Comment lire des essais ?

Je vois que beaucoup de personnes hésitent à lire ou non des essais. Et ça va être justement le maître mot de cet article : on n’est pas là pour se prendre la tête !

Lire des essais : d’accord, mais lesquels ?

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Cette question peut sembler naïve, mais elle ne l’est pas tant que ça. Le problème, c’est que les essais se traînent une réputation de livres imbuvables, mais en même temps, si on m’avait sorti de lire Schopenhauer tout de suite, je pense que j’aurais magistralement fait un doigt d’honneur et serait retourné à mes romans et mangas sans regret. Je sors un nom d’un philosophe, d’une discipline avec laquelle j’ai encore certains… à prioris, mais vous avez compris. (ne me demandez pas de conseils pour lire de la philosophie svp)

Donc on va commencer par le commencement : si vous n’en avez jamais lu, vous pouvez (j’insiste) en lire des courts et faciles (oh, le vilain gros mot). Il est important de commencer par là. Je sais qu’on a souvent tendance à se dire qu’il faudrait plutôt lire des essais « haut de gamme », de gens ultra réputés dans leur domaine, mais je vous l’assure, c’est une erreur. Un jour, je me suis dit qu’en-dehors de La Domination masculine que j’avais bien aimé, il fallait que je lise autre chose de Pierre Bourdieu pour ne pas passer pour une nouille (on reviendra sur ce point). J’ai choisi Questions de sociologie… alors que je n’avais aucune base en sociologie ? Je n’ai jamais terminé ce livre. Ce n’est pas que je n’avais rien compris, mais… Internet a grandement été mon ami lors de la lecture. (et c’est pas ça qui va vous faire rattraper vos lacunes sur le sujet, surtout que vous aimeriez bien avancer sur votre lecture plutôt que de rester bloquée à la page 156)

Donc voilà, ça ne sert à rien de foncer dans un mur. Babitty Lapina a parlé sur son blog des différents niveaux de lecture et je suis assez d’accord avec elle. De plus, vous aimeriez ne pas passer trois plombes sur votre lecture. Mais là est le paradoxe : lire un essai n’équivaut pas à la lecture d’un roman. En moyenne, je lis 50 pages par heure pour un roman… et 30 pour un essai. (je généralise, je lis pas 50 pages par heure pour lire un Zola) Du coup, autre conseil : prenez votre temps. Il se peut que vous mettiez plus de temps pour lire un essai que vos lectures habituelles et il va falloir vous y faire. Ne croyez surtout pas que la lecture sera fluide : selon l’essai que vous aurez choisi, ce ne sera peut-être pas le cas, sans compter que vous allez peut-être stopper brièvement votre lecture pour réfléchir, les yeux fixés dans le vide, l’air béat ou avec les sourcils froncés. (j’ai souvent l’air hyper sérieuse quand je lis au point que j’ai déjà fait flipper quelqu’un, ce n’est pas une blague) C’est pas grave, l’important est d’apprendre quelque chose, et votre lecture vous remuera peut-être un peu. Vous aurez probablement une remise en question de ce en quoi vous croyez car on a tous des préjugés, des croyances… Peut-être que vous allez tomber de haut sur certaines choses mais il est clair que de savoir que ce n’est (peut-être) pas vrai va aussi vous satisfaire, connaître la vérité, c’est cool.

Et d’ailleurs, venons-en à un autre point : choisissez le thème que vous, vous souhaitez lire. Je sais que la curiosité dans tous les domaines est valorisée, mais pour commencer la lecture d’essais, ce n’est clairement pas le bon plan de commencer par un essai sur une question de mathématiques ultra prisée si on n’aime pas ça. Et d’ailleurs, même si vous êtes un vétéran dans le domaine de la lecture d’essais… Le but, c’est de lire ce qui nous intéresse. Personnellement, j’ai commencé il y a quelques années à lire des choses sur le féminisme et je ne lisais que ça. Aujourd’hui, je diversifie plus, même si on observe bien mon actuelle obsession pour les sujets écologiques ou en lien avec la place du travail dans notre société. Voilà, c’est comme ça, deal with it. Toi aussi, fais ce que tu veux.

Et donc, se débarrasser de nos préjugés et de nos peurs sur les essais. Il y a un sujet que tu as envie d’explorer ? Vas-y, fonce ! Et je reviens à ce que je disais plus haut, ne pas hésiter par commencer par des lectures plus basiques (et parfois s’en contenter parce qu’on s’en fiche d’aller plus loin, et ce sera toujours mieux que le Français moyen), surtout que pour acquérir des bases, un petit savoir solide sur le sujet, c’est pas mal. Et ensuite, vous pouvez tenter de lire des choses un peu plus explicatives, qui abordent des points plus précis. Pas forcément une lecture universitaire (ma hantise), mais croyez-moi, vous avez l’embarras du choix. De plus, des ouvrages qui peuvent sembler inaccessibles au plus grand nombre pour des raisons obscures (coucou Simone Weil) ne le sont pas vraiment, alors n’hésitez pas à les feuilleter en librairie pour voir de quoi il retourne. De toute façon, il faut tester aussi un peu, vous allez vous casser la gueule à un moment et ce n’est pas grave, ça vous permet de mieux cibler ce qui vous convient.

Et n’hésitez pas à sauter des pages ! Je ne le fais pas parce que je suis une grosse obstinée mais c’est pas l’envie qui me manque parfois… Et puis vous souffrirez moins. (ahem) Pour La Condition ouvrière de Simone Weil, je ne l’ai pas fait mais trois-quatre pages de son journal d’usine étaient ennuyeuses à mourir, j’aurais pu les esquiver, ça n’aurait pas changé grand chose, mais j’avais peur de rater quelque chose d’important. Vous pouvez peut-être en feuilleter quelques-unes et lire en diagonale de quoi ça parle avant de vous décider. Si ça se trouve, vous allez découvrir que vous vous foutez de ce passage qui vous ennuie tellement et n’ayez pas de scrupules à passer à autre chose ! Ça peut parfois être salutaire, j’ai déjà vu des abandons pour cette raison, il serait dommage d’arrêter votre lecture à cause de ça.


Une petite sélection d’essais que je trouve plus ou moins faciles, en gardant à l’esprit ce que j’ai dit :

girls-will-be-girls-coverGirls will be girls (Emer O’Toole)

Un essai sur le genre qui fait du bien ! Perso, je n’ai rien appris quand je l’ai lu parce que justement, sans vouloir me vanter, je suis déjà calée sur le sujet (toujours un truc à apprendre, mais pas dans celui-là pour moi) mais sa façon de parler fait très « nature confiture », elle va vous parler de choses importantes sur un ton plutôt familier. L’impression de parler limite avec quelqu’un que l’on connaît ! J’ai beaucoup aimé en tout cas et je le conseille sans hésiter. Sinon, la majorité des livres féministes que j’ai lu sont plutôt abordables, et si ce n’est pas le cas, je le mentionne dans ma série sur les livres féministes.

méditer-puis-agir-coverMéditer puis agir – je passe à l’acte (Youki Vattier)

Ce petit essai fait partie de la série « Je passe à l’acte » de la collection Kaizen chez Actes Sud et je vous conseille d’y jeter un œil car il y a pas mal de sujets intéressants (en rapport avec l’écologie). Je voulais en savoir plus sur la méditation mais sans trop rentrer dans le vif du sujet non plus, et force est de constater que la majorité des livres sur le sujet ne remplit pas ce critère (au moins, si tu veux en savoir plus, tu auras l’embarras du choix). Durant mes recherches sur Internet (toujours très utile, ça), j’ai trouvé celui-ci, assez court (moins de 100 pages) et qui m’a mis les idées au clair sur le sujet (sachant que je confondais la méditation avec la relaxation, il y avait de quoi).

petit-manuel-de-résistance-contemporaine-coverPetit manuel de résistance contemporaine (Cyril Dion)

Je venais de sortir de deux lectures qui m’avaient un peu sonnée et je cherchais un livre sur l’écologie. Sachant que de (très) nombreux essais abordent ce sujet, il y avait de quoi perdre la tête, et surtout, ne rien faire d’autre qu’attendre qu’un miracle se produise. Vers cette période, est sorti un petit livre sur les questions qui me taraudaient, avec des solutions sur comment changer notre perception des choses. Il se paye en plus le luxe de ne pas être culpabilisant, reproche régulièrement attribué à l’écologie ! L’auteur récapitule ce qui ne va pas à ce niveau-là, mais ce n’est pas parce qu’il n’est pas culpabilisant qu’il nous cache la vérité pour autant. Il est simple, court, accessible, et il m’a permis de rebondir sur d’autres sujets plus spécifiques par la suite car j’avais quelques bases, et donc plus de confiance en moi pour m’aventurer plus loin.


Et avec tout ce que j’ai dit pour ces livres, il faut aussi que vous vous mettiez autre chose en tête. Vous voulez en savoir le plus possible sur un sujet en un minimum de temps ? Comme je l’ai déjà dit plus haut, il va falloir prendre son temps, et puis on ne va pas se mentir, ce ne sera peut-être pas possible. Ça dépend sûrement des sujets, des essais disponibles, mais peut-être allez-vous devoir d’abord en passer par des lectures plus simples. Je comprends cette impatience (je l’ai parfois aussi) mais il faut passer outre.

N’hésitez pas non plus à vous renseigner ! L’objectivité n’existe pas, ok, mais c’est pas une raison pour prendre n’importe quoi, donc du coup, j’évite ce qui me paraît trop militant. (c’est mon petit critère perso, peut-être que vous vous en foutez) Mais se renseigner vous permettra de savoir à quel niveau de lecture vous avez à faire, le niveau de compétences de la ou les personnes qui ont rédigé l’ouvrage, si le contenu vous intéresse tant que ça… Pour ce dernier point, feuilleter en librairie est très utile. Une fois, un essai sur le nucléaire me faisait de l’œil, mais une fois que je l’ai bien feuilleté, pesé le pour et le contre… J’ai fini par le reposer. Ce n’était tout simplement pas ce que je recherchais. Pourtant, je n’y connais toujours rien sur le sujet mais ça ne m’empêche pas de me dire que mon inculture sur le sujet mérite mieux. En fait, il faut parfois être un peu narcissique pour se procurer le potentiel essai qui va vous faire grimper au plafond (ou pas). Regarder des avis sur Internet est aussi très utile, mais à prendre avec des pincettes.

Un essai vous intéresse mais la notoriété de l’auteur est quasi-inexistante ? On s’en balance ! La réputation d’un auteur ne fait pas tout. Là encore, vous n’avez peut-être pas (encore) le niveau pour le lire (et c’est pas grave, moi non plus) et puis… Est-ce qu’on peut envisager le fait que ce livre ne nous intéresse pas ? (pour certains intellectuels, c’est limite blasphématoire ce que je dis) Cette vision élitiste des choses peut en bloquer plus d’un. Et puis leur réputation peut vous amener à lire des essais qui ne vous correspondent pas, cf ma petite mésaventure avec Pierre Bourdieu mentionnée plus haut.

Et justement, j’écris cet article parce que je vois plein de gens qui n’osent pas lire d’essais (alors qu’on a la chance d’en avoir une très grande diversité)… parce qu’ils se sentent trop bêtes pour en lire, parce qu’ils pensent ne pas avoir le niveau parce qu’ils n’ont pas autre chose que le bac, ou même encore moins ? Je comprends, j’ai souvent culpabilisé à cause de ça, d’autant plus que j’ai loupé mes études et que je passe pour une grosse nulle auprès de quasiment tout le monde. Mais on parle de s’informer, et on ne va pas se retenir parce que ce n’est pas ce qu’on attend de nous. Lire des essais, même si ce n’est pas notre objectif, c’est aussi une sorte de développement personnel, on grandit à travers ces lectures, on est moins ignorant sur certains sujets.

Avant mon arrivée à l’université, les essais ne faisaient pas partie de mes lectures, pas parce que je complexais mais parce que je n’en avais tout simplement pas la culture ! (enfin si, je complexais, mais c’était pas la raison première) Mes études ne m’ont pas trop amenée à en lire, je l’avoue, mais même si mon temps de lecture avait clairement disparu, j’étais toujours une bouquineuse dans l’âme. Donc à votre avis, qu’est-ce que j’ai fait quand j’ai vu que ma fac avait une librairie ? J’y suis allée ! Et s’il y avait pas mal de bouquins en rapport avec mes études de l’époque, il y avait aussi pas mal de livres sur des sujets sociétaux, historiques… J’ai découvert un autre monde ! C’est donc dans une démarche au début un peu naïve que j’ai lu ces ouvrages. (enfin, très peu, parce que les cours, les devoirs, le travail personnel…) Et en fait, je pense que c’est comme ça qu’il faut oser : ces sujets m’ont intéressé et j’en ai acheté quelques-uns sans me poser de questions. (j’aurais peut-être dû m’en poser quand même, renseignez-vous sur le niveau de lecture, ahem)

Vous ne voulez pas lire d’essais ? C’est pas grave, il y a des tas d’autres manières de s’informer : des articles, des documentaires… Et se renseigner, c’est chacun à son propre rythme ! Avant de m’intéresser au féminisme, je ne m’intéressais pas à grand chose (pour ne pas dire rien) à part vite fait le sujet de la démocratie, mais bon, version allégée en sucres, on va dire… Pas la peine de s’en faire ! Il me semble utile, et même nécessaire, de s’informer, mais tout le monde ne va pas se transformer en apprenti sociologue ou philosophe du jour au lendemain.

Lisez les essais que vous voulez, et à votre rythme ! Cet article n’est pas exhaustif, peut-être avez-vous d’autre chose à rajouter ou à objecter. J’attends vos commentaires !

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40 réflexions sur “Comment lire des essais ?

  1. Ton article est génial !! Je te rejoins totalement quand tu dis qu’il faut commencer petit, avec des sujets qui nous intéressent. Si j’ai lu des essais pendant mes études (mémoire oblige), je n’ai pas eu tout de suite le réflexe d’en lire pour moi-même. C’est King Kong Théorie de Despentes qui m’a permis de me lancer. Ca a été la découverte d’un nouveau monde ^^ ça permet de réfléchir, de s’ouvrir à de nouvelles choses… Evidemment, il y en a des plus ardus que d’autres, mais qu’est-ce que c’est intéressant !
    J’ai Girls will be girls dans ma PAL, je compte le lire très bientôt ! Et je note les autres titres que tu proposes 😉

    Aimé par 2 personnes

  2. Super article ! Tu arrives à me donner envie de me plonger dans un essai alors que je suis en grosse fringale de littératures de l’imaginaire. J’espère que ton article donnera des ailes à plein de potentiels lecteurs et lectrices ! Comme avec les classiques, je ne connais pas cette peur d’aller vers un essai ou un livre de Zola ou de Jules Verne ; si je lis peu d’essais, c’est que je n’en ai pas envie en ce moment (surtout parce que je sais qu’ils risquent de me déprimer encore plus que je ne le suis déjà), mais je me suis déjà éclatée avec des essais et tant pis si ce ne sont pas de grands philosophes qui les ont écrits ! On s’ouvre à d’autres sujets, on s’intéresse à de nouveaux sujets, on y prend plaisir en s’informant, c’est l’essentiel, je trouve ! (Je te comprends d’ailleurs avec la philosophie, j’ai aussi beaucoup de mal…)
    Très chouette article comme d’habitude !

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  3. Merci pour cet article très intéressant ! Tu as une chouette manière d’en parler, et du coup ça donne envie de se lancer! Ca ne sera pas dans l’immédiat pour moi vu la taille de ma PAL, mais le jour où je me pencherai sur la question je me permettrai sans doute de revenir vers toi (ou du moins vers ton article) 🙂

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  4. Merci pour ton article, tu as raison d’insister su le fait qu’il faut se décomplexer vis à vis des essais. Globalement je préfère les romans mais ma whishlist d’essais commence à s’agrandir (un peu à cause de toi d’ailleurs 😉 ) et ton article me donne envie d’y accorder plus de temps.

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  5. C’est une bonne idée de faire un article sur ce sujet! Il y a plein d’essais qui me font envie, dont un qui est dans ma PAL depuis des années (Troubles dans le genre de Judith Butler, mais j’avoue qu’il me fait un peu peur…). Pour moi le principal problème c’est qu’ils sont en concurrence avec les romans… Et en général, c’est la fiction qui gagne!
    Sinon, je rajouterais peut-être un point pour se mettre aux essais dans de bonnes conditions, c’est d’attendre le moment adéquat. Si on en a jamais lu et qu’on doute un peu, peut-être que c’est mieux de garder ça pour une période où on a suffisamment de disponibilité d’esprit, capacité de concentration etc. que d’essayer quand on rentre du boulot le cerveau complètement lessivé, il me semble. En tout cas pour moi c’est comme ça!

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    • J’ai jamais lu Judith Butler, je ne peux pas te dire :/. Je comprends, les romans apportent eux aussi des réflexions, et ce, dans un format plus plaisant, on ne va pas se mentir 😉
      Tout à fait d’accord ! Quand je bossais, on pouvait compter mes lectures d’essais sur les doigts d’une main, trop crevée pour penser à quoi que ce soit d’autre !

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  6. Super article vraiment passionnant ! Je trouve ça génial que tu dédramatises le fait de lire des essais. Je me suis mise il y a peu enfin avec des essais littéraires. Je ne lis pas tout, juste des petits bouts, mais je commence à lire des essais ! C’est un début. (Je pensais avoir posté déjà un commentaire, mais cela à planter…)

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  8. Super article! Pendant mes études j’en lisais pas mal, mais c’est vrai que parfois j’en avais ras-le-bol. Le truc c’est que lire des essais n’est officiellement pas obligatoire dans ma filière (et je pense que certains étudiants ne l’ont pas fait) mais quand des profs te balancent des passages d’analyse et ensuite te donnent une dissertation à faire, au bout d’un moment faut en lire. C’était pareil pour la rédaction du mémoire de stage. Du coup, j’ai fais une petite pause avec les essais même s’il y en a pas mal sur le féminisme qui me tentent vraiment. Et c’est super, tu nous enlève la culpabilité de sauter des pages (chose que j’ai beaucoup faite au cours de mes lectures d’essais) 😀

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    • Oui, les profs nous en conseillaient pas mal… Mais dans ce que j’ai fait, personne n’avait le temps pour ça, à moins d’être un gros passionné et de ne dormir que 5h par nuit.
      Ah oui, putain, faut sauter des pages, parfois c’est vraiment nécessaire !
      Et merci 😉

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  9. J’ai commencé avec des livres sur les livres, sur la littérature, la lecture, bref un domaine qui m’intéressait particulièrement (on peut tout mettre au présent d’ailleurs) et avec des livres pas trop épais non plus donc ma démarche correspond à au moins deux de tes critères. Par contre, lire des noms réputés, connus, ça n’a jamais été un critère de choix (et donc de déception possible) pour moi. Dès qu’on entre dans le champ du non fictionnel, essai ou pas, je suis peu sensible au nom de l’auteur. Je crois aussi qu’il ne faut pas à tout prix vouloir « apprendre quelque chose », retirer un enseignement. Si j’aime qu’un essai apporte un regard neuf, au moins en partie, sur son sujet, cela ne me dérange pas de n’avoir rien appris, stricto sensu, j’entends par là que ce que l’on peut retirer d’un essai peut être plus subtil, cela peut relever de l’angle d’approche, de la réflexion suscitée plus que de l’ajout d’informations. Bref, c’était ma petite contribution au sujet.

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    • Je suis trop influençable pour les noms connus alors xD. Je vois ce que tu veux dire, mon article est surtout basé sur mon expérience, on m’a envoyé en privé la prise de notes, et comme je ne le fais jamais, je n’y ai pas pensé. Perso, il faut quand même que j’apprenne des trucs, et en même temps, le féminisme est LE sujet où j’apprends pas forcément quelque chose, et j’apprécie quand même. Hmm…

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      • Il faut dire que de mon côté, je suis plutôt du genre à tellement pas m’intéresser à la célébrité que je ne connais personne. Si j’entends parler d’un bouquin qui m’a l’air bien, je vais retenir le titre, pas l’auteur. D’une façon générale, les gens en manque de reconnaissance sont très malheureux avec moi (je ne fais même pas exprès de ne pas les connaître).

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      • Moi non plus, mais quand il s’agit d’un intellectuel, j’y suis sensible parce que je me dis « il s’y connaît forcément sur le sujet si tout le monde le conseille ». Du coup, je me fais avoir, pas forcément le niveau de lecture pour le lire, ou alors, bah… j’aime pas.
        Les pauvres (ou pas), ils se font ignorer xD

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  12. Plus je lis, et plus je constate qu’on se prive souvent à tord de lectures car elles nous font peur ou parce qu’on considère qu’elle ne sont pas notre genre.Et on a souvent tord car il y a des trésors dans chaque genres et c est souvent une mauvaise expérience ou des aprioris qui nous bloquent .
    Bonne idée d’article

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  13. Je suis ici grâce au bilan de l’Ourse!
    Merci pour cet article, très très chouette et motivant !

    Me suis longtemps sentie pas légitime à lire ce genre d’ouvrages par peur de pas comprendre…Mais…
    Sentons-nous légitime à lire ce que bon nous semble, merde! aha

    Aimé par 1 personne

  14. Pingback: La littérature s’empare du net #10 – Histoire naturelle de bibliophiles

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