Bilan lectures #31 – septembre 2019

A la fin du mois, j’ai eu peu de temps, mais globalement, mon bilan n’est pas si mal. Certes, je me suis pas mal énervée, mais dès que je lis Camus, ça va mieux (même s’il m’a sacrément agacée par moments lui aussi).

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faillir-être-flingué-coverFaillir être flingué (Céline Minard)

Je ne vais pas avoir grand chose à raconter sur ce livre car… je l’ai abandonné. Je m’ennuyais pas mal durant ma lecture et après m’être spoilée volontairement, j’ai bien vu que je n’allais pas obtenir un scénario plus intéressant pendant la seconde partie de ma lecture, que cela n’allait pas amener à grand chose. Et après une lecture déplaisante, j’avoue que je n’avais pas la patience ni la force de me forcer à aller plus loin. Si vous l’avez lu, dîtes-moi ce que vous en avez pensé car je ne compte pas le reprendre un jour.

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TAG – Liebster Award #2

Ca faisait longtemps, n’est-ce pas ? Les TAG se font rares, mais pas que sur mon blog, j’en vois de plus en plus rarement sur la blogosphère, même si ça se fait encore.

Celui-ci, je l’ai déjà fait, mais bon, on m’a encore tagué pour de nouvelles questions, et comme c’est Babitty Lapina, je veux bien le refaire. Bien sûr, des personnes seront taguées à la fin.

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– Si tu pouvais faire ce que tu voulais sur ton blog (au-delà de contraintes de temps, financières, etc.), qu’est-ce que tu ferais ?

Je pense que je chercherai davantage de sujets à pouvoir développer, à l’instar de cet article. J’ai l’impression de manquer d’imagination, de réagir à cause de coups de gueule, j’aimerais avoir une idée en étant plus apaisée, mais je ne sais pas quoi, vous le saurez sûrement en temps et en heure. J’ai l’impression que tout a déjà été fait et je ne veux pas passer pour une copieuse. Et aussi, j’aimerais lire encore plus pour proposer plus de chroniques alors que j’ai déjà du temps libre, jamais contente.

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Être en « retard » niveau lectures

Je n’ai pas mis les guillemets à « retard » pour rien dans le titre. Tout est une question de perception, d’opinion. Je ne généralise pas mon expérience, mais elle me fait me poser des questions et est très certainement la raison pour laquelle je suis aussi ouverte aux lectures des autres (et que je ne vais pas dire à quelqu’un sur son Curious Cat qu’il devrait avoir des lectures plus exigeantes… Bon ok, j’arrête).

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Benczue Gyula, Woman reading in a forest

C’est un peu compliqué d’expliquer mon raisonnement sans parler de mon parcours de lectrice, de ce que j’ai lu. Si vous avez lu ma série d’articles sur les livres qui ont marqué ma vie (durant l’enfance, l’adolescence et la vie adulte), vous vous doutez déjà de ce que je vais y dire, mais je vais essayer de structurer ça en quelques paragraphes et de rajouter quelques points sur ma vie personnelle.

Qu’ai-je lu dans ma vie ?

Je sais que j’impressionne certaines personnes parce que je lis des essais, mais il ne faut vraiment pas ! Ce n’était pas parti pour en plus.

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Reclaim, recueil de textes écoféministes, d’Emilie Hache – les livres féministes #16

reclaim-écoféminisme-coverCe livre aura été exigeant à lire. Pas forcément compliqué (à part un-deux textes), mais clairement, ce ne sera pas une promenade de santé pour quiconque n’est pas habitué à ce type de lectures.

Je ne sais pas vous, mais j’avais une image assez négative de l’écoféminisme. Ce livre a un peu nuancé la chose, tout de même.

D’ailleurs, qu’est-ce que l’écoféminisme ? La définition même de ce qu’on en sait est trompeuse. Grosso modo, comme on le sait souvent, c’est la lutte contre l’oppression patriarcale mais aussi celle contre l’oppression de la nature. Pourquoi spécifiquement l’écoféminisme alors que la destruction de la nature concerne tout le monde ? A cause de ce parallèle qui entretient encore son trou à l’heure actuelle pour justifier les deux oppressions : femme = nature, homme = culture, culture > nature, donc les hommes sont supérieurs aux femmes. Logique implacable, mais fausse.

Tout de suite, une accusation peut vous venir en tête : celle de l’essentialisation. Elle m’est venue (et est toujours présente) dans le cadre de la transidentité. Dire que femme = vagin, euh… C’est ce qu’on appelle la transphobie ? De plus, par rapport à ce que j’ai pu lire, l’écoféminisme n’est pas obligé d’être transphobe s’il adapte son raisonnement. Mais je n’ai rien trouvé de cela au fil des textes présents dans ce recueil (on y trouve des autrices comme Starhawk, Susan Griffin, Ynestra King…). Textes essentiellement américains à l’exception de l’Indienne Vandana Shiva, mais comme l’écoféminisme était très actif aux Etats-Unis durant les années 80, on y trouve essentiellement des textes d’autrices américaines.

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La stratégie de l’émotion, d’Anne-Cécile Robert

la-stratégie-de-l'émotion-coverQuatrième de couverture

Les émotions dévorent l’espace social et politique au détriment des autres modes de connaissance du monde, notamment la raison. Certes, comme le disait Hegel, «rien de grand ne se fait sans passion», mais l’empire des affects met la démocratie en péril. Il fait régresser la société sous nos yeux en transformant des humains broyés par les inégalités en bourreaux d’eux-mêmes, les incitant à pleurer plutôt qu’à agir.

À la «stratégie du choc» qui, comme l’a montré Naomi Klein, permet au capitalisme d’utiliser les catastrophes pour croître, Anne-Cécile Robert ajoute le contrôle social par l’émotion, dont elle analyse les manifestations les plus délétères : narcissisme compassionnel des réseaux sociaux, discours politiques réduits à des prêches, omniprésence médiatique des faits divers, mise en scène des marches blanches, etc. Une réflexion salutaire sur l’abrutissante extension du domaine de la larme et un plaidoyer civique pour un retour à la raison.

Critique

Un livre qui parle de l’utilisation de l’émotion pour servir certains intérêts, ça m’intéressait beaucoup. Avouez que vous trouvez ça alléchant aussi. Et il y a effectivement des développements pertinents dans cet essai… et d’autres moins, voire carrément faux.

Ce livre a eu beaucoup de succès (à son petit niveau), et je n’en menais pas large moi non plus. Je tournais beaucoup autour en librairie, et puis un jour, j’ai craqué, son prix n’étant pas excessif et la couverture étant plutôt chouette (je n’ai pas dit que j’étais immunisée aux raisons superficielles d’acheter un livre). Mais bien mal m’en a pris… Nous allons voir ensemble ce qui n’allait pas dans cette lecture qui m’a passablement énervée.

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