Happycratie, d’Edgar Cabanas et Eva Illouz

happycratie-coverQuatrième de couverture

Le bonheur se construirait, s’enseignerait et s’apprendrait : telle est l’idée à laquelle la psychologie positive prétend conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d’écouter les experts et d’appliquer leurs techniques pour devenir heureux. L’industrie du bonheur, qui brasse des milliards d’euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d’elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.
Mais n’aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre que la richesse et la pauvreté, le succès et l’échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ?
Et si la dite science du bonheur élargissait le champ de la consommation à notre intériorité, faisant des émotions des marchandises comme les autres ?

Critique

Je dois vous avouer m’intéresser de près à cette thématique. Je suis psychologiquement pas bien au moment où je rédige cette chronique, même si ça va mieux. Mais on m’exhorte à aller mieux d’une certaine manière, et pas autrement. Je me sens touchée par les problèmes de société qu’on traverse ? Rien à voir, tu réfléchis trop, t’es trop pessimiste.

Si, en effet, j’ai tendance à me déprécier, je ne vois pas en quoi être tout le temps positif règle les problèmes de la vie. Je les vois, les gens positifs et qui réussissent (les deux ne vont pas toujours ensemble d’ailleurs), ils ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes, et si tout va bien pour eux, tout va bien pour tout le monde. Ils vivent dans une autre réalité et disent qu’il faut souffrir, encore et encore, sans se plaindre de préférence, pour vivre bien.

Cette mentalité dangereuse, délétère, les auteurs de cet essai vont l’aborder sur un sujet qui contribue très grandement à imposer et à renforcer cette vision des choses : la psychologie positive. Je trouve qu’ils généralisent un peu et je ferai part de ma réserve plus tard dans la chronique. Mais leurs critiques sont loin d’être dénuées de fondement.

Dans ce livre, il sera donc question de la façon dont les « experts » en psychologie positive ont commencé à avoir pignon sur rue dès la fin des années 90. Ils ont, quelques années plus tard, réussi à donner une légitimité scientifique à leurs pratiques et à ce qu’ils préconisent. Et encore, « légitimité scientifique », c’est vite dit selon les auteurs, qui dénoncent le manque de rigueur et de sérieux dans les études censées prouver quelque chose.

C’est quoi exactement la psychologie positive ? La psychologie positive a été fondée officiellement en 1998 par Martin Selingman (son nom revient à plusieurs reprises dans cet essai). Elle se base avant tout sur les différentes manières pour un individu d’être résilient, optimiste, heureux. Les psychopathologies ? Ignorées dans ce mouvement. Mais peut-être aussi car la psychologie positive vise avant tout les pathologies légères, les gens qui n’en ont pas vraiment besoin, mais qui veulent absolument être heureux.

Être heureux, le but ultime des citoyens de notre époque contemporaine. L’avènement de la psychologie positive n’est pas innocente dans cette généralisation (voire cette universalisation) de cet objectif impossible. Aujourd’hui, il faut être positif, ne pas râler, être résilient face à l’adversité… s’occuper de son bien-être. Quitte à oublier celui des autres ?

On ne peut pas dire que la psychologie positive soit la cause de l’individualisme, ce fléau a imprégné notre société depuis des décennies, le capitalisme n’existe pas depuis récemment mais s’est installé depuis la fin du XIXème siècle, avec un impact bien moindre qu’aujourd’hui, certes. Progressivement, il s’est incrusté, quitte à devenir l’élément qui régit la structure qui enveloppe nos vies. A côté, la psychologie positive date d’hier. Mais cette dernière a tendance à renforcer cet aspect déjà destructeur de liens sociaux et de solidarité. Notre bonheur individuel dépend souvent du malheur des autres dans une société qui encourage la compétition.

Au fil du livre, les auteurs vont nous démontrer que cette obsession du bonheur cache quelque chose d’autre. En effet, la psychologie positive prétend que l’individu est seul responsable de ses maux. Attention, je vais vous sortir les statistiques avancées, sans aucune preuve, sans aucune étude pour le prouver bien sûr (mais c’est pas grave, parce que la psychologie positive a de toute façon raison, et n’importe qui avec ses préjugés peut l’observer), sur la répartition des causes à l’origine du malheur chez un individu : 50% de raisons biologiques (ah ?), 40% de raisons individuelles, propres à chacun, et 10% de raisons économiques, sociales et sociétales. Au-delà de l’absurdité de ces chiffres sortis de nulle part, c’est aussi le balayage des 50% de raisons biologiques qui peut interroger. Seuls les 40% comptent. Pourquoi ? On n’en est pas certain. Mais celles et ceux qui croient en ces chiffres en sont intimement convaincus et c’est l’essentiel.

Être positif sans arrêt, croire qu’on peut se relever de tout, que tout va bien, ne se fait-il pas aussi à l’avantage des entreprises, et plus particulièrement des grandes ? Ne serait-ce pas du pain béni pour les politiques, d’autant plus s’ils confortent ou aggravent des oppressions dans les lois qu’ils votent et appliquent ? Comment se révolter si les sentiments négatifs en général, dont la colère, sont refusés, mis de côté, annihilés ? Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume de la psychologie positive ?

De plus, sans parler du groupe « société » que nous formons ensemble, même à titre individuel, ça peut être une aberration. On ne peut jamais être complètement heureux, ce n’est pas possible. Ça implique une certaine perfection qui, ne l’oublions pas, n’existe pas. De plus, ce livre relève un paradoxe. La psychologie positive représente un business lucratif dont il serait dommage de voir la courbe de progression diminuer pour certains. En plus, lié à ce que je disais auparavant, le but est de sans cesse s’améliorer. « Sans cesse », ce qui signifie qu’on va, même après un premier essai, retenter certaines choses, se concentrer sur de nouveaux aspects de nos personnalités, de notre train de vie, en… achetant de nouveaux livres, en téléchargeant de nouvelles applications, etc. Tiens donc, y aurait-il un intérêt à promouvoir la psychologie positive ?

On nous donne des recettes uniques pour être heureux, et si on ne les suit pas (genre on en manque seulement une), on ne fait pas d’efforts, on ne peut pas être heureux sans ça. On nous promet des miracles avec des solutions qui sont peu chronophages et qui brillent par leur simplicité, et parfois par leur bon sens… La solution du bonheur peut-elle être aussi simple ? Pourtant, le bonheur est différent selon chaque personne, il est complexe, il dépend aussi de nos cultures, comment peut-on définir le bonheur de manière universelle comme certains apôtres de la psychologie positive le font ? Tout ceci est bien étrange et incite à la méfiance.

Mais venons-en aux points négatifs, car il y en a ! Tout d’abord, je vais débuter par un défaut inhérent à la construction du livre : j’ai trouvé que les chapitres, alors qu’ils sont sensés aborder des sujets différents, sont assez poreux. A part un ou deux chapitres, j’ai retrouvé des raisonnements similaires, voire quasiment identiques sur certains points, ce qui donne une étrange sensation de déjà-vu et je me suis parfois ennuyée à cause de ça. L’impression de parfois tourner en rond m’a donné envie, à plusieurs reprises, d’accélérer ma lecture pour enfin avancer sur une autre série d’arguments. De plus, j’ai aussi eu une impression de flou : au début de ma lecture surtout, j’ai eu envie de poser des questions. Ça manque donc d’exemples concrets.

Le deuxième point qui me pose problème concerne la généralisation des reproches faits à la psychologie positive. Les auteurs disent bien vers la fin du livre que celle-ci peut aider certaines personnes. Et en effet, c’est ce que je pense aussi, sans compter que réduire la psychologie positive à tous ces défauts me paraît facile, en plus d’être faux.

Ma psychologue, sans rentrer dans les détails, est elle aussi une adepte de la psychologie positive, et elle n’est pas comme ça, elle n’est pas manipulatrice et me donne vraiment l’impression de faire preuve d’empathie, la vraie, pas celle que celles et ceux qui sont montrés du doigt dans ce livre tentent de feindre. Tous les points négatifs, le danger que peut représenter la psychologie positive, je les reconnais, je les ai déjà vus et subis, mais je ne pense pas que tout soit à jeter à la poubelle pour autant. J’ai aussi téléchargé des applications sur mon smartphone et elles m’ont parfois servi utilement, d’autres non, et on n’est pas obligé de s’en servir sur le moyen terme, il ne faut pas oublier son libre arbitre.

Le libre-arbitre, une chimère ? En effet, surtout sur certains sujets un peu chauds, mais on est par contre capable de faire preuve de recul. Et c’est ça qu’on doit utiliser pour évaluer les outils de la psychologie positive qui peuvent être utiles, car oui, certains le sont selon les spécificités de chacun. A nous de prendre ce qu’on nous offre et d’en faire ce qu’on veut (peut-être rien, qui sait). Certains adeptes de la psychologie positive voudraient nous faire rentrer dans la même case, nous traiter pareillement, et je suis d’accord avec les auteurs, c’est un vrai problème. Mais vouloir s’améliorer, être plus positif sur certains éléments de notre vie, ça ne veut pas automatiquement dire qu’on se voile la face. Quand on est quelqu’un d’extrêmement négatif comme moi, ça peut être constructif de l’être (comme quoi, je peux être positive sur moi-même, vous avez vu) comme ça peut aussi être extrêmement préoccupant, presque invalidant, dans le sens où on n’ose plus agir. Là, ça demande un travail que la psychologie positive peut – en partie – apporter. (la méditation, la relaxation ou la sophrologie peuvent ne pas fonctionner sur vous et ce n’est pas grave, et si on vous le reproche, fuyez)

J’ai donc trouvé cet essai intéressant, d’autant plus qu’il m’a rappelé en partie ce livre de développement personnel que j’avais acheté il y a quelques mois (Je fais de ma vie un grand projet, de Guillaume Fond) où l’auteur disait au début de son livre qu’on est entièrement responsable de ce qu’il nous arrive (non) et qu’on choisit d’être une victime ou pas (en prenant l’exemple des victimes de viol). Mais il y a aussi des points positifs à l’intérieur de ce livre en-dehors de cette mentalité dénoncée par les auteurs dans leur essai. C’est pour ça que tout n’est pas blanc ou noir selon moi.

Il faut bien évidemment garder en tête les avertissements de Happycratie car c’est quelque chose qui se répand partout dans la société, à tous les niveaux, et qui peut être nuisible pour vous comme pour le fonctionnement de la société, du relationnel. Les auteurs dénoncent la prétendue crédibilité des « experts », la valorisation de l’ego (après tout, il s’agit de toujours s’occuper de son moi intérieur, sans trop regarder autour), de l’individualisme et du bonheur comme nouvelle norme (et ses nombreuses dérives). Toutefois, je pense qu’il peut y avoir des ouvrages un peu plus clairs sur la question et un peu moins manichéens. On peut avoir envie de s’améliorer sans tomber dans l’extrême dont parle les auteurs et qui s’est malheureusement généralisé à la société entière, effectivement (les entreprises aiment la psychologie positive… à leur façon). Ce sera à vous de faire la part des choses.

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17 réflexions sur “Happycratie, d’Edgar Cabanas et Eva Illouz

  1. J’aime beaucoup le titre, il me fait penser au titre du film Idiocraty.
    Comme pour tout, si user avec excès la psychologie positive devient néfaste. Comme tu le dis, à chacun de trouver les outils qui lui convient et de laisser les autres de coté. Et d’accepter aussi que parfois, bah, ça va pas et c’est comme ça.

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    • Exactement ! Je ne trouve pas que la psychologie positive soit aussi manipulatrice tout le temps, mais ce que dénonce les auteurs existe malheureusement, et se répand partout. « Bouge ton cul », on l’a tous entendu… et pas qu’une fois ! Et c’est parfois le message sous-entendu dans certains livres de développement personnel.

      Comme tu l’as dis, on fait ce qu’on veut ! C’est nous qui savons ce qu’on ressent et comment le régler, il n’y a pas une solution unique pour tout le monde.

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      • Oh oui, on a tous entendu ce genre de phrases. Mais rien n’est si simple. Tant mieux si ça fonctionne pour certains mais souvent la situation est plus complexe que ça pour y appliquer une solution aussi simpliste.

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  2. Merci pour cet article détaillé. J’étais intéressée par ce livre, tu réponds à certaines de mes questions. La question du  » bonheur  » reste intime. Je me pose aussi beaucoup de questions sur cette déferlante de publication  » développement personnel « , il y a un côté recette inquietant il me semble. Comme tu le dis, à chacun de faire la part des choses. Sans passer par la psychologie, j’ai tendance à  » positiver « , sans en faire une loi. Je crois surtout qu’il faut revenir à une simplicité. Mais parfois, je suis simpliste 😉

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    • De rien ! Et c’est pas mal ce que tu dis, revenir à une forme de simplicité 🙂
      Comme tu le dis, on n’est pas tous fait pareils, donc à nous de trouver notre propre clé pour nous en sortir !

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  3. Ce livre à l’air très intéressant, mais je pense, vu les défauts que tu lui a trouvé, essayer d’en lire un autre sur le même thème. Je partage totalement ton point de vue, dire qu’on peut choisir ses émotions est faux, j’avais aussi vu en philo (ça date ^^) une théorie selon laquelle on ne peut pas être vraiment heureux quand on sait que d’autres souffrent, j’avoue bien aimer cette vision là. Je trouve qu’en général / seule, la psychologie positive c’est du bullshit, car elle ignore toutes les oppressions sociales et les maladies psy. Mais comme tu le dis, certaines techniques sont très utiles. Par exemple, marquer dans un carnet tous mes bons moments, ça m’a aidé à voir qu’il n’y avait pas que du négatif, à garder en mémoire certains bons moments, et à voir que je pouvais encore ressentir des émotions positives. Ca ne m’a pas guérie, mais ça m’a un peu aidée, et je pense que ce n’est donc pas négligeable 🙂 D’ailleurs, mon psychiatre me dit souvent que je dois me souvenir de tous mes progrès depuis la première fois où j’ai consulté, je pense que c’est aussi une forme de psychologie positive qui aide à progresser, même si pour moi, ce n’est pas la base de ma psychothérapie.

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    • Exactement, tout n’est pas mauvais dans la psychologie positive, mais cette espèce de dictature autour de ça est véritablement une maladie pour notre société. On ne voit rien et d’ailleurs, on ne veut rien voir… Beaucoup de gens sont comme ça, en mode « Je suis fataliste, rien ne changera », ah ben ouais, c’est sûr, vu comme ça..
      Oh, ma psy m’a justement conseillé de faire ça (noter les choses positives d’une journée dans un carnet), je n’arrivais pas à le faire au début, mais je vais ré-essayer. 🙂 Et comme tu dis, ce sont des outils pour nous aider, pour nous soutenir, mais ça ne fait pas tout !

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  4. Hello!
    Ce livre m’intéressait, mais d’après les critiques et interviews que j’ai pu lire, je craignais un peu le côté généralisation et diabolisation complète de la psychologie positive… On dirait que j’avais raison, si j’en crois ta chronique!
    Je trouve très important de souligner les dangers de la tendance à reporter uniquement sur l’individu la responsabilité de son bonheur ou de son malheur. C’est une pression supplémentaire pour chacun et l’on culpabilise ainsi les gens qui souffrent alors que bien souvent ils n’y peuvent rien, d’ailleurs la même tendance existe dans le domaine de la santé mais c’est un autre débat… En plus, cela empêche de se focaliser sur les conditions sociales, économiques, politiques et autres qui contribuent au malheur des personnes et que l’on pourrait changer si l’on voulait y investir les efforts nécessaires.
    Après si l’on se place au niveau de l’individu, je pense que la psychologie positive a quand même permis de développer des approches qui, sans être miraculeuses, sont intéressantes. Par exemple le fait de s’intéresser aux ressources des individus et à la manière de les mobiliser pour les aider à se sentir mieux, plutôt que de se concentrer uniquement sur leurs problèmes. Je trouve dommage de rejeter d’un bloc tous ces apports.
    Enfin, ce qui m’interpelle c’est cet acharnement sur la psychologie positive alors que pour moi le mouvement qui est en cause, c’est tout le développement personnel. Or si celui-ci reprend et vulgarise souvent des notions issues de la psychologie positive, il est loin de se limiter à ça et si l’on parcourt les rayons de ce genre dans les librairies, on y voit des choses qui sont nettement plus éloignées d’une quelconque légitimité scientifique…

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    • Oui, je pense que tu peux craindre une généralisation malheuresement ! Le propos est intéressant mais s’il avait été plus nuancé, ça aurait été bien mieux…
      Oui, cette critique est salutaire car on la retrouve profondément ancrée dans notre société. Tu pourrais préciser le fond de ta pensée sur la santé ? J’ai ma petite idée, mais ça reste flou, j’aimerais bien ton avis.
      Oui, tu as tout !à fait raison ! En plus, ils parlent bien de l’effet désastreux du développement personnel et le nomment bien comme tel, mais c’est bien la psychologie positive qui est sur l’échafaud dans ce livre. Il y a des choses à critiquer, certes, mais pas de là à tout jeter… Et oui, ils parlent bien de la pseudo-légitimité scientifique dont les gourous de cette discipline se revendiquent. Et nous, en tant que citoyens lambda, on se fait avoir parce qu’on n’y connaît rien, qu’on ne peut pas vérifier… « Si la science le dit, c’est que c’est vrai ». (j’aurais aimé plus de précisions sur ce point d’ailleurs)

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      • Pour la santé, je veux dire qu’on reçoit beaucoup d’exhortations à manger sainement, faire du sport, méditer pour gérer notre stress, bien dormir, etc etc, tout ceci dans le but de rester en bonne santé. Ce qui est en partie positif, parce que bien sûr qu’une bonne hygiène de vie c’est important, mais il y a des limites – le patrimoine génétique, l’environnement, le hasard jouent tous un rôle quand il s’agit de santé, et je pense que certains discours peuvent être très culpabilisants comme si des personnes atteintes d’un cancer pouvaient en être tenues en partie pour responsables parce qu’elles ont trop réprimé leurs émotions négatives ou pas mangé assez sainement…
        Pour l’aspect scientifique de la psychologie positive, je ne suis pas assez renseignée et je ne sais pas ce qui lui est reproché exactement. Mais j’ai fait des études de psycho et je travaille avec des psychologues, et cette discipline m’a toujours été présentée comme parfaitement sérieuse… Après la question de la validation scientifique c’est un problème récurrent en psychologie!

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      • Ca, c’est vrai, les gens sont toujours en mode « oui, ben pour que ça aille mieux, faut faire ceci ou cela » MAIS TAISEZ-VOUS ! Les éléments que tu mentionnes sont une preuve que c’est pas aussi facile, et j’ai noté que les gens qui n’ont pas de personnes malades dans leur entourage sont les moins compréhensifs à ce sujet. (logique, mais t’as envie de les étrangler du coup xD) Et puis il ne faut surtout pas montrer ses émotions négatives, alors si les réprimer fait du mal à notre santé, c’est un mal (pour nous) pour un bien (pour eux).
        Le problème de ce livre, c’est qu’il ne donne pas plus de détails sur l’aspect scientifique de la chose, et ça m’a un peu manqué, tu ne trouverais pas forcément de réponses dedans. (ou alors, il faudrait que tu explores leurs sources)

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  5. Je ne pense pas que les propos soient manichéens (bon, je ne peux pas trop m’avancer, je ne l’ai pas encore lu), les auteurs ont voulu cibler les problèmes de cette thérapie qui me paraît être une illusion et du charlatanisme. Comme tous les articles de lifestyle qui ne sont que vides et creux et qui n’apportent aucune réflexion. Alors j’adhère complètement quand ils disent que c’est purement marketing. J’ai eu 10 ans de thérapie et pas positive mais de celles où le psy écoute. C’est à toi de trouver les réponses que tu cherches pour t’améliorer et te sentir mieux. Ce que ma thérapie m’aura appris c’est justement que le monde n’est pas positif, au contraire m, mais que tu peux trouver des ressources pour vivre paisiblement dans un univers qui ne te correspond pas. Et surtout à t’accepter comme que tu es.

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    • Ca m’a paru manichéen parce que justement, ma psychologue est une fervente adepte de la psychologie positive et elle n’est pas comme ils décrivent les gens de ce genre, elle ne fait pas qu’écouter et dire des trucs bateaux. J’ai bien aimé ce livre car, comme toi, je considère que les critiques qu’ils avancent sont réelles, elles m’ont fait du mal à moi aussi car la mentalité actuelle est basée sur ça mais la psychologie positive n’est à l’origine pas tout à fait ce qu’on nous vend aujourd’hui et ils en parlent peu, c’est ça que je leur reproche. Je suis parfaitement d’accord avec le fond de leur critique sinon, cette façon d voir les choses s’est répandue dans la société et m’a fait culpabiliser longtemps :/

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