Foire du Livre de Brive 2017 : récit et bilan

Ce fut intense mais génial ! J’ai pu y aller seulement en toute fin d’aprem vendredi, et puis samedi. Durant tout ce temps, j’ai pu rencontrer les auteurs que je voulais (j’en avais déjà parlé ici) et même être présente pour deux rencontres. Par contre, je vais tout vous raconter. (même les trucs qui m’ont énervée)

20171112_085450.jpg

Mon principal problème était tout d’abord de surmonter ma timidité et mon gros manque d’aisance sociale quand je suis angoissée eeeeeet… je n’ai pas réussi dès la première autrice. Ce fut Alice Zeniter (qui est gentille, là n’est pas le problème) mais il a fallu que je passe encore mon temps à m’excuser (de quoi ? Personne ne le sait) et que je vive aussi un moment de solitude qui a dû, là encore, me faire passer pour la fille bizarre de la journée. (je n’en dirai pas plus, inutile de demander)

Lire la suite

Publicités

C’est un miracle, mais le blog a un an !

minions-gif

J’ai beaucoup hésité à faire cet article. Je ne savais pas si j’étais vraiment légitime pour le faire : je ne suis pas forcément très connue et je me suis dit que ça avait peut-être un intérêt moindre, sans compter que je le fais un peu au dernier moment. Ça ne fait pas des semaines que j’y pense, c’est en voyant celui de La Récolteuse de mots que je me suis dit « Hé, moi aussi, c’est bientôt l’anniversaire de mon blog ! » avant de me dire que ça n’en valait pas la peine. Je vous laisse imaginer les tourments qui ont eu lieu dans ma tête pour qu’apparaisse cet article.

Bilan statistique

Alors, me voici ! On va commencer par un petit bilan statistique, de novembre 2016 à octobre 2017. (aucune originalité sur ce blog)

  • Vues : 3417
  • Visites : 1358
  • J’aime : 587
  • Commentaires : 836
  • Nombre d’abonnés : 77
  • Nombre d’articles : 78

Pour vous, ça ne représente pas grand-chose, mais pour moi, c’est assez incroyable. Il faut dire que les débuts de mon blog se passaient assez mal et que c’était principalement ma faute. Normalement, pour se faire connaître, il faut visiter les blogs des autres (et j’en connaissais quasiment aucun) ou éventuellement, essayer de se faire connaître sur des plateformes dédiées au sujet de notre blog. Si je me bornais les deux premiers mois à publier des articles sans avoir de lecteurs…

bob-l'éponge-gif.gif

Forever alone.

… je me suis enfin bougé le cocotier à partir du mois de janvier, et j’ai commencé à publier des messages sur Livraddict et à me créer un compte Twitter. N’aimant pas trop faire mon auto-promo, ça n’a duré qu’un temps, durant lequel j’ai découvert l’absence d’un sujet sur Albert Camus sur le forum Livraddict et où j’ai réparé cette infâme erreur.

Lire la suite

Manuel de résistance féministe, de Marie-Eve Surprenant – spécial FeminiBooks #9

femini-books-banAvant d’en venir au sujet principal, il faut que vous sachiez ce qu’est le FeminiBooks ! C’est une initiative de Ninon de la chaîne Opalyne, où, pendant un mois, elle propose aux Booktubeuses de faire une vidéo par jour pour parler d’un bouquin féministe ou à tendance féministe, que ce soit une fiction, un essai… D’ailleurs, vous pouvez aujourd’hui aller sur la chaîne de Il était une fois Perseneige, c’est elle qui a une vidéo à vous proposer aujourd’hui.

Et en ce mois de novembre, Opalyne a décidé de faire participer les blogueuses et blogueurs, j’ai donc naturellement décidé d’y participer, ça me semblait tout à fait en accord avec ma propre série d’articles sur le sujet. (et même sans ça, j’y aurais participé)

Voilà un des livres les plus utiles que je vous ai présenté dans ma sélection de livres féministes jusqu’à présent ! Pourquoi utile ? Vous allez le découvrir bientôt, et croyez-moi, vous allez l’adopter car il va personnellement me servir plusieurs fois au cours des prochaines années.

Tout d’abord, si vous êtes du genre à avoir une mémoire pitoyable (je ne m’aventurerai pas à insulter les poissons rouges, il paraît qu’il ne faut pas les sous-estimer) et à évoluer dans un environnement sexiste qui a voulu vous apprendre subtilement votre condition inférieure de femme et qui continue à essayer de le faire, ce livre est carrément fait pour vous.

Lire la suite

Quartier perdu, de Patrick Modiano

quartier-perdu-coverQuatrième de couverture

Un dimanche de juillet, Ambrose Guise arrive à Paris. Personne. Sauf les statues. Une ville fantôme, lui semble-t-il, après un bombardement et l’exode de ses habitants. Auteur de romans policiers anglais, il vient rencontrer son éditeur japonais. Mais il va profiter de ce voyage pour élucider les mystères de son passé, du temps où il était français et s’appelait Jean Dekker, il y a vingt ans. Il fait alors surgir dans un Paris crépusculaire, halluciné, des lieux étranges : une chambre secrète rue de Courcelles, en face d’une pagode ; un grand rez-de-chaussée donnant sur un jardin, place de l’Alma. Il réveille les spectres de Georges Maillot, au volant de sa voiture blanche, de Carmen Blin, Ghita Wattier, des Hayward… Tout un quartier perdu de la mémoire est ainsi revisité, et délivre le secret de ses charmes, et de ses sortilèges.

Critique

Je suis très embêtée.

J’ai aimé ma lecture… mais sans plus.

Ma chronique sera assez courte car je suis encore dans l’incompréhension, la gêne la plus totale.

J’ai commencé à lire Modiano car il entrait tout à fait dans le cadre du #BookChallengeNobel. (il a obtenu le prix Nobel de littérature en 2014) On me l’avait conseillé sur Twitter et l’homme me paraissait très sympathique. (on aura l’occasion d’en reparler) Les sujets de ces livres en général me semblaient très intéressants. Et j’ai lu ce livre et… je n’ai pas compris.

Lire la suite

Les lunes de Jupiter, d’Alice Munro

les-lunes-de-Jupiter-coverQuatrième de couverture

Comment vider des dindes peut marquer à jamais une jeune fille de 14 ans… Comment un cadeau simple et doux comme un sac de petites algues peut réchauffer un coeur désespéré… Douze nouvelles composent des portraits de femmes qui, sous une apparence fragile, cachent souvent un caractère étonnant et courageux. Avec lucidité, elles affrontent la vie, ses joies et ses peines, ses luttes et ses déceptions.

Critique

Alice Munro m’était complètement inconnue jusqu’à ce que je trouve un livre d’elle pendant une expédition à Emmaüs. Alors que Celestine-Aude n’avait même pas encore abordé l’idée du #BookChallengeNobel sur Twitter, j’avais été attirée par le bandeau rouge la mentionnant comme le prix Nobel de littérature de 2013. En plus de m’être bien rendue compte que j’étais une grosse inculte et que je ne suivais décidément pas assez l’actualité littéraire, j’ai aussi bien réalisé que je réagissais plutôt bien au marketing la vantant comme ayant obtenu le plus grand prix littéraire du monde. Je ne la ramenais pas trop, quoi.

Au milieu de ces informations superficielles s’en trouve une plutôt intéressante : cette autrice est prix Nobel de littérature 2013. Vous allez vous dire « Mais elle recommence, là » mais je n’ai pas fini. Un détail me semble avoir son importance : Alice Munro est la première autrice (et auteur, en fait) qui écrit exclusivement que des nouvelles à avoir remporté le prix Nobel. Voilà, voilà, et maintenant je m’incline. (ce n’est quand même pas rien)

Lire la suite

Bilan lectures #11 (septembre-octobre 2017)

Mon bilan de ces deux mois est assez pathétique, car ce que j’ai lu, ça aurait pu être fait en un mois en temps normal. Mais en plus d’avoir des cours à suivre et de rentrer fatiguée le soir, je ne suis juste pas bien psychologiquement, alors j’ai beaucoup de mal à tenir un rythme, vous m’en voyez navrée. La lecture, m’occuper de mon blog me font un bien fou, mais j’ai moins de temps, moins le moral, pour m’occuper de tout ça comme il le faudrait.

Bref, je voulais juste expliquer pourquoi mon rythme est aussi lent en ce moment. Voici mon bilan, et j’ai fait de très belles découvertes, ça compense pas mal !

Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe (Chimamanda Ngozi Adichie) Lire la chronique

La Servante écarlate (Margaret Atwood) Lire la chronique

Oe_faste-morts_A17962.inddLe Faste des morts (Kenzaburô Ôe)

Ce livre a été la confirmation que cet auteur est définitivement un coup de cœur à mes yeux. C’est intelligent, brillant, et surtout, avec la façon qu’il a d’être cru, on pourrait croire que c’est lourd, mais pas du tout ! C’est d’une finesse et d’une limpidité impressionnantes. Là encore, je me suis retrouvée à la fin de cette lecture sans savoir quoi dire, bien que je me sois retrouvée moins désemparée qu’avec Le jeu du siècle. Mais je n’en suis pas venue directement au contexte : au sein de ce volume, nous avons droit à trois nouvelles, Le Faste des morts, Le ramier et Seventeen. (vous avez peut-être entendu parler de cette dernière, d’ailleurs) Et… je n’en dirai pas plus car j’ai fait cette lecture à l’occasion du #BookChallengeNobel et j’aurais bien l’occasion d’en reparler. (et je pense ne pas avoir été la seule à être bluffée par cet auteur 😛 )

Girls will be girls (Emer O’Toole) Lire la chronique

Lire la suite

Je vais à la Foire du Livre de Brive 2017 !

… J’aimerais bien vous dire « comme chaque année », mais c’est faux. Quand j’étais étudiante, je n’y allais pas. J’étais bénévole il y a quelques années au stand de BDs, ce qui était génial, et ça n’a pas l’air comme ça mais c’était sport pour les dédicaces en-dehors de cet espace. La première fois que j’ai réellement eu des dédicaces, c’était il y a deux ans. Je voulais aussi y aller l’année dernière mais j’étais malade. (autant vous dire que n’importe quelle malade dans ma formation sera évitée comme la peste)

foire_du_livre_2017

Donc, en 2015, je faisais mes premières dédicaces, et il était intéressant de voir à quel point ma timidité avait repris le dessus. Je me suis ridiculisée devant les trois auteurs que j’ai vu (oui, pas plus, le budget a aussi des limites) de la façon que voici :

  • Face à Yasmina Khadra : « Je suis désolée, j’ai lu que trois livres de vous… », ce qui l’a d’ailleurs bien fait rire et il m’a répondu que c’était pas grave, et pour ne pas m’enfoncer plus, je me suis murée dans le silence… (c’était nul)
  • Face à Hédi Kaddour : « J’ai encore rien lu de vous, désolée, mais votre livre a l’air bien… » ce qui l’a fait rire aussi, et il m’a posé des questions sur la provenance de mon intérêt soudain pour son livre (ma soeur), il a été très gentil, ce qui n’a pas pour autant rassuré la timide maladive que je suis qui voulait juste se barrer au plus vite. (mais au moins, il a fait la conversation, ce dont je suis bonnement incapable)
  • Face à Carole Martinez : « Désolée, je n’ai rien lu de vous, c’est elle qui… » en bredouillant et en pointant du doigt une pote que j’avais croisé et qui m’avait emmené dans son sillage car c’est une autrice qu’elle adore. Par contre, elle a très clairement montré à l’expression de son visage qu’elle ne comprenait pas ce que je foutais là et a été assez froide avec moi alors qu’elle était super chaleureuse avec ses fans. La timide que je suis ne reviendra pas la voir.

Bref, vous l’aurez compris, un vrai fiasco.

Lire la suite

Neige, d’Orhan Pamuk

neige-pamuk-coverLà encore, je ne copie-colle pas de résumé, car ceux que j’ai trouvé en disent à la fois trop et pas assez sur ce livre. Trop, parce qu’ils récapitulent une grosse partie des thèmes abordés en donnant même carrément le contexte (il est donc facile de deviner qu’avec tel personnage, tel évènement va se produire). Mais ils n’en disent pas assez (et tant mieux) car comme l’est souvent une quatrième de couverture, la façon de raconter brièvement ce que le roman va apporter est grossière et insuffisante, elle caricaturerait presque le livre.

Je pense que vous l’avez déjà plus ou moins perçu dans ce que je viens de dire, mais Neige n’est clairement pas un livre à lire si vous cherchez à vous détendre. Il m’a, d’une certaine façon, fait le même effet que Kenzaburô Ôe car à la fin de ma lecture, je ne savais pas trop quoi dire. Mais j’ai finalement bien plus de choses à raconter qu’avec Le jeu du siècle : cette impression a disparu peu de temps après la fin du roman alors que, paradoxalement, j’étais bien en peine de savoir ce que j’allais pouvoir dire et comment j’allais le dire durant ma chronique, arrivée au milieu du bouquin.

On se trouve à Kars, petite ville provinciale en Turquie, avec Ka, poète turque exilé en Allemagne, qui y vient pour enquêter sur une affaire de filles voilées qui se suicident, mais aussi pour retrouver Ipek, une ancienne camarade de la fac dont il est épris. Ça vous paraît banal ? On évolue aussi dans un contexte politique tendu, avec les élections municipales qui approchent, et dont l’ancien mari d’Ipek, Muhtar, est un des principaux candidats et représentant un courant islamiste assez radical. Vous avez levé les yeux au ciel ? N’en faîtes plus rien. J’étais aussi extrêmement dubitative quand j’ai vu ce que l’auteur semblait nous offrir au début, mais tout est beaucoup plus intelligent et beau que ça dans ce roman.

Lire la suite

Girls will be girls, d’Emer O’Toole – les livres féministes #8

girls-will-be-girls-coverMais… C’est quoi ce titre super cliché ? Et cette couverture stéréotypée ? Pas de panique, c’est bien un livre féministe, en dépit des apparences.

Et plus exactement, c’est un livre sur le genre. Mais commençons d’abord par présenter l’autrice : Emer O’Toole est irlandaise, un pays pas très connu pour être ouvert d’esprit sur les droits des femmes. (vous balancez pas des fleurs, la France non plus) A l’heure actuelle, elle publie dans The Guardian et The Irish Times et est surtout professeure d’université et maître de conférences à Montréal en théâtre irlandais. Retenez bien ce dernier point, car mine de rien, il est important pour la suite.

Me concernant, je n’ai pas appris grand-chose avec ce livre. Vous pourriez vous dire que ça commence mal, mais ayant fait la majeure partie de mon éducation féministe sur Internet, des points tels que celui-ci abordés de manière globale ne me surprennent pas vraiment. Cependant, si j’en parle, c’est que je l’ai trouvé intéressant.

Tout d’abord, pour celles et ceux qui ne s’y connaissent pas sur le genre ou qui ont effleuré vraiment de très loin le sujet, ce livre a l’avantage de ne pas être très théorique et est donc une introduction sympathique sur le sujet. L’autrice parle de façon assez décomplexée et a eu tout le long de ma lecture l’étiquette de « fille super sympa » collée sur le front. Cela pourrait être un défaut aussi, ce fait pouvant être considéré comme un manque de sérieux. Mais ce n’est pas le cas. Elle a bien bossé son sujet, et cela se voit dans les références qu’elle utilise. Pour la grande majorité anglophones, vu qu’elle l’est. Si vous pensiez vous intéresser au genre à travers des publications françaises, désolée de vous décevoir.

Lire la suite

TAG – Mon rapport à la lecture

Me revoilà brièvement avec un TAG !  J’ai été taguée par Ambroisie, dont je vous ai carrément mis le lien de son TAG car ses réponses sont formidables. Elle doit être contente d’enfin le lire, je suis taguée depuis je ne sais combien de mois…

rapport-à-la-lecture-natalico-cover

© Natalico (Deviantart)

Quel est ton rythme de lecture ?

J’ai eu un trou de six ans sans vraiment de lectures, donc je ne sais pas trop comment répondre à cette question. (ahem) Si on parle exclusivement de romans, j’en suis à une moyenne de cinq livres par mois pour le moment. Ma façon de lire a changé, donc je lis plus lentement qu’avant, ça joue beaucoup. Pour les mangas, ça dépend surtout si j’ai des sous pour en acheter, et maintenant, je n’en achète carrément plus car je n’ai plus de place… Je n’aime plus trop lire de scans sur un écran d’ordinateur, j’ai mal aux yeux après.

Lire la suite