Ce que vos lectures disent de vous

Bon, en fait, c’est le nom d’un test sur le site Psychologies.com, je ne me suis pas foulée. J’avais partagé mon résultat sur Twitter et j’avais envie d’en parler de façon plus « développée ». (ça m’a fait… réfléchir – vu mon résultat, ça me ferait presque penser à un gag) Voici d’ailleurs le test, je suis assez curieuse de connaître vos résultats, savoir si c’est en accord avec votre vision des choses ou pas du tout, et si vous voulez aussi discuter de la description de votre résultat.

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Alors, je ne vais pas faire un article sauce Lemon June qui s’énerve sur les tests en ligne (et elle a raison) mais je trouve que la description de mon résultat est assez réductrice. Si l’intitulé est bon, le reste l’est beaucoup moins.

J’ai donc eu « Lire pour… réfléchir », ce qui s’apparente effectivement bien à ma façon de lire. Je ne lis pas que dans ce but, mais c’est principalement ce qui me guide dans le choix de mes lectures. Parfois, je ne le fais pas vraiment exprès, et pour d’autres, c’est l’échec. Ceci dit, pour ces derniers, selon les qualités du livre en question, je peux tout à fait le considérer comme étant génial, divertissant, ce qui n’est pas un mal, bien au contraire. (comme le disait Lemon June ici – encore elle) L’exemple de La Passe-miroir est d’ailleurs assez parlant : cette saga finira très sûrement dans mon top de l’année, bien qu’elle n’ait pas les qualités requises à la base dans mon petit cerveau. J’ai juste pris un énorme plaisir à suivre les personnages et à me plonger dans l’univers, c’est tout, et je n’ai pas forcément à me justifier.

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Le grand mystère des règles, de Jack Parker – les livres féministes #6

Le-grand-mystere-des-regles-coverCe livre aurait franchement pu être une très grande révélation si j’avais encore été adolescente. L’autrice nous y parle des règles, sujet hautement tabou. (vous avez sûrement dû connaître les mecs qui, à peine on effleure le sujet, nous font comprendre leur dégoût par des « beeeeh » très explicites, et certaines filles les rejoignant par solidarité) Mais même au sein de la société en général, c’est un sujet confidentiel qu’on ne doit surtout pas mentionner.

Mais qui est donc l’autrice ? Jack Parker (c’est un pseudonyme) est une ancienne rédactrice du site féminin Madmoizelle, qui avait beaucoup contribué à l’époque à mes connaissances basiques sur le féminisme blanc. Je savais donc déjà à quoi m’attendre : un rapport décomplexé sur le sujet, une cordialité présente le long des lignes.

Et même si j’avais déjà fait des recherches sur le sujet auparavant, ça fait un bien fou de lire un livre sur ça ! Bien sûr, on en parle entre filles, mais selon à qui on s’adresse, ça peut vite devenir gênant et la conversation peut rapidement s’écourter. Même entre nous, le tabou flotte au-dessus de nos têtes alors qu’il n’y a aucune raison, c’est un point commun ! (sauf pour les femmes qui n’ont pas de vagin, je ne nie absolument pas leur existence, ce n’est pas mon propos)

D’ailleurs, c’est assez surprenant de voir que dans beaucoup de cultures, la maternité est mise en valeur alors que ce qui permet de savoir qu’on est en bonne santé de ce côté-là est méprisé, voire craint…

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Bilan lectures #9 (juillet 2017)

De retour de vacances cette dernière semaine, j’ai eu quelques lectures ! Pas forcément toujours de bonnes surprises d’ailleurs, je vous en parle tout de suite. J’ai quand même lu mes deux coups de cœur en début de mois et j’ai heureusement pu les chroniquer. 🙂

Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ? Lire la chronique

badine-pas-avec-amour-musset-coverOn ne badine pas avec l’amour (Alfred de Musset)

Cette pièce de théâtre n’a pas tellement fait son nid chez moi. Elle était sympathique à lire mais sans plus. Il y avait quand même un certain humour qui ne m’a pas déplu et je dois admettre que le dénouement à la fin était assez original. Elle peut peut-être paraître exagérée mais j’ai beaucoup aimé, je l’ai au contraire trouvée assez pertinente. La manière dont est traité la relation entre les deux cousins est pas mal, ça change quand même un peu de ce qu’on lit d’habitude. Une lecture somme toute agréable.

Petit pays (Gaël Faye) Lire la chronique

la-honte-annie-ernaux-coverLa honte (Annie Ernaux)

Je crois que je suis définitivement habituée à lire les livres d’Annie Ernaux car je n’ai eu aucune surprise. Ses bouquins sont principalement autobiographiques pour celles et ceux qui ne la connaissent pas. D’ailleurs, elle y raconte une partie de son enfance, sa douzième année. Je me suis quand même un peu reconnue : la honte d’être vers le bas des couches sociales. Une lecture sympathique, mais qui ne restera pas comme une de mes œuvres favorites de l’autrice.

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TAG – Liebster Award

Si vous voulez en savoir plus sur moi, ce TAG est fait pour vous. Si je publie ce TAG maintenant, c’est parce que c’est le dernier article du mois. Je vais être très occupée dans les prochains jours et après, je pars en vacances. (si tout va bien d’ailleurs, je devrais pouvoir lire un peu plus durant cette semaine-là) Je publie donc cet article car je suis grave à la bourre et que Niognot va finir par me tuer (oui, c’est elle qui m’a taguée) mais aussi car je ne voulais pas vous laisser totalement sans rien pendant deux semaines. (je serais joignable sur Livraddict et Twitter – vous noterez le conditionnel)

J’ai donc d’abord cité onze choses sur moi comme convenu et ensuite, j’ai répondu aux onze questions de Niognot. Manque de bol pour vous, j’ai tagué des gens qui devront répondre aussi à onze de mes questions.

Onze choses sur moi

1 – Mon premier point sera le même que Niognot : je suis végétarienne. (pour des raisons éthiques)

2 – Le deuxième point va un peu vous choquer par rapport au premier : je suis très difficile pour la nourriture. Je n’aime pas grand-chose et je sais d’avance que vous me croyez à moitié. Les gens réalisent vraiment quand ils constatent l’étendue des dégâts pour de vrai. (il y a même un mec réputé difficile dans son entourage qui a compris qu’il ne l’était pas comparé à moi, c’est dire) Et pour vous convaincre définitivement qu’il y a un truc qui cloche : je n’aime pas les légumes. Végétarienne, légumes, voilà, je ne vous fais pas un dessin. (je n’étais pas une viandarde avant non plus d’ailleurs) Les gens difficiles ont tendance à s’améliorer en grandissant et on ne peut pas dire que ce soit vraiment mon cas. Je vous le demande une dernière fois : inutile d’avoir de l’espoir pour moi, il n’y en a pas.

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Très bonne illustration de mon comportement petite.

3 – J’ai eu un trou de six ans sans quasiment aucune lecture de roman. Quelques mangas, des essais féministes, des livres sur le Japon… Les romans que j’ai tenté de lire ont été inachevés à l’époque par manque de temps et par manque d’implication.

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Petit pays, de Gaël Faye

petit-pays-coverQuatrième de couverture

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Critique

J’ai pleuré en lisant ce livre. A cause de ce qui s’y passe bien évidemment. A cause de mon ignorance aussi.

J’ai un peu de mal à écrire cet article. Je sors juste de ma lecture, j’ai tenté de lire des chroniques sur d’autres blogs, en vain. Mon esprit est complètement imprégné des évènements de ce livre.

Comme vous l’avez déjà lu dans le résumé, Gabriel est l’enfant d’une union entre deux cultures différentes, l’une rwandaise, l’autre française, et cette fameuse union va éclater. Je n’ai pas des masses appréciés les Français dans ce livre, ils sont comme je m’y attendais, avec cette arrogance sous-jacente envers le pays où ils vivent et ses habitants. Heureusement, on ne les voit pas beaucoup.

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Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?, de Frans de Waal

intelligence-des-animaux-coverQuatrième de couverture

Qu’est-ce qui distingue votre esprit de celui d’un animal ? Vous vous dites peut-être : la capacité de concevoir des outils ou la conscience de soi – pour citer des traits qui ont longtemps servi à nous définir comme l’espèce dominante de la planète.

Dirons-nous que nous sommes plus stupides qu’un écureuil parce que nous sommes moins aptes à nous souvenir des caches de centaines de glands enterrés ? Ou que nous avons une perception de notre environnement plus fine qu’une chauve-souris dotée de l’écholocalisation ?

De Waal retrace l’ascension et la chute de la vision mécaniste des animaux et ouvre notre esprit à l’idée d’un esprit animal bien plus raffiné et complexe que nous ne l’imaginions…

Critique

Ne vous fiez pas au titre volontairement provocateur, le contenu de ce livre est bien plus intelligent et bien moins manichéen. Les animaux ont besoin d’être défendus car tout est fait par une certaine frange de scientifiques et par des croyances opportunistes de la part de gens lambda pour faire croire que les animaux sont stupides.

A la question du titre, l’auteur répond par « non » dès l’introduction. Et il a raison, on est clairement en capacité de comprendre l’intelligence des animaux. Ma question serait plutôt : veut-on réellement la comprendre ? Et c’est là que le bât blesse. Frans de Waal nous raconte les progressions de l’éthologie (en gros, ils étudient le comportement des animaux (nous inclus) grâce à des méthodes qui prennent en compte leurs spécificités biologiques) mais aussi ses obstacles, et dieu sait qu’ils sont nombreux !

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Alice in Videoland – tout en musique #2

Généralement, les gens sont assez surpris que j’écoute ce genre de musique. Il faut dire qu’avec ma tête de bambin, mon apparence discrète et ma timidité visible de loin, on ne s’imagine pas un groupe de ce genre dans ma playlist. Je profite donc que vous ne me connaissez pas dans la vraie vie pour sortir ce groupe l’air de rien.

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Alice in Videoland est donc un groupe d’électro-punk. (l’ambiance doit être assez brûlante durant leurs concerts) Ils sont composés de quatre membres, l’un des fondateurs ayant quitté le groupe et ils ont débuté en 2002.

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Bilan lectures #8 (juin 2017)

C’est reparti pour un petit bilan ! Moins petit que ce que je redoutais mais ce n’est quand même pas exceptionnel. J’ai eu du bon et du moins bon, et puis surtout la lecture d’un livre qui sera très sûrement dans mon top de l’année. (mais là encore, je m’avance beaucoup, l’année n’est pas encore terminée)

Discours de la servitude volontaire (Etienne de la Boétie) et Expérience sur l’obéissance et la désobéissance à l’autorité (Stanley Milgram) Lire la chronique

Le Silence de la mer (Vercors) Lire la chronique

bride-stories-tome-3-coverBride stories, tome 3, 4, 5 et 6

Je continue ma découverte de ce manga et j’accroche de plus en plus. Au sein de ces clans en mauvaise position, notamment face au danger russe, ils continuent (pour l’instant) leur vie comme si de rien n’était. On y voit leur culture, mais aussi la place des femmes dans leur société, ce qu’on attend d’elles et les difficultés de certaines à s’y conformer. Le tout servi avec un style de dessin toujours aussi beau et agréable.

élégance-du-hérisson-coverL’élégance du hérisson (Muriel Barbury)

Un livre qui a fait parler de lui… dans les deux sens ! Entre les personnes qui prédisaient que j’allais détester et celles qui certifiaient que j’allais adorer, elles risquent d’être déçue car j’ai aimé… mais sans plus. Ce roman n’est clairement pas exempt de défauts : si la fameuse prétention dont j’avais entendu parler n’a pas été très difficile à repérer, elle ne m’a pas réellement gênée, bien que j’ai pu réaliser le vide abyssal de ma culture dans certains domaines. On m’a aussi dit que j’allais adorer le personnage de la concierge et détester celui de l’adolescente et c’était là encore une prédiction loupée. J’ai bien aimé Renée mais j’ai préféré Paloma ! J’ai été beaucoup plus touchée par son personnage (et puis elle me fait rire) alors que la logique aurait voulu que je me prosterne devant Renée, je le reconnais. Mais même si j’ai trouvé cette lecture agréable, elle ne m’a pas forcément donné envie d’avancer alors que le livre n’est pas si long (approximativement 350 pages) et je me suis même un peu ennuyée par moments, j’étais très contente que les chapitres soient courts, ils faisaient office de coupure. J’ai trouvé que les réflexions des deux personnages principaux n’étaient pas toutes intéressantes, en plus d’être assez ampoulées et trop nombreuses. Mais je ne suis pas là pour faire une chronique de ce bouquin, alors je vais m’arrêter là. J’aime bien la fin par contre, je l’admets, et j’ai souri à quelques passages, mais voilà, j’aurais adoré ce roman quand j’étais ado et je ne le suis plus…

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American Psycho, de Bret Easton Ellis

american-psycho-coverQuatrième de couverture

Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman est l’incarnation du golden boy new-yorkais. Mais, à la nuit tombante, il laisse libre cours à sa démence. En bon serial killer, Patrick viole, torture et tue. Dans un monde lisse de tout sentiment, jusqu’où l’horreur peut-elle aller ?

Critique

J’avais un peu peur de lire ce livre au début. D’ailleurs, heureusement qu’on l’a lu en lecture commune avec Ambroisie car j’aurais mis plus de temps à m’y mettre sans ça. (elle n’a pas encore publié sa chronique)

Alors oui, c’est extrêmement violent. Patrick Bateman est détestable, profondément, surtout lors de la description de son premier méfait. Mais finalement, ce n’est pas ce qui m’a le plus choquée.

Ce qui m’a interpellé en premier, c’est la superficialité de la classe sociale dans laquelle il évolue. Le personnage principal énonce souvent les marques de ses vêtements ou de ceux de ses interlocuteurs, les juge dans l’air du temps ou pas et s’énerve quand ce n’est pas le cas. (ça l’agace aussi qu’on ne reconnaisse pas de quelle marque est tel vêtement ou tel accessoire) Le premier passage du genre m’a fait grincer des dents, mais par la suite, j’ai bien réalisé que le but de l’auteur était qu’on s’imprègne de son monde à lui, de ses préoccupations. Pareil d’ailleurs pour les nouvelles technologies : il connaît en détail leurs fonctions et options, c’est assez dingue, et je peux aussi en dire de même pour la musique, les films, bref, la culture de l’époque.

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Profanes, de Jeanne Benameur

profanes-cover.jpgQuatrième de couverture

Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.

Critique

Après avoir lu cette critique d’un livre de cette auteure, je me suis souvenue que j’avais Profanes dans ma PAL depuis un peu moins d’un an et que ça commençait sérieusement à bien faire de laisser traîner des bouquins aussi longtemps sans les lire. J’avais eu l’intuition (fortuite) de le prendre lors d’une visite dans un Emmaüs et je ne regrette pas, bien que ce ne soit pas un coup de coeur non plus.

Si vous avez bien lu le résumé, vous savez qu’Octave Lassalle est un ancien chirurgien, proche de la fin de sa vie, bien qu’il soit encore assez en forme. Celui-ci embauche néanmoins quatre personnes, trois femmes et un homme et il fracture la journée en quatre moments où chacune de ces personnes vient s’occuper de lui dans sa maison à tour de rôle. Maison qui est un véritable pied-à-terre pour eux – ils ont chacun leur chambre.

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