Je me pose des questions sur mes articles de livres féministes

Hey ! Un petit article car je me pose des questions depuis un moment sur mes chroniques de livres féministes et je vais demander votre contribution plus tard dans l’article. Tout d’abord, je vais exprimer mes doutes.

Je ne sais plus vraiment quelle est la ligne de cette série d’articles, dans le sens où ce n’est pas forcément que des conseils. Par exemple, pour Clit Révolution : Manuel d’activisme féministe (Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles), je critique clairement l’hypocrisie et l’indulgence des autrices, surtout par rapport à leurs (pas si anciennes ?) fréquentations islamophobes et transphobes, et pourtant, j’en ai bien rédigé une chronique (même si j’y ai exprimé mes doutes). Le mythe de la virilité (Olivia Gazalé), je ne le conseille pas forcément non plus : en lisant la chronique, je pense que vous avez compris que l’autrice nous la faisait un peu à l’envers quand elle saute rapidement à la conclusion qui l’arrange alors que la réalité est beaucoup plus compliquée que ça. J’ai aussi souligné sa transphobie (vous pouvez aussi rajouter son islamophobie et sa putophobie à la liste, dont je ne parle pas, ça fait un peu trop tout ça). Bref, je ne les conseille pas.

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TAG – Autour d’un·e auteurice

Un TAG très intéressant de La Récolteuse de mots. Son blog est abandonné mais je vous dirige vers son compte Instagram pour voir ses oeuvres (et rendons à César ce qui appartient à César, tout ça).

Je ne peux pas passer à côté de l’idée de parler de mon auteur préféré, héhé, les plus ancien·ne·s lecteurices de ce blog le savent. J’ai donc répondu à une série de questions, surtout sur son oeuvre. C’est parti !

Tout d’abord, quel·le auteurice choisis-tu ?

Quelle question ! Albert Camus, bien évidemment ! (j’aurais pu choisir quelqu’un d’autre mais il n’y aurait pas eu la même passion, ni les mêmes connaissances d’ailleurs)

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Ancienne grosse lectrice de mangas ici !

Comment ça « ancienne » ? Bah faut dire ce qui est… J’ai eu une période où ça virait carrément à l’obsession mais c’est clairement terminé depuis au moins dix ans. Mais mon étagère de mangas est pleine à craquer et je recommence pourtant à en lire (surtout des classiques réédités), à cause d’un blogueur en particulier (pas que lui mais il me faut bien un responsable).

Une partie de mes mangas

Dans cet article, je vais donc retracer l’histoire de ma consommation de mangas.

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Bilan lectures #55 – janvier 2022

Ça n’a l’air de rien mais je suis satisfaite par mon mois de lectures ! (plus de détails à la fin de l’article) C’est plutôt une bonne entrée en matière dans l’année 2022.

Japon, société camisole de force (Masao Miyamoto)

C’est un témoignage (de la fin des années 90) d’un fonctionnaire japonais qui travaille au sein du ministère de la Santé et qui dénonce la trop grande rigidité de son travail : peu de souplesse envers la nouveauté, un environnement conservateur, le collectif qui efface l’individu (au point d’en arriver à certaines aberrations et extrémités), le ijime (harcèlement) qui a un intérêt différent au Japon et qui s’applique souvent, dans le monde adulte, pour faire revenir quelqu’un sur le « droit chemin », le rejet systématique du « dehors » (ce qui n’est pas inclus dans le cercle, dans la norme si vous préférez)… Je connaissais déjà énormément de faits, ayant été passionnée par le Japon et ne me voilant pas la face sur ses défauts. Le truc que j’ai appris par contre, c’est au début du livre : il n’y a pas réellement de frontière entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, en tout cas juste théoriquement… Elle n’existe pas en vrai. Si la limite est en effet de plus en plus poreuse en France à ce niveau-là, on n’en est pas encore là. Sinon, j’ai trouvé ce témoignage assez prenant (et addictif pour les personnes qui ne connaissent pas trop le Japon), c’est écrit assez simplement, la lecture est donc fluide mais pas ennuyeuse pour autant. Tant mieux car l’auteur a aussi ses défauts selon moi. Je ne les ai pas tous retenus mais en voici deux : il idéalise trop l’Occident et son analyse peut s’en ressentir (plusieurs fois eu envie de protester sur ce qu’il disait, on n’est pas aussi francs qu’il ne le croit) et comme il a séjourné dix ans aux États-Unis en tant que médecin, il ne s’est pas imprégné que de ses droits en tant qu’individu, mais aussi de la vision américaine du capitalisme. Bref, un livre pas trop mal à lire mais il faut savoir prendre du recul.

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Affirmer notre prise de parole

Cet article va être particulier. Certes, vous vous en doutez, je vais parler de livres sur le sujet (deux pour être plus exacte) mais pour donner plus de concret à cet article, je vais aussi parler de mon expérience, en tant qu’ancienne timide qui n’ouvrait la bouche qu’en présence de personnes de confiance (et ça dépendait sur quel sujet).

La prise de paroles, donc s’exprimer à l’oral, n’est pas forcément évidente, même pour ce qu’on appelle du small talk. Je vais vous parler de deux ouvrages qui peuvent vous aider, le premier en particulier.

Oser prendre la parole (Aurore Debierre)

Ce livre, très pédagogique, est présentée d’une manière avenante, aérée, avec des illustrations, des citations. D’ailleurs, la première BD illustre très bien comment on en vient à ne plus prendre la parole : dénigrement permanent de notre parole (famille, professeurs…), cette dernière est souvent coupée dans des discussions de tout bord, parfois supposément plus accueillantes.

Il y a des parties dont la première resitue bien les choses : pourquoi prendre la parole ? Quel est l’intérêt ? D’abord pour vous : ça vous permet de ne pas vivre une certaine mort… Celle de votre personnalité, de vos envies, de vos opinions.

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Bilan lectures de l’année 2021

Pas bien brillante, cette année. J’ai moins lu que les années précédentes… Problèmes personnels couplés à ma grosse tendance à la déconcentration, voilà le résultat : une dizaine de livres lus en moins. En plus, les mangas ont pas mal rattrapé ce bilan en demi-teinte, les rares puristes qui passeront dans le coin diront que c’est de la triche.

Les déceptions se sont faites rares mais les coups de cœur aussi. C’est la nouvelle mode depuis quelques temps, ça… Il se peut d’ailleurs qu’elle devienne intemporelle. Je deviens très difficile… Et en plus de ça, je lis moins de romans, alors comment voulez-vous ?

D’ailleurs, je vais commencer par parler de ces derniers. Il n’y en a que deux, ne vous excitez pas. Un de plus que l’année dernière ceci dit ! (c’est tellement pitoyable, ne commentez pas ça) Pour les essais, il y en aura dix, comme d’habitude. Le fait que j’en lise plus est confirmé.


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Radiations et révolution, de Sabu Kohso

Résumé

Des villages côtiers emportés par un tsunami, des réacteurs qui crachent des champignons atomiques, des populations déplacées par milliers, un quotidien hanté par la peur du becquerel: voilà ce que fut le désastre nucléaire de Fukushima au Japon. Radiations et révolution s’intéresse à la portée à la fois nationale, géopolitique et historique de cet événement. Pour Sabu Kohso, la catastrophe est à replacer dans le contexte d’un conflit entre la marche destructrice de l’économie mondiale, et les forces humaines et terrestres qui tentent de survivre et vivre. L’écrivain japonais réussit le tour de force de porter les mémoires de ces « vies-en-lutte », tout en retraçant les dynamiques politiques qui ont lié le destin du pays à l’énergie atomique dans les années d’après-guerre. Selon lui, l’Anthropocène est l’âge de la radiation: radiations nucléaires et irradiation des luttes. Un âge où il ne s’agit plus seulement de savoir Que faire ? Mais aussi « Comment vivre » ?

Chronique

(sur mon exemplaire, il y a bien un ‘s’ à « Radiations », ce n’est donc pas une faute dans le titre par rapport à la couverture postée)

Je pensais beaucoup aimer ce livre, je ne m’attendais pas à un coup de cœur non plus, et pourtant… Il n’est cependant pas révolutionnaire, comme son titre le laisserait penser, mais l’auteur y tient des propos très justes et que tout le monde doit entendre. Qu’est-ce que vous faîtes là, les pro-nukes scientistes ? Ça parle social ici.

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Bilan lectures #54 – décembre 2021

Bon… Pas super non plus, ce mois-ci, mais j’y trouve moins matière à râler que pour les deux mois précédents, c’est déjà pas mal. Je recommence à avoir un peu de temps pour lire malgré les dérangements intempestifs et vu la taille de ma PAL, ce n’est pas plus mal.

C’est parti pour découvrir les quelques lectures de décembre !

Sauver le ver de terre, l’un des premiers marqueurs de la biodiversité (Christophe Gatineau et Sylvie Corré)

La couverture est au top. On n’arrête pas de me dire qu’elle est superbe… Super travail. Mais bon, c’est accessoire face au contenu. On est comme sur Éloge du ver de terre durant la première moitié du livre, mais en plus poussé et moins accessible. Rappelons que le ver de terre est essentiel à la terre et donc, à notre survie (pas que nous mais si je commence à parler du reste, je vais perdre des gens). Si le ver de terre disparaît, pas la peine de vous tourner vers les pollinisateurs, ils vont mourir comme nous… Les auteurices parlent du statut du ver de terre au niveau politique : il est inexistant ! Les méthodes de l’agriculture intensive contribuent à son déclin, vous l’avez deviné… Dans la deuxième moitié du livre, la traduction d’une partie d’un livre de Charles Darwin (oui oui) sur le ver de terre. On comprend sa fascination pour cet animal… C’est passionnant, je trouve. Le ton plein de franchise de la narration est habituel pour moi (j’ai déjà lu les auteurices auparavant) mais ça me plaît toujours autant. Cet ouvrage est nécessaire, surtout aujourd’hui : le ver de terre, au-delà de considérations antispécistes qu’on va peut-être venir me reprocher, s’appelle aussi notre avenir, notre survie. Si vous avez peur, vous pouvez tenter Éloge du ver de terre dont je parlais plus tôt.

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Challenge Lire des autrices des 5 continents – bilan

Le bilan, c’est que je suis très très loin de l’avoir complété et que ce n’était même plus un objectif durant la deuxième moitié de l’année. Allez, à bientôt !

… Bon, je vais développer le topo un peu plus que ça. A la fin de l’année dernière, je me disais que j’avais pas assez lu d’autrices de partout dans le monde et je me suis dit que m’imposer le challenge d’en lire en 2021 serait bien, j’en avais même fait un article.

Je devais lire deux (voire trois) autrices de chaque continent. J’étais motivée… L’année 2021 était elle aussi motivée à me mettre des bâtons dans les roues. Arrivée en juillet, je m’étais dit que ce n’était pas la peine de me torturer autant et que j’allais bien faire ce que je pouvais par la suite (c’est-à-dire pas grand-chose).

J’ai quand même lu quelques-uns des livres que j’avais prévu mais ne vous attendez pas à grand-chose. En plus, je n’ai fait aucune chronique, ce ne sera que des bilans lectures en lien…

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Prise de recul sur d’anciens articles

Comme vous l’avez déjà lu dans certains articles, j’ai un peu évolué sur mes lectures et, même si je reconnais ma patte sur des vieux posts, sur ma rédaction d’articles. Du coup, certaines chroniques m’interpellent aujourd’hui.

Je vais faire un petit retour sur certaines d’entre elles. Je suis assez mitigée : l’impression d’avoir été plus « calme » auparavant mais d’avoir eu aussi beaucoup moins de recul, surtout sur le premier article que je vais vous présenter. J’assume mes bêtises, je laisse tout en ligne, même si ce n’est pas l’envie qui manque d’en désactiver un ou deux.

Allez, c’est parti pour un moment désagréable (pour moi) !

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