Bilan lectures #5 (mars 2017)

Comme je l’avais annoncé, j’ai eu beaucoup moins de lectures du fait de mon changement de rythme. J’étais aussi malade à un moment, ce qui n’a pas aidé à lutter contre ma fatigue. Cependant, j’ai quand même lu quelques livres, dont un livre absolument grandiose. (mais long à lire !)

Rosa Candida (Audur Ava Ólafsdóttir) Lire la chronique

La violence des riches (Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot) Lire la chronique

le-premier-homme-coverLe premier homme (Albert Camus)

J’ai donc continué ma découverte des livres de Camus qu’il me reste à lire avec le manuscrit retrouvé avec lui lors de sa mort. (l’auteur est décédé dans un accident de voiture) C’est sa fille Catherine qui a finalement décidé de se pencher sur l’écriture horrible à déchiffrer de son père et qui l’a finalement publié dans les années 90. C’est très autobiographique mais je pense que si vous n’avez aucune connaissance sur l’auteur, vous ne vous en apercevrez pas forcément. J’ai ressenti un léger malaise à le lire jusqu’à ce que je me rappelle que j’avais de toute façon lu une biographie sur lui, alors les scrupules, poubelle, c’était déjà trop tard de toute façon. On sent à certaines tournures de phrases pas très fluides (rares mais qui choquent un peu quand on lit souvent l’auteur) que c’est bel et bien un brouillon. Camus y relate son enfance et c’est très touchant, en particulier les passages avec son instituteur. La reconnaissance envers ce dernier y est palpable. Les moments avec sa mère, qui était à moitié sourde-muette, sont assez bouleversants eux aussi. Mais au-delà de l’aspect autobiographique, l’auteur voulait nous montrer quelque chose, cet amour débordant qu’il a eu pour les siens et qui l’a façonné. Dommage qu’il n’ait pas pu le terminer pour y apporter une conclusion.

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Attention, monument littéraire ! Germinal, d’Émile Zola

germinal-zola-coverQuatrième de couverture

Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leur dissensions. Et, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, si Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre.

C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce : dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps – celui du renouveau.

Critique

Je pourrais tout simplement vous laisser avec la première partie du titre qui en dit déjà assez long, mais j’ai aussi beaucoup trop de choses à dire, alors vous ne vous contenterez pas seulement de l’appellation « monument littéraire », que vous ne retrouverez sûrement pas dans beaucoup de titres de mes chroniques, loin de là. C’est un sacré morceau (presque deux semaines pour le lire, car j’ai une vie maintenant je suis fatiguée), plutôt dense mais passionnant. Une fois qu’on le commence, on ne le lâche plus, même pas pour commencer une lecture plus légère en parallèle.

Avant qu’il y ait des petits sceptiques qui se disent « Bah oui, c’est Zola, quoi », il faut savoir que je n’ai lu qu’un seul livre de cet auteur, Au bonheur des dames, quand j’avais quatorze ans. Même si je l’avais trouvé pas mal à l’époque, je pense que je n’avais pas la maturité nécessaire pour l’apprécier à sa juste valeur (je me souviens avoir trouvé les descriptions un peu lourdes) et j’aimerais bien le relire avec mon cerveau actuel. J’ai quand même trouvé le moyen de perdre le bouquin sans que ça ne m’émeuve plus que ça à l’époque, et pourtant, j’aurais bien envie de me mettre des claques pour ma négligence aujourd’hui.

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