Le Silence de la mer, de Vercors

le-silence-de-la-mer-coverCritique

Oui, je passe directement à la critique car je trouve que les résumés de ce livre en disent trop longs et ça m’énerve. (je dis ça mais je vais faire la même chose…)

Vercors est en réalité le pseudonyme de Jean Bruller, résistant durant la Seconde Guerre Mondiale et fondateur des éditions de Minuit. (qui était à l’époque une maison d’édition clandestine) Il était surtout dessinateur avant la guerre. Il n’est pas très connu, à part pour cet ouvrage, alors qu’il a écrit plein d’autres nouvelles. Ce n’est pourtant pas avec ce livre que je l’ai connu : j’avais lu pour mon cours de français en seconde Zoo ou l’assassin philanthrope, adaptation théâtrale de son roman Les animaux dénaturés. Cette pièce de théâtre reste parmi mes favorites et j’aimerais beaucoup la relire, elle m’avait beaucoup marquée.

Ce recueil de nouvelles n’a pas fait exception ! Bien évidemment, c’est la première nouvelle, d’où le livre porte le nom, Le Silence de la mer, qui est la plus célèbre, bien qu’elle n’ait pas fait l’unanimité à l’époque. (mais on y reviendra) C’est l’histoire d’un officier allemand, Werner von Ebrennac, qui squatte (disons les choses comme elles sont !) une maison, celui d’un homme et de sa nièce. Celui-ci va se révéler étrangement amoureux de la France, pensant avec sincérité que de son invasion ne peut en découler que quelque chose de positif. Il essaye d’établir un contact avec ses hôtes, et il semble réellement gentil, mais une invasion reste une invasion : seul le silence lui répond.

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Autour de ton cou, de Chimamanda Ngozi Adichie

autour-de-ton-cou-coverQuatrième de couverture

Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute intercommunautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d’oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l’harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées… Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d’Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d’aujourd’hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l’expérience de l’émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d’humanité.

Critique

Je pensais commencer ma découverte des oeuvres de Chimamanda Ngozi Adichie par Americanah, qui, si vous suivez un peu la blogosphère, a rencontré un très grand succès. Il se trouve donc dans ma PAL mais je n’ai finalement pas commencé par celui-ci. J’ai acquis il n’y a pas longtemps Autour de ton cou, un recueil de nouvelles, en espérant avoir des lectures plus légères que les dernières que j’ai fait jusqu’à présent.

Légère par le format, mais pas par le contenu ! Dans ces nouvelles, on se trouve principalement au Nigeria et aux Etats-Unis, les principaux protagonistes étant (quasi) toutes des femmes nigérianes. On croit malheureusement (et ça m’arrive aussi encore de le penser) que les nouvelles ne peuvent pas être très développées et qu’il y a forcément un sentiment de frustration après les avoir lues. C’est probablement un stéréotype un peu naze et ce livre confirme qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

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