Les livres qui ont marqué ma vie – adolescence

On entre maintenant dans ce qu’on appelle une période charnière pour un lecteur, celle de l’adolescence, où on découvre de jolis coups de cœur, même s’ils ne seront pas tous à l’honneur ici, comme je l’avais expliqué dans mon précédent article.

Ici, vous trouverez donc les livres qui ont marqué ma vie de lectrice, mes réflexions, comment j’ai grandi d’une certaine manière. Et pour grandir, on le voit : fini les lectures de l’enfance, voici des ouvrages un peu plus adultes ! Les mangas seront aussi un peu plus présents car ils auront constitué une grande partie de mes lectures à l’époque.

Et c’est reparti pour un tour !


prince-of-tennis-tome-1-coverPrince of Tennis (Takeshi Konomi)

Les fans de mangas vont être déçus : on est ici devant un manga basé sur énormément de fanservice. Mais au début, ce n’était pas du tout la tendance. Explications.

Tout d’abord, résumons un peu le début de l’histoire. Ryoma Echizen, gamin de douze ans fraîchement arrivé des États-Unis, arrive à Seigaku, collège réputé pour son équipe de tennis. Mais pour faire partie de l’équipe titulaire, il faut faire ses preuves… Et très souvent, les premières années ne font que ramasser la baballe. C’était sans compter sur ce prodige qui va battre deux titulaires ! Il fera donc dorénavant partie de l’équipe, qui n’a pour autre but que de gagner les régionales… mais aussi les nationales. Un parcours semé d’embûches.

Pourquoi ce manga a-t-il autant d’importance ? Au-delà de l’aspect fanservice qui s’est développé au fil des années et qui m’a happée avec lui sans difficultés, ce manga et son thème tombaient à pic. L’année auparavant, j’avais 14 ans, et je me suis prise de passion pour le tournoi de Roland Garros, et plus généralement pour le tennis. Je ne vous fais pas un dessin plus détaillé, vous avez compris pourquoi je me suis dirigée vers ce manga. (les gens qui se plaignent qu’ils passent leur temps devant RG à la télé plutôt qu’aux révisions de leur bac, j’en ai fais partie, ahem)

Mais ce n’est pas tout ! J’ai énormément aimé suivre leurs exploits car les personnages sont immensément attachants, intéressants de par leur diversité, que ce soit au niveau du chara-design, des techniques de tennis ou de la personnalité. Et ça ne concerne pas que l’équipe principale ! J’ai dévoré le manga, regardé l’animé en boucle, bref, jamais une passion aussi forte ne m’a animée pour un manga, en-dehors d’une exception déjà citée dans l’article précédent. Il a pourtant ses défauts (le fanservice, le côté de plus en plus outrancier et fantastique des techniques de tennis des protagonistes – ça finit même dans le sang) mais je continuerai à défendre ce manga bec et ongles… Enfin, je continuerai surtout à le suivre car si ce manga est officiellement terminé, il y a une suite ! Tout aussi, si ce n’est beaucoup plus abusé que la première série. Fan jusqu’au bout des ongles.

zoo-assassin-philanthrope-coverZoo ou l’assassin philanthrope (Vercors)

Le deuxième membre du fameux Big Three dont j’avais parlé la dernière fois. Petite piqûre de rappel : trois livres durant ma scolarité m’ont énormément plu et ont été un choc assez grand pour moi. On continue avec un livre qui m’aura bien fait réfléchir : une pièce de théâtre ! Il y en a tellement peu sur ce blog qu’il faut bien le souligner. C’est une adaptation théâtrale du roman Les animaux dénaturés du même auteur, que je n’ai pas lu.

Dans cette pièce de théâtre, la question philosophique principale à laquelle il faudra répondre lors d’un procès est : qu’est-ce qu’un homme ? Cette question ne sort pas de nulle part : un homme fait venir un médecin à son domicile pour lui faire constater la mort d’un bébé, qu’il a eu en inséminant une femme tropi, espèce intermédiaire entre l’homme et le singe. Du coup, est-ce un meurtre ? Mais si c’est un meurtre, considère-t-on que le nouveau-né est un humain alors qu’il ne s’agit pas d’une union entre deux humains ? Est-ce que ce bébé est un homme, bon sang ? Des anthropologues, des zoologistes et des médecins seront présents tout au long de la pièce pour tenter de répondre à ce questionnement, tout en nous faisant beaucoup réfléchir, nous, le lecteur, sur des questions philosophiques et éthiques. Les réflexions sont agrémentées d’ironie et d’humour noir.

J’en ai des souvenirs assez flous, alors je ne sais pas trop si je serais aussi séduite par ce livre aujourd’hui, par ses réflexions. (encore un livre que j’ai peur de relire, tiens) Mais il n’empêche qu’il a joué un rôle non négligeable dans mon approche de sujets plus sérieux, plus philosophiques, plus importants. J’avais rarement lu une œuvre (romans et pièces de théâtre confondus) aussi intelligente et posée.

x-clamp-coverX/1999 (CLAMP)

Un autre manga, créé par les célèbres CLAMP ! Mangakas moins applaudies aujourd’hui, je fais partie de la génération qui se prosternait devant elles, ayant été biberonnée (à 9-10 ans, certes) à l’adaptation animée de Card Captor Sakura et ayant débutée la découverte de leurs mangas par Tsubasa Reservoir Chronicle. Plus tard, sans m’être renseignée sur l’évolution de ce manga (on parlera de cette vaste blague un peu plus tard), j’ai débuté cet ouvrage et j’ai été assez surprise par le style qui changeait de d’habitude chez elles, mais aussi en général ! Des planches très chargées, avec des objets divers à foison qui parsèment les pages. (la présence de nombreuses plumes est remarquablement symbolique quand on connaît l’histoire) Par la suite (vers le tome 11 – il y a 18 tomes), les CLAMP ont allégé leurs cases pour adopter un style un peu plus tourné vers le shonen.

Au début, on voit la réapparition à Tokyo d’un ami d’enfance de deux autres protagonistes (Fuuma et Kotori), Kamui, un garçon assez ténébreux et mystérieux. Celle-ci sera l’annonciateur de plusieurs drames, dont la fin du monde est la principale. Des Anges de la Terre et du Ciel aideront les deux Kamui (hé oui, un pour sauver la Terre, l’autre pour la détruire) dans leurs tâches.

J’ai adoré ce manga, comme vous vous en doutez, cette ambiance sombre et plutôt… sanglante, par moments. Pas de tabous là-dessus ! L’autre sujet où le tabou sera levé dans cette relation, c’est les relations homosexuelles. (mon léger penchant pour le yaoi à l’époque provient de là, ahem) Sans avoir été jamais homophobe, je me foutais complètement du sujet et ce manga m’a ouvert un peu plus à ce type de relations, à leur romantisme (bien que pas très sain dans ce manga, genre pas du tout). Un manga qui m’a permis d’être plus adulte.

Et attention, venons-en à la vaste blague comme je disais… Aujourd’hui, il y a 18 tomes. Est-ce que la série est terminée ? Non ! Il manque probablement un ou deux tomes… Nous sommes donc proches de la fin, tout en ne l’ayant pas depuis une dizaine d’années, et elle ne sortira même probablement jamais. Une sombre histoire d’éditeur au Japon… Bref, je n’étais strictement pas au courant de ça quand j’ai entamé cette collection, et je me suis retrouvée trèèès frustrée d’apprendre qu’il n’y avait pas d’autre tome après le 18… Alors renseignez-vous avant de commencer un manga !

camus-l'etranger-coverL’Étranger (Albert Camus)

« On ne l’avait pas du tout vu venir, celui-là » On se tait, au fond ! Voici le dernier du Big Three ! Je l’ai lu en première, on devait l’avoir au bac, et vu que j’ai bien la poisse, je ne l’ai bien sûr pas eu comme sujet pour l’oral du bac de français. (à la place, j’ai eu un poème de Paul Eluard, que je déteste depuis ce moment car j’ai eu une note inférieure à celles que j’avais obtenues à des oraux d’entraînement…)

Là aussi, je vais passer rapidement car tout le monde sait que c’est mon livre préféré. Pour les nouveaux lecteurs du blog, je vous redirige vers ma chronique du livre.

Au début, quand je me suis procurée ce livre avec cette couverture hideuse, je me suis demandée dans quel guêpier la prof nous avait encore fourré. La quatrième de couverture me laissait un peu perplexe. (mais je suis une sceptique dans l’âme) Quelle ne fut pas ma surprise quand l’électrochoc se produisit ! Je ne m’attendais pas à ça, même avec mes expériences positives précédentes dans mes lectures scolaires. Ces livres de ce que j’appelle donc le Big Three m’ont vraiment beaucoup secoué et ont été déterminants dans mon parcours de lectrice par la suite, et dans mon cheminement de réflexions aussi.

les-sirènes-de-bagdad-coverLes sirènes de Bagdad (Yasmina Khadra)

« Nianiania, auteur populaire » On ferme sa g… Euh, on se tait ! Celui-ci s’inscrit dans un contexte bien particulier. Certains d’entre vous ont sûrement grandi avec la guerre d’Irak en fond sonore du JT de TF1 (ou de France 2, je ne suis pas sectaire). Même en étant ado (ce qui était mon cas, donc), on a certes plus de clés de compréhension de la situation, mais c’est pas ouf non plus. On est encore très sensibles à tout et n’importe quoi au niveau de ce qui entre dans nos oreilles.

Mais le fond du problème n’est pas traité dans ce livre. On suit un jeune homme, habitant d’un village avec sa famille et qui va subir humiliation sur humiliation durant cette fameuse guerre débutée par les Américains, sur le territoire irakien, mélange de mépris et d’incompréhension. Celui-ci en viendra finalement au terrorisme…

Qu’est-ce qui m’a tant plu alors ? On avait alors, même si la France n’a pas voulu faire ami-ami avec les États-Unis sur ce coup-là sur le plan militaire, une vision très manichéenne des choses à l’époque. Une vision très américano-centrée. Eux étaient les gentils, les Irakiens les méchants. Bref, le côté humain de la guerre, niet. Et c’est ce que Yasmina Khadra nous offre dans ce livre.

Pour la première fois, je voyais ce qui se passait de l’autre côté. J’avais le point de vue de ce jeune homme irakien, et s’il y a des éléments de sa culture que je ne comprenais pas ou qui me faisaient un peu grincer des dents, le fait de tout voir à travers son prisme, de constater le malentendu évident entre l’Occident et l’Orient et de ne pouvoir que hurler intérieurement que tout ceci est absurde… Tout cela m’a ouvert l’esprit. Toute cette violence m’a appris à être plus empathique, à considérer le point de vue de l’autre, et à avoir aussi un avis encore plus négatif, si cela était possible, sur la guerre.

1984-orwell-cover1984 (George Orwell)

Celui-là, je ne vais pas non plus vous faire le résumé : c’est comme pour Harry Potter, tout le monde connaît. Je l’ai lu à un bon moment de ma vie, celui où on se pose un peu des questions sur notre société, sur son fonctionnement.

Malgré une fin un peu lourde à lire, il m’a beaucoup plu. Il m’a énormément choquée aussi car j’ai bien compris que le monde dépeint dans ce livre… arrivait d’une manière similaire à notre époque. J’ai compris qu’il y avait encore plein de choses qui m’échappaient, je me suis vraiment interrogée sur notre monde occidental. Je me suis aussi demandée pourquoi on n’avait pas plus pris au sérieux ce livre auparavant… Ok, ce n’est toujours pas le cas. A croire que ce qui y arrive est en train de se passer inéluctablement dans la vie réelle. Bien évidemment, ce livre n’explique pas tout, il n’est pas véridique à 100%, il y a plein d’autres éléments qui témoignent de notre dérive que George Orwell n’a pas su anticiper (normal, c’est un être humain, et par définition, il n’est pas parfait). Le prochain livre que je vais vous présenter offre lui aussi d’autres clés.

En attendant, je me souviens d’une scène qui m’a frustrée. J’ai lu ce livre alors que j’étais en terminale, et je devais passer, comme bon nombre d’élèves ayant choisi de se diriger vers un BTS ou un DUT, un entretien. Durant cet entretien, on m’a demandé mes loisirs, j’ai bien évidemment répondu la lecture. On m’a demandé plus précisément quel était mon dernier coup de cœur. Je n’allais pas répondre le nom d’un manga (je ne suis pas suicidaire), j’ai ainsi donné le titre d’un roman, et donc celui de 1984. Les professeurs qui dirigeaient l’entretien m’ont regardé avec un mépris perceptible. L’un d’eux m’a demandé si je n’avais pas une réponse plus originale à donner car ce livre, c’est quand même très classique…

On me jugeait donc par rapport à « l’originalité » de ma lecture, pas par rapport à ce que ce livre avait pu m’apporter. On voulait que j’ai des goûts à part, que je lise des livres méconnus du grand public. J’ai été désarçonnée sur le moment et je n’ai pas compris tout de suite l’aspect élitiste et classiste de cette réflexion. Bien évidemment, car il y avait aussi le reste, je n’ai pas été sélectionnée suite à l’entretien. Ce n’est peut-être pas plus mal : cette mentalité, très peu pour moi.

le-meilleur-des-mondes-coverLe meilleur des mondes (Aldous Huxley)

Celui-ci m’a frappée au même titre que 1984 ! Le monde que nous offre Aldous Huxley est effrayant de réalisme : encore un excellent roman d’anticipation ! Et écrit dans les années 30, presque 20 ans avant 1984

Sans trop en dire, je trouve que la société abordée dans ce livre se rapproche beaucoup de la nôtre. Bien évidemment, on se trouve là dans un extrême que nous n’avons pas (encore) atteint, mais elle tend à s’en rapprocher sur certains aspects. La société dans Le meilleur des mondes est très aseptisée, le contrôle y est aussi très présent (une dictature, quoi). Les émotions sont absentes, les humains sont conditionnés dès leur naissance, je dirais même qu’ils sont « fabriqués », « programmés », dans le but d’éviter tous les malheurs du monde (les émotions négatives, mais aussi positives, l’un ne va pas sans l’autre, mais aussi les maladies, etc). Un récit un peu froid dans mes souvenirs, mais qui m’a sonnée !

Pour le peu que j’en dis, il n’est pas difficile de voir en quoi ça se rapproche de notre société. J’avais vu le passage de Yuval Noah Harari, auteur de Sapiens et Homo Deus (que je n’ai pas encore lu), à La Grande Librairie, et il disait que les gens accepteraient d’avoir une puce en eux pour rester en bonne santé, malgré les problèmes liberticides qu’on ne peut qu’imaginer… On est en plein dans ce roman !

Je trouve qu’il est encore assez sous-estimé par rapport à 1984, alors qu’il me paraît limite plus pertinent que ce dernier. Rétablissons la réputation de ce livre.

comme-un-roman-coverComme un roman (Daniel Pennac)

Je sais déjà qu’il y en a parmi vous qui sont bien contents de le voir là ! Quand on m’a offert ce livre, j’avais déjà malheureusement en tête tous les clichés qu’il pouvait y avoir sur la littérature, les jugements sur les lecteurs, je savais déjà que j’étais une mauvaise lectrice, en particulier à l’époque où je lisais énormément de mangas. Entendre un discours décomplexant sur le sujet ? Je ne m’y attendais pas forcément.

Pour la plupart d’entre vous, vous connaissez sûrement déjà les 10 commandements du lecteur, qu’il faudrait d’ailleurs imprimer en plusieurs exemplaires et distribuer à chaque élève en cours de français. Livre d’utilité publique ! Comme quoi, la lecture n’est pas aussi prise de tête qu’on pourrait le croire.

Du coup, ça m’a remis un peu les pendules à l’heure. J’ai regardé mes lectures d’un autre œil, je ne culpabilisais plus autant. Je savais bien que j’allais me remettre aux romans plus assidûment plus tard (hé, coucou !), donc je me faisais moins de mouron, et les remarques désobligeantes ont commencé à glisser sur moi au lieu de m’atteindre, bien qu’elles aient été (et soient toujours) agaçantes.

Un livre qui deviendra culte, je l’espère.

la-porte-des-enfers-cover.gifLa porte des enfers (Laurent Gaudé)

Cette fois, celui-ci ne vous évoquera rien, et c’est normal : il m’a plu sur le plan littéraire, ce n’est pas un livre qui m’a fait réfléchir au même titre que 1984. Mais je suis tombée instantanément sous le charme de l’écriture et de la narration de cet auteur. C’était mon premier livre de lui et il fait toujours partie de mes livres préférés. (même si une relecture s’impose)

Et en plus de ça, il m’a fait découvrir mon premier auteur contemporain préféré. Le point commun des livres de Laurent Gaudé est à mes yeux une certaine dureté dans le thème, souvent celui d’un exil (pas toujours, mais il aime ce sujet en particulier), mais avec une poésie et une empathie qui rendent le tout très beau, très vivant, très émouvant.

Mais parlons un peu de ce livre : il faut d’abord dire que celui-ci a de gros relents fantastiques, ce qui peut sûrement en surprendre quelques-uns. C’est l’histoire d’un père qui perd son fils lors d’une fusillade. Le deuil de sa femme et lui se fait différemment, mais ne se fait pas vraiment non plus. C’est aussi l’histoire d’une vengeance, d’un amour, des souvenirs… et des Enfers. (ouuuh, le suspense)

En plus d’avoir voulu en savoir plus sur cet auteur qui m’a littéralement séduite avec son écriture, j’ai compris aussi que, même si je n’en lis toujours pas beaucoup, j’ai un petit faible pour les histoires qui impliquent une famille, une relation entre deux membres… (pas romantique, hein)

Les ténèbres de ce livre, la tristesse et la colère de ce père m’ont émue aux larmes. Et surtout, pour la première fois de ma vie, j’avais envie d’en lire plus d’un écrivain. Laurent Gaudé a été mon premier rendez-vous littéraire… et si j’ai moins aimé d’autres auteurs par la suite, il a toujours fait partie de mes amours littéraires. Et j’ai eu la chance de le rencontrer, et même si j’ai quand même été incapable de me comporter normalement (socialement parlant je veux dire) devant lui, il était vraiment très gentil, je ne regrette rien !

la-théorie-des-cordes-somoza-coverLa théorie des cordes (José Carlos Somoza)

Voici un livre assez particulier. L’auteur est assez connu mais ce livre en général un peu moins. La théorie des cordes, ça nous évoque tous quelque chose, même de manière très vague, une théorie en physique… Bingo, vous êtes sur la bonne voie ! L’histoire sera centrée autour… Oula, je vous vois paniquer ! Je vous comprends, j’ai été dans le même cas à l’époque aussi, ayant été une grosse naze dans cette matière.

Mais même si ce ne sera pas forcément une lecture hyper facile dont vous allez tourner les pages de très nombreuses fois en très peu de temps, ce n’est pas difficile à comprendre non plus. L’auteur a un certain talent de vulgarisation, y a pas à dire. (la théorie des cordes ne sera pas tout à fait ce que vous croyez) C’est un livre très prenant, il y a beaucoup de suspense… On parle d’une scientifique espagnole qui semble procéder à des recherches en-dessous de son potentiel et qui, du jour au lendemain, se trouve dans un grave danger de mort… Avouez, c’est louche tout ça.

Pourquoi ce livre a-t-il eu de l’importance ? Hé bien comme vous l’avez déjà remarqué, la confiance en soi, c’est pas le genre de la maison ici, et ce livre m’a permis de comprendre que je pouvais quand même m’attaquer à des livres qui ne semblaient pas pour moi. Si j’avais dû m’en tenir qu’à mes propres croyances sur moi-même, je ne l’aurais jamais lu… (mais on me l’a offert, donc ça m’a permis d’être moins conne) J’ai pensé à ce livre quand j’ai lu mon premier essai, en me disant « je peux le faire ».

C’est bête, mais oui : on peut croire que des livres nous sont inaccessibles. Et ce roman m’a fait passer un cap, il a débloqué un niveau dans mon cerveau, comme dans les jeux vidéo. Je ne lirais peut-être pas les mêmes choses aujourd’hui sans ce livre.


Voilà pour la deuxième partie des livres qui ont joué un rôle dans ma vie en général, et dans ma vie de lectrice !

L’adolescence est, à mon avis, une période charnière (quand on est à la base un jeune lecteur) pour la suite, pour son évolution de lecteur. Même si les goûts changent une fois adulte, on peut souvent voir une certaine logique !

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13 réflexions sur “Les livres qui ont marqué ma vie – adolescence

  1. Beaucoup de titres que je ne connais pas (surtout les mangas, vu que je n’ai jamais été une grosse lectrice de manga), mais je te rejoins sur ces deux classiques de la SF que sont 1984 et Le meilleur des mondes ! Je pense qu’une relecture ne ferait pas de mal, mais j’avais aussi été remuée et questionnée par ces lectures.
    La scène de ton entretien est… comment dire, un peu choquante. C’est tellement méprisant comme réflexion…
    J’adore Pennac, mais je n’ai jamais lu Comme un roman. J’ai déjà vu les 10 commandements du lecteur, mais je n’ai jamais lu tout le bouquin. Un manque à combler !
    Gaudé fait partie des auteurs que j’aimerais relire, j’en avais lu un ou deux au début du collège et mes souvenirs en sont à présent plus que flous.
    Merci pour cette belle liste qui donne envie de découvrir et redécouvrir des titres ! (Zoo m’interpelle bien aussi…)

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    • Pareil que toi, une relecture ferait pas de mal, j’avais 18-19 ans, ça date !
      Oui, pour l’entretien, je me suis sentie honteuse sur le moment de ne pas lire autre chose que des livres évidents, mais en y réfléchissant, j’ai réalisé que c’est eux qui avaient fait leur élitistes de merde ! J’espère que personne n’a vécu ça, c’est très démoralisant et ça remet en question ton goût pour la lecture…
      Aha, moi c’est l’inverse, je n’ai lu que celui-là ! Les 10 commandements de ce livre sont connus, et même si certaines références sont vieillottes, le livre est bien accessible à tous ! Tu conseilles lequel de Pennac ?
      Laurent Gaudé, c’est un des meilleurs ❤ (fangirl) Tu avais lu lesquels ? (je les ai pas tous lu, hein)
      Zoo est assez particulier, il m'avait vraiment marqué, même si c'est flou dans ma tête, je te le conseille !

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      • Non, mais en même temps, tu aurais pu faire un effort et lire un auteur arménien ou une autrice guatémaltèque juste avant l’entretien ! Vraiment, pour quelqu’un qui se destine aux métiers du livre… c’est un peu limite de lire Orwell, c’est d’un commun, ma chère ! ^^
        En tout cas, je vois ce que tu as pu ressentir, c’est vraiment nul de leur part…

        Pour Pennac, j’ai adoré Journal d’un corps (si tu peux le dégoter en version illustrée par Manu Larcenet, c’est juste topissime) et je viens de finir la saga Malaussène et chaque tome a été un pur régal. Ce mec manie la langue française d’une façon absolument géniale et en même temps, ce n’est jamais pédant, au contraire, j’ai vraiment eu l’impression que le gars s’éclatait à écrire ses livres et qu’il te fait partager ça du début à la fin !

        Quant à Gaudé, j’ai lu La mort du roi Tsongor et Ouragan.

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      • Bah merde alors ! Globalement, je pense qu’il fallait déjà savoir un bon nombre de choses dans le domaine pour être pris… Ca sert à quelque chose, les formations. (c’était pas les métiers du livre en plus, mais dans le domaine de la communication et de l’informatique, c’est même encore pire ! D’où on me dit ça ?)

        Je note, je note, merci bien. En même temps, il est tout sauf pédant, Daniel Pennac ! C’est rassurant un homme pareil 🙂

        Aha, tu vas rire, mais je n’ai toujours pas lu « La mort du roi Tsongor » ! (alors que c’est son prix Goncourt des Lycéens quand même) Sinon, Ouragan est une vraie perle.

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      • Ah, je pensais que c’était pour une formation métiers du livre ! D’accord… en tout cas, si toute l’ambiance du truc était comme ça, tu n’as peut-être pas raté grand-chose.

        Pour La mort du roi Tsongor, je n’en ai que des souvenirs très flous, c’était une lecture pour le collège, ça remonte un peu…

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  2. Je déteste les gens méprisants face aux lectures des autres. Lire 1984 est super important, cette œuvre est tellement anticonformiste qu’on en a besoin pour réfléchir sur notre société et ses dérives. Je suis choquée de voir que certains osent dirent qu’elles ne sont pas originales. Si c’est hyper connu et classique c’est parce que l’humanité en a besoin.

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    • Ah non mais j’ai pas compris sur le coup, surtout que comme tu le dis, c’est un livre qui a une grande importance ! (de toute façon, l’ambiance était très moderne-bourgeoise, c’était pas pour moi)

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  3. Je ne peux que te rejoindre sur La porte des Enfer qui est un très bon roman de Laurent Gaudé ! 😉 Yasmina Kadra est un auteur important car il sait raconter ce qui se passe des deux sans manichéisme. Dans plusieurs de ses romans (dont celui dont tu parle) il m’a permis de mieux comprendre les conflits.
    C’est vrai que nos rencontre adolescente avec les livres sont très importantes et nous forment. Ce n’est pas étonnant que tu es découvert Camus à cette époque !

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    • Ah oui, toi aussi, tu aimes Laurent Gaudé 😉 (qui ne l’aime pas de toute façon ? /tousse/)
      Ah mais il fait un travail important, et en plus, il a une écriture sublime ! Il est très agréable à lire 🙂
      Aha, oui, vive ma prof de français de première 😀

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  4. Que j’aime cette sélection !! 🙂
    X, j’avais beaucoup aimé (j’ai pas tout fini, cela dit, mais c’était très cooool.)
    Et puis tous ces classiques, bien entendu… Sans parler de Gaudé et de Somoza 😀 ❤ Tu les as mis tous les deux dans le même article, je suis au paradis ! Haha

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