Bilan lectures #47 – avril 2021

Beaucoup plus satisfaite de ce mois-ci. Je ne sais pas si cette bonne pente est exceptionnelle ou si elle va durer mais dans tous les cas, je profite du moment présent. J’ai eu une période compliquée où j’ai lu quelques romans pour me soulager un peu, et je pense qu’il va falloir que je fasse comme ça à l’avenir. Je ne peux pas rester uniquement dans une optique sérieuse à ne lire que des essais (bien que j’adore ça) car, à côté, il y a l’actualité déprimante (ou enrageante, c’est selon).

De plus, sur le plan personnel, je fais des conneries, je ne me respecte pas. Je vais essayer de mieux gérer à l’avenir, de m’écouter un peu plus, même si je suis une putain de grosse introvertie.

En tout cas, je suis contente de mon mois de lectures. Je vous les présente !

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Écologie sans transition, de Désobéissance Écolo Paris

Quatrième de couverture

Devant l’ampleur planétaire du désastre, un nouveau mouvement écologiste a émergé au fil des marches pour le climat, des grèves de la jeunesse et des actions de désobéissance. Mais sa stratégie se réduit encore à adresser une demande de transition à de supposés décideurs.

Pour Désobéissance Écolo Paris, collectif à l’origine des grèves scolaires dans la capitale, on a déjà perdu trop de temps à demander aux pyromanes d’éteindre l’incendie. L’inertie de ce monde n’appelle pas une transition, mais une rupture. Pratiquer une écologie sans transition consiste à interrompre dès maintenant l’œuvre destructrice de l’économie et à composer les mondes dans lesquels nous voulons vivre. Et cela, d’un même geste.

Critique

Je pense que vous l’avez compris : ce manifeste va aller à contre-courant de ce qu’on entend très souvent sur l’écologie et qui s’étend dans les oreilles de tout le monde. Les écolos ne vont pas sortir blanchis de tout ça non plus.

Il s’agit pour Désobéissance Écolo Paris de représenter une autre voie que celle qu’on nous vend habituellement : la transition écologique. Mais concrètement, ça veut dire quoi, la transition écologique ? Pour qui et comment ? Car le collectif va nous montrer qu’on n’est pas tous concerné·e·s de la même façon.

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Celui qui pourrait changer le monde, d’Aaron Swartz

Pour que je vous parle d’un livre avec un titre pareil, c’est que je l’ai adoré. Oui, il vaut mieux oublier cette proclamation prétentieuse et se contenter du contenu.

Aaron Swartz est connu, mais surtout dans un certain milieu : celui des ordinateurs, de la programmation, d’Internet. Il a participé à la création du flux RSS et des licences Creative Commons. Il est aussi un des cofondateurs du site Reddit (quand celui-ci est racheté par Condé Nast, il finit par quitter l’affaire en raison d’incompatibilité dans leurs visions).

Et en fait, on m’en avait surtout parlé pour ça, par des mecs un peu geek. Mais ce n’est pas tout le concernant.

Bon, il a aussi commencé tout ça à l’âge de 13 ans. Un petit génie, quoi (on dit qu’il était difficile à vivre mais parlons des gens « normaux » s’il-vous-plaît).

Il a beaucoup participé à la mobilisation contre la loi SOPA (Stop Online Piracy Act). D’ores et déjà, je pense que vous avez compris que c’était un activiste. Plus exactement, il l’a été concernant la culture libre, l’accès à l’information qui est un moyen pour lui d’émanciper, de développer une vraie démocratie et une justice digne de ce nom.

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