Bilan lectures #29 – juillet 2019

Un bilan satisfaisant ! Plus que satisfaisant même. Un coup de coeur côté romans et un autre qui n’en est pas loin, que demander de plus ? Côté essais, je ne peux pas dire non plus que j’ai été en reste. Même s’il m’est arrivé de grincer des dents, j’ai clairement beaucoup aimé mes lectures. Je suis vraiment très contente de ce mois de juillet, que je vous présente dès maintenant.

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Ainsi soit-elle (Benoîte Groult)

En fait, je l’avais entamé au mois de juin. Livre féministe dont la chronique est d’ailleurs prévue le mois prochain !

Ces hommes qui m’expliquent la vie (Rebecca Solnit)

J’attends de lire La mère de toutes les questions de la même autrice avant de vous en faire un retour, mais même si ça prend du temps, vous aurez une chronique sur ces deux livres !

Plutot_couler_en_beaute-coverPlutôt couler en beauté que flotter sans grâce (Corinne Morel Darleux)

Je tournais autour de ce livre à la librairie et c’est l’avis de La page qui marque qui m’a convaincue de passer le cap de l’achat. Comme elle, je ne regrette pas ! Si vous vous intéressez à l’effondrement, vous n’apprendrez sûrement rien, et d’ailleurs, ce n’est pas l’objectif de ce livre. Après tout, le sous-titre est « Réflexions sur l’effondrement », donc on comprend bien qu’il y a une portée personnelle, et c’est d’ailleurs bien tout ce qu’il y a ! Mais attention, il est aussi plaisant car il soulève des sujets que les grands chantres de l’effondrement ont tendance à oublier, et je pense notamment au volet social. L’autrice pointe aussi du doigt ce qui ne va pas dans notre société, mais pas qu’au plan matériel : il s’agit aussi de notre mentalité (qui fait qu’on en est principalement là aujourd’hui) par rapport à nous-mêmes, aux animaux et à la nature, à tout ce qui nous entoure, quoi. L’intérêt (vital) de ne pas aller trop vite, de prendre son temps… De plus, même si elle fait appel à plusieurs références, deux d’entre elles reviennent souvent : le navigateur Bernard Moitessier (au travers duquel elle interroge la désobéissance civile) mais aussi le roman Les Racines du ciel de Romain Gary… que j’ai lu ! Absolument ravie qu’il rentre en compte dans son analyse. C’est un petit livre plein de réflexions assez utile pour celles et ceux qui n’arrivent pas à voir au-delà du discours catastrophiste de certains collapsologues. Je le relirai sûrement car il m’a fait du bien, je me suis sentie moins seule et en plus, l’autrice est bienveillante !

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Bilan lectures #28 – spécial mois américain – juin 2019

J’ai lu mes lectures d’auteurs américains ! J’en ai pas lu autant que l’aperçu que vous avez dans cet article mais c’est un peu normal. Je n’ai pas privilégié les pavés pour pouvoir découvrir le plus de choses possibles.

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C’est parti pour le bilan !


tous-les-hommes-du-roi-coverTous les hommes du roi (Robert Penn Warren) Lire la chronique

Un grand roman, où le pire de la politique et le grand chamboulement des émotions se mêlent. Willie Stark devient gouverneur de son Etat et malgré sa bonne volonté, il n’échappera pas à la corruption. Ce roman est tellement puissant, pour en savoir plus, lisez ma chronique… ou lisez le livre, vous ne le regretterez pas.

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Bilan lectures #27 – mai 2019

J’ai été plus motivée pour m’occuper du blog, visiblement… Et en plus de vous avoir offert quelques chroniques/articles, j’ai aussi d’autres lectures à vous présenter !

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Une grande diversité de lectures… ce qui ne sera pas le cas le mois prochain ! Vous le comprendrez plus ou moins en fin d’article…

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Traité d’économie hérétique (Thomas Porcher)

Ce petit livre est un basique pour comprendre un peu mieux l’économie et déjouer certains clichés. Vous l’avez probablement remarqué (difficile d’y échapper de toute façon…) mais c’est la logique capitaliste qui domine le débat économique au point de faire l’unanimité partout dans la presse généraliste. L’économiste va démonter nombre de stéréotypes (notamment par rapport à la fonction publique qui coûte si cheeer) et va souligner quelque chose qui est peu réalisé par la majorité des gens car on nous le cache : les fameux experts… ne le sont pas forcément. Ils n’ont souvent pas de diplôme ou eu un cursus dans le domaine de l’économie, ce qui paraît être un peu arrogant à souligner, mais le problème, ce n’est même pas qu’ils se sont construit une culture économique crédible car ils sont en réalité d’une incompétence crasse (par contre, ils sont très bons pour faire croire le contraire et en manipulation communication auprès du grand public). Bref, de nombreux sujets sont abordés au sein de ce livre. Si vous vous y connaissez un peu en économie et dans l’actualité de celle-ci, ça ne vous apprendra rien (au mieux, ça peut servir de rappel). Si, par contre, vous vous sentez maladroit sur le sujet, je vous le conseille, c’est vraiment un bon livre pédagogique, vous ne serez pas largués.

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Bilan lectures #26 – avril 2019

Salut ! Comme vous l’avez remarqué, j’ai été complètement absente ce mois-ci, j’ai été trois semaines malade et je suis allée une semaine chez ma soeur. (comment ça, on est allées à la librairie ? Je ne vois pas de quoi vous parlez) Je n’ai pas autant lu que je ne l’aurais voulu, j’ai avancé dans aucun projet par ailleurs.

bilan-lectures-avrilMalgré tout, en ce début de mois, à défaut d’avoir un cerveau opérationnel, j’ai quand même pris une décision rationnelle : j’ai enfin abandonné Questions de sociologie de Pierre Bourdieu. Pas que je ne le lirai plus jamais le monsieur (pas comme si j’avais trois autres livres de lui dans ma PAL…) mais celui-ci est complètement hors de ma portée et je me voilais la face en me disant que j’allais le continuer un jour. Mais soyons clairs, je n’en ai pas très envie et j’avais déjà eu beaucoup de mal à en lire la moitié. C’est un livre spécialisé sur des questions de sociologie comme vous l’avez compris, et si on ne connaît pas du tout ce domaine, on peut vite se sentir perdu et ne rien comprendre. Du coup, voilà, c’est enfin officiel dans ma tête. (je vous conseille La domination masculine de cet auteur, bien que ce ne soit pas forcément le livre sur la question le plus accessible de tous, aha)

Passons à mes lectures du mois que je n’ai pas abandonné, même si ça a été assez dur d’avancer les deux premières semaines du mois, au point d’en avoir lu qu’un seul durant cette période.

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Bilan lectures #25 – mars 2019

Ce mois-ci, j’ai encore lu de façon assez diversifiée. Romans, essais, mangas, et même une biographie !

Ma première chronique du mois concerne un livre lu le mois dernier sur l’entraide (j’étais grave à la bourre) : lire la chronique

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une-bouche-sans-personne-coverUne bouche sans personne (Gilles Marchand) Lire la chronique

Bravo à l’auteur qui me fait aimer un récit que je n’ai pas trop l’habitude d’apprécier. (plutôt le contraire, même) Il réussit l’exploit d’être juste et drôle, touchant comme il faut. Lecture commune avec Une vie, des livres.

le-syndrome-de-l'autruche-coverLe syndrome de l’autruche (George Marshall) Lire la chronique

Un essai qui m’a fait grogner, transpirer, mais un essai intéressant tout de même. Si vous voulez connaître certains mécanismes qui nous font ignorer le changement climatique… Cet essai est pour vous.

ce-qu'il-reste-de-nos-rêves-coverCe qu’il reste de nos rêves (Flore Vasseur) Lire la chronique

Vous connaissez Aaron Swartz ? Moi, avant cette lecture, juste de nom. Grand défenseur de notre accès gratuit au savoir, l’autrice nous offre une biographie touchante sur cette homme méconnu, et probablement mal connu.

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Bilan lectures #24 – février 2019

Bonjour ! Heureuse de revenir ici car j’ai été assez ralentie par une migraine inexplicable qui a duré (dure depuis ?) quelques jours… Donc les écrans n’ont pas été ma priorité, ce qui explique aussi mon absence des blogs que je suis habituellement.

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Ce mois-ci, j’ai terminé ma lecture du challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres, du… mois de janvier et j’ai aussi lu celle de février.

Globalement, j’ai lu un peu de tout comme vous allez le voir. A part cette fin de mois qui aura été difficile pour moi, j’ai réussi à faire quelques lectures.

les-somnambules-coverLes Somnambules (Hermann Broch) Lire la chronique

Un livre intriguant, très intelligent mais qui m’aura pas mal pris la tête (j’ai cru pendant un moment être une petite merde). Mais je pense que ce livre est aussi l’apprentissage de l’acceptation de la non-compréhension de l’histoire à certains moments quand on lit un livre, ce que j’ai eu du mal à digérer. Lu pour le challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres.

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Bilan lectures #23 – janvier 2019

Ce mois-ci, j’ai un peu lu… mais pas que des livres ! Du coup, je vais vous partager mes lectures de revues vite fait, sinon ce bilan lectures ne contiendra pas grand chose…

Livres

éloge-du-ver-de-terre-coverÉloge du ver de terre (Christophe Gatineau)

Ce livre me faisait de l’œil sur les tables de ma librairie et en déambulant à la Foire du Livre de Brive, mon regard est tombé sur la table de l’auteur. Je regrette de ne pas avoir pu discuter plus longtemps avec lui, il est très sympathique, et son livre l’est aussi tout en étant très instructif. Je pense même que je le relirai ! Dans ce livre, on apprend le rôle absolument essentiel que joue le ver de terre pour la terre, comment il vit et quel est son statut actuel (une vaste blague). J’ai appris des choses sur l’agriculture et la permaculture que j’ignorais totalement (je veux en apprendre plus et j’ai fait des achats en ce sens mais je me suis rendue compte avec ce livre que je partais non seulement de loin, ça, je le savais, mais aussi de très très loin). J’ai beaucoup aimé le ton de l’auteur, qui n’a pas la langue dans sa poche et en plus, j’ai eu l’agréable impression qu’il parlait un peu comme moi (en étant meilleur écrivain que je ne le serai jamais). Il va aussi dialoguer, dans ce livre, avec un ver de terre imaginaire, mais est-il vraiment si imaginaire que ça ? Si les vers de terre pouvaient parler, ils auraient la même franchise envers nous, voire pire… (après tout, on les détruit, eux et leur habitat, ce ne serait que justice) J’ai été assez surprise sur son empathie envers les animaux et sur sa lucidité sur leur situation qui m’a fait beaucoup penser à l’antispécisme, que je relie plutôt aux vegans alors qu’il ne semble pas végétarien ? Et en plus, il a l’air de connaître un peu Aymeric Caron, je suis vraiment allée de surprise en surprise. Vous pouvez dire « Bouuuh, elle croit que les mangeurs de viande ne pensent pas vraiment aux animaux » et effectivement, je crois qu’ils n’y pensent pas assez, ou pas vraiment, ou pas du tout, mais pour lui, je n’ai pas du tout eu cette réflexion, surtout que je me suis carrément demandée s’il était végétarien ! En plus, ça avait l’air de relever du bon sens pour lui, je suis restée agréablement surprise, mais surtout surprise. Mais sachez qu’après renseignements, il n’est pas antispéciste, il réclame juste du bon sens. Bref, l’urgence soulevée par ce livre, c’est de sauver le ver de terre impérativement. Je vous conseille le site de l’auteur, Le Jardin Vivant, pour des renseignements plus généraux. Un livre à lire d’urgence ! (surtout pour le ver de terre, sa situation est ubuesque, vraiment)

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Bilan lectures de l’année 2018

Et voici venu le moment du traditionnel bilan lectures de l’année ! 2018 n’a pas toujours été satisfaisant niveau romans et j’avais bien peur que ça continue sur cette lancée, même si j’ai eu de très bonnes lectures aussi.

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Et puis est venu le choc. J’ai lu Aux origines de la décroissance et à partir de là, les lectures d’essais se sont enchaînées. Le bilan est beaucoup moins mitigé de ce côté car la majorité des essais lus m’ont beaucoup plu.

L’ensemble de mes lectures se sont véritablement étendues de janvier à novembre, le mois de décembre ayant été principalement consacrée à la relecture. Mais j’avais déjà de quoi faire avec mes lectures.

Voici déjà le top 10 de mes romans favoris lus cette année !

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Bilan lectures #22 – spécial relecture – novembre/décembre 2018

Peut-être que certains d’entre vous l’ont remarqué, mais j’ai zappé le bilan lectures du mois de novembre le mois dernier. Ceci pour une bonne raison : j’avais peu lu… Pour ma défense, les livres de Yuval Noah Harari sont très denses, et vers la fin du mois, ma capacité de concentration a fondu… Je crois que ce mois relecture en décembre était le soulagement que j’attendais ! A force de lire des essais (passionnants, certes), je crois que mon cerveau a pété un plomb. (des mauvaises langues diront que c’est pour ça que j’ai raté mes études – c’est pas faux, mais ta gueule quand même)

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Cet article sera donc organisé différemment. Il n’y a pas que des relectures en décembre, donc ça tombe bien. Les relectures seront quand même à l’honneur dans cet article en premier, suivront mes lectures habituelles.

Relectures !

Le non de Klara (Soazig Aaron) Lire la chronique

Un livre sur une femme assez singulière qui ne ressort pas d’Auschwitz de la manière que l’on pourrait croire. Les émotions fortes ont été une nouvelle fois au rendez-vous !

le-petit-prince-coverLe Petit Prince (Antoine de Saint-Exupéry)

Je sens que je ne vais pas passer trois plombes sur ce livre, tout le monde le connaît. Plutôt à destination des enfants, même si certaines références ne leur sont clairement pas accessibles. A destination des enfants en premier lieu, donc, mais j’ai surtout envie de le distribuer dans la gueule de certains adultes. En même temps, l’auteur nous rappelle des valeurs élémentaires que les humains, et les adultes surtout, ont oublié. Finalement, les enfants peuvent faire preuve d’un bon sens qu’on balaye d’un revers de la main méprisant. Seulement, relire Le Petit Prince m’a rappelé à quel point je pouvais aussi trouver les adultes bizarres et stupides quand j’étais gosse, mais j’ai aussi noté une évolution qui m’a déplu. Quand j’ai lu ce roman pour la première fois, j’avais 18 ans, alors que tout le monde l’avait déjà lu. Je comprenais encore à cet âge-là énormément des interrogations du Petit Prince, signe que j’étais encore proche de l’enfance. Cette fois-ci, je me suis sentie plus distante. (ça y est, je suis une connasse d’adulte !) Si j’étais toujours bien d’accord sur certaines choses, je me suis sentie incapable de le rejoindre sur un-deux éléments… Ça m’a fait bizarre ! Et je me suis sentie un peu honteuse aussi. Dans tous les cas, ça ne fait pas de mal de relire ce classique qui a bien mérité sa place dans le Panthéon des meilleurs livres de tous les temps.

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Bilan lectures #21 – octobre 2018

Comme je vous avais déjà dit le mois dernier, je n’ai lu que des essais ! Ma soif d’apprendre me fait mettre les romans de côté pour le moment. (mais ne pensez pas que c’est définitif, loin de là) Sans avoir été convaincue par tout ce que j’ai lu, j’ai aussi appris pas mal de choses. Ces lectures m’obligent aussi à exercer mon esprit critique, et c’est pour ça que, en plus de ne pas avoir envie de lire des romans, je ne suis pas du tout dans l’optique de les lire, je les jugerais avec des arguments un peu trop froids, et ce n’est pas comme ça qu’on juge la littérature.

Bref, voici mes lectures du mois !


le-cauchemar-pavillonnaire-coverLe Cauchemar pavillonnaire (Jean-Luc Debry)

Je crois bien que c’est le premier essai de l’année qui m’a déçue ! Pourtant, vu le sujet, ça aurait carrément pu fonctionner entre nous. Comme son nom l’indique très bien, l’auteur nous parle des pavillons, de ce rêve de la classe moyenne, ou des classes moins élevées qui aimeraient en faire partie. L’acquisition d’un pavillon est une façon de signer sa place dans la société, société qui est individualiste, et dont le rêve principal, qui englobe cette acquisition d’un pavillon, est d’acquérir le plus de marchandises possible. La société est extrêmement limitée, dans le sens où il n’y a qu’une seule façon de se réaliser, une seule façon de réussir sa vie. La solidarité entre individus ? Tout aura été fait pour qu’elle disparaisse du champ social. Au-delà de cette analyse très pertinente, j’ai apprécié qu’il nous parle de l’historique des classes moyennes, comment elles sont apparues, et surtout… pourquoi. Voilà une partie du livre qui échappe d’ailleurs à ma critique principale. Il parlera aussi d’autres structures, comme l’autoroute et les chaînes hôtelières, qui participent d’autant plus à cette organisation de notre société contemporaine qui n’a qu’un seul but : la consommation, saupoudrée de compétition par-dessus le marché. Une véritable entreprise d’individualisation et de formatage, qui s’en ressent donc aussi sur notre environnement sensiblement identique où qu’on aille. Après tout ça, vous vous dîtes sûrement que c’est un sujet qui me plaît. Exact, c’est en effet quelque chose qui me parle et j’ai apprécié certains aspects de cet essai, là n’est pas la question. Non, le problème, c’est la forme. Ce ton pamphlétaire, cette façon d’avancer ses arguments de manière caricaturale, c’était obligé ? J’ai trouvé ça tout bonnement insupportable par moments, ce mépris des bourgeois, certes, mais aussi de cette classe moyenne qu’il dénonce et pourtant, il raconte bien comment les gens sont englués dans cette vision des choses. (il n’aime pas les sportifs, ça, j’ai bien compris) Je n’ai vraiment pas apprécié, j’ai levé les yeux au ciel de nombreuses fois, malgré un propos qui aurait pu être pertinent. Mais avec cette façon de s’exprimer, ça décrédibilise le propos. (surtout au début du livre) Pourtant, il offre une analyse vraiment intéressante, mais bon…

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