Bilan lectures #54 – décembre 2021

Bon… Pas super non plus, ce mois-ci, mais j’y trouve moins matière à râler que pour les deux mois précédents, c’est déjà pas mal. Je recommence à avoir un peu de temps pour lire malgré les dérangements intempestifs et vu la taille de ma PAL, ce n’est pas plus mal.

C’est parti pour découvrir les quelques lectures de décembre !

Sauver le ver de terre, l’un des premiers marqueurs de la biodiversité (Christophe Gatineau et Sylvie Corré)

La couverture est au top. On n’arrête pas de me dire qu’elle est superbe… Super travail. Mais bon, c’est accessoire face au contenu. On est comme sur Éloge du ver de terre durant la première moitié du livre, mais en plus poussé et moins accessible. Rappelons que le ver de terre est essentiel à la terre et donc, à notre survie (pas que nous mais si je commence à parler du reste, je vais perdre des gens). Si le ver de terre disparaît, pas la peine de vous tourner vers les pollinisateurs, ils vont mourir comme nous… Les auteurices parlent du statut du ver de terre au niveau politique : il est inexistant ! Les méthodes de l’agriculture intensive contribuent à son déclin, vous l’avez deviné… Dans la deuxième moitié du livre, la traduction d’une partie d’un livre de Charles Darwin (oui oui) sur le ver de terre. On comprend sa fascination pour cet animal… C’est passionnant, je trouve. Le ton plein de franchise de la narration est habituel pour moi (j’ai déjà lu les auteurices auparavant) mais ça me plaît toujours autant. Cet ouvrage est nécessaire, surtout aujourd’hui : le ver de terre, au-delà de considérations antispécistes qu’on va peut-être venir me reprocher, s’appelle aussi notre avenir, notre survie. Si vous avez peur, vous pouvez tenter Éloge du ver de terre dont je parlais plus tôt.

Asadora, tome 5 – 20th Century Boys perfect edition, tome 10 (Naoki Urasawa)

Je rassemble ces deux-là en même temps car ils sont écrits par le même auteur, même s’ils sont différents. Le tome 5 d’Asadora a été très actif, les choses avancent, l’auteur (on le savait déjà) sait entretenir le feu. Pareil pour 20th Century Boys : le tome 10 est l’avant-dernier, je vais chipoter sur la fin, je le sens ! Sauf si c’est un manga masterclass comme Pluto, là, j’aurais rien à dire.

Magic Knight Rayearth, tome 5 et 6 (CLAMP)

En-dehors du fait que le tome 6 a mis son temps à arriver et que j’étais bien frustrée de n’avoir pas pu lire la fin directement après le tome 5, c’était génial ! Pourtant, je le rappelle, les deux premiers tomes sont bons mais assez moyens sur ce qui semble être le scénario. Mais ce sont les CLAMP, ne l’oublions pas. Elles ont ravivé mon admiration pour elles, en dépit d’un élément qui m’a beaucoup dérangé (mais comme c’est dans le dernier tome, je ne spoilerai pas – et ce n’est pas que dans ce manga qu’on voit ça avec elles). J’ai parfois eu l’impression d’être retombée dans l’époque de mes 18 ans… (à l’heure où j’écris, j’en ai 31) Je ne connaissais même pas l’histoire, contrairement à Card Captor Sakura qui n’était pas une surprise ayant regardé l’animé. Bref, vraiment, chapeau d’avoir réussi cet exploit avec moi car n’oublions pas que je deviens chiante.

Ràp, recueil à punchlines

Bon, le titre est assez explicite mais j’explique quand même le principe : c’est un recueil de punchlines dans des chansons de rap qui y sont réunies. J’ai bien aimé cette lecture, c’était sympa. Certaines punchlines étaient vraiment bien trouvées, que ce soit sur la vie quotidienne, la politique, le racisme constant… Mais qu’est-ce qui a fait que j’ai encore une petite retenue ? Il y a aussi des punchlines sexistes (celui qui parle de « flemminisme » n’a pas intérêt à me croiser), j’en ai vu une homophobe et une autre validiste. Dommage, la lecture de ces punchlines est venue gâcher l’ensemble… Heureusement que des punchlines de rappeuses sont venues relever le niveau. Bref, n’étant pas fan de rap du tout, c’était une lecture sympa mais dispensable.

Radiations et révolution (Saku Kohso)

Un de mes coups de coeur de l’année. Dans cet essai, l’auteur parle de la catastrophe de Fukushima, de ce que cela a entraîné et des questions sur notre avenir à tous que cela crée. Je n’en dis pas plus, une chronique sur ce livre arrive début janvier.

Radium Girls (Cy.)

Cette BD raconte l’histoire d’une bande de collègues et amies qui, pour leur travail, donne une couleur fluorescente aux chiffres de cadrans de montres à l’aide du radium. Seulement, la technique employée n’est pas anodine : lip, dip, paint. En français : le bout du pinceau trempé par la peinture radioactive, on lisse les poils du pinceau avec la bouche (hmm, c’est bon – non, je déconne, il paraît que ça avait un goût métallique), puis on peint les chiffres des cadrans. Au début, c’est marrant, des parties de leurs corps s’illuminent dans le noir. Mais ceci va finir par entraîner des décès et des problèmes graves de santé. L’espérance de vie est réduite à peau de chagrin… Les responsables de l’entreprise ont été prévenus mais ont fait taire toute voix discordante et on fait comme si de rien n’était. Il faut bien que le profit continue… La santé, la vie des employées ? Pas grave, elles sont remplaçables de toute façon. Difficile de ne pas avoir fait le parallèle avec ma lecture précédente mais aussi celle de Les souffrances invisibles sur les droits des travailleurs sur leur santé. Elles ont énormément souffert du fatalisme, de la déconsidération et de la dégradation inévitable de leur santé mais cette histoire aujourd’hui méconnue a permis à d’autres personnes de faire valoir leurs droits en la matière. Je sais que beaucoup reprochent que cette BD n’offre rien de développé sur ce sujet mais pour ma part, il était clair dès le début de ma lecture que cela ne le serait de toute façon pas : l’histoire est surtout centrée sur l’amitié entre ces femmes que j’ai trouvé touchante et réaliste (la BD montre que rien n’est parfait). J’ai personnellement beaucoup aimé cette lecture.

Mao et moi : le petit garde rouge (Chen Jiang Hong)

Cette BD est pour les jeunes et ça m’a fait penser à une cassette (les jeunes lecteurices de ce blog en PLS) qu’on m’avait offert sur l’histoire d’Anne Frank, que j’avais adoré et regardé plusieurs fois. Ce genre de choses est nécessaire pour nous, mais aussi passionnant, contrairement à ce que certains adultes doivent se dire. Ça ouvre l’esprit et je n’ai aucun doute sur le fait que cette BD le fera. Le dessinateur chinois y raconte son enfance sous Mao, le dictateur chinois des années 60-70, et la fameuse « révolution culturelle ». Attention, il y dit ce que ça a été pour lui, pas ce que ça a été pour tout le monde. Il ne prend pas position, on a juste nos yeux qui jugent ce qu’il s’y passe. Le dessin est assez classique, dans la tradition chinoise et ça a son charme. J’ai bien aimé cette BD et j’espère que ça a aussi été le cas pour les jeunes lecteurices que ça vise.


Bon, pas de chronique à l’horizon, vous vous dîtes sûrement. Mais j’ai quand même publié deux articles !

J’ai eu quelques livres pour Noël en plus de Radium Girls et Mao et moi, j’espère pouvoir en lire au moins un le mois prochain, uhu. Globalement, dans les prochains mois, il est clair que je vais lire plus d’essais.

Au mois de janvier !

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