Les livres qui ont marqué ma vie – vie adulte

Cet article sera très personnel, vous risquez de voir pourquoi j’en suis à l’heure actuelle avec ces lectures-là en particulier, mes questionnements… Ça répondra peut-être à vos interrogations.

Vous risquez aussi de voir des livres dans cette liste que vous avez peut-être déjà vu en chronique ici. Avoir suspendu la lecture pendant 6 ans, ce n’est pas rien, ça raréfie les lectures… (si j’avais su que je raterai mes études, j’aurais tout balancé et je me serais enfermée chez moi à lire des livres, quelle perte de temps) Donc il y aura des livres peu nouveaux pour vous, aha.


beauté-fatale-cover2Beauté Fatale (Mona Chollet)

Vers 2012, j’ai commencé à m’intéresser au féminisme à travers des articles qui abordait ce qu’on appelle souvent avec méchanceté le « féminisme 101 » et qui est pourtant bien utile pour celles et ceux qui n’y connaissent rien au sujet. Ce n’est pas parce que je me suis intéressée soudainement au sujet que je suis devenue incollable et parfaite sur le sujet en une semaine et c’est pareil pour les autres. (toujours pas parfaite d’ailleurs)

Mais ce n’est pas le sujet. Mes recherches sur le féminisme m’ont conduite sur le chemin, encore étroit à l’époque, qui mène à Mona Chollet, journaliste chez Le Monde diplomatique. Celle-ci avait publié Beauté Fatale au début de l’année et malgré mon faible budget d’étudiante, je l’ai acheté. C’était mon premier livre féministe !

Le sujet m’a instantanément parlé. Mona Chollet montre comment les médias et les industries cosmétiques et de la mode nous inculquent une certaine vision de la féminité à avoir, surtout aux bénéfices de ces dernières. Pour être belle et féminine, il faut utiliser du maquillage, bien se coiffer, s’habiller selon les dernières tendances, s’épiler… L’autrice nous révèle aussi les conséquences délétères de ces pressions, les contradictions du traitement de notre apparence comparé à celui des hommes, etc… J’en parle dans cette chronique. (une des premières de mon blog, alors bonjour la qualité)

Et moi, je fais partie des quelques réfractaires à ce système. Pas pour tout, mais disons… qu’à part pour l’épilation, je fais un peu ce que je veux. Je ne veux pas me maquiller, je ne sais pas me coiffer, bref, tout ce qui est pointé du doigt par notre société. Et des réflexions, j’en ai eu ! Ce livre m’a donc en partie soulagée. De plus, j’ai mieux appris les ressorts de cette pression qu’on nous met. Et puis bon : mon premier livre féministe, et un très bon qui plus est !

l'évangile-selon-pilate-coverL’évangile selon Pilate (Eric-Emmanuel Schmitt)

De base, j’avais déjà une certaine sympathie pour l’auteur, ayant lu Oscar et la dame rose (qui m’a fait chialer à l’époque) et La part de l’autre. Ce livre-là n’est pas mon préféré, mais il a eu le mérite de m’apporter une réflexion sur mon rapport à la religion un peu plus indulgente.

EES (faîtes pas genre que ce nom à rallonge ne vous donne pas envie de le raccourcir) nous parle ainsi de l’histoire de Jésus (Yechoua) à sa sauce. Je ne vais pas trop en dévoiler ici mais l’auteur explore ce récit d’une autre manière. Ayant fait du catéchisme durant mon enfance, j’ai été assez surprise par la sincérité, l’absence d’ambages de l’auteur sur le sujet. Sans que ce ne soit un récit d’athée (EES est devenu catholique et nous raconte d’ailleurs comment à la fin de son livre) et qu’il y ait le risque d’un roman anti-religion, on n’a pas non plus celui d’un croyant béat, et j’ai apprécié.

De mon expérience de catholique, je n’en ai pas gardé un super souvenir, même si les raisons pour lesquelles je suis devenue athée sont plus liées à des raisons personnelles que religieuses, bien que les deux se soient unies pour m’amener à un athéisme assez radical. Et c’est justement ce livre qui a commencé la déconstruction de ce radicalisme un peu idiot, il faut bien l’admettre. Il m’a permis d’être un peu moins butée sur le sujet des religions et d’y réfléchir avec un peu plus d’ouverture d’esprit.

féminismes islamiquesFéminismes islamiques (Zahra Ali)

Ce livre accompagne, dans mon cheminement, celui au-dessus. Je sais que pour certains d’entre vous, « féminisme » et « islam » ne sont pas des mots qui vont ensemble, et je pense que vous avez sûrement deviner avec ce que j’ai dit pour le livre précédent, que c’était aussi mon cas ! A l’époque, j’étais encore une petite conne qui était pour que les femmes musulmanes se dévoilent… et même pire encore, j’étais favorable à une loi l’interdisant !

Bref, je reviens de loin. J’ai lu ce livre en 2013, un an après que mes recherches sur le féminisme aient débuté. Ça m’intéressait d’en savoir plus car… j’avais un léger doute. Mais suffisant pour que je veuille en savoir plus.

Féminismes islamiques parle, comme son nom l’indique, du féminisme au sein de l’islam. L’autrice, Zahra Ali, a compilé des témoignages de femmes musulmanes aux quatre coins du monde : Egypte, Iran, Malaisie… Ces femmes sont souvent instruites et travaillent à prouver au patriarcat que le Coran n’est pas sexiste comme beaucoup le revendiquent. Elles luttent aussi contre les injustices dans leur pays à ce niveau-là.

Et moi, bêtement, j’attendais quelque chose sur le voile. Et si vous espérez croiser ce sujet, ce ne sera pas du tout le cas ! Ces femmes parlent de l’islam, de leur rapport avec cette religion et du féminisme en son sein. Et c’est tout. Ça m’a fait voir une nouvelle fois les choses autrement, que tout ne tourne pas autour de nos obsessions occidentales. J’ai découvert que je n’avais pas forcément à me mêler de tout ça, que les femmes musulmanes prenaient les choses en main, et que si elles avaient besoin de notre aide, elles nous le demanderaient… avec leurs conditions. A partir de ce livre, j’ai, une nouvelle fois, ouvert mon esprit.

la-chute-camus-coverLa Chute (Albert Camus)

Ce livre, j’en ai déjà parlé en long, en large et en travers. Je vous dirige bien évidemment vers ma chronique du livre, et si ça vous intéresse, vers mon article sur l’auteur.

Mais quand même, je vais dire quelques mots sur la place qu’a tenue ce livre pour moi. Il m’a énormément choquée, je me suis prise une claque monumentale. Il m’a mis face à mes contradictions et celles des autres, il m’a fait réfléchir sur mes valeurs et mon comportement vis-à-vis d’elles.

C’est finalement quelque chose de très personnel qu’on ressent avec ce livre et je ne vais pas forcément rentrer dans les détails me concernant. (surtout que la deuxième lecture ne remue pas forcément les mêmes choses en nous que la première) Ce qui est certain, c’est que ce livre, une fois fini, trotte dans la tête. Le personnage principal, Jean-Baptiste Clamence, est insupportable, mais c’est à cause de lui, toutes ces interrogations. On en oublierait presque l’antipathie qu’on a pour lui, occupé à se regarder soi-même et le monde d’abord. Un roman perturbant.


A partir de là, je vais vous parler de livres que vous avez déjà vu sur ce blog. Je vais en parler brièvement, je vous mets les liens des articles via les titres si vous voulez en savoir plus.


eichmann-jerusalem-coverEichmann à Jérusalem (Hannah Arendt)

Hannah Arendt, tout le monde en a entendu parler, à défaut de l’avoir lu. Ce livre aussi a sa petite notoriété : l’autrice, philosophe allemande réfugiée aux Etats-Unis suite à la Deuxième Guerre mondiale parce qu’elle est juive, assiste au procès, à Jérusalem en 1961, d’Adolf Eichmann, un des grands responsables de la Shoah. Ce livre en est le compte-rendu, mais pas seulement.

L’autrice va aussi nous donner des éléments sur la guerre en Europe. Et quand je dis Europe, je ne parle pas que de la France ou de l’Italie. Moi qui croyait naïvement en savoir beaucoup (avec les cours d’histoire du collège et du lycée, tu ne sais rien…) sur cette période de l’histoire, je suis tombée de très très haut. Si je me doutais de certaines choses à travers certains articles et documentaires, je ne connaissais pas le rôle qu’avait joué d’autres nations d’Europe, et ça m’a donné une vision bien plus européenne que ce qu’on avait vu en cours, qui était très centrée sur la France.

Mais ce n’est pas tout : Hannah Arendt a fait part de sa conclusion par rapport à Adolf Eichmann. Vous avez peut-être entendu parler du concept de « banalité du mal ». En gros, Eichmann ne faisait qu’obéir aux ordres et n’était pas vraiment antisémite, même si des versions contredisent cette interprétation. Il ne se rendait pas compte du mal qu’il faisait et voulait juste faire son boulot correctement…

Bref, ça m’a un peu secoué quand elle a explicité son propos, et avec foison de détails sur cette guerre. Ça m’a rappelée de ne pas me reposer sur mes acquis.

la-servitude-volontaire-coverDiscours de la servitude volontaire (Étienne de la Boétie)

Alors, c’est pas que vous allez vous faire engueuler par l’auteur, mais ce qu’il va dire ne va peut-être pas entièrement vous plaire. Le plus impressionnant, c’est qu’il a écrit ce livre à 18 ans ! (j’étais une petite crotte à cet âge, moi) Et au 16ème siècle, histoire d’en rajouter une couche sur la pertinence toujours actuelle de cet essai.

Vous l’avez compris avec le titre, pour lui, la servitude à un pouvoir est volontaire. Au-delà de la dimension individuelle de son discours sur laquelle je suis en désaccord, il soulevait de bonnes questions. Pourquoi ne désobéit-on pas ? Je vous laisse en savoir plus en lisant ce petit livre.

Personnellement, ça a commencé à me faire réfléchir sur la question car je n’y avais jamais sérieusement songé. Je me suis aussi posée des questions sur moi-même. Le pire, ça a été la lecture de ce livre… couplé au suivant dont je vais vous parler.

désobéissance-à-l'autorité-coverExpérience sur l’obéissance et la désobéissance à l’autorité (Stanley Milgram)

Ce livre est contemporain. L’expérience relatée date des années 60 et questionne aussi sur ce principe de l’obéissance.

Je ne vais pas vous décrire toute l’expérience (si ça vous intéresse, j’en parle dans mon article sur ce livre) mais en gros, l’objectif était de savoir quel rôle jouait l’autorité sur nous, et surtout, à quel degré, quelles sont nos limites… quand on en a seulement une d’ailleurs. Je suis du genre obéissante, mais pas trop (disons que j’aime faire les choses bien au boulot, mais si on me demande un truc injuste, je vais rechigner), du coup, je me suis demandée comment j’obéirais. Là encore, ce fut comme La servitude volontaire, ça m’a fait me poser des questions sur moi-même, mais aussi sur la société… Les résultats de l’expérience sont choquants ! (si, durant une petite soirée pour vous relaxer, vous voulez perdre foi en l’humanité…)

Bref, ce livre m’a marquée au même titre que l’autre. Ça a remis beaucoup de choses en question, moi qu’on taxait déjà d’extrémiste à l’époque. On n’y est clairement pas… Si réfléchir sur notre société, c’est être extrémiste… Bref.

petit-pays-coverPetit pays (Gaël Faye)

Ce livre m’a fait le même effet que Eichmann à Jérusalem, à part que cette fois-ci, on est sur un roman… et sur un terrain non-occidental.

C’est l’histoire de Gabriel, qui habite au Burundi, pays qui se trouve à côté du Rwanda… Vous la sentez venir la merde ? Je m’en doutais un peu mais pas forcément à ce point. C’est très beau, très émouvant… dans un cadre absolument horrible, celui du génocide rwandais. On est avec le narrateur, avec la même innocence que lui, et ne connaissant rien au génocide rwandais, je ne comprenais pas forcément les non-dits des adultes non plus. Je crois que le choc est d’autant plus grand ainsi.

Bref, ce livre est superbe, un des meilleurs livres que j’ai lu dans ma vie. Mais en quoi a-t-il changé ma vie ? Hé bien je me suis une nouvelle fois dit que je n’y connaissais pas grand-chose à quoi que ce soit dans le monde, et que ce n’était pas les quelques idées anti-capitalistes que j’avais glané par-ci par-là qui allait m’aider à avoir une meilleure vision du monde. Ce roman m’a ramené à une certaine humilité.

la-fin-de-l'homme-rouge-coverLa fin de l’homme rouge (Svetlana Alexievitch)

Voilà une autrice formidable ! Là aussi, ça rejoint un peu Eichmann à Jérusalem dans ma perception des choses, mais sur un autre concept, un autre contexte. Et non, ce n’est pas non plus un roman ! Svetlana Alexievitch a recueilli des témoignages de personnes russes et slaves ayant vécu l’Union soviétique et son effondrement.

C’est terriblement émouvant d’avoir ces témoignages de gens de manière brute, avec la retranscription juste et poétique de l’autrice. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la multiplicité des témoignages, leurs expériences diverses. Et puis surtout, d’avoir des vécus de l’autre côté de la barrière ! Je me trouve en France et j’ai forcément eu, lors de mes cours d’histoire, le point de vue occidental, celui qui glorifie le capitalisme, les États-Unis, etc. J’ai compris que ce que j’avais appris était très loin de la réalité, et même si je me doutais bien que ce n’était pas tout à fait comme le prétendait mon pays, je suis quand même tombée de très haut ! J’ai, littéralement, découvert un autre monde, avec ses joies et ses souffrances… Ce point de vue de « l’ennemi » qu’on nous a tant caché.

Livre très poignant, je ne saurais en dire plus, à part que je vous le conseille à toutes et à tous. Là encore, ça m’a permis d’élargir mon horizon, une fois de plus.

stratégie-du-choc-coverLa stratégie du choc (Naomi Klein)

Décidément, la moitié des livres qui ont marqué ma vie datent de l’année dernière ! Et ils ont tous un point commun : ils me font découvrir des choses sur le monde que je ne connaissais pas.

Cette fois-ci, on parle de la stratégie du choc utilisée par ceux qui veulent imposer le capitalisme, à travers des dictatures (coucou le Chili), des catastrophes naturelles, des actes de terrorisme… Tout terreau fertile est bon à prendre. Quand les gens sont trop occupés à se sortir de telle merde, il est temps de faire passer des lois et des décisions qui n’auraient jamais été acceptées par la population en temps normal. Ni vu ni connu…

J’ai vu le fonctionnement de la société française d’un autre œil. Sachez qu’on est très privilégiés, certes, mais que ça peut nous tomber dessus. (enfin, déjà plus ou moins avec Macron…) Avec la mondialisation, je me rends compte à quel point il est facile de bouleverser des vies pour son propre bénéfice. Je ne suis pas naïve, je le savais déjà, mais là encore, cet essai m’a fait sortir de la sphère occidentale.

Aux-origines-de-la-de´croissance-coverAux origines de la décroissance

Le dernier arrivé, et pas des moindres ! Je ne m’attendais pas à une claque pareille en le lisant… Je voulais juste en savoir plus sur la décroissance, moi !

Et pourtant, celui-ci m’a plus remué que l’essai qui m’expliquait la décroissance selon la vision contemporaine. Dans ce livre, on trouve une compilation de penseurs du XIXème et du XXème siècle sur la décroissance, mot qui n’est apparu que dans les années 1970, mais l’intention, la réflexion étaient les mêmes. A la base, j’ai acheté ce livre parce qu’il y avait Camus sur la couverture (ahem) et que ça m’a forcément intriguée.

J’ai été soufflée par ce que ces personnes avaient à dire. Par leur intelligence, leur justesse, leur empathie… Et de me rendre compte que je vis dans la société qu’ils craignaient tous de voir un jour. Que ce qu’ils dénonçaient… s’est réalisé aujourd’hui, ou avait déjà lieu à leur époque et a évolué dans la pire direction aujourd’hui.

Je vous renvoie vers l’article (long) pour en savoir plus, mais il m’a complètement chamboulée. J’ai commencé à me plonger dans une frénésie d’achats d’essais sur l’écologie, le travail, sur des alternatives plus égalitaires… Je suis très loin de tout savoir, mais ces penseurs m’ont fait m’interroger sur beaucoup de choses, ils m’ont frappé par la justesse de leurs raisonnements, bref, j’en suis sortie impressionnée et avec une soif de savoir immense.


C’est fini pour cette série d’articles ! Bon, j’ai un peu fait ma feignasse sur les derniers livres, mais j’espère que vous voyez où je veux en venir, aha. Ils ont souvent bouleversé ma vision du monde, d’où ma préférence pour des livres qui font réfléchir ?

Et vous, quels sont les derniers livres qui vous ont marqué ?

Les articles précédents sur les livres qui ont marqué ma vie :

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23 réflexions sur “Les livres qui ont marqué ma vie – vie adulte

  1. J’ai beaucoup aimé ta série d’article sur les livres qui ont bouleversé ta vie ! Je ferai pareil quand je l’aurai médité. Je me suis achetée Beauté Fatale en mode taureau qui a besoin de lire ce livre rapidement, je pense que je le commencerai demain du coup. La chute de Camus il faut aussi que je le lise !

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    • Oui, il n’y a pas besoin que tu te presses ! Si tu le fais, je serai ravie de lire tout ça, héhé. (en mode curieuse) La Chute pourrait vraiment te plaire, je pense ! En tout cas, merci 🙂

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  2. Approchant de la cinquantaine, il me faudrait un certain de temps de réflexion pour répondre, disons pour sélectionner parmi les titres qui me viennent à l’esprit ;). Je retrouve L’évangile selon Pilate, lu jeune adulte, qui m’avait marqué aussi ( avec la chance d’avoir vu ensuite une excellente interprétation théâtrale ). Je citerai Leviathan de Paul Auster, et Camus avec La chute aussi ( nous en avons déjà parlé :)). Tu me fais cogiter !!

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    • Oh, je ne savais pas que « L’évangile selon Pilate » était adapté au théâtre ! Et je n’ai encore jamais lu Paul Auster… (je note ce titre) En tout cas, tu dois en avoir des choses à nous faire découvrir ! J’espère que tu nous en feras part 😉

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  3. Très bon article, très inspirant aussi. Je note pour le féminisme islamique car c’est un sujet sur lequel je me questionne beaucoup. Je sais pas si tu connais le podcast « Un podcast à soi » mais en septembre je crois le sujet était féminisme et religion. J’ai trouvé ça passionnant et ça m’a fait beaucoup réfléchir. Je me demande d’ailleurs si l’ouvrage dont tu parles n’était pas cité…

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    • Merci ! Je ne connais pas du tout « Un podcast à soi », ça parle de divers sujets de société ? Oui, « Féminismes islamiques » est intéressant, ça m’a permis de réfléchir sans que le sujet si controversé du voile ne soit abordé.

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      • Oui c’est ça, chaque émission est sur un sujet differents du féminisme comme les violence gynécologique, la grossophobie, le rôle des femmes dans les luttes… L’émission est basée sur des témoignages, des études scientifique et des textes littéraires. C’est très bien fait je trouve.

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  4. Je comprends tellement pour le livre d’Hannah Arendt, ce témoignage m’avais vraiment marqué. As-tu vu le film qui a été fait sur ce passage de la vie de Arendt ?

    Gaël Faye, j’ai beaucoup aimé également. L’histoire du Rwanda est trop peu connue malgré l’horreur qu’elle représente. Je te conseille aussi de lire un livre de chez Zulma sur le sujet, Le Livre des ossements de Boubacar Boris Diop. Un peu plus dur à lire mais révélateur de l’horreur.

    La Chute de Camus, j’ai encore le paragraphe où l’on entend le bruit de la chute en tête. Un livre marquant également.

    Pour ma part, j’ai été particulièrement marqué par La Nuit remue de Michaux, ainsi que par différents livres de Beckett. Plus récemment, c’est vraiment Le Sillon de Valérie Manteau et La Rouille d’Eric Richer qui m’ont marqué (et plein d’autres, ce n’est que la partie immergée de l’iceberg ahah).

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    • Non, pas du tout ! Je ne savais même pas qu’il y en avait un… Je suppose que tu me le conseilles ? 😛

      Ah mais ce livre m’a fait regarder un documentaire sur la génocide rwandais tellement j’hallucinais. D’acc, je le note du coup, merci ! (plus dur à lire ? Brr)

      Tu m’étonnes, là aussi, t’es en pleine hallucination. x)

      Je me dis que vu que t’adores Michaux, faudra que je le lise un jour alors ! Du coup, je note celui-là x). Et Samuel Beckett, toujours pas lu… Shame.
      J’avais bien remarqué que ces deux livres t’avaient marqué ! (je me doute que tu ne t’arrêtes pas qu’à ça en vrai 😛 )

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  5. Très chouette article! J’ai lu La stratégie du choc aussi et… ça m’a fait un choc (désolée pour la mauvaise blague).
    J’admire en tout cas ta capacité à te remettre en question et à aller creuser les sujets qui t’intéressent pour te faire ta propre opinion. C’est d’autant plus louable, je trouve, qu’on est plutôt encouragés à la paresse intellectuelle il me semble!
    Du coup je m’interroge sur les éventuels livres qui auraient marqué ma vie d’adulte, mais je n’ai guère d’idées… Il faudrait que j’y repense sérieusement!

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    • Non mais je comprends, ce n’est pas qu’une blague de toute façon xD
      Hé bien d’une certaine manière, j’y ai répondu à la paresse intellectuelle à la base, mais la petite librairie de ma fac ne m’a pas servi qu’à acheter des bouquins sur le japonais car ils avaient pas mal d’essais aussi.
      Oh, à mon avis, tu vas trouver ! 😉

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  6. Une bel article qui prend du recul ! Il était un peu noyé dans mes favoris à lire (le ménage est en cours), mais ça y est, je l’ai enfin lu. Et il est vraiment passionnant, chapeau !

    J’ai Sorcières dans ma PAL, mais Beauté fatale est dans ma WL ! La thématique devrait me plaire.
    Mais en fait, je n’en ai lu aucun… Je me sens un peu nulle d’un coup. J’ai encore du chemin à parcourir ! Surtout que la plupart des livres que tu cites – et que je connais presque tous de nom – devraient vraiment m’intéresser !

    En tout cas, c’était une très chouette série d’articles !

    Aimé par 1 personne

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