Bilan lectures #25 – mars 2019

Ce mois-ci, j’ai encore lu de façon assez diversifiée. Romans, essais, mangas, et même une biographie !

Ma première chronique du mois concerne un livre lu le mois dernier sur l’entraide (j’étais grave à la bourre) : lire la chronique

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une-bouche-sans-personne-coverUne bouche sans personne (Gilles Marchand) Lire la chronique

Bravo à l’auteur qui me fait aimer un récit que je n’ai pas trop l’habitude d’apprécier. (plutôt le contraire, même) Il réussit l’exploit d’être juste et drôle, touchant comme il faut. Lecture commune avec Une vie, des livres.

le-syndrome-de-l'autruche-coverLe syndrome de l’autruche (George Marshall) Lire la chronique

Un essai qui m’a fait grogner, transpirer, mais un essai intéressant tout de même. Si vous voulez connaître certains mécanismes qui nous font ignorer le changement climatique… Cet essai est pour vous.

ce-qu'il-reste-de-nos-rêves-coverCe qu’il reste de nos rêves (Flore Vasseur) Lire la chronique

Vous connaissez Aaron Swartz ? Moi, avant cette lecture, juste de nom. Grand défenseur de notre accès gratuit au savoir, l’autrice nous offre une biographie touchante sur cette homme méconnu, et probablement mal connu.

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Bilan lectures #24 – février 2019

Bonjour ! Heureuse de revenir ici car j’ai été assez ralentie par une migraine inexplicable qui a duré (dure depuis ?) quelques jours… Donc les écrans n’ont pas été ma priorité, ce qui explique aussi mon absence des blogs que je suis habituellement.

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Ce mois-ci, j’ai terminé ma lecture du challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres, du… mois de janvier et j’ai aussi lu celle de février.

Globalement, j’ai lu un peu de tout comme vous allez le voir. A part cette fin de mois qui aura été difficile pour moi, j’ai réussi à faire quelques lectures.

les-somnambules-coverLes Somnambules (Hermann Broch) Lire la chronique

Un livre intriguant, très intelligent mais qui m’aura pas mal pris la tête (j’ai cru pendant un moment être une petite merde). Mais je pense que ce livre est aussi l’apprentissage de l’acceptation de la non-compréhension de l’histoire à certains moments quand on lit un livre, ce que j’ai eu du mal à digérer. Lu pour le challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres.

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Bilan lectures #23 – janvier 2019

Ce mois-ci, j’ai un peu lu… mais pas que des livres ! Du coup, je vais vous partager mes lectures de revues vite fait, sinon ce bilan lectures ne contiendra pas grand chose…

Livres

éloge-du-ver-de-terre-coverÉloge du ver de terre (Christophe Gatineau)

Ce livre me faisait de l’œil sur les tables de ma librairie et en déambulant à la Foire du Livre de Brive, mon regard est tombé sur la table de l’auteur. Je regrette de ne pas avoir pu discuter plus longtemps avec lui, il est très sympathique, et son livre l’est aussi tout en étant très instructif. Je pense même que je le relirai ! Dans ce livre, on apprend le rôle absolument essentiel que joue le ver de terre pour la terre, comment il vit et quel est son statut actuel (une vaste blague). J’ai appris des choses sur l’agriculture et la permaculture que j’ignorais totalement (je veux en apprendre plus et j’ai fait des achats en ce sens mais je me suis rendue compte avec ce livre que je partais non seulement de loin, ça, je le savais, mais aussi de très très loin). J’ai beaucoup aimé le ton de l’auteur, qui n’a pas la langue dans sa poche et en plus, j’ai eu l’agréable impression qu’il parlait un peu comme moi (en étant meilleur écrivain que je ne le serai jamais). Il va aussi dialoguer, dans ce livre, avec un ver de terre imaginaire, mais est-il vraiment si imaginaire que ça ? Si les vers de terre pouvaient parler, ils auraient la même franchise envers nous, voire pire… (après tout, on les détruit, eux et leur habitat, ce ne serait que justice) J’ai été assez surprise sur son empathie envers les animaux et sur sa lucidité sur leur situation qui m’a fait beaucoup penser à l’antispécisme, que je relie plutôt aux vegans alors qu’il ne semble pas végétarien ? Et en plus, il a l’air de connaître un peu Aymeric Caron, je suis vraiment allée de surprise en surprise. Vous pouvez dire « Bouuuh, elle croit que les mangeurs de viande ne pensent pas vraiment aux animaux » et effectivement, je crois qu’ils n’y pensent pas assez, ou pas vraiment, ou pas du tout, mais pour lui, je n’ai pas du tout eu cette réflexion, surtout que je me suis carrément demandée s’il était végétarien ! En plus, ça avait l’air de relever du bon sens pour lui, je suis restée agréablement surprise, mais surtout surprise. Mais sachez qu’après renseignements, il n’est pas antispéciste, il réclame juste du bon sens. Bref, l’urgence soulevée par ce livre, c’est de sauver le ver de terre impérativement. Je vous conseille le site de l’auteur, Le Jardin Vivant, pour des renseignements plus généraux. Un livre à lire d’urgence ! (surtout pour le ver de terre, sa situation est ubuesque, vraiment)

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Bilan lectures de l’année 2018

Et voici venu le moment du traditionnel bilan lectures de l’année ! 2018 n’a pas toujours été satisfaisant niveau romans et j’avais bien peur que ça continue sur cette lancée, même si j’ai eu de très bonnes lectures aussi.

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Et puis est venu le choc. J’ai lu Aux origines de la décroissance et à partir de là, les lectures d’essais se sont enchaînées. Le bilan est beaucoup moins mitigé de ce côté car la majorité des essais lus m’ont beaucoup plu.

L’ensemble de mes lectures se sont véritablement étendues de janvier à novembre, le mois de décembre ayant été principalement consacrée à la relecture. Mais j’avais déjà de quoi faire avec mes lectures.

Voici déjà le top 10 de mes romans favoris lus cette année !

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Bilan lectures #22 – spécial relecture – novembre/décembre 2018

Peut-être que certains d’entre vous l’ont remarqué, mais j’ai zappé le bilan lectures du mois de novembre le mois dernier. Ceci pour une bonne raison : j’avais peu lu… Pour ma défense, les livres de Yuval Noah Harari sont très denses, et vers la fin du mois, ma capacité de concentration a fondu… Je crois que ce mois relecture en décembre était le soulagement que j’attendais ! A force de lire des essais (passionnants, certes), je crois que mon cerveau a pété un plomb. (des mauvaises langues diront que c’est pour ça que j’ai raté mes études – c’est pas faux, mais ta gueule quand même)

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Cet article sera donc organisé différemment. Il n’y a pas que des relectures en décembre, donc ça tombe bien. Les relectures seront quand même à l’honneur dans cet article en premier, suivront mes lectures habituelles.

Relectures !

Le non de Klara (Soazig Aaron) Lire la chronique

Un livre sur une femme assez singulière qui ne ressort pas d’Auschwitz de la manière que l’on pourrait croire. Les émotions fortes ont été une nouvelle fois au rendez-vous !

le-petit-prince-coverLe Petit Prince (Antoine de Saint-Exupéry)

Je sens que je ne vais pas passer trois plombes sur ce livre, tout le monde le connaît. Plutôt à destination des enfants, même si certaines références ne leur sont clairement pas accessibles. A destination des enfants en premier lieu, donc, mais j’ai surtout envie de le distribuer dans la gueule de certains adultes. En même temps, l’auteur nous rappelle des valeurs élémentaires que les humains, et les adultes surtout, ont oublié. Finalement, les enfants peuvent faire preuve d’un bon sens qu’on balaye d’un revers de la main méprisant. Seulement, relire Le Petit Prince m’a rappelé à quel point je pouvais aussi trouver les adultes bizarres et stupides quand j’étais gosse, mais j’ai aussi noté une évolution qui m’a déplu. Quand j’ai lu ce roman pour la première fois, j’avais 18 ans, alors que tout le monde l’avait déjà lu. Je comprenais encore à cet âge-là énormément des interrogations du Petit Prince, signe que j’étais encore proche de l’enfance. Cette fois-ci, je me suis sentie plus distante. (ça y est, je suis une connasse d’adulte !) Si j’étais toujours bien d’accord sur certaines choses, je me suis sentie incapable de le rejoindre sur un-deux éléments… Ça m’a fait bizarre ! Et je me suis sentie un peu honteuse aussi. Dans tous les cas, ça ne fait pas de mal de relire ce classique qui a bien mérité sa place dans le Panthéon des meilleurs livres de tous les temps.

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Bilan lectures #21 – octobre 2018

Comme je vous avais déjà dit le mois dernier, je n’ai lu que des essais ! Ma soif d’apprendre me fait mettre les romans de côté pour le moment. (mais ne pensez pas que c’est définitif, loin de là) Sans avoir été convaincue par tout ce que j’ai lu, j’ai aussi appris pas mal de choses. Ces lectures m’obligent aussi à exercer mon esprit critique, et c’est pour ça que, en plus de ne pas avoir envie de lire des romans, je ne suis pas du tout dans l’optique de les lire, je les jugerais avec des arguments un peu trop froids, et ce n’est pas comme ça qu’on juge la littérature.

Bref, voici mes lectures du mois !


le-cauchemar-pavillonnaire-coverLe Cauchemar pavillonnaire (Jean-Luc Debry)

Je crois bien que c’est le premier essai de l’année qui m’a déçue ! Pourtant, vu le sujet, ça aurait carrément pu fonctionner entre nous. Comme son nom l’indique très bien, l’auteur nous parle des pavillons, de ce rêve de la classe moyenne, ou des classes moins élevées qui aimeraient en faire partie. L’acquisition d’un pavillon est une façon de signer sa place dans la société, société qui est individualiste, et dont le rêve principal, qui englobe cette acquisition d’un pavillon, est d’acquérir le plus de marchandises possible. La société est extrêmement limitée, dans le sens où il n’y a qu’une seule façon de se réaliser, une seule façon de réussir sa vie. La solidarité entre individus ? Tout aura été fait pour qu’elle disparaisse du champ social. Au-delà de cette analyse très pertinente, j’ai apprécié qu’il nous parle de l’historique des classes moyennes, comment elles sont apparues, et surtout… pourquoi. Voilà une partie du livre qui échappe d’ailleurs à ma critique principale. Il parlera aussi d’autres structures, comme l’autoroute et les chaînes hôtelières, qui participent d’autant plus à cette organisation de notre société contemporaine qui n’a qu’un seul but : la consommation, saupoudrée de compétition par-dessus le marché. Une véritable entreprise d’individualisation et de formatage, qui s’en ressent donc aussi sur notre environnement sensiblement identique où qu’on aille. Après tout ça, vous vous dîtes sûrement que c’est un sujet qui me plaît. Exact, c’est en effet quelque chose qui me parle et j’ai apprécié certains aspects de cet essai, là n’est pas la question. Non, le problème, c’est la forme. Ce ton pamphlétaire, cette façon d’avancer ses arguments de manière caricaturale, c’était obligé ? J’ai trouvé ça tout bonnement insupportable par moments, ce mépris des bourgeois, certes, mais aussi de cette classe moyenne qu’il dénonce et pourtant, il raconte bien comment les gens sont englués dans cette vision des choses. (il n’aime pas les sportifs, ça, j’ai bien compris) Je n’ai vraiment pas apprécié, j’ai levé les yeux au ciel de nombreuses fois, malgré un propos qui aurait pu être pertinent. Mais avec cette façon de s’exprimer, ça décrédibilise le propos. (surtout au début du livre) Pourtant, il offre une analyse vraiment intéressante, mais bon…

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Bilan lectures #20 – septembre 2018

Un bilan lectures sous le signe des essais… et ce sera pareil le mois prochain ! C’est la frénésie en ce moment, je n’arrive pas à me retenir. Et les essais sont loin de composer la majorité de ma PAL… Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle ou si ça veut surtout dire que je vais immanquablement en acheter d’autres… Ahem…

J’ai lu des choses assez diversifiées au niveau du thème comme vous allez le voir.

revenu-de-base-coverRevenu de base, un outil pour construire le XXIe siècle / comment le financer ? (Collectif du Mouvement Français pour un Revenu de Base)

Le revenu de base est un sujet qui fait parler, et pas forcément de la bonne façon. Plus d’un an après la présidentielle, où l’idée a enfin été présentée politiquement par Benoît Hamon, candidat du PS (j’aurais voté pour toi, mec, si t’avais quitté ces guignols avant), ça commençait à me titiller d’entendre un peu tout et n’importe quoi dessus, alors j’ai voulu en avoir le cœur net. Mais je ne savais pas vers quel livre me tourner, bien que les éditions du Détour aient attiré mon œil sur leur bouquin sur le sujet. Mais finalement, en faisant un tour dans ma librairie, j’ai repéré ces deux-là qui me semblaient complémentaires. (ils ont été écrits pour, vous me direz) Le premier aborde tout simplement les principes du revenu de base. Pourquoi le proposer ? Le revenu de base n’est pas là pour que les glandeurs puissent glander, contrairement à ce que disent certaines mauvaises langues : il est là avant tout pour construire un nouveau projet de société. Ne pas donner la priorité à un boulot, accorder du temps à autre chose qui est aujourd’hui dénigrée parce que ce n’est pas rémunéré, alors que c’est aussi un travail… mais on a aussi le droit de se faire du bien ! Prendre soin de nous, et pas forcément de la manière dont la société voudrait qu’on le fasse, où tout est toujours sujet à l’utilitaire. Remettre donc en cause les valeurs qu’on attribue au sacro-saint emploi. Sans compter les problèmes écologiques soulevés… C’est bien beau tout ça, mais un autre point me rendait sceptique, et je ne suis pas la seule : le financement du revenu de base. Est-ce au moins possible ? Très probablement, mais si vous voulez mon avis, ce ne sera le cas qu’avec un petit montant (aux alentours de 500-600€). Donc, je vous laisse le deviner : il faudra bien sûr bosser pour vivre un minimum ! Alors, le mythe des fainéants, hein… Alors, à quoi sert ce revenu de base, dans le fond ? A ce que tu ne sois pas dans la dèche complète si tu viens à perdre ton emploi, à ne pas avoir de contraintes administratives, et encore moins de pression de trouver un boulot genre là, maintenant, tout de suite. Chacun a le droit d’avoir un toit sur la tête, de quoi manger, se laver et s’habiller. Tu peux aussi choisir ton emploi, négocier plus facilement tes conditions de travail… Si j’ai eu quelques petites réserves à certains moments sur les sources de financement, c’est encore en discussion au sein du MFRB (Mouvement Français pour un Revenu de Base), notamment au niveau de la somme versée mensuellement et des allocations sauvegardées (même si j’ai cru comprendre dans un article que le Medef aimerait bien qu’elles disparaissent toutes… Non, sauf si tu veux créer un autre monde inégalitaire, et il en est hors de question pour le MFRB). Le débat reste ouvert, et les suggestions de chacun peuvent faire avancer le sujet. Il est clair que ce n’est pas sur un plateau de télévision en 10 minutes que tu peux expliquer le financement du revenu de base…

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Bilan lectures #19 – août 2018

Des lectures assez variées ce mois-ci, je dois l’admettre ! Si on sent que ce mois-ci (et les mois suivants, c’est sûr, je vais encore découvrir des choses en lisant des essais et autres livres informatifs), l’influence d’autre chose que des romans s’est fait sentir, je ne peux pas non plus complètement m’en détacher. Par contre, je sens une frustration de ne pas pouvoir lire plus vite, et donc plus, mais pas à cause d’une pression ou que sais-je, mais parce que j’ai soif d’apprendre et que j’ai hâte de lire mes nouveaux livres !

Chez soi (Mona Chollet) Lire la chronique

Une relecture qui fait du bien ! L’autrice nous offre un essai intéressant et pertinent sur notre lien à notre chez soi, et comment celui-ci n’est pas forcément adapté… Un livre accessible à tout le monde, où elle aborde des problématiques qui vous parleront, en particulier si vous êtes un casanier.

vivre-la-simplicite-volontaire-coverVivre la simplicité volontaire (Collectif)

Ce recueil d’interviews a été publié chez Le pas de côté et L’échappée. On trouve en son sein nombre de témoignages de personnes ayant choisi la simplicité volontaire. Elles le vivent à différents degrés, ainsi que le montre les catégories choisies pour les répertorier (sachant qu’une interview peut finir dans plusieurs catégories aussi, mais a paru plus pertinente dans une seule d’entre elles – bon ok, fallait faire aussi un choix). On a ainsi « Se modérer » (la catégorie qui m’a le plus parlé) où les gens ayant fait ce choix se trouvent divisés entre deux pôles, « la vie réelle » (au sens où ils ont un travail classique) et « l’utopie » (la décroissance). « Déserter » est l’expression des personnes qui se sont entièrement coupées de la société, pas forcément toujours en autarcie, mais presque. Elles l’ont fait parce qu’elles ont elles-mêmes subi une simplicité involontaire, ont été élevées dans ces valeurs ou se rebellent contre celles de la société. « Militer » est, comme son nom l’indique, le moyen d’action des gens qui vivent la simplicité volontaire et qui s’impliquent dans des activités collectives (et souvent bien plus que leurs contemporains !) Ils luttent comme ils peuvent contre la publicité, le nucléaire (si vous connaissez de bons ouvrages sur la question d’ailleurs…), l’industrialisation de l’agriculture bio… « Bifurquer », c’est le nom de la catégorie de personnes dont on n’aurait pas forcément deviné le changement de vie de par leurs anciens métiers. Souvent très bien intégrés dans la société et pratiquant des métiers valorisants, voilà qu’ils laissent tout tomber grâce à un élément déclencheur (une dépression, une lecture, une catastrophe naturelle, etc). On retrouve dans « Oeuvrer » les personnes qui refusent de faire un travail aliénant, souvent rémunéré, s’attelant ainsi à faire des choses de leur main, à retourner à la terre pour certains, à exécuter des travaux artisanaux et traditionnels pour d’autres, voire à en remettre au goût du jour (je ne m’attendais pas forcément à voir ressurgir le parchemin…). J’ai trouvé ça très intéressant (ne vous attendez pas forcément à ce que tout soit facile), mais j’ai juste deux objections en tête :

  • Certains ne considèrent pas avoir coupé le contact avec les gens, vu qu’ils en créent d’autres avec leur voisinage ou d’autres personnes proches de leurs idées qui ne sont pas trop loin géographiquement. Mais en fait, pour moi, si. Appelez-moi grosse égoïste, et c’est probablement le cas, mais Internet, si décrié, me permet de rencontrer des gens avec qui je m’entends, qui sont bienveillants, contrairement à la vie réelle. Ces liens sont essentiels pour moi, et rien ne pourra remplacer ça. De plus, quid de la famille, des quelques personnes qui nous sont sympathiques sans plus ? On balaie tout ? Après, on n’aura un jour plus le choix…
  • Un autre problème a surgi tout de suite : ce genre de vie nécessite d’être en bonne santé. Excusez-moi, mais pour cultiver un potager, cela nécessite de ne pas avoir un de ses genoux « pétés » comme moi. Bref, que fait-on des non-valides ? Je n’en suis pas une mais je peux observer ce problème rien qu’avec mon petit souci de rien du tout, mais qui m’empêche de plier le genou sans avoir super mal, et donc de me mettre à genoux, accroupie… On ne peut pas juste se couper de la société comme ça. On ne peut juste pas vivre décemment par nous-mêmes si on n’est pas en forme. Est-ce que cette question est soulevée quelque part ?

Je fais ma chiante, mais en vrai, ce livre est vraiment très intéressant et amène à réfléchir sur nous-mêmes et à nous donner des idées, car il faudra bien modifier notre mode de vie. Mais pour moi, les choses ne sont pas si simples. (et encore, je n’ai pas abordé la question des oppressions, celle de la répartition des tâches homme-femme, etc)

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Bilan lectures #18 (juin-juillet 2018)

Me voici à nouveau avec un bilan bimensuel ! Je dois avouer que le mois de juin ne fut vraiment pas fructueux et j’allais pas faire un article pour rien. Je parlerai un peu plus en détail du pourquoi du comment de mes lectures à la fin de l’article, alors c’est parti !

Auprès de moi toujours (Kazuo Ishiguro) Lire la chronique

Kazuo Ishiguro est prix Nobel 2017 mais ce n’est pas pour ça que je voulais le lire, j’avais ce roman dans ma PAL bien avant qu’il n’obtienne ce prix. Ce fut une histoire un peu différente de ce à quoi je m’attendais, avec une écriture qui pourra sûrement en rebuter certains, mais ce ne fut pas mon cas, j’ai trouvé cette vie quotidienne d’enfants à part très intéressante.

petit-manuel-de-résistance-contemporaine-coverPetit manuel de résistance contemporaine (Cyril Dion)

Je rentrerai plus dans les détails plus loin, mais en gros, j’avais besoin de cette lecture. Dans cet ouvrage, Cyril Dion, co-fondateur du mouvement Colibris (mais si, Pierre Rabhi, tout ça, vous savez), nous explique vers quoi on se dirige et en quoi il est urgent de changer nos modes de vie. Pas forcément pour changer le cours des choses (il est probablement trop tard) mais au moins pour être paré pour survivre aux conséquences. Et pas des moindres : le réchauffement climatique, la raréfaction des ressources, l’augmentation de la population sur la planète (mais faîtes quand même des gosses, qu’ils disent !)… Je sais ce que vous vous dîtes : encore un énième livre sur l’écologie, à vouloir nous culpabiliser, blablabla. Je l’ai trouvé assez différent de ce qu’on peut trouver, surtout quand on est un peu paumé comme moi. Pour les personnes qui s’intéressent déjà au sujet, vous risquez de ne pas forcément trouver chaussure à votre pied mais pour ceux qui, comme moi, n’y connaissent rien, ce livre est vraiment super ! Il contient quasiment toutes les réponses à mes questions, ça m’a clarifié mon esprit confus. Le livre est vraiment très bien structuré et amène une idée intéressante : quelles histoires nous racontent-on pour entretenir le mythe de cette société ? C’est vraiment très instructif… De plus, il est justement non-culpabilisant : il nous apprend à faire des choses par nous-mêmes, petit à petit, et nous dit aussi que politiquement parlant, il va falloir faire quelque chose aussi…

Je vous laisse avec deux chroniques qui en parlent bien mieux que je ne pourrais le faire :

Si vous avez des suggestions d’ouvrages en rapport avec ce thème, je suis toute ouïe, car je suis un peu perdue.

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Bilan lectures #17 – mai 2018

Ce mois fut assez difficile pour moi ! Je ne trouve d’ailleurs pas que j’ai lu grand-chose, j’avais du mal à avancer dans mes lectures, notamment dans mes essais. (dont je vous ferai un topo plus tard) Mes appréciations furent d’ailleurs assez diversifiées, et on ne va pas commencer par la meilleure !


Les derniers jours de Rabbit Hayes (Anna McPartlin) Lire la chronique

Voilà un livre auquel je n’aurais pas prêté grande attention si celui-ci n’avait pas soulevé un point qui me paraît important en littérature : le devoir de recherche pour mieux informer ses lecteurs. N’est pas Zola qui veut mais il ne faut pas exagérer, un moteur de recherche était suffisant. On l’aura compris, cette lecture m’aura mise en colère.

je-fais-de-ma-vie-un-grand-projet-coverJe fais de ma vie un grand projet (Guillaume Fond)

Oui, vous avez bien remarqué : il s’agit d’un livre de développement personnel. D’habitude, je déteste ça et je les critique et m’en moque pas mal. Certains vont te culpabiliser de ne pas faire tous leurs exercices qui vont bien évidemment « te changer la vie », et faudra pas venir pleurer si tu n’y arrives pas, après tout, tu n’as pas fait l’exercice p.58 paragraphe 2. Vous croyez que j’exagère ? Dans certains livres de DP (développement personnel), c’est beaucoup ça. Celui-là est différent. Je l’ai découvert grâce à Babitty Lapina qui en a fait une chronique. Peu convaincue par les livres de DP, celui-ci me paraissait un peu plus adapté à mes attentes : en effet, l’auteur, un psychiatre, nous propose des solutions un peu plus concrètes. Il va nous parler du rôle de l’alimentation, va tenter de nous inculquer une vision moins rigoriste et fataliste de certains aspects de nos vies. Il abordera aussi le rôle de la lumière (qui a un rôle assez important sur mon humeur), de l’imagination, de la communication non violente. S’il y a deux passages où j’ai grincé des dents et où il manque clairement d’empathie et de réalisme à mon goût (si vous êtes une victime de viol, passez votre chemin), je le trouve globalement assez ouvert. Il offre aussi une définition des différents spécialistes que vous pouvez consulter ainsi qu’une définition des médicaments et de leur rôle. Je vous conseille de jeter un coup d’oeil à la chronique de Babitty Lapina pour en savoir plus.

L’Assommoir (Emile Zola) Lire la chronique

Une valeur sûre me diriez-vous, mais j’ai l’habitude de me méfier maintenant de n’importe quel classique. Mais je pense qu’avec Zola, cette précaution est bien inutile. J’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Gervaise et savouré la description du monde populaire du Second Empire à Paris. Les descriptions sont toujours aussi pertinentes et immersives.

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