Bilan lectures de l’année 2019

Salut tout le monde ! Voici de retour l’habituel bilan annuel. Celui-ci sera un tantinet différent… Par le nombre de livres classés ! Seulement six d’entre eux sont sélectionnés… J’ai lu peu de romans qui m’ont marqué, donc même si j’aurais pu en rajouter un ou deux dans le classement, j’ai préféré me limiter à ce chiffre. Et j’ai décidé de tenir cet objectif pour les essais… ce qui a été une autre paire de manches !

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Même au niveau des petites descriptions de chaque livre, il me semble en avoir moins dit. Il vous faudra cliquer sur les titres pour tomber sur la chronique ou le bilan lectures qui décrit le livre plus en détail.

Allez, c’est parti !

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Bilan lectures #34 – décembre 2019

Me revoici, avec du retard cette fois-ci ! Il faut dire que je n’étais quasiment pas chez moi des vacances de Noël…

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martin-eden-coverMartin Eden (Jack London) Lire la chronique

Un magnifique roman ! C’est l’histoire de Martin Eden, un marin, qui va tenter de transcender ses origines sociales afin de séduire Ruth Morse, notamment en voulant devenir écrivain. Mais le chemin sera plein d’embûches… Des réflexions très pertinentes sur la différence de classe, un personnage principal attachant, des descriptions magnifiques… Une de mes meilleures lectures de l’année !

dreamland-tome-19-coverDreamland, tome 19 (Reno Lemaire)

Ce tome est officiellement la fin de la première partie de l’histoire. L’auteur est toujours dans la continuité logique de son univers et de ses personnages, avec un humour loufoque, des combats épiques… Hâte de retourner à la vie réelle car la priorité était donnée au monde des rêves, alors je voudrais savoir ce qu’il s’y passe. Bon, j’avoue, il n’y a pas que le monde réel qui m’intéresse pour la suite : hâte de voir des combats avec des seigneurs cauchemar, notamment Asmodehus, le seigneur du feu ! Un arc qui se finit en beauté !

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Challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres – bilan

Et me voici pour un petit bilan de ce challenge dont je ne vous aurais pas franchement donné trop de nouvelles ! J’ai fait un peu ma petite vie, je l’avoue. Et sachez que l’illustration suivante est un mensonge :

challenge 12 MAL-done

Pourquoi ? Car je n’ai pas réussi le challenge en entier. Sur les 12 livres, j’en ai lu 11. Si j’étais tatillonne, je dirais que j’en ai lu un à cheval sur un autre mois tant qu’on y est. Il y a donc eu un loupé quelque part. Vous n’avez pas remarqué que dans le bilan lectures de novembre, il n’y a rien concernant le challenge ? Peut-être parce que je n’ai pas pu le lire ? On en reparlera plus tard dans l’article.

Je vais faire un résumé mois par mois de mes lectures, une présentation différente de mon article qui vous présentait le challenge car je n’avais même pas prévu quand j’allais lire quoi. On va donc commencer !

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Martin Eden, de Jack London

martin-eden-coverQuatrième de couverture

Martin Eden, le chef-d’oeuvre de Jack London, passe pour son autobiographie romancée. Il s’en est défendu. Pourtant, entre l’auteur et le héros, il y a plus d’une ressemblance : Martin Eden, bourlingueur et bagarreur issu des bas-fonds, troque l’aventure pour la littérature, par amour et par génie. Mais sa chute sera à la mesure de son ascension vers le succès : vertigineuse et tragique…

Critique

Lu dans le cadre du challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres.

Vous êtes face à ce qui est mon coup de cœur ultime de l’année. Il fait partie de mes romans préférés de tous les temps tellement je l’ai trouvé excellent. Je vais donc vous présenter un sacré bouquin.

Martin Eden est de la basse condition sociale : il fait des travaux n’importe où mais travaille surtout en mer sur des bateaux (il est marin avant tout), aime la bagarre et l’alcool, vit dans une certaine pauvreté tout en s’en sortant un minimum. Seulement, un jour, il sauve un certain Arthur Morse d’une rixe et se retrouve invité chez sa famille et lui en remerciement… Arthur est d’une classe sociale supérieure, et cela se voit quand Martin s’y rend : tout est beau, précieux et fragile. Il s’y sent mal à l’aise, lui qui est d’une corpulence imposante et n’a pas de gestuelle gracile. Il a peur de casser des choses… Il va finalement se rabattre sur des livres en attendant ses hôtes dans le salon et est subjugué par sa lecture. Un déclic a lieu.

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Bilan lectures #33 – novembre 2019

Encore un mois où j’aurais finalement peu lu mais je vais objectivement mieux, même s’il y a eu des moments de moins bien.

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J’espère tout de même accélérer un chouïa le mois prochain. Malgré un bilan court, je suis satisfaite car j’ai eu un coup de coeur, qui plus est un roman !

La mère de toutes les questions (Rebecca Solnit) Lire la chronique

Avec Ces hommes qui m’expliquent la vie, je vous ai récapitulé dans un article l’intérêt de ces deux recueils d’articles et comment ils montrent avec brio la violence envers les femmes et comment elle est légitimée grâce au silence.

dracula-coverDracula (Bram Stoker)

Une très bonne surprise ! Inutile que je vous fasse un topo de ce que peut être l’histoire, vous la connaissez peut-être, et sûrement mieux que moi avant de commencer ce livre. Et c’est justement ma quasi-ignorance qui a joué dans mon appréciation du roman. Je connaissais un peu l’histoire dans le château en Transylvanie… et je me suis rendue compte qu’à part ça, je ne savais rien ! A part un passage que j’ai trouvé ennuyeux mais qui sert surtout de transition, j’ai trouvé la suite passionnante et je n’ai pas rechigné à reprendre ma lecture quand je pouvais me poser. C’était trépidant et un peu angoissant (mais juste ce qu’il fallait pour la personne angoissée que je suis). Je confirme que c’est pas mal comme lecture pour Halloween, même si je suis grave en retard du coup… Les personnages sont sympathiques et intéressants, note spéciale pour le docteur Van Helsing dont la moindre des paroles me fascinait. J’ai trouvé ce roman très bien construit, probablement une de mes meilleures lectures de l’année. Si j’avais eu un peu plus la foi de rédiger des articles, je vous en aurais fait une chronique… L’auteur écrivait vraiment bien, c’est même surprenamment fluide je trouve. Il y a quand même un passage dont je ne comprends pas vraiment l’intérêt, alors que je trouvais ça très intéressant de base… Bref, malgré ce défaut, vous pouvez tenter le coup !

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Le silence (forcé) des femmes dans deux livres de Rebbeca Solnit – les livres féministes #17

Non, ce n’est pas le titre du livre dont je vais vous parler – ou plutôt, des deux livres que je vais vous présenter. Rebbeca Solnit est surtout connu pour son livre de recueils d’articles (souvent publié dans le Harper’s Magazine) Ces hommes qui m’expliquent la vie mais un nouveau est sorti, La mère de toutes les questions. Ce sont ces deux-là que nous regarderons de plus près dans cet article.

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On va commencer par Ces hommes qui m’expliquent la vie. Naïve (j’avais pourtant lu l’avis de Flo lectrice !), je pensais que la majorité de son livre serait basé sur ce qu’on appelle le mansplaining (quand un homme nous explique un sujet qu’on connaît mieux que lui, souvent avec condescendance). Mais c’est une erreur : cela semble même plutôt futile comparé au reste de ce qui est abordé. Mais pas tant que ça : on verra que le mansplaining n’est finalement qu’une continuité logique du pire et qu’il sous-tend les autres violences faîtes au genre féminin.

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3 ans du blog – comme quoi !

Je ne l’aurais pas cru si on me l’avait dit quand j’ai commencé ce blog. J’ai cette tendance assez facile au découragement, donc il aurait été plutôt logique que je n’atteigne même pas les 1 an à la base. Mais je me suis accrochée aux livres, et donc à mon blog. Trop de choses dans ma tête sur mes lectures, il fallait que j’extériorise. Et donc, 3 ans que je déblatère mes opinions.

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Malheureusement, je n’ai pas eu trop le temps de penser à faire cet article, à ce que j’allais y écrire, et pourtant, ça se fête dignement, les 3 ans ! Mais ça attendra la prochaine fois, s’il y en a une…

J’ai décidé de revenir sur mes articles passés, ceux dont je suis fière. (ceux dont j’ai honte me viennent plus facilement en tête…) Avoir ce genre de recul peut me permettre de voir que je ne suis pas une complète naze car très clairement, j’ai eu le temps de me dire ces derniers temps que j’étais inadaptée à tout.

Donc je vais faire une recension, sans forcément les classer parce que je suis incapable de juger de manière aussi précise. Ou plutôt si, mais assez sévèrement, et j’aimerais lâcher du lest en ce moment.

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Braves bêtes – Animaux et handicapés, même combat ?, de Sunaura Taylor

braves-bêtes-coverQuatrième de couverture

Petite fille, Sunaura Taylor entend des enfants dire qu’elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Elle, qui aime tant les animaux, s’étonne que cette comparaison soit péjorative car, après tout, l’être humain est un animal.

Bien entourée par sa famille pendant toute son enfance, Sunaura Taylor désire ardemment se mettre en lien avec le monde et vivre sa vie. Mais atteinte d’arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte les articulations, elle va s’apercevoir que la société est pensée par et pour les bien-portants, les seuls qu’elle valide et légitime.

Qu’est-ce qui nous autorise à déconsidérer certains êtres vivants jusqu’à parfois les déclasser ? Militante de longue date pour la cause animale, Sunaura Taylor montre combien la discrimination envers des personnes non valides procède du même mécanisme social et culturel que la maltraitance et l’exploitation des animaux. Personnes handicapées et animaux sont vus comme des êtres incapables, des fardeaux, dépourvus des facultés qui donneraient sa valeur à l’existence.

En partageant son expérience, nourrie par un corpus de connaissances, Sunaura Taylor signe un premier livre récompensé en 2018 par l’American Book Award et pour la première fois traduit en français.

Critique

Voilà un livre essentiel pour le raisonnement antispéciste. Pourquoi donc ? Les militants antispécistes ont tendance à reproduire des oppressions en voulant défendre les animaux. Quand ils sont validistes en plus de ça, ils ne défendent pas aussi bien les animaux qu’ils le croient.

Le sous-titre est parlant : est-ce que les droits des personnes handicapées et des animaux non-humains sont liés ? Pour quelle raison ?

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Bilan lectures #32 – octobre 2019

Bon… Ce mois n’a pas été terrible sur tous les plans. L’avantage de toute cette merde, c’est que j’aurais – normalement – plus de temps pour lire, m’occuper de mon blog, etc. Oui, parce que côté lecture, ça n’a pas été très glorieux. Vive les livres courts, quoi, sinon mon bilan ne ressemblerait à rien.

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nos-richesses-coverNos richesses (Kaouther Adimi)

Ce petit roman a la qualité de présenter un travail de recherche de la part de l’autrice. Je vais expliciter : dans ce livre, on se trouve en Algérie, à deux époques différentes. La nôtre et celle en plusieurs dizaines d’années de la vie d’Edmond Charlot, de sa librairie Les Vraies Richesses (nom inspiré d’un livre de Jean Giono) et de sa période en tant qu’éditeur. On sera aussi amené à voir les troubles qui traversent l’Algérie grâce aux notes d’Edmond Charlot, inventées par l’autrice. Dans le présent, la librairie est devenue une bibliothèque de quartier très peu fréquentée qui a été rachetée pour être transformé en… un magasin de beignets. Pour débarrasser l’intérieur, Ryad est embauché (au titre de stagiaire) pour faire le travail. Il rencontrera Abdallah, un habitué des lieux… Ce petit roman est une déclaration d’amour faite aux livres (et puis on voit vite fait Camus, j’étais aux anges bien sûr), même si la fin ne me satisfait pas car elle comporte tout le fatalisme de ce monde selon moi (mais on ne peut pas lui reprocher d’être irréaliste). J’ai bien apprécié ce roman, qui aurait pu être un tantinet mieux selon moi.

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Bullshit Jobs, de David Graeber

bullshit-jobs-coverQuatrième de couverture

Dans la société moderne, beaucoup d’employés consacrent leur vie à des tâches inutiles et vides de sens. C’est ce que David Graeber appelle les « bullshit jobs » ou « jobs à la con ». L’auteur en cherche l’origine et en détaille les conséquences : dépression, anxiété, effondrement de l’estime de soi… Il en appelle à une révolte du salarié moderne ainsi qu’à une vaste réorganisation des valeurs, qui placerait le travail créatif et aidant au coeur de notre culture et ferait de la technologie un outil de libération plutôt que d’asservissement… assouvissant enfin notre soif de sens et d’épanouissement.

Critique

Qui c’est qui n’y croyait que moyennement avant de commencer ? C’est bibi ! Qui a changé d’avis ? C’est encore bibi !

David Graeber a écrit cet essai après le succès retentissant de son article On the Phenomenon of Bullshit Jobs publié dans le magazine Strike!. Dans celui-ci, il dénonçait la multiplication des emplois inutiles, en particulier au sein des administrations, publiques comme privées (et contrairement à ce qu’on pourrait croire, le champ public n’est pas le pire…). Ne pas confondre les « jobs à la con » (dont il parle) et les « jobs de merde ». Les « jobs à la con » sont inutiles, superflus et néfastes, à tel point que le salarié lui-même s’en rend compte (si ce n’est pas le cas, il y a aussi des raisons derrière ce déni). Les « jobs de merde » sont des boulots dénigrants, souvent fatigants et au bas de l’échelle sociale, et à tous les coups mal payés, alors qu’ils sont souvent les plus utiles. L’auteur relèvera cette contradiction entre des jobs super bien rémunérés alors qu’on peut souvent remettre en cause leur utilité (avant qu’on me dise que la médecine est utile : oui, merci, mais c’est très rare que ce soit le cas pour d’autres domaines) et des emplois qui le sont peu alors qu’ils servent à quelque chose (agent d’entretien et aide-soignant par exemple).

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