Comment suis-je devenue féministe ?

Il était obligatoire que cet article sorte un jour. Je vous fais chier avec une série d’articles sur des livres féministes quand même… Mon parcours est assez classique ceci dit. Et comme toute fille de cette société, j’ai commencé par penser que le féminisme était nul en plus d’être inutile (ça commence bien, cette affaire). Pourtant, j’aurais dû réfléchir plus tôt. Pas comme si je subissais le sexisme comme toutes les femmes, d’autant plus quand tu es considérée comme une fille laide par la société (du coup, tu vis aussi des choses différemment).

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(si vous vous demandez si j’ai lu tous les livres sur les photos, la réponse est non – il y en a un que je n’ai pas lu sur chaque photo)

Subir le sexisme sans pouvoir le nommer

Ça a commencé tôt pourtant, d’aussi loin que je m’en souvienne. Je ne me souviens pas de tout, bien sûr. Mon premier souvenir marquant est survenu quand j’avais 7 ans.

C’est cette règle de grammaire qui dit que « le masculin l’emporte toujours sur le féminin »… Ca m’avait tellement outrée ! Alors les gens qui disent qu’on s’en fout, que ça n’a aucune incidence… Oh que si ! C’est même assez incompréhensible, alors qu’on t’avait dit qu’un des principes de ton pays, c’est « égalité »… Et quand on dit qu’à cet âge, les garçons ont autre chose à foutre que de s’en réjouir… Encore une fois, si, ils en étaient très contents ! Ils ont très bien compris, parmi les innombrables indices qui leur étaient donnés dans leur quotidien, que leur sexe les rendait supérieurs aux filles… Ils jubilaient, même ! Vous êtes bien naïfs ! On a protesté mollement (que pouvions-nous faire au CE1 ?) et j’ai « oublié » cet épisode…

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Carnet de lecture #2 – un an après

carnet-de-lecture-2Me revoilà avec un carnet de lecture un an après le premier ! Certaines choses n’ont pas des masses changer… D’autres sont apparues quasi soudainement. Ce sera plus court car ça ne fait qu’un an depuis le premier carnet de lecture. Allez, c’est parti !


En tant que lectrice

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Toujours aussi exigeante

Parfois, je m’étranglerais. Il y a pas mal de livres que je trouve sympa au niveau de la fiction… et c’est tout ! Les coups de coeur se font toujours de plus en plus rare, comme je le disais déjà il y a un an.

De plus, je lis des livres qui me sortent de ma zone de confort grâce au challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres, et… Ben voilà, j’aime bien (à l’exception d’un) mais ils ne vont pas rester dans mes annales. Ça me fait chier car même auprès de moi-même, je passe pour une grincheuse. Ce n’est même pas comme si je n’aimais pas les livres en question, hein, j’ai juste l’impression de ne pas les aimer assez, de ne pas les honorer assez, surtout qu’on me les a donné à lire avec enthousiasme… Bref, j’ai envie de me foutre des baffes.

J’avoue aussi que je ne suis pas très fiction en ce moment… (cf. point suivant)

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Mon rapport à la poésie

Dans cet article, je vais parler d’un blocage qui est sûrement partagé par beaucoup vu que la poésie est peu lue aujourd’hui.

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Claude Monet, Son Jardin à Giverny.

Je ne sais pas si vous avez écouté les deux podcasts d’Antastesia sur la poésie, mais le deuxième m’a fait me poser des questions. Ai-je vraiment un rapport conflictuel à la poésie du fait que je détestais l’étudier en cours auparavant (collège, lycée) ? Je pense que oui car ça m’a laissé un souvenir marquant et j’ai bel et bien mes raisons pour cela, sans compter que je déteste la lecture à voix haute. Mais ces podcasts m’ont fait me poser des questions plus clairement. Avant, ces questions m’effleuraient simplement l’esprit, mais je ne m’y attardais pas dessus, ce qui fait qu’elles s’envolaient vers le monde de mes pensées que je n’ai jamais attrapées, une sorte d’oubliette. (très courant chez moi, ça)

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Mes « unpopular opinions »

J’ai longuement hésité à faire cet article. J’ai confié quelques-unes de mes potentielles bombes polémiques à quelqu’un qui m’a dit « Ouiii, vas-y, fais-le » et, dubitative par cette réaction, j’ai fait un sondage sur Twitter et Instagram pour savoir si je le faisais et la réponse était globalement oui.

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Si vous le regrettez, vous ne pourrez donc ne vous en prendre qu’à vous-mêmes car je n’y vais pas avec le dos de la cuillère (je dirais même que je suis assez intransigeante et un peu… désagréable ?). Généralement, je trouve que les unpopular opinions que j’ai vu jusqu’à maintenant ne prennent pas trop de risques, ou alors, même si elles le sont quand même au sein de la société, c’est relativement plutôt accepté et partagé par la communauté du Youtubeur ou du blogueur. Vous risquez peut-être de partager certaines de mes opinions… ou de vous récrier sur d’autres. Pour une fois, je ne suis pas pressée de voir vos commentaires. /pan/

Allez, c’est parti, qu’on en finisse !

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Comment lire des essais ?

Je vois que beaucoup de personnes hésitent à lire ou non des essais. Et ça va être justement le maître mot de cet article : on n’est pas là pour se prendre la tête !

Lire des essais : d’accord, mais lesquels ?

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Cette question peut sembler naïve, mais elle ne l’est pas tant que ça. Le problème, c’est que les essais se traînent une réputation de livres imbuvables, mais en même temps, si on m’avait sorti de lire Schopenhauer tout de suite, je pense que j’aurais magistralement fait un doigt d’honneur et serait retourné à mes romans et mangas sans regret. Je sors un nom d’un philosophe, d’une discipline avec laquelle j’ai encore certains… à prioris, mais vous avez compris. (ne me demandez pas de conseils pour lire de la philosophie svp)

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Les livres qui ont marqué ma vie – vie adulte

Cet article sera très personnel, vous risquez de voir pourquoi j’en suis à l’heure actuelle avec ces lectures-là en particulier, mes questionnements… Ça répondra peut-être à vos interrogations.

Vous risquez aussi de voir des livres dans cette liste que vous avez peut-être déjà vu en chronique ici. Avoir suspendu la lecture pendant 6 ans, ce n’est pas rien, ça raréfie les lectures… (si j’avais su que je raterai mes études, j’aurais tout balancé et je me serais enfermée chez moi à lire des livres, quelle perte de temps) Donc il y aura des livres peu nouveaux pour vous, aha.


beauté-fatale-cover2Beauté Fatale (Mona Chollet)

Vers 2012, j’ai commencé à m’intéresser au féminisme à travers des articles qui abordait ce qu’on appelle souvent avec méchanceté le « féminisme 101 » et qui est pourtant bien utile pour celles et ceux qui n’y connaissent rien au sujet. Ce n’est pas parce que je me suis intéressée soudainement au sujet que je suis devenue incollable et parfaite sur le sujet en une semaine et c’est pareil pour les autres. (toujours pas parfaite d’ailleurs)

Mais ce n’est pas le sujet. Mes recherches sur le féminisme m’ont conduite sur le chemin, encore étroit à l’époque, qui mène à Mona Chollet, journaliste chez Le Monde diplomatique. Celle-ci avait publié Beauté Fatale au début de l’année et malgré mon faible budget d’étudiante, je l’ai acheté. C’était mon premier livre féministe !

Le sujet m’a instantanément parlé. Mona Chollet montre comment les médias et les industries cosmétiques et de la mode nous inculquent une certaine vision de la féminité à avoir, surtout aux bénéfices de ces dernières. Pour être belle et féminine, il faut utiliser du maquillage, bien se coiffer, s’habiller selon les dernières tendances, s’épiler… L’autrice nous révèle aussi les conséquences délétères de ces pressions, les contradictions du traitement de notre apparence comparé à celui des hommes, etc… J’en parle dans cette chronique. (une des premières de mon blog, alors bonjour la qualité)

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Les deux ans du blog : que dire ? + TAG Les coulisses du critique

Deux ans que mon blog existe, il faut fêter ça ! Plus sérieusement, je suis assez impressionnée par ma propre constance, ce n’est clairement pas le cas en règle générale. Je suis du genre à me décourager et à abandonner très vite, et le fait de ne pas l’avoir fait sur ça m’indique que mon implication pour ce blog est réel et sérieux.

2 ans du blogJ’ai quelque chose à vous confier… On est donc le 13 novembre. Je ne vous explique pas forcément à quoi correspond cette date, on le sait malheureusement bien tous : les attentats à Paris. A titre personnel, ces attentats m’ont énormément choquée, j’ai regardé la télé jusqu’à 2h du matin, prostrée sur mon lit. (sans compter que je connais vite fait le groupe qu’il y avait ce soir-là au Bataclan, Eagles of Death Metal – je regrette leurs propos par la suite…) Exceptionnellement, je regardais le match entre la France et l’Allemagne (le foot et moi…) et je les avais entendu, ces « boom » curieux. Mais comme tout le monde, ça ne m’avait pas marqué sur le coup. C’est par la suite que nous avons tous compris…

Moi qui ne suis pas croyante (je suis athée), j’ai, pour la première fois depuis des années (j’ai un passé de catholique), allumé une bougie et l’ai mise sur le rebord de la fenêtre de ma chambre, et tout ça pendant trois soirs d’affilée. Avant que vous vous disiez que c’est stupide et que ça ne sert à rien, en effet, ça n’a aucune utilité, et on fait en général ça parce que ça nous touche et qu’on ne sait pas quoi faire d’autre. Parce qu’on n’oublie pas cette horreur, jamais. (je ne dis pas que les autres attentats ne m’ont pas marqué, mais pas de la même façon – et je sais, il y a des choses plus graves dans la vie que des attentats terroristes qui ne font que peu de victimes par rapport aux accidents de la route)

Quel est le rapport avec ce blog ? En 2016, un an après ces attentats, j’avais le blues, je m’ennuyais car je ne voyais pas trop quoi faire en ce jour de deuil. Et ça faisait un moment que je me disais qu’il allait falloir que je fasse quelque chose de mes lectures. Ainsi, j’ai créé mon blog. Pas très joyeux tout ça, mais ça m’a permis de partager mes lectures, de découvrir les vôtres. Ça, c’est quand même mieux.

Et depuis, cette date est à la fois un élément de tristesse et de fierté.

Mais je ne suis pas très inventive en ce moment… Alors j’ai piqué une idée à un autre blog, celui de Fictionista. Pour les deux ans de son blog, elle a elle-même participé à ce TAG, et du coup, je lui prends l’idée (qu’elle a elle-même prise sur un autre blog, les TAG sont faits pour tourner de toute façon). Les coulisses du critique vous parleront ainsi de la blogueuse que je suis. (en attendant de trouver une idée pour les trois ans, peut-être)

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Albert Camus, un écrivain brillant et un homme intègre

Aaah, il fallait bien qu’il vienne un jour, celui-là ! Comme beaucoup de monde le sait, Albert Camus est mon auteur préféré. Je fais savoir à maintes occasions que c’est le cas et il était temps de faire cet article-déclaration d’amour ! Je souhaitais faire un article plus ambitieux, mais c’est pas plus mal de le faire plus court. (après l’avoir entièrement écrit, je me dis que c’est une vaste blague et je vous conseille d’ailleurs de le lire en plusieurs fois…)

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Et aujourd’hui, le jour de sa publication, nous sommes le… 7 novembre ! Le jour de sa naissance. D’ailleurs, un petit résumé de sa vie (rien de barbant, je vous rassure) est de la plus grande utilité.

Avant ça, le menu de cet article sera fort utile pour savoir si vous allez zapper cet article, n’en lire que quelques parties ou y aller en fonçant tête la première.

Tout d’abord, comme vous l’avez compris, on va parler un peu de ce qu’a été sa vie. ses oeuvres marquantes à mes yeux, ce qu’il représente pour moi. On parlera de son défaut majeur à mes yeux mais aussi ce qu’on lui reproche le plus souvent et qui me laisse mitigée… Et dans la dernière partie, la plus courte d’ailleurs, je parle de mes doutes quant à la récupération de l’auteur par certains. (attendez-vous à ce que je rage dans cette partie)

Mais quoi qu’il en soit, cet auteur reste l’homme brillant et exemplaire qu’il est à mes yeux. Pas besoin de perfection, je suis et resterai toujours en admiration.

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Les livres qui ont marqué ma vie – adolescence

On entre maintenant dans ce qu’on appelle une période charnière pour un lecteur, celle de l’adolescence, où on découvre de jolis coups de cœur, même s’ils ne seront pas tous à l’honneur ici, comme je l’avais expliqué dans mon précédent article.

Ici, vous trouverez donc les livres qui ont marqué ma vie de lectrice, mes réflexions, comment j’ai grandi d’une certaine manière. Et pour grandir, on le voit : fini les lectures de l’enfance, voici des ouvrages un peu plus adultes ! Les mangas seront aussi un peu plus présents car ils auront constitué une grande partie de mes lectures à l’époque.

Et c’est reparti pour un tour !


prince-of-tennis-tome-1-coverPrince of Tennis (Takeshi Konomi)

Les fans de mangas vont être déçus : on est ici devant un manga basé sur énormément de fanservice. Mais au début, ce n’était pas du tout la tendance. Explications.

Tout d’abord, résumons un peu le début de l’histoire. Ryoma Echizen, gamin de douze ans fraîchement arrivé des États-Unis, arrive à Seigaku, collège réputé pour son équipe de tennis. Mais pour faire partie de l’équipe titulaire, il faut faire ses preuves… Et très souvent, les premières années ne font que ramasser la baballe. C’était sans compter sur ce prodige qui va battre deux titulaires ! Il fera donc dorénavant partie de l’équipe, qui n’a pour autre but que de gagner les régionales… mais aussi les nationales. Un parcours semé d’embûches.

Pourquoi ce manga a-t-il autant d’importance ? Au-delà de l’aspect fanservice qui s’est développé au fil des années et qui m’a happée avec lui sans difficultés, ce manga et son thème tombaient à pic. L’année auparavant, j’avais 14 ans, et je me suis prise de passion pour le tournoi de Roland Garros, et plus généralement pour le tennis. Je ne vous fais pas un dessin plus détaillé, vous avez compris pourquoi je me suis dirigée vers ce manga. (les gens qui se plaignent qu’ils passent leur temps devant RG à la télé plutôt qu’aux révisions de leur bac, j’en ai fais partie, ahem)

Mais ce n’est pas tout ! J’ai énormément aimé suivre leurs exploits car les personnages sont immensément attachants, intéressants de par leur diversité, que ce soit au niveau du chara-design, des techniques de tennis ou de la personnalité. Et ça ne concerne pas que l’équipe principale ! J’ai dévoré le manga, regardé l’animé en boucle, bref, jamais une passion aussi forte ne m’a animée pour un manga, en-dehors d’une exception déjà citée dans l’article précédent. Il a pourtant ses défauts (le fanservice, le côté de plus en plus outrancier et fantastique des techniques de tennis des protagonistes – ça finit même dans le sang) mais je continuerai à défendre ce manga bec et ongles… Enfin, je continuerai surtout à le suivre car si ce manga est officiellement terminé, il y a une suite ! Tout aussi, si ce n’est beaucoup plus abusé que la première série. Fan jusqu’au bout des ongles.

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Les livres qui ont marqué ma vie – enfance/début d’adolescence

… Je dois avouer être impressionnée par ma propre originalité.

C’est le genre d’articles que vous pouvez retrouver partout ! On a tous envie de dédier un moment à des livres qui nous sont importants. Personnellement, je vais le diviser en trois parties, car ma liste est longue, et ça me permet aussi une certaine cohérence. La chronologie et les explications pour chaque livre en dévoilent pas mal sur moi, et il y aura des livres « honteux », mais pour moi, ils ne le sont pas !

Ces livres ne sont pas tous mes préférés non plus, mais je ne peux pas nier qu’ils ont eu une certaine influence sur la lectrice que j’ai été, sur mes réflexions, etc.

On va débuter par les livres qui ont marqué ma vie d’enfant et du début de mon adolescence. Si vous vous attendez à ce que j’ai lu des classiques qui m’ont transcendé à 11 ans, vous vous trompez ! Ça reste très « populaire » et je n’en ai aucune honte car ils m’ont formé à leur manière.

Et maintenant, allons-y !


club-des-cinq-coverLe Club des Cinq (Enid Blyton)

Ça ne surprendra peut-être pas certains d’entre vous car il m’est arrivé d’y faire une ou deux petites références sur mon blog. J’ai dû lire le premier tome de la collection à l’âge de 7 ans. Ce n’était pas mon tout premier livre mais il a fait indéniablement partie des premiers. J’ai été emportée tout de suite ! Ma sœur avait la collection (non entière) d’une vieille édition que je kiffe (et je snobe les nouvelles quand je les voie, aha), les illustrations des couvertures était superbes, elles m’ont drôlement inspiré à imaginer les aventures de ces cinq membres (François, Claude, Mike, Annie et Dagobert – je connais encore leurs noms par cœur). C’était absolument génial, je les ai relu une quantité incroyable de fois ! (je pense que le nombre de relectures concurrencent celles d’Harry Potter sans problème)

Le Club des Cinq, c’est une bande d’amis (en compagnie de leur chien) qui vont enquêter sur des évènements un peu louches, parfois assez dangereuses pour des jeunes de leur âge (entre 11 et 13 ans). Je trouvais leurs aventures passionnantes, c’est un peu mon best-seller de l’enfance.

Comme pour beaucoup de jeunes filles, Claude était mon personnage préféré. J’étais loin d’être comme elle, mais j’étais fascinée par ce « garçon manqué », intrépide et courageuse. J’aimais moins Annie alors que je lui ressemblais plus (je n’avais pas son côté girly mais j’étais une chochotte) alors qu’aujourd’hui, je pense que j’aurais un peu plus d’indulgence. (même si l’auteur était clairement sexiste) Du coup, je pense que le personnage de Claude m’a ouvert à une autre forme de « féminité », assez décriée par ailleurs. (ça peut commencer tôt, le féminisme)

Aujourd’hui, ma sœur a récupéré ces livres… et apparemment, je les ai complètement dégueulassés ! Je ne m’occupais pas tellement de la propreté des livres à cet âge (contrairement à aujourd’hui), et comme je les relisais trèèès souvent…

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