Bilan lectures #51 – août 2021

Pas d’article ce mois-ci mais j’espère me rattraper en septembre ! Pas lu tout ce que je voulais mais globalement, j’en ressors quand même avec un bilan pas mal (pas de mangas pour faire genre cette fois-ci).

Et c’est parti !

Habiter en oiseau (Vinciane Despret)

Un essai qui est moyennement accessible mais intéressant tout de même. L’autrice y explore ce qui fait territoire pour les oiseaux. Il n’y a pas vraiment de conclusion, et tant mieux, car il n’y a pas une réponse manichéenne. Les oiseaux ont plusieurs raisons de tenir à leur territoire (ou de ne pas y tenir), les ressources ne sont pas suffisantes pour établir un territoire, la présence de femelles non plus (et elles ne sont pas interchangeables, pas merci à la vision misogyne de l’époque d’avoir fourré son nez absolument partout). Les chants n’ont pas forcément la vocation qu’on peut habituellement leur prêter, comme d’attirer les femelles, ça peut aussi servir de « combat ». Je mets entre guillemets car on ne parle pas forcément de se battre au premier degré, de combat physique : c’est même assez rare. Les chants, le plumage de l’oiseau, sont de meilleurs outils. A une exception près, les oiseaux aiment avoir du voisinage et se jouent des partitions et des pièces dont je ne pourrai rendre compte ici. Mais j’ai beaucoup aimé la rigueur dans ses recherches de l’autrice, sa sensibilité qui permet souvent une nouvelle analyse. Est-elle fausse, est-elle plus juste ? Aucune idée mais elle permet de voir les choses autrement, avec des yeux plus lucides peut-être. Certains chercheurs ne l’avaient pas été à l’époque, aveuglés par leurs préjugés. Quelque chose qu’elle remet en cause et qui a tendance, ces dernières décennies, à changer. Ce livre aura été passionnant à lire mais l’autrice reste une philosophe, pas forcément le premier essai que je vous conseillerai si vous voulez les commencer, bien que son ton soit accessible par rapport à d’autres de ses collègues.

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