Attention, monument littéraire ! L’Étranger, d’Albert Camus

l'étranger-camus-coverQuatrième de couverture

« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

Critique

Vous avez cru que la citation de la quatrième de couverture spoilait tout ? Et bien vous êtes loin du compte ! Certes, ce passage se déroule dans la deuxième partie du livre mais je ne trouve finalement pas que ce soit le plus révélateur. Ce qui est important, c’est comment se déroule le procès. (et comment on en vient donc à la condamnation à mort du personnage principal, qui a aussi son importance, mais non pas indépendamment du déroulement du procès) Et ce qui se passe après. Et même avant, d’ailleurs. Tout dans ce bouquin est fichtrement intéressant.

Je tiens à mettre les choses au clair dès le début histoire qu’il n’y ait pas de malentendu sur cet article : oui, L’Étranger est mon livre préféré. Et contrairement à ce que la logique me commanderait de faire, je n’en ferai pas une analyse. (surtout qu’il y en a à foison sur la toile, plus ou moins bonnes, et que je ne pense pas apporter quelque chose de plus) Non, je vais en faire une chronique comme pour tous les autres livres, en essayant de ne pas trop en dévoiler. (rigolez pas, hein !)

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La Lettre écarlate, de Nathaniel Hawthorne

la-lettre-ecarlate-coverQuatrième de couverture

La lettre écarlate, c’est la marque au fer rouge qui désigne la femme adultère dans l’Amérique du puritanisme obsessionnel de l’époque coloniale.
Trois personnages : Hester qui vit avec une dignité admirable sa faute et sa solitude. Arthur Dimmesdale, le jeune pasteur dont les élans mystiques soulèvent à Boston l’enthousiasme des fidèles mais qui, ensorcelé par Hester, ne parvient ni à dominer ni à vivre sa sensualité. Chillingworth, le mari, qui pendant des années tourmentera en silence le pasteur jusqu’à la folie et la mort.

Critique

Pour combler mes lacunes en classiques, il ne fallait pas que je m’en tienne seulement qu’aux classiques français, qui sont pourtant majoritaires – si ce ne sont pas les seuls, comme c’était mon cas – à être imposés comme lectures au collège et au lycée. Et à part les contemporains américains, je n’avais jamais lu de classique venant de ce pays. Et en tant que classique, j’entends les œuvres vieilles de plus de 100 ans. (mais ton tour viendra bientôt, Hemingway, ne t’en fais pas)

Pour cela, j’ai donc choisi sur un très bon conseil de m’atteler à la lecture de La Lettre écarlate de Hawthorne. Je partais sur ce livre sans a-priori mais sans grand enthousiasme non plus. Cette neutralité aura eu le mérite de me faire apprécier l’histoire, et même plus que je ne l’aurais prévu.

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Guerre et Paix, de Léon Tolstoï

guerre-et-paix-coverQuatrième de couverture

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La « Guerre » selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

Critique

Cinq mois. C’est le temps qu’il m’aura fallu pour lire ce livre. Non pas parce que les pavés de plus de 1000 pages me font forcément peur mais plutôt parce que cette lecture aura été un calvaire. Pour être plus précise, quatre mois et demi à lire la première moitié du livre, deux semaines supplémentaires pour finir la suite. J’ai été très mitigée sur cette lecture, plus dans le mauvais sens que dans le bon.

Et exceptionnellement, je ne peux pas noter ce livre car, certes, je l’aurais plus détesté que l’inverse mais il est aussi objectivement bon. Il m’est donc très difficile de lui attribuer une note car j’ai soit l’impression d’être trop sévère, soit d’être trop gentille avec un classique de cette envergure alors que je n’en ai pas non plus apprécié la lecture même si je reconnais certaines de ses qualités. Il est maintenant temps d’expliquer tout ce flou.

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