Bilan lectures #41 – août 2020

(on aura vu que je suis relancée sur le blog mais qu’avec des types de livres bien spécifiques)

Le mois d’août s’est bien passé ! Comme d’habitude, j’ai voulu lire des livres, puis finalement non, j’en ai choisi d’autres… C’est un peu le même cirque chaque mois. J’ai lu pas mal de livres pratiques, comme vous allez le voir, ainsi que des essais (mais ça, c’est habituel).

Les bases pour jardiner (quand on n’y connaît vraiment rien) (Jean-Michel Groult)

Oui, le jardin chez mes parents est loin d’être mon territoire, je n’y fais rien. Mais j’avais déjà testé dans un jardin partagé (alors qu’il ne faudrait pas à cause d’un problème de santé) et ça m’avait bien plu. Mais je sais que j’ai des lacunes et je voulais mettre au point les choses… en lisant un livre (ce que je fais le mieux). Je ne sais pas vous mais les bouquins de jardinage avec moult précisions et au vocabulaire obscur, j’en ai vu passer dans les rayons des librairies. J’attendais donc la perle, qui est venue grâce à ma soeur (cette perle-là, je la garde). Certains experts et faux experts n’aimeraient pas ce livre. Je dois en être une alors… Parce que, justement, ce livre ne nous prend pas pour des idiots tout en expliquant des choses qui pourraient paraître couler de source, il m’a beaucoup plu. Je vous le conseille mais pour le trouver, c’est chaud (il n’existe plus en neuf). Mais si vous feuilletez en librairie, vous trouverez peut-être autre chose d’approchant.

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Moi, les hommes, je les déteste, de Pauline Harmange – les livres féministes #23

(la couverture n’est pas sensée être violette ?)

Vous n’avez déjà pas envie de lire ma chronique à cause du titre du livre ? Ben allez-vous-en, vous ne serez pas une grosse perte. Un véritable allié du féminisme ne s’arrêterait pas à ça.

Il fallait que je joue la provocation aussi. C’est sûrement ce que vous pensez du titre, non ? Que c’est de la provocation ? Baaah… Oui et non.

Oui, dans le sens où cela va effectivement attirer votre attention. Non, car il s’agit bien de détester les hommes et qu’encore une fois, non, ce n’est pas une déclaration ironique.

Je vous sens déjà sceptique. Voici une citation qui explique un peu mieux ce qu’implique l’accusation de misandrie (détester les hommes, donc) :

L’accusation de misandrie est un mécanisme de silenciation : une façon de faire taire la colère, parfois violente mais toujours légitime, des opprimées envers leurs oppresseurs. S’offusquer de la misandrie, en faire une forme de sexisme comme les autres et tout aussi condamnable (comme si le sexisme était condamné…), c’est balayer sous le tapis avec malveillance les mécanismes qui font de l’oppression sexiste un phénomène systémique, appuyé par l’histoire, la culture et les autorités. C’est prétendre qu’une femme qui déteste les hommes est aussi dangereuse qu’un homme qui déteste les femmes – et prétendre qu’elle n’a aucune raison de ressentir ce qu’elle ressent, que ce soit de l’hostilité, de la méfiance, ou du mépris.

(je suppose que je déteste les hommes vu que je m’en méfie)

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Backlash, de Susan Faludi – les livres féministes #22

Ce livre est très connu, au moins de nom, dans la sphère féministe. Il a été publié en 1991, donc il peut paraître daté. Mais ce n’est pas tout à fait le cas. Malheureusement pour les femmes, si, en effet, les stratégies décrites ont eu des conséquences qui peuvent sembler extrêmes par rapport à aujourd’hui, j’ai eu parfois malheureusement l’impression qu’on nous tendait un miroir.

Susan Faludi est une féministe américaine, c’est donc aux Etats-Unis que ses recherches et sa démonstration ont lieu. Inutile donc de faire un parallèle avec la France, même s’il y a des similarités, d’où mon impression que peu de choses ont réellement changé.

Tout d’abord, il faut le dire : ce livre est extrêmement fourni. Plus d’une centaine de pages de sources. Difficile de trouver des faits qui remettent en question les siens, elle parle de quelques-uns et je ne doute pas qu’elle en a plein d’autres à nous soumettre si on le désire (ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas avec l’anecdote d’une femme à qui vous avez dû payer le resto que vous allez prouver quoi que ce soit). Les chiffres qu’elle donne sont implacables, elle ne donne pas n’importe quelle source de n’importe quel média. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas nos alliés, comme elle le montrera… On en reparlera.

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Bilan lectures #40 – juillet 2020

Comme le mois précédent, il ne s’est pas passé grand-chose sur le blog, à l’exception d’un article. J’aurais dû publier cet article un poil plus tôt, mais faute de souci technique, il n’est là que maintenant.

bilan-lectures-juillet

asadora-le-chat-sept-vies-2-coverAsadora !, tome 2 (Naoki Urasawa) – Le chat aux sept vies, tome 2 (Gin Shirakawa)

Oubli du bilan du mois dernier, je les case donc ici ! Des suites directes des premiers tomes : ont-elles donné envie de lire la suite ? Oui ! Le chat aux sept vies, c’est une série courte et agréable, sans prétention. C’est mignon et le troisième tome le sera sûrement autant… à moins qu’on ait droit à une fin triste et là, je pleure. Je vais taper du pied en chouinant si ça se passe comme ça, c’est sûr. Concernant Asadora, y a intérêt à ce que ce soit grandiose car ce tome 2 tease autant que le premier ! Très envie de savoir ce qu’il se passe et je ne peux pas spoiler, scrogneugneu. En tout cas, le mystère va encore nous tenir en haleine quelques tomes, sûrement. Mon petit cœur pourra-t-il le supporter ?

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