Bilan lectures #42 – septembre 2020

Bon, y aura pas eu grand-chose… Mais comme je suis satisfaite de mes lectures (voire plus), ça passe mieux.

Frère d’âme (David Diop)

Je sais que beaucoup ont été déçus par ce livre. Ils s’attendaient à plus et peut-être qu’avec l’avertissement en tête que ce ne serait pas le cas, je l’ai mieux apprécié. Une chose est sûre : je comprends pourquoi il a eu le prix Goncourt des lycéens. C’est typiquement le genre de roman que j’aurais adoré étant lycéenne. C’est l’histoire d’Alfa Ndiaye et de son ami mort dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale, Mademba Diop, tirailleurs sénégalais tous les deux. On y croise la violence, celle du sang en particulier, l’amitié, les remords, les superstitions et la conséquence sociale qui en découle souvent. Il finit par effrayer ses camarades, noirs et blancs, pour une raison bien précise. Il est envoyé à l’Arrière quelques temps pour se « reposer » (comprendre : le mettre à l’écart) et on a le temps de voir défiler son passé dans son pays. Tout ceci prend la forme d’un conte. L’écriture de l’auteur a aussi ses défauts selon moi mais ça reste plaisant à lire. Ne vous attendez pas à en savoir plus sur les tirailleurs sénégalais, ce ne sera pas le cas. Mais à mon sens, ce n’est pas bien grave. Je pense au contraire qu’on a besoin de ce type de romans. Qu’il ne soit pas là pour apprendre aux personnes blanches ce qu’il y a à apprendre (y a des livres de non-fiction pour ça). David Diop, a, de mon avis, juste écrit l’histoire d’une personne dont aucun ne s’intéresse réellement à l’histoire des siens, à part pour écrire un essai. Il en fallait une. J’ai trouvé ce livre plutôt bien, sans plus. Et il a eu raison de l’écrire tel quel.

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