Bilan lectures #3 (janvier 2016)

Ce mois-ci, j’ai eu deux bonnes surprises (que j’ai bien évidemment chroniquées) mais aussi une lecture très laborieuse. (avec une chronique elle aussi…) Un gros coup de cœur s’est aussi profilé à la fin du mois, comme vous allez pouvoir le constater vu que tout est par ordre chronologique de lecture. Je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir lu plus que le mois dernier mais je trouve le bilan plutôt satisfaisant.  (bon, j’avoue, je n’ai pas compté, mais il est clair que bien plus de romans sont présents)

Chanson Douce (Leïla Slimani)

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Eichmann à Jérusalem (Hannah Arendt)

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albert-camus-une-vie-coverAlbert Camus, une vie (Olivier Todd)

Il s’agit d’une biographie sur mon auteur préféré. Pour être tout à fait honnête, c’est la première biographie que je lis. Et c’est une mine d’informations, c’est incroyable. Bien évidemment, Albert Camus n’est pas parfait, je le savais déjà, personne ne l’est. Mais je trouve que, même si on est complètement différents (il ne m’aurait jamais adressé la parole parce que je ne suis pas assez jolie, aha), on a aussi le même point de vue sur énormément de choses et j’ai aimé me sentir comprise tout le long de ma lecture. En choisissant cette biographie, j’avais un critère important : je ne voulais pas d’une vision manichéiste de l’homme et de l’écrivain. Et mon souhait a été exaucé par Olivier Todd : je n’ai quasiment pas vu de jugements de sa part. Il décrit la vie d’Albert Camus de façon vraiment neutre et le seul jugement ne pouvait venir que de moi-même. Une très bonne biographie que je conseille à ceux qui ont envie d’en savoir plus sur l’auteur.

Autour de ton cou (Chimamanda Ngozi Adichie)

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je-vais-bien-olivier-adam-coverJe vais bien, ne t’en fais pas (Olivier Adam)

Ce livre a finalement été une bonne surprise ! C’était pourtant très mal parti au début : arrivée à la première moitié du livre, je ne voyais strictement aucun intérêt à cette histoire et je pensais que la suite allait être affreusement banale. La deuxième moitié m’a prouvé le contraire et c’est tant mieux. J’ai aussi trouvé que l’auteur dépeignait une réalité plutôt froide mais réelle. Je me suis sentie touchée par certains thèmes abordés comme ça, l’air de rien, presque comme si l’auteur n’assumait pas de les développer, et il nous les balance à la figure en citant juste les faits, mais en ne rajoutant rien. Un livre qui, même s’il n’est clairement pas le livre du siècle (ni même de l’année), me donne envie de lire d’autres œuvres de cet auteur.

J’ai aussi lu des livres sur le féminisme adaptés pour les novices, cliquez ici

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Guerre et Paix, de Léon Tolstoï

guerre-et-paix-coverQuatrième de couverture

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La « Guerre » selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

Critique

Cinq mois. C’est le temps qu’il m’aura fallu pour lire ce livre. Non pas parce que les pavés de plus de 1000 pages me font forcément peur mais plutôt parce que cette lecture aura été un calvaire. Pour être plus précise, quatre mois et demi à lire la première moitié du livre, deux semaines supplémentaires pour finir la suite. J’ai été très mitigée sur cette lecture, plus dans le mauvais sens que dans le bon.

Et exceptionnellement, je ne peux pas noter ce livre car, certes, je l’aurais plus détesté que l’inverse mais il est aussi objectivement bon. Il m’est donc très difficile de lui attribuer une note car j’ai soit l’impression d’être trop sévère, soit d’être trop gentille avec un classique de cette envergure alors que je n’en ai pas non plus apprécié la lecture même si je reconnais certaines de ses qualités. Il est maintenant temps d’expliquer tout ce flou.

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