Être en « retard » niveau lectures

Je n’ai pas mis les guillemets à « retard » pour rien dans le titre. Tout est une question de perception, d’opinion. Je ne généralise pas mon expérience, mais elle me fait me poser des questions et est très certainement la raison pour laquelle je suis aussi ouverte aux lectures des autres (et que je ne vais pas dire à quelqu’un sur son Curious Cat qu’il devrait avoir des lectures plus exigeantes… Bon ok, j’arrête).

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Benczue Gyula, Woman reading in a forest

C’est un peu compliqué d’expliquer mon raisonnement sans parler de mon parcours de lectrice, de ce que j’ai lu. Si vous avez lu ma série d’articles sur les livres qui ont marqué ma vie (durant l’enfance, l’adolescence et la vie adulte), vous vous doutez déjà de ce que je vais y dire, mais je vais essayer de structurer ça en quelques paragraphes et de rajouter quelques points sur ma vie personnelle.

Qu’ai-je lu dans ma vie ?

Je sais que j’impressionne certaines personnes parce que je lis des essais, mais il ne faut vraiment pas ! Ce n’était pas parti pour en plus.

Je sais que j’avais une certaine fascination envers les livres avant de savoir lire. Je n’en parlais pas mais j’appréciais une lecture en silence. Et pourtant, je ne viens pas d’une famille qui aime lire (mon père un peu quand même, mais je l’ai largement dépassé depuis, ma soeur en ayant fait de même bien avant moi).

Les premières lectures que j’ai faite toute seule dont je me souviens (j’avais 7 ans), c’était Oui-Oui et Le Club des Cinq. En-dehors de romans, ça m’arrivait aussi de lire des BD empruntés à la bibliothèque (Astérix, Gaston Lagaffe…). J’ai eu aussi ma propre fierté, Tom-Tom et Nana, mais mes parents ont filé ma collection à une petite cousine qui les a bazardés depuis et n’aime pas lire aujourd’hui… Il y a des rancunes qui ne se digèrent pas bien chez moi.

De plus, je n’avais pas peur des livres comme c’était le cas de beaucoup. Je pense que les piles de livres dans la chambre de ma soeur à l’époque ont pas mal joué sur ma perception des choses. Les livres faisaient juste partie du paysage, d’où peut-être en partie ma résistance et ma naïveté face à l’élitisme plus tard. Je haussais les épaules face aux « recommandations » de certains et retournait à mes livres. Enfin, ça, c’était bien plus tard, je n’avais pas encore à m’en inquiéter si jeune.

Ensuite, à l’âge de 12 ans, j’ai commencé à lire des mangas, mais on était clairement très loin de la folie qui m’a atteinte quelques années plus tard. Je continuais à lire des romans mais plus ciblés sur un genre en particulier : la fantasy/le fantastique. Harry Potter a été une passion énorme comme pour beaucoup de monde, mais il n’y avait pas que ça (la saga A la croisée des mondes, Eragon…).

Pour des raisons personnelles que je commenterai ailleurs, je me suis beaucoup renfermée sur moi-même. A l’âge de 15 ans (et ce, jusqu’à mes 21 ans), j’ai eu une très grosse période mangas, animés japonais, fanfictions et j’en passe. Internet a aussi focalisé une grosse partie de mon attention (quelqu’un a connu Radioblog ici ? Le bon vieux temps). Je lisais encore des romans, un peu plus classiques cette fois (1984 par exemple), mais les mangas primaient sur tout le reste.

Arrivée à la fac, je n’avais plus vraiment le temps de lire. Je me suis intéressée au féminisme à travers Internet et j’ai mes références dessus (big-up à Valérie Rey-Robert dont j’achèterai sans aucun doute le livre un jour, son blog est éternellement dans mon coeur et a contribué à mes débuts sur la question). Forcément, des conseils d’essais féministes ont tout de suite attiré mon attention. N’est pas lectrice qui veut.

Mais voilà : je viens d’un milieu plutôt modeste. Même si je n’ai pas eu trop affaire à cet élitisme-là (les bourgeois que j’ai connu ne lisaient pas), j’avais déjà bien intégré que certaines lectures n’étaient pas accessibles pour moi. C’est quelque chose d’admis dans les médias que tout le monde ne lit pas et ne peut pas lire les « bons » livres. Forcément, l’idée s’est incrustée en moi et j’avais ce petit complexe d’infériorité qui influence encore certaines de mes lectures (« si je ne comprends pas, c’est que je suis trop nulle »). Et les essais font partie de ces lectures « difficiles », d’où mes gros doutes au début. Je n’avais déjà pas beaucoup d’argent en tant qu’étudiante, ce n’était pas pour le lâcher sur un livre que je ne lirai finalement pas.

En plus, j’étais dans une filière où les seuls livres que t’avais intérêt à te procurer étaient des bouquins de langue. On repassera pour les essais, hein ! Mais c’est justement grâce à ça que j’ai découvert un nouvel univers un peu au hasard.

A l’université où j’étais, il y avait une petite librairie tenue par des étudiants vacataires. Je cherchais un livre sur un domaine de la langue japonaise (la grammaire, à tous les coups) et un carnet sur lequel je pouvais m’entraîner à écrire des kanjis. J’ai bien trouvé mon bonheur, mais je n’ai pas été aveugle au reste : il y avait des essais sur plein de domaines différents !

Histoire, sciences, philosophie, sociologie… Tout y passait, tant que ça avait un lien avec les formations proposées à l’université. J’en ai pas acheté énormément dans cette librairie, mais elle a réveillé l’envie d’en lire. Je m’y rendais et les regardais, à défaut de pouvoir me les procurer.

J’ai donc passé le cap des essais féministes (pas énormément, l’argent ne tombait pas du ciel) et après mes études foirées, j’ai commencé à lire d’autres choses (j’avais 24-25 ans à cette époque). Mais mon milieu social ne m’y prédestinait pas (ni à la lecture en général d’ailleurs)… Je ne savais même pas ce qu’était la sociologie en sortant du lycée ! Le niveau était donc vraiment très bas. Je partais vraiment de loin et j’aurais pu rester dans ma bulle un moment, voire pour toujours.

Et donc, tout ça pour… ?

Comme vous le voyez, j’ai été assez en « retard » sur ce que les gens appellent des lectures matures, « de mon âge ». Quand je vois des gens à 18 ans lire des essais beaucoup plus sophistiqués et compliqués que ce que je lis, je me dis que j’ai raté un truc.

Mais il y a aussi l’environnement culturel… et ça ne dépend pas que de la famille. Autour de moi (à l’exception de trois personnes), les gens ne lisaient pas, détestaient la lecture et n’avaient pas cette culture-là (ce qui ne les empêchaient pas de dire que les mangas, c’était pour les « teubés »… Certains ont changé d’avis aujourd’hui). Ils en étaient même à vous décourager de lire…  On voit bien que mon entourage ne pouvait pas m’encourager à aller au-delà de mes acquis et ça ne concernait pas que la lecture d’ailleurs.

Donc je n’avais probablement pas assez de maturité à l’époque (ce n’est pas pour me dénigrer, j’ai une explication personnelle à ça) et je ne risquais pas de grandir grâce aux autres (et je soupçonne que ça en arrangeait certains). C’est le hasard et ma curiosité qui m’ont fait entrevoir d’autres choses, pas un putain d’élitisme qui aurait pu avoir l’effet inverse sur moi vu mon esprit de contradiction. Je déteste qu’on me dise quoi faire et plus on m’aurait dit que mes lectures sont nazes… plus j’en aurais lu, aha. Il y a un peu une question d’ego là-dessous, même s’il n’est pas très élevé chez moi.

Ça fait un peu élitiste ce que tu dis, non ?

Oui et non. Je réitère, certains essais sont pour tout le monde et c’est dommage de passer à côté à cause de quelques-uns qui veulent garder leur petit coin pour eux tout seuls. C’est pas en dénigrant les lectures des autres qu’on leur donne envie de lire nos lectures « bien meilleures » (comme vous l’avez compris, je risque d’être votre pire ennemie si vous tentez cette stratégie avec moi).

Si ça fait un peu élitiste, c’est parce que je considère la lecture d’essais essentiels. Pas forcément au même niveau de fréquence que moi, mais un ou deux par an minimum… Pourquoi je les considère nécessaires ? Pas pour le livre en lui-même, pas pour sa réputation de sérieux, mais pour ce qu’il nous fait découvrir sur une portion du monde. Tout dépend du sujet mais j’estime qu’ils aident à une meilleure compréhension de certains sujets, qu’ils sont révélateurs de choses qui nous échappent, qui ne sont pas très clairs, sur notre monde. J’insiste : sur notre monde. On y vit et ce n’est pas en s’enfermant à part comme j’ai pu le faire qu’on échappe à celui-ci (je ne dénigre pas cette période, elle m’a été essentielle sur un plan personnel, sinon j’aurais vite pété un plomb, je ne pense pas mentir en disant que ça m’a sauvé la vie). Le mieux, c’est de pouvoir mieux le cerner pour y évoluer, agir s’il y a besoin.

Ouais, mais tu parles d’être en « retard »…

Notez que j’ai mis des guillemets. Je ne sais juste pas comment exprimer la chose autrement qu’avec des termes qui renvoient d’une certaine manière à une vision élitiste. Oui, ceci est un aveu d’échec.

Selon leur vision des choses, être en « retard », c’est ne pas avoir lu les ouvrages validés sur leur liste. Mais ce n’est pas forcément comme ça que je l’entends moi-même. J’ai juste l’impression de m’être empêchée de lire plus tôt ce qui me plaît aujourd’hui, à la fois pour des raisons intérieures et extérieures. (d’ailleurs, tout ce qui est dans leur liste n’est pas forcément sur ma wishlist…)

Mais finalement, chacun progresse à sa manière, même si on m’a fait ressentir à la sortie du bac que je ne lisais pas des choses de « mon âge » ou mieux encore, ce qui aurait prouvé selon certains que j’avais une intelligence au-dessus de la moyenne. Et je me suis sentie, inconsciemment, moins intelligente, ce qui m’a donc encore plus freinée. Entre mon manque de confiance en moi et le dédain des autres, ça ne pouvait que donner ce résultat.

Je n’ai pas une grosse culture niveau classiques et côté essais, j’ai une culture sur un ou deux sujets spécifiques, mais c’est tout. Du coup, je suis toujours hyper gênée quand quelqu’un est impressionné par mes lectures (on ne sait pas comment) et qu’il en parle à quelqu’un qu’il connaît… qui est réellement impressionnant, se retrouve déçu après toutes les louanges qu’on lui a chanté sur moi parce qu’il me voit comme je suis, c’est-à-dire : une grosse merde inculte. (croyez-moi, 6 ans sans lecture, ça fait un trou béant)

J’étais honteuse avant, je le suis toujours, mais ce qui change, c’est que je commence parfois à dire « Fichez-moi la paix ». La lecture est trop grande pour être laissée à des rabats-joie.

Et tout ce discours pour quoi ?

Et on en vient à mon indulgence envers les lectures des autres. Comme vous l’avez lu, j’ai eu des lectures assez diverses qui, je l’estime, m’ont aussi forgé à leur manière. Pourquoi renier des lectures qui ont participé à la personne que je suis aujourd’hui ? Je commence à lire des livres plus « élitistes » ? Ok, c’est ma came actuelle. Mais ce genre de livres n’était pas là avant, dans ma vie de lectrice.

Du coup, je vois ce que chaque style de livres peut apporter à son lecteur. Souvent, je me dis « Faudrait que je lise plus de ce genre comme cette personne parce qu’elle a l’air de beaucoup aimer et aussi parce que [insérez raison] ». Bien sûr, il y a déjà des genres avec lesquels je me dis que ça ne fonctionne pas vraiment, mais j’ai cette curiosité envers les autres, encore (naïve ? Peut-être). Qu’on se focalise sur un style en particulier, ok, on le fait tous, moi la première, mais je trouve ça triste de se dire que certains se disent que leurs lectures valent mieux que les autres et que c’est elles qu’il faut lire, au point de venir donner des leçons sous forme de « conseils » aux autres.

Et avec mon cas, on voit que ça peut évoluer. Alors le mépris à deux balles sur les lectures de quelqu’un, c’est stupide en plus d’être contreproductif.


Je vais aller lire des fanfictions Pokémon, tiens, allez tchao salut.

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28 réflexions sur “Être en « retard » niveau lectures

  1. Je ne trouve pas qu’il y ait des « délais » dans lesquels il faut lire tel ou tel type de livre, ou ne pas le faire. J’ai un peu une expérience inverse de la tienne, dans le sens où je lisais beaucoup plus d’essais et de classiques (études obligent…) à la fac que maintenant. Sauf que je me rends compte que je n’avais pas forcément toujours la maturité, l’expérience et l’esprit critique pour vraiment les juger et en retirer quelque chose. Du coup je ne les ai pas toujours appréciés, compris ou évalués à leur juste valeur, alors que si j’avais attendu, ça aurait pu être le cas.
    Aussi, je ne sais pas à quel point cette impression de « retard » est justifiée. Parmi mes amis et collègues, quasi tous diplômés universitaires… pratiquement aucun ne lit d’essais, ou alors exceptionnellement (si je ne compte ni les manuels ni le développement personnel). Et je n’ai pas l’impression qu’on considère ce type de lecture comme normal ou attendu.
    Après je suis totalement d’accord avec toi sur le fait de ne pas reprocher aux gens de lire des choses trop faciles ou immatures. Souvent il me semble que ça vient aussi d’une méconnaissance de certains genres qui ont mauvaise image. Et on peut très bien être sensible à des « niveaux » de lecture très variés (dit la fille qui a passé ces dernières semaines à alterner entre Duras, Hustvedt, et des fanfictions Saint Seiya).

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    • Je ne pense pas qu’il y a des délais non plus, mais on te fait comprendre que bon, à ton âge… Sinon, je vois ce que tu veux dire, je pense qu’à l’âge des études, je n’aurais pas tout saisi non plus, surtout que tu as la tête à autre chose à ce moment-là (genre réussir tes études).
      Dans la ville où j’habite, les gens diplômés lisent peu (il y a des exceptions bien sûr) mais j’ai surtout vu ça dans la grande ville où j’ai le plus habité pour mes études (Toulouse), c’est peut-être un peu biaisé mais ça veut dire que t’auras plus de chance de passer pour un con dans une grande ville et de tomber sur un intello qui a lu tout Bourdieu et Aristote 😀 (je caricature bien sûr). Du coup, ça m’a donné l’impression que j’étais vraiment au bas de l’échelle sur tous les plans…
      Ahaha, tu me rassures, j’avoue que j’ai eu une période fanfictions en août x)

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  2. J’aime bien les sujets de tes blogs. Ah le club des cinq, moi aussi j’en ai beaucoup lu petite.
    Je pense qu’il ne faut pas se prendre la tête et lire ce que l’on souhaite quand on le souhaite. Les gouts changent et ils faut les suivre, simplement.
    Tant pis pour ceux qui critiquent ou ne comprennent pas. Chacun fait comme bon lui semble, on a qu’une vie, autant la vivre avec des choses qu’on aime 🙂

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    • Merci beaucoup ! Aaaah, Le Club des Cinq, c’était l’aventure !
      « Je pense qu’il ne faut pas se prendre la tête » Aha, tu viens de dire en une phrase mon mode de fonctionnement ! Tu as complètement raison avec ton commentaire, dommage que certains ne s’en contentent pas, d’où mes explications à rallonge.

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  3. En réfléchissant en tant qu’écrivaine, je me dis que je devrais avoir lu plus de classiques. Pour connaître les archétypes et les clichés, les règles à briser. Je ne pense pas qu’avoir lu de sci-fi et la fantasy et les romans jeunesses me donnent du retard, Catherynne M. Valente, par exemple, n’écrit que ça et c’est de la haute Litérature, mais que je devrai alterner plus souvent avec ces textes « primaires ». Me donner du gras.

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    • Je pense qu’au pire, pour les classiques, on lit ceux qu’on a envie de lire. C’est ce que je compte faire. Donc je passerai à côté de certains mais tant pis, ce n’est pas leur réputation qui me donne plus envie de les lire que leur résumé.
      Et puis concernant la littérature de genre quand les gens qui la méprisent restent polis, ils font moins les malins avec Tolkien pour commencer.
      Et de toute façon, y a tellement à lire, ça va être compliqué de concilier « ce qu’il faut avoir lu » et ce qu’on a envie de lire !

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  4. J’ai commencé la lecture avec Oui-Oui aussi ^^. Je viens aussi d’un milieu social « bas » où mon entourage ne lisait pas, ou très peu ; rien que le simple fait de lire c’est considéré comme l’activité intellectuelle de référence, du coup je n’ai pas eu du tout de pression à ce niveau là c’était même l’inverse : on préférait m’acheter des vêtements plutôt que des livres, et les bandes dessinées ou mangas m’étaient refusés parce que lus trop vite. J’ai commencé à m’intéresser sérieusement à des classiques non imposés à partir la de la première, mais surtout après avoir quitté le lycée ; je pense qu’on découvre mieux les choses quand on n’y est pas forcé ^^. Je ne pense pas non plus qu’il y ai de retard, on n’a juste pas besoin des mêmes choses à certains moments de notre vie, et puis, comme tu le dis l’influence du milieu impacte aussi nos lectures ^^. Pour ce qui est des critiques j’ai aussi l’impression que c’est une histoire de classe sociale, dans un sens c’est « tu es inculte », dans l’autre c’est « trop compliqué » ce que tu lis. Je rêve de gens ouverts ^^

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    • En fait, j’ai eu le même parcours que toi au début : on préférait aussi m’acheter des vêtements, et paradoxalement, alors qu’ils voulaient que j’arrête de lire des romans, ils voulaient que je les lise plutôt que je lise des mangas. L’élitisme, je l’ai ressenti plus tard, avec d’autres fréquentations, en lisant des gens qui n’étaient visiblement pas « de chez moi »…
      Et tout à fait d’accord avec toi : c’est en laissant vivre les gens qu’ils finissent parfois par aller voir autre chose que leur zone de confort (qu’on a tous et dans laquelle il ne faut pas se sentir honteux d’y rester, sinon on peut vite se dégoûter, donc il ne faut pas se forcer).
      Bien vu ! Ca se voit avec mon parcours de toute façon qu’on n’a pas les mêmes besoins de lecture selon les périodes de nos vies. Aha, et pareil, je rêve de gens ouverts 🙂

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  5. Je trouve que c’est un article hyper intéressant et je suis tout à fait d’accord avec toi qu’il y a des niveaux des lectures. Par contre, je ne pense pas qu’on soit en retard, mais qu’au contraire on ne s’intéresse pas au niveau de lecture de chacun. Imposant une lecture trop imposante à des lecteurs n’ayant pas le niveau.

    Sinon tu es très loin d’être inculte ! Tu as un tas de connaissances, bien plus que la plupart des personnes. Dans le milieux scolaire je suis une catastrophe, même en cours de culture général j’avais des sales notes haha. Pourtant je connais des tas de trucs vachement intéressant sur pleins de sujets tel que le cannibalisme, l’informatique ou la littérature. Sauf que va caser ça dans une conversation. Franchement, je suis toujours impressionnée par tes articles, car ce sont des domaines où j’y connais rien du tout (et en vrai le peu que j’en sais me déprime trop pour me plonger dedans comme tu le fais), du coup je suis bien contente de les lire !

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    • Merci beaucoup ! En fait, je ne savais pas quoi utiliser comme autre terme que « retard »… Tu as raison pour les niveaux de lecture, je pense qu’il faut se mettre à la place des autres, c’est pour ça que certains ne pourraient pas faire des métiers de bibliothécaire ou libraire.

      Merci beaucoup ! Quant aux sujets que tu cites… Je crois que tu devrais être avec moi pour le sujet du cannibalisme, je ne sais plus vraiment comment on en était arrivés là, on parlait de végétarisme et de veganisme ceci dit et on a voulu me faire chier sur ce sujet… Alors viens avec moi stp x). L’informatique et la littérature, faut tomber sur les bonnes personnes, mais ça peut passer. T’as eu des cours de culture générale ? Je comprends pas…
      Si tu parles de l’écologie, ça me déprime aussi, t’inquiètes, mais ma déprime se transforme plus souvent en colère, c’est peut-être pour ça que je le supporte mieux. En tout cas, merci ! ❤

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      • Oui j’ai eu des cours de culture général dans le cadre de ma licence d’administration publique. Mais le prof sortait son cours d’une annale d’exam et validait surtout ceux qui s’en rapprochaient 😶 Une fille avait trouve le même livre que lui et faisait pile le corrigé et avait de super notes pfff pfff

        Pour le cannibalisme, il faut surtout savoir que c’est pas interessant d’un point de vue nutritionnel. La viande humain ne vaut pas grand chose. Par contre tu peux la manger sans soucis si elle est bien préparée et que tu manges pas les organes.

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  6. Pingback: Liebster award #2 – Histoire naturelle de bibliophiles

  7. Il ne faut pas s’inquiéter, l’élite avec ses connaissances est en retard par rapport à Dieu. Je me considère comme inculte par rapport à quelqu’un qui se dit lecteur, je cherche à rattraper aussi mais je ne m’en fais pas, je vois que je suis douée naturellement pour certaines choses qui ne s’apprennent pas dans les livres.

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      • Ben, on n’est pas obligé de croire en Dieu, moi c’est ma façon de définir mon idéal. C’est bien d’avoir un idéal qui dépasse ce que la société a inventé. Pourtant Dieu est aussi une invention mais on va dire que j’ai ma propre façon de percevoir cela.

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      • Je vois. J’ai posé la question car je ne savais pas si c’était une vision personnelle ou si c’était élargie à une sphère plus large. C’est plus clair maintenant.

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  8. Pingback: La littérature s’empare du net #17 – Histoire naturelle de bibliophiles

  9. Merci pour cet article. Personnellement, j’ai toujours du mal à lire des essais ou des livres intellectuels. J’en ait lu quelques un mais ça reste compliqué. Ce n’est pas automatique. Je préfère souvent lire des articles de revues ou de blogs. Du coup, lorsque j’admire beaucoup les personnes qui le font plus jeunes ou plus âgées que moi. Je pense qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre. Je n’ai pas spécialement de pressions mais je remarque que dans mon entourage universitaire ou professionnel, le Prince de Machiavel est survalorisé. Alors que pourtant, dans mon travail ou mes études on n’a absolument pas besoin de ce livre.

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