America, la revue qui me fait découvrir l’Amérique !

america-revue-picJe pense que vous en avez tous entendu parler, la revue America a été créé conjointement par Le 1, journal hebdomadaire qui traite d’une question d’actualité en particulier chaque semaine, et François Busnel, présentateur de l’émission littéraire La Grande Librairie sur France 5.

Ce magazine trimestriel a pour but de traiter le premier mandat (et espérons-le, le dernier) de Donald Trump aux États-Unis. Seize numéros ont en effet été prévus, couvrant effectivement les quatre années de sa présidence. Au sein de cette revue, différents sujets sont abordés pour nous aider à comprendre comment l’Amérique en est arrivé là.

Tout d’abord, il faut savoir une chose : ce magazine a une portée très littéraire qui risque peut-être d’en rebuter plus d’un… ou d’en séduire d’autres ! J’aurais tendance à penser que des petits curieux lisant America voudront peut-être suivre les suggestions de livres (mais pas que), que des auteurs leur donneront envie, alors même qu’ils n’ont pas du tout l’habitude de lire… L’espoir fait vivre.

20171031_144524Mais bien évidemment, ce magazine ne se réduit pas à ça ! Si de nombreux auteurs contribuent à étoffer la revue, on y trouve aussi des sujets sociaux : le nombre d’armes circulant dans le pays, l’immigration, la révolte des blancs pauvres… Et dans le dernier numéro (le trois à l’heure actuelle), nous avons eu droit à un dossier brillant sur le FBI, son histoire, son évolution, et les rapports passés, actuels et potentiels avec un certain Donald Trump… Nous pouvons aussi trouver de très belles photos sur une situation donnée, qui sont très émouvantes et qui n’illustrent pas forcément les paysages de cartes postales, ce qui n’enlève rien à leur beauté.

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Aux Cinq Rues, Lima, de Mario Vargas Llosa

aux-cinq-rues-lima-coverQuatrième de couverture

Le carrefour des Cinq Rues, qui donne son nom à l’un des quartiers les plus fréquentés de Lima, est ici le décor d’une brillante comédie de moeurs aux multiples rebondissements, dont le centre étoilé est occupé par un gigantesque scandale politique, médiatique et sexuel. Quelques photos compromettantes, un maître chanteur, un crime crapuleux : la presse à sensation ne pouvait rêver mieux. Le respectable et riche ingénieur Enrique (« Quique ») Cárdenas, mais également des figures de la finance, du show-business et même des plus hautes instances du pouvoir se retrouvent éclaboussés par cette affaire.
Une vaillante journaliste surnommée « la Riquiqui » va essayer de démêler le vrai du faux, dans une enquête où l’on croise aussi un poète malheureux, un sulfureux directeur de magazine people et le chef de la police politique du dictateur Fujimori. En coulisses, loin des rumeurs qui parcourent la ville, l’épouse de l’ingénieur Cárdenas et sa meilleure amie ouvrent un rideau indiscret révélant l’autre affaire derrière l’affaire, celle qui peut-être ne sortira jamais sur la place publique et dont nous, lecteurs, les seuls témoins, devrons garder le secret.

Critique

C’était pourtant bien parti et… ce fut une déception.

Je pose ça là, juste comme ça :

Mon-commentaire-pic

Il y a des moments où l’on se dit qu’on ferait mieux de se taire. Cette lecture est la dernière de mon challenge (j’ai donc fini ! Champagne !) et j’aurais préféré terminer sur une bonne note. Manque de chance, ce livre n’a finalement pas été à la hauteur de mes espérances, qui n’étaient pourtant pas très élevées, ne sachant pas à quoi m’attendre avec cet auteur.

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Love, de Toni Morrison

love-toni-morrison-coverQuatrième de couverture

Dans les années quarante, Bill Cosey possédait un hôtel pour Noirs fortunés sur la côte Est des États-Unis.
En 1971, à sa mort, tout bascule ; l’ancien lieu idyllique se transforme en un champ de bataille où s’affrontent des femmes obsédées par son souvenir. Désormais âgées, liées par la jalousie et la douleur, May, Christine, Heed, Vida – et même L – ne peuvent oublier cet homme charismatique et monstrueux, qui a incarné leurs désirs de père, mari, amant, protecteur et ami.

Critique

Je savais que Toni Morrison, une des plus grandes écrivaines de la littérature contemporaine américaine (j’invente rien, elle a même eu le prix Nobel en 1994 !), n’allait pas me décevoir. De là à imaginer que son livre serait un coup de coeur… J’en étais bien loin !

Avec la quatrième de couverture, je m’attendais aussi un peu à une banale saga familiale, grossière erreur que je serai probablement destiné à refaire car j’ai déjà eu un préjugé quelconque envers un livre qui a été démenti plusieurs fois. On peut noter que ça ne m’a jamais servi de leçon.

Pourtant, j’aurais dû le savoir après cette brillante chronique de La viduité sur ce livre, et j’aurais peut-être mieux fait de la relire avant cette lecture, mais d’un autre côté, je me suis pris une grosse claque, comme avec tous ces livres qui te narguent parce que tu les as quand même un peu sous-estimé, hein. Et j’aime me prendre des gifles par des livres. (c’est mon côté masochiste littéraire) Je pensais très sincèrement que je n’accrocherai pas au phénomène, malgré une interview impressionnante de lucidité et d’intelligence dans le numéro un de la revue America. Mais après la déception vécue avec Modiano, je restais sur mes gardes.

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Foire du Livre de Brive 2017 : récit et bilan

Ce fut intense mais génial ! J’ai pu y aller seulement en toute fin d’aprem vendredi, et puis samedi. Durant tout ce temps, j’ai pu rencontrer les auteurs que je voulais (j’en avais déjà parlé ici) et même être présente pour deux rencontres. Par contre, je vais tout vous raconter. (même les trucs qui m’ont énervée)

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Mon principal problème était tout d’abord de surmonter ma timidité et mon gros manque d’aisance sociale quand je suis angoissée eeeeeet… je n’ai pas réussi dès la première autrice. Ce fut Alice Zeniter (qui est gentille, là n’est pas le problème) mais il a fallu que je passe encore mon temps à m’excuser (de quoi ? Personne ne le sait) et que je vive aussi un moment de solitude qui a dû, là encore, me faire passer pour la fille bizarre de la journée. (je n’en dirai pas plus, inutile de demander)

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C’est un miracle, mais le blog a un an !

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J’ai beaucoup hésité à faire cet article. Je ne savais pas si j’étais vraiment légitime pour le faire : je ne suis pas forcément très connue et je me suis dit que ça avait peut-être un intérêt moindre, sans compter que je le fais un peu au dernier moment. Ça ne fait pas des semaines que j’y pense, c’est en voyant celui de La Récolteuse de mots que je me suis dit « Hé, moi aussi, c’est bientôt l’anniversaire de mon blog ! » avant de me dire que ça n’en valait pas la peine. Je vous laisse imaginer les tourments qui ont eu lieu dans ma tête pour qu’apparaisse cet article.

Bilan statistique

Alors, me voici ! On va commencer par un petit bilan statistique, de novembre 2016 à octobre 2017. (aucune originalité sur ce blog)

  • Vues : 3417
  • Visites : 1358
  • J’aime : 587
  • Commentaires : 836
  • Nombre d’abonnés : 77
  • Nombre d’articles : 78

Pour vous, ça ne représente pas grand-chose, mais pour moi, c’est assez incroyable. Il faut dire que les débuts de mon blog se passaient assez mal et que c’était principalement ma faute. Normalement, pour se faire connaître, il faut visiter les blogs des autres (et j’en connaissais quasiment aucun) ou éventuellement, essayer de se faire connaître sur des plateformes dédiées au sujet de notre blog. Si je me bornais les deux premiers mois à publier des articles sans avoir de lecteurs…

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Forever alone.

… je me suis enfin bougé le cocotier à partir du mois de janvier, et j’ai commencé à publier des messages sur Livraddict et à me créer un compte Twitter. N’aimant pas trop faire mon auto-promo, ça n’a duré qu’un temps, durant lequel j’ai découvert l’absence d’un sujet sur Albert Camus sur le forum Livraddict et où j’ai réparé cette infâme erreur.

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Manuel de résistance féministe, de Marie-Eve Surprenant – spécial FeminiBooks #9

femini-books-banAvant d’en venir au sujet principal, il faut que vous sachiez ce qu’est le FeminiBooks ! C’est une initiative de Ninon de la chaîne Opalyne, où, pendant un mois, elle propose aux Booktubeuses de faire une vidéo par jour pour parler d’un bouquin féministe ou à tendance féministe, que ce soit une fiction, un essai… D’ailleurs, vous pouvez aujourd’hui aller sur la chaîne de Il était une fois Perseneige, c’est elle qui a une vidéo à vous proposer aujourd’hui.

Et en ce mois de novembre, Opalyne a décidé de faire participer les blogueuses et blogueurs, j’ai donc naturellement décidé d’y participer, ça me semblait tout à fait en accord avec ma propre série d’articles sur le sujet. (et même sans ça, j’y aurais participé)

Voilà un des livres les plus utiles que je vous ai présenté dans ma sélection de livres féministes jusqu’à présent ! Pourquoi utile ? Vous allez le découvrir bientôt, et croyez-moi, vous allez l’adopter car il va personnellement me servir plusieurs fois au cours des prochaines années.

Tout d’abord, si vous êtes du genre à avoir une mémoire pitoyable (je ne m’aventurerai pas à insulter les poissons rouges, il paraît qu’il ne faut pas les sous-estimer) et à évoluer dans un environnement sexiste qui a voulu vous apprendre subtilement votre condition inférieure de femme et qui continue à essayer de le faire, ce livre est carrément fait pour vous.

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Quartier perdu, de Patrick Modiano

quartier-perdu-coverQuatrième de couverture

Un dimanche de juillet, Ambrose Guise arrive à Paris. Personne. Sauf les statues. Une ville fantôme, lui semble-t-il, après un bombardement et l’exode de ses habitants. Auteur de romans policiers anglais, il vient rencontrer son éditeur japonais. Mais il va profiter de ce voyage pour élucider les mystères de son passé, du temps où il était français et s’appelait Jean Dekker, il y a vingt ans. Il fait alors surgir dans un Paris crépusculaire, halluciné, des lieux étranges : une chambre secrète rue de Courcelles, en face d’une pagode ; un grand rez-de-chaussée donnant sur un jardin, place de l’Alma. Il réveille les spectres de Georges Maillot, au volant de sa voiture blanche, de Carmen Blin, Ghita Wattier, des Hayward… Tout un quartier perdu de la mémoire est ainsi revisité, et délivre le secret de ses charmes, et de ses sortilèges.

Critique

Je suis très embêtée.

J’ai aimé ma lecture… mais sans plus.

Ma chronique sera assez courte car je suis encore dans l’incompréhension, la gêne la plus totale.

J’ai commencé à lire Modiano car il entrait tout à fait dans le cadre du #BookChallengeNobel. (il a obtenu le prix Nobel de littérature en 2014) On me l’avait conseillé sur Twitter et l’homme me paraissait très sympathique. (on aura l’occasion d’en reparler) Les sujets de ces livres en général me semblaient très intéressants. Et j’ai lu ce livre et… je n’ai pas compris.

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Les lunes de Jupiter, d’Alice Munro

les-lunes-de-Jupiter-coverQuatrième de couverture

Comment vider des dindes peut marquer à jamais une jeune fille de 14 ans… Comment un cadeau simple et doux comme un sac de petites algues peut réchauffer un coeur désespéré… Douze nouvelles composent des portraits de femmes qui, sous une apparence fragile, cachent souvent un caractère étonnant et courageux. Avec lucidité, elles affrontent la vie, ses joies et ses peines, ses luttes et ses déceptions.

Critique

Alice Munro m’était complètement inconnue jusqu’à ce que je trouve un livre d’elle pendant une expédition à Emmaüs. Alors que Celestine-Aude n’avait même pas encore abordé l’idée du #BookChallengeNobel sur Twitter, j’avais été attirée par le bandeau rouge la mentionnant comme le prix Nobel de littérature de 2013. En plus de m’être bien rendue compte que j’étais une grosse inculte et que je ne suivais décidément pas assez l’actualité littéraire, j’ai aussi bien réalisé que je réagissais plutôt bien au marketing la vantant comme ayant obtenu le plus grand prix littéraire du monde. Je ne la ramenais pas trop, quoi.

Au milieu de ces informations superficielles s’en trouve une plutôt intéressante : cette autrice est prix Nobel de littérature 2013. Vous allez vous dire « Mais elle recommence, là » mais je n’ai pas fini. Un détail me semble avoir son importance : Alice Munro est la première autrice (et auteur, en fait) qui écrit exclusivement que des nouvelles à avoir remporté le prix Nobel. Voilà, voilà, et maintenant je m’incline. (ce n’est quand même pas rien)

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Bilan lectures #11 (septembre-octobre 2017)

Mon bilan de ces deux mois est assez pathétique, car ce que j’ai lu, ça aurait pu être fait en un mois en temps normal. Mais en plus d’avoir des cours à suivre et de rentrer fatiguée le soir, je ne suis juste pas bien psychologiquement, alors j’ai beaucoup de mal à tenir un rythme, vous m’en voyez navrée. La lecture, m’occuper de mon blog me font un bien fou, mais j’ai moins de temps, moins le moral, pour m’occuper de tout ça comme il le faudrait.

Bref, je voulais juste expliquer pourquoi mon rythme est aussi lent en ce moment. Voici mon bilan, et j’ai fait de très belles découvertes, ça compense pas mal !

Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe (Chimamanda Ngozi Adichie) Lire la chronique

La Servante écarlate (Margaret Atwood) Lire la chronique

Oe_faste-morts_A17962.inddLe Faste des morts (Kenzaburô Ôe)

Ce livre a été la confirmation que cet auteur est définitivement un coup de cœur à mes yeux. C’est intelligent, brillant, et surtout, avec la façon qu’il a d’être cru, on pourrait croire que c’est lourd, mais pas du tout ! C’est d’une finesse et d’une limpidité impressionnantes. Là encore, je me suis retrouvée à la fin de cette lecture sans savoir quoi dire, bien que je me sois retrouvée moins désemparée qu’avec Le jeu du siècle. Mais je n’en suis pas venue directement au contexte : au sein de ce volume, nous avons droit à trois nouvelles, Le Faste des morts, Le ramier et Seventeen. (vous avez peut-être entendu parler de cette dernière, d’ailleurs) Et… je n’en dirai pas plus car j’ai fait cette lecture à l’occasion du #BookChallengeNobel et j’aurais bien l’occasion d’en reparler. (et je pense ne pas avoir été la seule à être bluffée par cet auteur 😛 )

Girls will be girls (Emer O’Toole) Lire la chronique

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Je vais à la Foire du Livre de Brive 2017 !

… J’aimerais bien vous dire « comme chaque année », mais c’est faux. Quand j’étais étudiante, je n’y allais pas. J’étais bénévole il y a quelques années au stand de BDs, ce qui était génial, et ça n’a pas l’air comme ça mais c’était sport pour les dédicaces en-dehors de cet espace. La première fois que j’ai réellement eu des dédicaces, c’était il y a deux ans. Je voulais aussi y aller l’année dernière mais j’étais malade. (autant vous dire que n’importe quelle malade dans ma formation sera évitée comme la peste)

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Donc, en 2015, je faisais mes premières dédicaces, et il était intéressant de voir à quel point ma timidité avait repris le dessus. Je me suis ridiculisée devant les trois auteurs que j’ai vu (oui, pas plus, le budget a aussi des limites) de la façon que voici :

  • Face à Yasmina Khadra : « Je suis désolée, j’ai lu que trois livres de vous… », ce qui l’a d’ailleurs bien fait rire et il m’a répondu que c’était pas grave, et pour ne pas m’enfoncer plus, je me suis murée dans le silence… (c’était nul)
  • Face à Hédi Kaddour : « J’ai encore rien lu de vous, désolée, mais votre livre a l’air bien… » ce qui l’a fait rire aussi, et il m’a posé des questions sur la provenance de mon intérêt soudain pour son livre (ma soeur), il a été très gentil, ce qui n’a pas pour autant rassuré la timide maladive que je suis qui voulait juste se barrer au plus vite. (mais au moins, il a fait la conversation, ce dont je suis bonnement incapable)
  • Face à Carole Martinez : « Désolée, je n’ai rien lu de vous, c’est elle qui… » en bredouillant et en pointant du doigt une pote que j’avais croisé et qui m’avait emmené dans son sillage car c’est une autrice qu’elle adore. Par contre, elle a très clairement montré à l’expression de son visage qu’elle ne comprenait pas ce que je foutais là et a été assez froide avec moi alors qu’elle était super chaleureuse avec ses fans. La timide que je suis ne reviendra pas la voir.

Bref, vous l’aurez compris, un vrai fiasco.

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