Semi-hiatus !

Je crois que vous l’avez compris dans le titre, le blog va ralentir son activité, et ce, pour les prochains mois.

semi-hiatus-articlePourquoi ?

En ce moment, je suis une formation courte mais qui est aussi très prenante (peu de temps pour assimiler beaucoup d’informations) et je me retrouve à ne pas pouvoir lire autant qu’avant, et je vous avoue même que cette semaine, je n’ai pas lu du tout…

Sachant que je n’en suis qu’au début de la formation, ça ne va logiquement pas aller en s’arrangeant. En plus, je stresse et dans mon cas, ça ne m’aide pas du tout. Je pense que mon stage (qui ne commencera que fin janvier 2018) va me permettre de me poser un peu, mais j’aurais encore du travail.

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Digitalism – tout en musique #3

Ce duo électronique nous vient d’Allemagne (composé de Jens Moelle et de Ismail Tuefekci) et s’inspire pourtant grandement de la French Touch. Je vous avoue que celui-ci me tient à coeur car c’est mon petit préféré. Apparemment, je suis has been car quand je suis allée acheter le dernier album sorti (sur place, donc déjà, oui, je suis à moitié ringarde), le vendeur s’est exclamé : « Ils existent encore, eux ? »

Bon.

digitalism-cover.jpg

Si vous ne voyez pas qui c’est, ce n’est pas grave, car si vous regardiez encore la télé à l’époque (2007), vous devez sûrement vous souvenir de cette musique car elle était utilisée dans… une publicité pour une voiture allemande. (mes références sont au top)

Si ça ne vous dit rien, je ne peux plus rien pour vous.

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La servante écarlate, de Margaret Atwood

la-servante-écarlate-coverQuatrième de couverture

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Critique

Oui, oui, oui, je sais ce que vous vous dîtes : « Encore un article sur ce livre, ça commence à bien faire… », oui, bah je l’avais dans ma PAL bien avant que la série ne soit diffusée, alors ça va, hein ! (Livraddict me dit que je l’ai rajouté dans ma bibliothèque le 8 février 2017, c’est une preuve !)

Bref, de toute façon, je me devais de le lire.

On suit l’histoire de Defred (ce n’est pas son vrai nom et on ne le connaîtra d’ailleurs jamais), nom qui signifie qu’elle appartient à un dénommé Fred (« de Fred », donc, Of(/)fred dans la version originale), effaçant toute appartenance individuelle à elle-même, remplaçant son identité par une appartenance collective… Nom qui peut changer selon son propriétaire, car elle n’est peut-être pas destiné à appartenir au même maître sans arrêt. Mais quel est donc ce monde où une femme peut appartenir à un maître comme une esclave ?

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Chère Ijeawele, de Chimamanda Ngozi Adichie – les livres féministes #7

Chere-Ijeawele-ou-un-manifeste-feministe-cover… ou un manifeste pour une éducation féministe. C’est le sous-titre. Mais il était trop long à rajouter dans le titre.

Et c’est justement grâce à ce même sous-titre que vous avez très probablement compris de quoi il s’agissait.

Chimamanda Ngozi Adichie nous offre un manifeste féministe au même titre que Nous sommes tous des féministes, mais sous une autre forme : celle d’une lettre à une amie. Cette dernière demande des conseils pour élever sa fille de façon féministe et l’autrice avoue très clairement que, à chaud, elle n’en sait rien. Mais elle se reprend vite et nous offre tout un panel de conseils (quinze points en tout) et ça commence et se termine surtout par le même, sous des angles différents : le plus important est que sa fille se sente bien dans sa peau. Qu’elle puisse réaliser ce qu’elle a envie.

Pour être tout à fait honnête, elle commence par un conseil qui s’applique avant tout à la mère, et qui est bénéfique à la fois pour elle et pour sa fille :

Sois une personne pleine et entière.

Ça ne veut rien dire pour vous ? Trop vague ? Et pourtant, ça signifie plein de choses. De ne pas se définir seulement en tant que mère. De s’épanouir, à travers le travail, son rôle de mère ou même autrement, parce que personne n’est pareil. De ne pas écouter les injonctions des autres si elles vont à l’encontre de qui l’on est, de ce en quoi l’on croit.

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Attention, monument littéraire ! L’Étranger, d’Albert Camus

l'étranger-camus-coverQuatrième de couverture

« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

Critique

Vous avez cru que la citation de la quatrième de couverture spoilait tout ? Et bien vous êtes loin du compte ! Certes, ce passage se déroule dans la deuxième partie du livre mais je ne trouve finalement pas que ce soit le plus révélateur. Ce qui est important, c’est comment se déroule le procès. (et comment on en vient donc à la condamnation à mort du personnage principal, qui a aussi son importance, mais non pas indépendamment du déroulement du procès) Et ce qui se passe après. Et même avant, d’ailleurs. Tout dans ce bouquin est fichtrement intéressant.

Je tiens à mettre les choses au clair dès le début histoire qu’il n’y ait pas de malentendu sur cet article : oui, L’Étranger est mon livre préféré. Et contrairement à ce que la logique me commanderait de faire, je n’en ferai pas une analyse. (surtout qu’il y en a à foison sur la toile, plus ou moins bonnes, et que je ne pense pas apporter quelque chose de plus) Non, je vais en faire une chronique comme pour tous les autres livres, en essayant de ne pas trop en dévoiler. (rigolez pas, hein !)

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Bilan lectures #10 (août 2017)

Je n’ai finalement pas lu tant que ça (je n’avais pas forcément le moral) mais la majorité de mes lectures m’ont beaucoup plu. Sauf la première et vous allez vite comprendre pourquoi…

alexis zorba-coverAlexis Zorba (Nikos Kazantzaki)

S’il y a un livre qui m’a foutu en rogne ce mois-ci, c’est celui-là ! Un pote sur Internet me l’avait conseillé, c’est son livre préféré et naturellement, j’étais curieuse. Au début, tout ce que je remarquais, c’était les descriptions chantantes, l’ambiance chaleureuse de la Crète. Certaines réflexions philosophiques sur les êtres humains auraient pu être intéressantes, mais c’était sans compter le sexisme évident du personnage principal et la misogynie crasse des autres habitants du village où le narrateur et lui se trouvent. (au point que Zorba était finalement le personnage le plus sympa avec les femmes, alors que sa façon de les qualifier et son paternalisme m’ont hérissé le poil tout le long) J’ai quand même lu que « nouléfêmes » on ne méritait pas de lois car on est trop faibles d’esprit et la question « si elles sont des humains ou non » a été posée. (je vous laisse deviner mon indignation) Je vous renvoie à une chronique bien plus positive et détaillée, celle d’Histoires Vermoulues. Ça m’embête car le reste était très bon, mais ça, c’était juste insupportable et ça m’a bien gâché la lecture, même en remettant le livre dans son contexte. Furieuse comme je l’ai été, j’ai trouvé plus sage de ne pas en faire une chronique.

Les souffrances invisibles – pour une science du travail à l’écoute des gens (Karen Messing) Lire la chronique

Nous, les Nègres (James Baldwin, Malcolm X et Martin Luther King) et Révolution non-violente (Martin Luther King) Lire la chronique

La Fin de l’homme rouge (Svetlana Alexievitch) Lire la chronique

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Les livres de la rentrée littéraire 2017 qui me font envie

… et que je ne lirai pas avant un moment car j’ai encore craqué mon slip ce mois-ci, donc bye bye la rentrée littéraire ! Je vais tous vous voir brandir vos découvertes avec fierté, mais si vous comptez sur moi pour en lire prochainement, laissez tomber. Vraiment.

Je ne me souviens plus du compte exact des livres pour cette rentrée littéraire, je sais juste que ça dépasse les 500… J’ai une fois vu la liste en entier et j’ai failli faire une syncope. Du coup, je me suis rabattue sur des listes plus restreintes, mais plus subjectives et pour certaines, sûrement plus soumises à l’aspect marketing…

Ceci dit, il y a au moins 5 livres qui me font très envie et je ne résiste pas à l’idée de vous les partager. (les numéros n’indiquent pas de classement de préférence)

point-cardinal-cover1 – Point Cardinal, de Léonor de Récondo

Laurent rejoint femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Il s’est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Mais sa vie bascule quand, à la faveur d’un week-end solitaire, il se travestit pour la première fois. A son retour, Solange comprend que Laurent est un transsexuel qui s’ignore. Elle va convaincre ceux qui l’aiment de l’accepter.

Normalement, on dit transgenre, pas transsexuel. Je n’ai jamais rien lu sur le sujet de la transidentité et je suis assez curieuse de lire une histoire en rapport avec le sujet. Peut-être que cela m’amènera à lire des livres plus théoriques sur le sujet. En attendant, voir comment ça peut se dérouler peut être un bon début.

funambule-sur-le-sable-cover2 – Un funambule sur le sable, de Gilles Marchand

C’est l’histoire de Stradi qui naît avec un violon dans le crâne. A l’école, il va souffrir à cause de la maladresse ou de l’ignorance des adultes et des enfants. A ces souffrances, il va opposer son optimisme invincible, héritage de ses parents. Et son violon s’avère être un atout qui lui permet de rêver et d’espérer. Roman de l’éducation, révérant la différence et le pouvoir de l’imagination.

Ça a l’air très mignon, mais plutôt dans le sens bouleversant. Le sujet m’a l’air intelligent et je suis curieuse de savoir s’il est bien traité. Et oui, ce n’est pas parce que vous comparez le style à Gary que je vais être une acheteuse satisfaite d’emblée, ça a même tendance à accroître ma méfiance. (j’ai lu ça quelque part, accompagné par Vian et Pérec, la pression quoi)

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La Fin de l’homme rouge, de Svetlana Alexievitch

la-fin-de-l'homme-rouge-coverEncore une fois, je ne vais pas mettre de quatrième de couverture car celle-ci est vraiment beaucoup trop longue.

J’ai commencé ce livre suite au #BookChallengeNobel sur Twitter, mais je l’aurais certainement lu plus tard. L’autrice a parcouru l’ancienne URSS (la Russie et d’anciens pays soviétiques) pour récolter des témoignages de personnes ayant vécu l’effondrement du communisme, et donc de l’empire soviétique. (avec l’aide d’un magnétophone, d’un carnet et d’un stylo) On appelle ça une forme polyphonique, c’est-à-dire la multiplicité des narrations.

On y trouve des témoignages très différents : des gens pauvres, des personnes encore plus pauvres, mais aussi des individus plus aisés, des femmes, des hommes, jeunes ou âgés. Ils n’ont pas tous le même vécu, pas tous la même vision des choses, ni de la perestroïka, l’ensemble des réformes sociales et économiques conduites par Gorbatchev à la fin des années 80.

Je ne sais pas pour vous, mais l’effondrement de l’URSS en 1991, on nous l’a vraiment vendu comme quelque chose de positif des deux côtés durant les cours d’histoire, avec des photos de gens fêtant leur nouvelle liberté et que c’était un bienfait pour tout le monde. C’était effectivement le cas… pour deux témoignages dans ce livre. Le reste est plutôt partagé sur la question, certains regrettent même le régime soviétique…

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Livres d’introduction aux leaders noirs américains des années 60

Il y a une semaine, j’ai craqué dans ma librairie habituelle sur deux livres qui ont été pour moi une introduction à un sujet qu’on ne connaît que très peu en général, sauf si on s’intéresse au sujet : le militantisme noir des années 1960, et plus exactement leurs chefs de file.

Note : je parle de blancs et de noirs en tant que groupe sociologique et non biologique, avant qu’on ne me saute dessus.

nous-les-nègres-coverPour commencer, j’ai lu un recueil d’interviews de trois grands hommes connus dans ce domaine : James Baldwin (qui était avant tout écrivain et pas le chef d’un groupe militant), Malcolm X et Martin Luther King. On a d’ailleurs l’habitude de mettre en opposition les deux derniers cités. Aux yeux des blancs, King est le « gentil » et Malcolm X le « méchant » ; au contraire, dans certains milieux antiracistes (bon, ok, sur des forums, paye ta crédibilité), on va plutôt prendre ce dernier comme un exemple d’une façon de militer plus sincère et efficace et Martin Luther King comme un bisounours au service des blancs. C’est effectivement l’image qui circule sur eux, et j’en sais finalement très peu sur ces deux hommes, mais je pense que cette impression n’en est qu’une. Leurs méthodes étaient différentes (Malcolm X appelait à la violence, quand Martin Luther King prônait la non-violence), mais je ne les trouve pas autant éloignés qu’on veut bien nous le prétendre. Mais avant d’en venir là, je vais commencer par James Baldwin.

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James Baldwin

Comme je l’ai mentionné, c’est un écrivain (que je n’ai jamais lu) qui a mis en avant les tensions raciales, sexuelles et sociales des sociétés occidentales dans ses écrits. Il avait quitté pendant un temps les Etats-Unis à cause du climat qui y régnait pour les noirs… mais aussi pour les homosexuels, lui-même en faisant partie. Mais ce n’est qu’une brève présentation de cet homme, et le peu de choses que je sais réellement, c’est au travers de l’interview que j’ai lu de lui. Ces trois interviews ont été diffusées à la télévision américaine en 1963, et l’ordre de diffusion de ces dernières n’étaient pas complètement anodines, comme l’a aussi mentionné le préfacier. Et ce que j’en ai conclu directement à la fin de celle de Baldwin : cet homme était d’une grande intelligence et d’une triste lucidité.

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Challenge : lire 10 auteurs de prix Nobel

Allons droit au but : les challenges, ce n’est pas mon truc. La majorité du temps, je les trouve très contraignants, surtout le Weekend à 1000 (qui consiste à lire 1000 pages en un weekend) qui me donne personnellement des sueurs froides. Je suis assez irrégulière dans mes lectures et j’aime bien être un minimum libre, pouvoir lire ce que je veux quand je veux et ne pas avoir à devoir lire tel livre à cause d’une condition, et dans un temps imparti. Pour moi, c’est presque la définition de l’enfer livresque. (oui, carrément)

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Alors, pourquoi j’ai changé d’avis ? Parce que lire des auteurs qui ont obtenu le prix Nobel (pas forcément de littérature d’ailleurs, bien que ce soit principalement ma cible), ça fait déjà partie de mes objectifs sur le long terme. J’en ai lu, mais vraiment très peu, et je suis très curieuse d’en découvrir plus, surtout que mes dernières découvertes ont été de très agréables surprises. (Kenzaburô Ôe étant le dernier à m’avoir bluffée) Ça me foutra un gros coup de pied au cul, en passant.

Ce challenge a été lancé sur Twitter par @Celestine-Aude. Vous pouvez bien entendu participer. Ce challenge dure jusqu’au 1er janvier 2018 et vous choisissez les livres que vous voulez, tant que l’auteur/l’autrice a obtenu un prix Nobel. Le tag #BookChallengeNobel vous permet de suivre l’avancement des participant.e.s et aussi de nous donner le vôtre si vous participez !

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