Bilan lectures #50 – juillet 2021

Ce mois-ci est un peu plus satisfaisant… mais ça aurait quand même pu être mieux (jamais contente). J’espère que je lirai plus de choses en août… C’est que j’ai une PAL à rallonge et que j’aimerais bien avancer, figurez-vous.

Bon, j’arrête de râler et je vous présente mes lectures du mois de juillet !

Magic Knight Rayearth, tome 2, 3 et 4 (CLAMP)

Hé bien pour un « vieux » manga, il réussit à me surprendre. Je ne m’attendais pas forcément à ce qui s’est passé dans le tome 3… ni à ce que la continuité soit ainsi dans le tome 4. Cela apporte de nouveaux éléments et un regain d’intérêt pour une histoire qui semblait juste être classique, sans plus. Le dessin des CLAMP, vous prêchez une grande convertie, pas besoin d’en dire plus.

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Scum Manifesto, de Valerie Solanas – les livres féministes #28

Je pense que les féministes en ont tou·te·s entendu plus ou moins parler : ce manifeste, sorti en 1968, est connu de par sa misandrie assumée et d’un projet qui va même au-delà de ça : renverser le patriarcat, quitte à tuer des hommes.

Valerie Solanas est passée pour une « folle » à l’époque, et beaucoup d’hommes, de femmes (et même de féministes !) ont fait en sorte que ça soit le cas. La postface de Lauren Bastide en parle bien. Seulement, comme cette dernière, je ne pense pas qu’il y ait matière à rire de ce livre ou à s’en moquer. Cette souffrance que j’ai entrevu dans les lignes de son manifeste, à travers la colère et la grossièreté, ce n’est pas drôle. Et je pense qu’il n’y a qu’une femme pour comprendre, même si elle désapprouve sa stratégie. Oui, désolée les alliés cis mecs, je pense que ça va être très difficile pour vous de prendre du recul sur ses propos, et pour les autres hommes, n’en parlons même pas. Ils sortiraient le briquet pour faire un feu de camp avec.

Les quatre premières pages m’ont un peu déplu mais la suite a été géniale. Je rejette tout le regard essentialiste qu’elle pose sur les hommes (et même les femmes, en renversant le paradigme négatif à notre encontre) mais si on analyse ses propos en remplaçant ce caractère fataliste par ce qu’on connaît de la construction sociale genrée, bah… Elle a raison en fait.

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TAG – Est-ce que j’ai ce livre ?

Le TAG de l’été ! Non, je déconne, c’est juste que l’été est assez propice aux TAGs, je trouve.

Celui-ci pose des questions pour savoir si je possède tel livre selon tel critère. Je me suis bien amusée à le faire. Je le trouve vraiment intéressant, il fait appel à notre mémoire, mais pas que, il faut fouiller dans sa bibliothèque pour pouvoir répondre à certaines (ou sur Livraddict, on est feignasse ou on ne l’est pas).

Bref, un petit article pas prise de tête !

Est-ce que je possède un livre avec les pages “rognées”/ »irrégulières » ?

J’ai fait la grossière erreur de commander en occasion (oui, je dis « grossière » parce que ce n’est pas la première fois que je commande d’occasion en ligne et que j’ai des problèmes, votre dieu Momox, là…) La permaculture de 1978 à nos jours de Christophe Gatineau. La couverture est rognée légèrement sur le haut… « Très bon état », qu’ils disaient…

Est-ce que je possède un livre avec trois personnes ou plus sur la couverture ?

Germinal d’Émile Zola. On voit une bande de joyeux lurons qui gambadent sur la couverture. On peut dire que c’est aussi un résumé du livre… Non, je déconne. Voici ma chronique et allez le lire, oubliez ce que je viens de dire.

Est-ce que je possède un livre basé sur une autre fiction ?

Meursault contre-enquête de Kamel Daoud, basé sur mon livre préféré, L’Étranger d’Albert Camus. Un roman intéressant où l’auteur laisse la place au frère de « l’Arabe » que Meursault a tué, où il lui donne un nom alors qu’il était anonyme, où il remet en question et dénonce le paradigme colonialiste qu’a pu avoir Camus dans ce roman, n’en déplaise à ce dernier.

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Bilan lectures #49 – juin 2021

Comme je m’en doutais, ce mois-ci a été maigre en lectures. J’ai fait comme j’ai pu mais comme j’ai dû un peu bossé (sans être rémunéré, c’était un stage) et que c’était très fatigant et intense, j’ai eu d’autres priorités (comme dormir plus tôt) que de lire.

J’ai quelques petites lectures à vous montrer quand même. C’est parti !

Fullmetal Alchemist Perfect Edition, tome 7 (Hiromu Arakawa)

Bon, vous savez que je n’ai pas grand-chose à dire que des compliments sur ce manga. Par contre, j’ai été assez perturbée par le choix du personnage sur la couverture. Pas que je sois contre, du tout, mais… on ne la voit pas du tout apparaître dans ce tome ! Du coup, j’ai du mal à comprendre ce choix…

La révolution du potager (Béné) Lire la chronique

Plus qu’un livre de jardinage ! Vraiment, si vous vous intéressez à l’écologie, je trouve qu’il donne un fil conducteur sans nous culpabiliser parce que, bah… là, présentement, on peut pas. Et puis croyez pas que vous devez rester dans votre coin ! L’autrice offre des pistes pour s’engager collectivement aussi.

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La révolution du potager, de Béné

Quatrième de couverture

Vous êtes désemparé.e face au dérèglement climatique, à l’effondrement de la biodiversité et à l’agriculture intensive utilisant des pesticides ? Vous avez envie d’agir à échelle individuelle et/ou collective mais ne savez pas par où commencer ? Semez la révolution chez vous et autour de vous avec « La révolution du potager » !

Critique

Il a l’air d’être juste un livre de jardinage comme il y en a tant d’autres ? Hé bah loupé ! Il est un peu plus que ça et c’est ce qui fait qu’il sort du lot.

Bien évidemment, il y a des conseils de jardinage en permaculture, des recettes, réunies par saison : on commence avec le printemps, puis l’été, l’automne, et enfin l’hiver. Je trouve ça très intéressant car ça esquisse une idée de ce qu’une année au potager ou en respectant d’autres choses en rapport avec la biodiversité et le changement climatique (ou les deux si vous pouvez) peut donner. Je vous avoue que c’était flou dans ma tête parfois, surtout que je vois ce que ça donne concrètement seulement si je pratique et ce n’est pas le cas, je ne peux pas faire de jardinage pour de multiples raisons.

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Carnet de lecture #3 – tout doucement, mais sûrement…

Hé oui, ça faisait un moment que vous n’aviez pas eu un article du genre ! J’avoue que 2020 n’était clairement pas l’année idéale pour ça et puis ça a permis d’avoir deux ans de recul au lieu d’un, c’est tout bénef’.

Ceci dit, l’évolution n’est pas non plus flagrante, ni pour vous, ni pour moi. Je pense que j’ai pris un rythme de croisière, même si je dois admettre que mes problèmes personnels et de concentration m’empêchent de m’occuper pleinement de ce blog, et pire, de lire comme je le voudrais.

Le format de cet article sera différent des deux précédents : je vais faire du point par point mais sans catégoriser. Ne comptez donc plus sur les « En tant que lectrice », « En tant que blogueuse » parce que tout sera pêle-mêle. Moins de choses à dire, ce qui signifie que le contenu sera moins long.

1- La priorité dans mes lectures : les essais

Une évolution que tout le monde a vu venir ! (et que tout le monde a vu tout court) Bon, 2021 est une année un peu particulière et je n’ai pas autant lu d’essais que vous ne le croyez. Mais en 2020, c’était flagrant, il suffit de voir le bilan lectures de cette année-là.

Bon, vous savez quels en sont les thèmes : les problèmes sociaux, le féminisme, l’écologie. Que des sujets « déprimants » en somme (ça dépend quels livres). Je suis avide de connaissances sur ces sujets, tout en étant consciente des obstacles qui vont m’empêcher en partie de mener à bien mes lectures. La frustration est difficile à gérer…

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Bilan lectures #48 – mai 2021

Ce mois-ci a très bien commencé mais s’est un peu terminé en eau de boudin (trop fatiguée pour lire). Je suis quand même satisfaite grâce à la première moitié du mois, j’ai pu lire un roman (le premier de la liste) auquel je voulais m’atteler depuis un moment !

Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur (Suzanne Collins)

Je m’attendais à aimer ce livre, mais sans plus. En réalité, je l’ai beaucoup aimé. C’est un préquel de la trilogie d’Hunger Games, donc ce petit avis risque de n’intéresser que celleux qui l’ont lu. Je me souviens que, quand il est sorti, il y a énormément de mécontentement quand le sujet a été révélé : on allait se retrouver de nombreuses décennies avant l’histoire qu’on connaît et le roman allait se centrer sur le méchant de l’histoire, Coriolanus Snow. Quelle est son histoire à lui, comment-a-t-il évolué pour devenir celui dont on a fait connaissance dans la trilogie de base ? Beaucoup de fans n’étaient pas contents : on s’en fiche du méchant, on veut voir Haymitch ! (le mentor de Katniss) Sans partager leur colère, je me disais aussi que j’aurais préféré que ce soit lui, mais Suzanne Collins devait avoir ses raisons d’avoir plutôt écrit sur Snow. Et des raisons tout à fait justifiées et intéressantes ! Pour résumer vite fait ce qu’il en est : Coriolanus Snow, futur président de Panem, était pourtant très mal parti. Une famille autrefois glorieuse qui se retrouvait sans le sou à cause de la guerre face aux districts… Il se retrouve en tant que mentor aux Hunger Games et s’il y voit une manière d’élever son statut, sa joie n’est que de courte durée : on lui donne comme tribut la fille du district 12, Lucy Gray. Je ne vais pas trop en dévoiler plus, juste dire ce que j’ai trouvé intéressant dans ce récit. Sans spoiler, on voit que les adultes à Panem ne sont pas dignes de confiance, dans le sens où si ce sont des personnes insensibles envers les enfants des districts, ils n’ont pas énormément d’égard pour ceux de Panem non plus (je parle de la classe dirigeante). Le cynisme est donc à l’œuvre et pas que sur ce point. Ensuite, ce livre permet de réfléchir (si ça n’a pas déjà été le cas avant de manière plus approfondie) sur la démocratie et la liberté. Coriolanus Snow va faire face à des opinions inverses, à du fatalisme sur la nature humaine, avis qu’il va partager. Je trouve (mais c’est mon avis en tant que gauchiste) qu’on voit bien, à travers Coriolanus et son éducation bourgeoise, qu’on ne peut pas faire confiance aux bourgeois, que leurs valeurs ressortiront toujours pour le pire. Heureusement, sa relation avec Lucy Gray va apaiser un peu les choses, aurait presque pu donner de l’espoir sur le développement de ce personnage, les réflexions abordées à travers ces deux personnages sont dignes d’intérêt… Ça souligne l’ambivalence à son sujet et ça le rendrait presque sympathique. Mais bon, on sait ce qu’il est advenu de lui après. Pas si simple. Bref, je ne vais pas trop m’étendre dessus mais j’ai beaucoup aimé ma lecture, je l’ai trouvé fluide et intéressante. L’autrice a su m’accrocher et je n’ai pas trouvé de longueurs. Aux personnes qui l’ont lu aussi : vous n’avez pas trouvé qu’il était un tantinet mieux écrit que la trilogie de base ? Je ne sais pas si je m’en souviens assez pour juger.

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Sororité, collectif dirigé par Chloé Delaume – les livres féministes #27

Ce livre a bien fait d’être construit sur la base de plusieurs textes écrits par différentes femmes. Il n’aurait pas pu en être autrement si les personnes qui ont proposé le projet voulaient un rendu juste. Une seule personne n’aurait pas pu expliquer à elle toute seule le concept de sororité. On n’est pas toutes d’accord là-dessus, alors on lui aurait sûrement dit « Tu te prends pour qui, toi, à dire que c’est ça et pas autrement ? ». On l’aurait sûrement mal pris, heureusement que c’est un livre écrit par plusieurs mains.

Liberté, égalité, sororité !

Vous avez remarqué le mot qui est remplacé par « sororité » ? On connaît tou·te·s la devise française, à moins que certain·e·s lecteur·rice·s ne soient pas de France : Liberté, Égalité, Fraternité. On entend cette devise depuis au moins l’école primaire. La partie pseudo-neutre mais qui est en réalité masculine (on connaît déjà ça dans le langage), c’est la fraternité. C’est la définition toute simple d’un lien affectif plutôt fort entre frères (et sœurs, théoriquement), et plus largement entre personnes liées par des valeurs et une passion commune, et la définition est encore plus élargie par notre République. Dans ce dernier cas, il s’agit de tou·te·s nous lier sur le point commun de faire partie de l’État français.

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Les personnes que j’admire #1

On admire tous des personnes. On en admire peut-être plus qui soient fictionnelles, je vais vous parler de celles qui ont existé ou existent.

Je suis très attirée par les personnes humanistes, qui ont à coeur d’améliorer le monde ou d’y participer, plutôt. On peut se dire que je dois avoir des coups de coeur assez nombreux, c’est une erreur. Je ne vais pas tomber sur le charme du/de la premier·ère venu·e, juste parce qu’iel prétendra ceci ou cela. Je suis du genre méfiante, j’observe de loin d’abord et j’en tire ensuite les conclusions.

Il se peut donc que les personnes que vous admirez me laissent de marbre, et puis il y a un aspect très subjectif derrière tout ça. Peut-être qu’iels rencontreraient une grande partie de mes critères (oui, je suis exigeante) mais que voulez-vous, parfois ça ne matche pas.

Les personnes que j’admire sont donc très rares. De plus, ce qui contribue à cette rareté, c’est aussi mon exigence : selon l’époque à laquelle a vécu la personne, le lieu géographique où elle a vécu, son origine sociale, etc, je vais être plus ou moins clémente. Bref, je suis relou, n’essayez pas de comprendre le procédé car il y a une bonne dose d’instinct derrière tout ça.

Je vais maintenant vous présenter cinq personnes que j’admire. Il y en a plus que ça mais je ne les connais pas encore très bien pour certaines, alors je vais attendre. La première n’étonnera pas les habitué·e·s. C’est parti !

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Bilan lectures #47 – avril 2021

Beaucoup plus satisfaite de ce mois-ci. Je ne sais pas si cette bonne pente est exceptionnelle ou si elle va durer mais dans tous les cas, je profite du moment présent. J’ai eu une période compliquée où j’ai lu quelques romans pour me soulager un peu, et je pense qu’il va falloir que je fasse comme ça à l’avenir. Je ne peux pas rester uniquement dans une optique sérieuse à ne lire que des essais (bien que j’adore ça) car, à côté, il y a l’actualité déprimante (ou enrageante, c’est selon).

De plus, sur le plan personnel, je fais des conneries, je ne me respecte pas. Je vais essayer de mieux gérer à l’avenir, de m’écouter un peu plus, même si je suis une putain de grosse introvertie.

En tout cas, je suis contente de mon mois de lectures. Je vous les présente !

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