiiiiiiistes ! Plus sérieusement, en plus de ça, du recyclage du papier et tout le reste, les écoles, comme certaines entreprises d’ailleurs, sont une vaste blague !

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  6. Pingback: C’est le 7, je balance tout ! #21 – Histoires vermoulues

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