Lontano, de Jean-Christophe Grangé

lontano-coverQuatrième de couverture

Éminence grise du pouvoir, Grégoire Morvan a connu ses heures de gloire en Afrique dans les années 80, en arrêtant au Zaïre « l’Homme clou », tueur en série au rituel atroce, inspiré des plus violents fétiches africains.
Quarante ans plus tard, en France, les cadavres mutilés, criblés de ferraille et de tessons s’accumulent : la marque de « l’Homme clou », totem de la folie meurtrière née au plus profond de l’Afrique. Le passé trouble de son père – fantôme menaçant de sales affaires enterrées – rattrape alors Erwan Morvan, le meilleur flic de la crim’.
Saga familiale, roman psychologique et roman noir, Lontano est une plongée verticale dans les ténèbres de l’âme, roman paroxystique et vertigineux, dérangeant comme ces rites primitifs qui nous fascinent et nous effarent.

Critique

Ce thriller m’aura tenu en haleine un moment. (bien que j’ai eu une petite baisse de régime en plein milieu) Il est vraiment très rapide à lire je trouve, Jean-Christophe Grangé sait comment tenir le rythme pour qu’on en veuille toujours plus, qu’on souhaite toujours savoir le fin mot de l’histoire, mais juste pour un élément, qui en fait apparaître d’autres… Sur 950 pages, il y a de quoi faire.

Et alors, ça a l’air de me surprendre, c’est pourtant le propre d’un bon thriller… Oui, mais n’oublions pas une chose : je découvre complètement ce genre littéraire. Et j’avais prévenu que j’allais être un bon public, et je l’ai été du début jusqu’à la fin. Ça n’a pas forcément été le cas avec tous, mais j’en reparlerai dans mon bilan lectures du mois, où vous serez confronté à ma sévérité habituelle concernant un bouquin qui me sera resté en travers de la gorge, alors que vous l’avez globalement bien aimé. Mais passons.

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Carrie, de Stephen King

carrie-coverQuatrième de couverture

A dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec difficulté…
Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau ! Loin d’être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c’est compter sans l’aigreur et la mesquinerie des autres élèves.
Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

Critique

J’ai été honorée de faire cette lecture commune avec Maned Wolf du blog Déjeuner sous la pluie. (voici sa chronique) On va dire que, comparée à moi, elle connaît bien mieux Stephen King. Il sera donc intéressant de lire nos deux chroniques : la sienne parce qu’elle a un regard d’habituée on va dire, et moi qui lisait mon tout premier livre de l’auteur. Elle analysera sûrement bien mieux les choses que moi, qui vais commenter assez naïvement.

Il faut déjà commencer par un point important : ce fut un vrai page-turner. A aucun moment ce ne fut long, même quand l’auteur ne faisait juste qu’installer l’intrigue. Je me suis souvent posée des questions sur la façon dont cela allait se dérouler par la suite. On a le récit de l’histoire mais aussi des fragments des résultats de l’enquête sur l’évènement qui fera tout basculer, des extraits d’un livre écrit par une des principales protagonistes du roman après les évènements, et autres témoignages et commentaires objectifs. On croit savoir ce qu’il va se passer (ça nous est dit assez rapidement, au bout de 100 pages me semble-t-il), mais dans le fond, pas vraiment : l’imagination est fertile, certes, mais on n’a strictement aucune idée de ce que ça peut impliquer comme horreur. On s’en rend compte au fur et à mesure, jusqu’au bouquet final.

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Bilan lectures #15 (mars 2018)

Encore un bilan lectures très loin d’être positif ! Comme vous allez le voir, Camus aura été la star de ce mois-ci, c’est bien le seul que j’arrivais à lire un peu. (avec une exception aussi à la fin du mois)

Si vous n’êtes déjà pas saoulés par avance, c’est parti !


albert-camus-pléiade-2-coverActuelles, chroniques 1944 – 1948

Si vous ne l’aviez déjà pas compris, c’est un recueil de chroniques, d’éditoriaux et d’interviews, souvent publiés dans Combat (journal résistant et puis libre de l’époque susmentionnée), sinon ailleurs. Parfois on a juste l’opinion de l’auteur sur des faits d’actualité, et parfois une réponse à l’opinion de quelqu’un d’autre. (Mauriac, pour ne citer que lui) A la fin du deuxième tome de La Pléiade, on trouve des notes pour chaque article, ainsi qu’une mise en contexte qui n’était clairement pas de trop. C’était un bordel sans nom à la Libération, les politiques étaient les mêmes qu’aujourd’hui, alors que l’époque aurait voulu un semblant d’intégrité. Camus était très honnête, il a choisi de publier des chroniques qui exprimaient des opinions qui n’étaient plus les mêmes que celles qu’il avait au moment de la publication de cet ouvrage, il n’est pas courant d’assumer ce genre de choses. Le plus marquant est son altercation avec François Mauriac (écrivain lui aussi détenteur du prix Nobel en 1952) à qui il finit par donner raison concernant l’épuration : une fois que Camus remarqua la débâcle et la justice qui n’en était pas une condamner les personnes qui ont collaboré (ou soupçonnées de collaboration) pour tout et n’importe quoi, il changea d’avis sur la question, lui qui était pour une justice sévère. Il finira par signer la pétition des écrivains réclamant la grâce de Robert Brasillach (écrivain collabo qui sera quand même exécuté) aux côtés de ce même Mauriac. (en précisant bien qu’il vomissait un tel être, mais que la peine de mort, c’était trop) Il aurait pu se taire et n’en rien faire, histoire de ne pas se donner la honte de donner raison à quelqu’un d’autre que lui, comme c’est très courant de le faire, surtout aujourd’hui. Mais il a reconnu ses torts, et c’est ce qui témoigne d’une certaine grandeur d’esprit. Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai remarqué qu’il avait pas mal d’ennemis… alors que ce qu’il disait était l’évidence même ! Mais on me dira que je ne suis pas objective.

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Le mois polar/thriller

Je n’ai quasiment pas été là du mois mais vous devriez m’apercevoir un peu plus souvent le mois prochain car j’ai décidé de me fixer un objectif !

Je n’y connais strictement rien dans certains genres, et les polars et les thrillers en font indéniablement partie. Ce ne sont pas des genres qui m’attirent (je crois qu’on aura compris mes références), mais ils ne me rebutent pas non plus à priori. Le dernier polar que j’ai lu, ce fut Mort sur le Nil d’Agatha Christie. Je l’avais lu pour un club de lecture et tout le monde avait deviné le coupable, sauf moi… C’est un peu la honte mais je pense donc que je serai une bonne cliente.

Ayant peu de ces deux genres dans ma PAL, j’ai décidé de réunir les deux. Ce sont des livres assez populaires pour la plupart et que vous avez certainement déjà lu, ça vous rappellera donc des souvenirs. Ça peut aussi vous saouler si vous comptiez découvrir des livres…

Voici donc la liste (pas très longue, j’en ai peu comme je l’ai dit) que je me réserve pour ce mois d’avril :

carrie-coverCarrie (Stephen King) : c’est assez surprenant mais je n’ai jamais lu de Stephen King ! Je vois absolument tout le monde qui en parle, c’est l’auteur préféré de beaucoup, alors il y a intérêt à ce que ça vaille le coup. (pression sur vous) Ce sera enfin le moment de le découvrir.

de-sang-froid-coverDe sang-froid (Truman Capote) : ça, c’est le classique que tout le monde me conseille en mode super mystérieux, avec cette unique phrase « Ça va te plaire, c’est un chef-d’œuvre ». N’en sachant pas plus, je vais juste me diriger vers lui avec l’idée que c’est un bon livre. (ne dîtes rien !) J’ai lu des chroniques sur ce roman, en faisant bien en sorte de tout oublier après…

la-fille-du-train-coverLa fille du train (Paula Hawkins) : celui dont je me méfie le plus dans la liste. Vu la quantité d’avis mitigés que j’ai pu lire par-ci par-là, j’ai franchement très peur d’être déçue.

lontano-coverLontano (Jean-Christophe Grangé) : celui-là va faire sourire un certain Anthony, je l’ai gagné grâce à un de ses concours. 😛 Je ne sais même plus quel est le résumé, je vais y aller à tâtons, en ne m’attendant à rien. Je ne relirai sa chronique qu’après l’avoir lu !

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Filles + Sciences = une équation insoluble ? – spécial FeminiBooks #11

filles-sciences-coverMe voici de retour pour le FeminiBooks ! Je vous en avais déjà parlé dans cet article en novembre (j’y participais pour la première fois car les blogs pouvaient participer) et j’ai décidé de vous présenter un autre livre féministe très utile. (bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, mais pour celles et ceux qui suivent mon blog, ils savent que j’en parlerai bien à un moment ou à un autre, aha)

Je vous présente un livre sur la présence de filles dans les études de sciences, co-écrit par Marianne Blanchard, Sophie Orange et Arnaud Pierrel. C’est un sujet qui fait encore énormément débat et sur lequel on peut parfois perdre pied car si les réponses nous semblent évidentes, on n’a pas forcément les réponses exactes, on ne sait pas trop comment se dépêtre du débat en lui-même et on finit souvent par « perdre » alors que l’autre en face a des arguments en carton, mais des arguments tout de même.

Filles + Sciences = une équation insoluble ? nous aide donc à y voir plus clair. Cet essai étudie plus précisément les classes préparatoires scientifiques.

Les autrices nous expliquent donc que les filles font donc bien leur percée dans le monde scientifique… mais pas n’importe où. Comme pour le reste des professions, on retrouve des aspirations féminines et masculines, et elles ne se construisent pas au hasard. Les parents, les professeurs, leur entourage n’y sont pas forcément pour rien.

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TAG – Pile à lire

De ma part, c’est assez surprenant que je fasse ce TAG car je ne suis pas trop du genre à déballer les livres de ma PAL sur le blog (vous verrez plutôt mes nouveaux achats sur les réseaux sociaux) mais j’ai trouvé celui-ci sympa. Il a été créé par le blog Une vie, des livres. (rendons à César ce qui est à César)

Vu que ça sera un peu le vide intersidéral sur le blog ce mois-ci, je vous l’ai préparé en avance. Ça vous permettra aussi de voir les livres que je vais chroniquer ou non plus tard. Un joli jeu de devinettes, même pour moi !


1. Combien de livres comporte ta PAL ?

Livraddict me dit 60… mais il y en a probablement trois ou quatre de plus qui n’y sont pas pour une raison x ou y. Sans compter les e-books… Bon, on va passer à la question suivante, hein.

limite-ticket-valable-cover2. Quel classique de ta PAL as-tu le plus envie de lire ?

Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable de Romain Gary. Cet auteur est d’ailleurs une évidence, vous savez que si un de ses livres se trouve dans ma PAL, je me frotte toujours les mains à l’avance à l’idée de le lire. Je ne conçois pas l’idée qu’il puisse me décevoir un jour. (ou alors je relativiserai)

millenium-tome-1-cover3. Le premier tome d’une série/saga/duologie/trilogie, etc.

Le premier tome de la saga Millenium, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Je le lirai d’ailleurs prochainement, mais on aura l’occasion d’en reparler. 😉 Je ne suis pas très séries, je préfère les romans en un volume, je trouve ça compliqué de s’investir. (dit la fille qui s’est investi sans problème avec La Passe-miroir, mais c’est une exception)

4. Le dernier tome d’une série/saga/duologie/trilogie, etc.

Le troisième et dernier tome de 1Q84, de Haruki Murakami. D’ailleurs, je l’ai dans un tout autre format et édition que les deux premiers tomes… Ça fait tâche dans ma bibliothèque mais que voulez-vous…

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Bilan lectures #14 (février 2018)

J’avais dit que ce mois ne serait pas très glorieux non plus. Le mois prochain le sera encore moins…

tortues-à-l'infini-coverTortues à l’infini (John Green)

Je vais mettre les pieds dans le plat dès maintenant : John Green n’a pas su susciter l’engouement chez moi qu’il a provoqué chez beaucoup d’entre vous. Je regarde son succès à distance, ayant aimé Nos étoiles contraires sans comprendre pourquoi ce livre a une telle notoriété. Ce fut la même chose avec Tortues à l’infini : comme d’habitude, je trouve l’auteur assez juste dans sa façon de dépeindre certains aspects de l’adolescence. Quant à la maladie mentale dont il est question avec Aza, le personnage principal, il ne m’a pas semblé sonner faux non plus. (à voir avec des concernés) J’ai aussi beaucoup apprécié la fin, l’auteur a su ne pas se casser la gueule, c’était réaliste et très touchant. Je pense que si le roman ne m’a pas plus touché que ça, c’est parce que je suis à un âge où je cherche autre chose : en prenant du recul, je sais qu’il m’aurait énormément plu si je l’avais lu étant adolescente. Toutefois, ne croyez pas que je l’ai trouvé moyen, c’est un bon roman jeunesse ! Il valait quand même le coup et je l’ai en plus lu à un moment où j’en avais besoin, donc je suis assez reconnaissante envers cette lecture.

L’Art de perdre (Alice Zeniter) Lire la chronique

C’est moi qui éteins les lumières (Zoyâ Pirzâd) Lire la chronique

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C’est moi qui éteins les lumières, de Zoyâ Pirzâd

c'est-moi-qui-éteins-les-lumières-coverQuatrième de couverture

Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de coeur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale. Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible. Tout l’art de Zoyâ Pirzâd est de brosser à petites touches impressionnistes d’une grande justesse visuelle le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes. Et de restituer la réalité de la vie des Arméniens d’Iran pris dans l’ambiance plus vaste d’un pays d’accueil, cette Perse à la fois moderne et antique dont ce beau et fort roman dévoile pour nous la complexité culturelle et sociale.

Critique

Il était temps ! J’ai reçu ce livre dans une box Exploratology que j’ai reçu il y a presque un an et j’ai mis mon temps pour le lire, mais c’est enfin fait !

Je vais peut-être être moins emballée que la quatrième de couverture qui, je trouve, exagère un peu. Certaines qualités qu’elle prête au livre me semblent plus subtiles qu’elle le prétend et vous risqueriez donc d’être déçus. La complexité culturelle et sociale de l’Iran ? Oui, d’accord, mais en partie seulement. On l’effleure, on la fréquente un peu et puis s’en va, et ça s’arrête là. Ce n’est pas une critique car cela apporte quelque chose de délicat et habile dans ce récit.

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L’Art de perdre, d’Alice Zeniter

l'art-de-perdre-coverQuatrième de couverture

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Critique

Un jour, j’ai parlé à un non-lecteur (grosse erreur) de l’achat de ce livre, par quoi on m’a répliqué de façon méprisante que ce roman allait me plaire vu qu’en parlant des Algériens, c’était forcément militant. Piquée au vif, je ne voyais pas en quoi c’était militant de vouloir connaître l’histoire de ce pays, et que de toute façon, ce livre était sûrement bien plus que ça. J’avais raison, et cette chronique va le prouver.

Ce roman a l’air de comporter pas mal d’éléments autobiographiques, le père d’Alice Zeniter étant algérien et sa mère française, rappelant étrangement le couple formé par Hamid et Clarisse, parents de la protagoniste de notre époque, Naïma. Mais si des gens ont sûrement lu ce livre avec ça en tête, j’ai oublié ce qu’il en était et j’ai lu cette saga familiale sur trois générations comme si un conte défilait devant mes yeux, avec tout le bonheur et l’horreur qu’il comporte.

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Turzi – tout en musique #5

Voici un groupe dans ma bibliothèque qui se fait toujours assez discret, mais qui est un véritable enchantement dès que je l’écoute. Très clairement, je suis assez étonnée qu’il ne soit pas plus connu que ça. Turzi mérite tellement mieux, et c’est pour ça que je vous le présente maintenant.

Et quand j’ai entendu parler de Romain Turzi, je me suis dit « Ah tiens, un artiste solo » et en fait non, on parle bien d’un groupe d’électronique.

turzi-cover.jpg

La preuve.

Le concept de leurs albums est assez intéressant car ils sont tous basés sur une lettre (A, B, C, une trilogie) et les titres de leurs chansons varient aussi en conséquence. Si le premier album, A, était beaucoup plus « fourre-tout » de ce côté-là (bien qu’on y retrouve une certaine thématique sur certaines pistes), on retrouve un thème commun dans les deux albums suivants : les titres de B sont composés de noms de villes, ceux de C de noms d’oiseaux. Et la musique correspond tout à fait à l’ambiance que les titres ont l’air de vouloir faire véhiculer. Bref, ce groupe fait des choses bigrement intéressantes.

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