Bilan lectures #50 – juillet 2021

Ce mois-ci est un peu plus satisfaisant… mais ça aurait quand même pu être mieux (jamais contente). J’espère que je lirai plus de choses en août… C’est que j’ai une PAL à rallonge et que j’aimerais bien avancer, figurez-vous.

Bon, j’arrête de râler et je vous présente mes lectures du mois de juillet !

Magic Knight Rayearth, tome 2, 3 et 4 (CLAMP)

Hé bien pour un « vieux » manga, il réussit à me surprendre. Je ne m’attendais pas forcément à ce qui s’est passé dans le tome 3… ni à ce que la continuité soit ainsi dans le tome 4. Cela apporte de nouveaux éléments et un regain d’intérêt pour une histoire qui semblait juste être classique, sans plus. Le dessin des CLAMP, vous prêchez une grande convertie, pas besoin d’en dire plus.

Dreamland, tome 20 (Reno Lemaire)

Manga pas safe mais que je lis depuis ses débuts (quand j’ai commencé, il n’y avait que les deux premiers tomes) donc je suis toujours car l’histoire a éveillé mon intérêt depuis quelques années, malgré les reproches que la féministe que je suis pourrait faire (où sont les femmes quand elles ne sont pas hypersexualisées ou traitées comme des choses mignonnes ?). Bref, l’histoire entre dans un nouvel arc qui continue de me hyper.

Canicule (Jean Stern)

Un simple témoignage qui n’a rien de transcendant ni dans son écriture, ni dans sa construction. Est-ce vraiment si important ? Peut-être pas. Mais ça aurait pu apporter un petit plus qui l’aurait remonté un peu plus dans mon estime. Là, c’est que le contenu qui m’a intéressé : l’auteur a été hospitalisé lors de l’été de 2003, avec l’énorme canicule qui a fait des dizaines de milliers de morts, surtout parmi les personnes âgées. L’auteur a la quarantaine bien passée à l’époque, il vient pour une opération de son appareil digestif, rien à voir avec lui à première vue. Sauf que… Il est le dernier à rester encore hospitalisé dans le service. La raison en est que l’hôpital où il se trouve est débordé (comme tant d’autres au même moment) par toutes ces personnes en hyperthermie qui arrivent aux urgences. Il est souvent trop tard quand iels viennent… La canicule frappe le pays quasi entier et ravage le cerveau de fatigue de tout le monde, les morgues et les urgences sont débordées, les politiques ne pensent qu’à leurs vacances et se foutent des alertes, beaucoup de gens vivant déjà seuls meurent aussi dans la solitude… Bref, à pleurer. L’auteur nous raconte tout ceci en entrecoupant de morceaux de sa vie, bien sûr (on n’est pas du tout sur un essai), certains passages risquent de vous agacer (il fait des allusions directes au sexe, je préviens les réfractaires). Cependant, son récit a l’intérêt de nous ramener sur un évènement dont on a voulu dissimuler l’importance et la gravité car il fait tâche. Comme il dit, le système capitaliste néolibéral est prêt à sacrifier une partie de sa population et en prétextant pour cela des raisons dont on ressent bien le cynisme derrière (« ils allaient mourir de toute façon »). Difficile de ne pas faire le parallèle avec ce qu’on vit aujourd’hui avec le coronavirus… en pire. Un récit émouvant et rageant à la fois.

Hamaguri, saga Le Poids des secrets, tome 2 (Aki Shimazaki)

J’avais pas tilté un truc : c’est que c’est la même histoire que Tsubaki mais du point de vue du demi-frère. Des choses sont nouvelles, d’autres non. C’était intéressant, sans plus.

Scum Manifesto (Valerie Solanas) Lire la chronique

Un livre qui peut sembler assez extrême au premier abord : après tout, l’autrice n’y va pas avec le dos de la cuillère avec les hommes, elle est même méprisante et très familière dans ses propos. Mais quand on balaie sa vision essentialiste et qu’on la remplace par une construction sociale, on ne peut que la rejoindre sur certaines choses… et pas sur d’autres. Il me paraît stupide de sauter aux conclusions hâtives avec ce livre, il faut être capable de prendre du recul pour analyser.

Voyage en misarchie (Emmanuel Dockès)

Ce livre est assez étonnant. Vu le sujet, au premier abord, on s’attend à un essai qui explique ce qu’implique la misarchie (suppression au maximum des pouvoirs et des dominations) et en fait non, l’auteur a choisi d’en faire un récit ! Un bon choix de sa part à mon avis car ça rend le propos moins lourd mais aussi plus concret : on voit comment se déroule une société misarchiste. On suit Sébastien Debourg, un professeur de droit convaincu par le capitalisme (et vous savez comment sont ces personnes, ça les rend méprisantes et elles sont souvent fermées d’esprit) dont l’avion de retour pour la France se crashe sur les terres d’Arcanie, la société misarchiste, la fameuse (et dont le reste du monde n’a pas entendu parler bien sûr, il ne faudrait pas donner ce genre de modèle qui travaille vers plus d’égalité en exemple…). En voulant chercher des secours, cette société s’offre peu à peu à ses yeux… Tout le long de l’histoire, on découvre peu à peu la société misarchiste : ses structures, ses finances, ses technologies, son ouverture d’esprit, son économie, etc. Chaque pan du récit va nous donner des explications par le biais des rencontres que fait Sébastien Debourg tout le long de son périple. Si un élément peut sembler flou, c’est normal : ce livre n’est pas un mode d’emploi pour appliquer la misarchie. C’est aussi aux citoyens dans leur ensemble de réfléchir à ce qu’ils souhaitent dans leur société. Un livre agréable et instructif à lire… à condition d’être un minimum ouvert d’esprit.

Aria the Masterpiece, tome 7 (Kozue Amano)

Un dernier tome qui aurait pu me faire pleurer… mais je sais que je vais tous les relire et que les protagonistes seront toujours là, avec toute la douceur et la bienveillance de leurs petites histoires de tous les jours. Que l’émerveillement sera toujours de la partie, que la tendresse de l’amitié entre filles sera toujours présente. Je quitte ce manga sans le faire tout à fait. Il restera en moi comme un baume au coeur.


Ces derniers mois, j’ai lu aussi trois magazines, dont un que j’ai terminé ce mois-ci : le tome 16 d’America, le numéro 5 d’Oblik, magazine avec des graphiques d’Alternatives économiques, et Colère, magazine féministe de Deuxième Page. Comme d’habitude, America était génial et je suis triste que ce soit fini. J’ai acheté ce numéro d’Oblik car ce sont des graphiques sur la situation des femmes et je le ferai bien lire à pas mal d’hommes. Quant à Colère, il parle de la colère et de son utilité en milieu féministe/antiraciste/etc et il m’a fait beaucoup de bien.

J’ai aussi relu « Lettres à un ami allemand » d’Albert Camus. J’ai beaucoup apprécié ma relecture, mais par rapport à ma chronique d’il y a quatre ans, j’ai rajouté des petits commentaires sur Twitter.

Voilà, c’est tout pour ce mois de juillet ! Qui n’est pas trop mal, je vais arrêter de ronchonner. Au mois prochain !

11 réflexions sur “Bilan lectures #50 – juillet 2021

  1. En effet, c’est un mois pas trop mal ma foi !
    J’ai justement les tomes 3 et 4 de Magic Knight Rayearth qui m’attendent et comme justement j’ai le sentiment pour l’instant d’un récit très beau mais ultra classique, ce que tu en dis m’intrigue tout à fait !

    Je te souhaite quoi qu’il en soit un mois d’août qui soit plus que pas trop mal !

    Aimé par 1 personne

  2. Eeeh t’as bien bossé en juillet dis donc 😀 Je note les différents mangas que tu cites, maintenant que j’ai remis un pied dans ce monde-là haha. Et je suis très curieuse de parcourir le reste du catalogue de CLAMP, donc forcément ça éveille ma curiosité !

    Aimé par 1 personne

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