Bilan lectures #36 – mars 2020

Bonjour en cette fin du mois de mars ! La situation est assez exceptionnelle avec ce confinement… Enfin, j’en reparlerai après. De plus, en-dehors de cette période, je serai plus prise par la suite, vous êtes prévenus. Enfin, on est loin d’y être, j’aurais le temps d’en reparler. Qui sait combien de temps ce confinement va encore réellement durer…

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J’ai pas lu tant que ça, explications à la fin de l’article !

les-hommes-lents-coverLes hommes lents (Laurent Vidal) Lire la chronique

Un livre qui retrace ce que représentait le mot « lent » il y a quelques siècles et l’évolution de sa signification, devenue très péjorative. Qui est-ce que ce qualificatif concernait ? Pour quelle raison ? Cet essai, qui arrive à utiliser des références littéraires avec brio, y répond, mais pas que.

aria-the-masterpiece-tome-1-2-coverAria – The Masterpiece, tome 1 et 2 (Kozue Amano)

La sceptique que je suis a hésité à acheter ce manga car je pensais que ça n’allait pas tant me plaire que ça, et vu le prix de chaque tome… Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ! Aria – The Masterpiece est une réédition deluxe d’un manga qui n’était plus disponible à la vente depuis de nombreuses années. C’est l’histoire d’une jeune fille, Akari, dont l’objectif est de devenir une ondine (un batelier si vous préférez) sur la planète Néo-Venise, l’ancienne planète Mars terraformée pour que l’espère humaine puisse y vivre (bon, je vous laisse deviner que ça se déroule quelques siècles plus tard…). La particularité de cette planète étant qu’elle est composée à 90% d’eau ! Akari va donc entrer pour sa formation chez ARIA, une société avec Alicia, une des meilleures ondines de la ville et son directeur… un chat ! Ces deux premiers tomes respire le calme, la sérénité. C’est contemplatif à souhait et c’est ce qui fait le charme de cette histoire. Ça détend de lire l’avancement d’Akari, sa découverte de Néo-Venise, et surtout, l’appel à prendre son temps pour profiter du moment présent, pour contempler ce qui nous entoure. Un rappel bénéfique pour tout le monde ! Et un bonbon à savourer. (bon, on a compris que j’achèterai la suite)

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Bilan lectures #36 – spécial Japon – février 2020

Un petit mois qui aura été partagé entre le « j’ai bien aimé mes lectures » et le « ce livre m’agaaace ». Et aucun coup de cœur. Bref, un peu mitigé, tout ça. Mais je ne regrette pas d’avoir réalisé ce mois spécial Japon, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas penchée sur le sujet du Japon, et encore moins lu des auteurs et des autrices japonaises.

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asadora-tome-1-coverAsadora !, tome 1 (Naoki Urasawa)

Vu le rythme de publication au Japon, je pensais que ce n’était pas urgent de me le procurer mais je suis quand même allée à la librairie une semaine après sa sortie. Je suis faible. C’est une histoire bien mystérieuse que nous avons là : on commence le récit avec des planches qui se déroulent à notre époque contemporaine, la veille des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo pour être précise. C’est la grosse panique, les gens courent partout, on peut voir un monstre géant déambuler dans les rues, même si on ne voit pas en détail sa silhouette à cause d’une fumée. Et puis hop ! Un retour en arrière se fait en 1959 avec Asa, jeune fille de 10 ans qui passe inaperçue dans sa famille nombreuse, qui court chercher un docteur car sa mère va accoucher. Ce dernier hésite à sortir de son trou. Pourquoi ? Un typhon arrive… Il se rend finalement au chevet de la mère d’Asa, suivie de la petite fille, mais celle-ci va finir par surprendre un voleur… et à partir de là, vont s’enchaîner les évènements. N’oubliez pas qu’un typhon arrive… On pourrait croire qu’il ne se passe finalement pas grand-chose malgré l’urgence de ce que provoque notre chère catastrophe naturelle mais une révélation à la fin du tome me fait personnellement attendre le tome 2 avec impatience…

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Bilan lectures #35 – janvier 2020

On pourrait appeler ce mois « Le mois spécial BD » mais c’est une pure coïncidence ! Et puis je n’ai pas lu que ça mais il faut bien reconnaître leur très forte présence dans ce bilan. Est-ce que le fait que j’ai fait un stage d’une semaine dans une librairie de BD y est pour quelque chose ? Hmm…

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Un mois que des mauvaises langues diront léger mais je ne suis pas d’accord : j’ai appris plein de choses ! Et puis il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Il y aura de toute façon une flopée d’essais dans les mois à venir…

univers-expliqué-petits-enfants-coverL’Univers expliqué à mes petits-enfants (Hubert Reeves)

Le titre et la couverture indiquent très bien de quoi ça parle mais ça ne me dispense pas de décrire le livre malgré tout. Il s’agit d’un livre de vulgarisation sur l’Univers, sous forme de dialogue avec la petite-fille de l’auteur. Je suis une quiche sur le sujet, notamment pour tout ce qui se rapproche de ce qu’on a pu étudier en cours de physique-chimie (le pire ? Les mathématiques). L’auteur a bien su m’éclairer sur des questions sur lesquelles j’avais des préjugés (vous saviez que le Big Bang n’était en réalité pas une explosion ? Ben pas moi, je suis tombée de haut en apprenant ça). Ok, ça m’est arrivée de relire des passages une deuxième fois… Ce livre est accessible aux adolescents de 14 ans mais je crois qu’à ce niveau, je suis bien plus ignorante ! Ça sera parfois révélateur, au point que j’ai refermé le livre pendant deux heures avant de le reprendre. Comme vous le savez, ce sujet est bien plus grand que nous. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé la manière de penser de l’auteur : on ne saura probablement jamais tous les secrets de l’Univers car certains éléments dépasseront notre compréhension… La science ne peut pas tout expliquer car elle est humaine. Un appel à l’humilité. Et puis, comme Hubert Reeves le dit lui-même, on a déjà fort à faire sur notre propre planète avec la destruction de l’environnement perpétrée par nos propres mains…

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Bilan lectures de l’année 2019

Salut tout le monde ! Voici de retour l’habituel bilan annuel. Celui-ci sera un tantinet différent… Par le nombre de livres classés ! Seulement six d’entre eux sont sélectionnés… J’ai lu peu de romans qui m’ont marqué, donc même si j’aurais pu en rajouter un ou deux dans le classement, j’ai préféré me limiter à ce chiffre. Et j’ai décidé de tenir cet objectif pour les essais… ce qui a été une autre paire de manches !

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Même au niveau des petites descriptions de chaque livre, il me semble en avoir moins dit. Il vous faudra cliquer sur les titres pour tomber sur la chronique ou le bilan lectures qui décrit le livre plus en détail.

Allez, c’est parti !

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Bilan lectures #34 – décembre 2019

Me revoici, avec du retard cette fois-ci ! Il faut dire que je n’étais quasiment pas chez moi des vacances de Noël…

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martin-eden-coverMartin Eden (Jack London) Lire la chronique

Un magnifique roman ! C’est l’histoire de Martin Eden, un marin, qui va tenter de transcender ses origines sociales afin de séduire Ruth Morse, notamment en voulant devenir écrivain. Mais le chemin sera plein d’embûches… Des réflexions très pertinentes sur la différence de classe, un personnage principal attachant, des descriptions magnifiques… Une de mes meilleures lectures de l’année !

dreamland-tome-19-coverDreamland, tome 19 (Reno Lemaire)

Ce tome est officiellement la fin de la première partie de l’histoire. L’auteur est toujours dans la continuité logique de son univers et de ses personnages, avec un humour loufoque, des combats épiques… Hâte de retourner à la vie réelle car la priorité était donnée au monde des rêves, alors je voudrais savoir ce qu’il s’y passe. Bon, j’avoue, il n’y a pas que le monde réel qui m’intéresse pour la suite : hâte de voir des combats avec des seigneurs cauchemar, notamment Asmodehus, le seigneur du feu ! Un arc qui se finit en beauté !

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Bilan lectures #33 – novembre 2019

Encore un mois où j’aurais finalement peu lu mais je vais objectivement mieux, même s’il y a eu des moments de moins bien.

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J’espère tout de même accélérer un chouïa le mois prochain. Malgré un bilan court, je suis satisfaite car j’ai eu un coup de coeur, qui plus est un roman !

La mère de toutes les questions (Rebecca Solnit) Lire la chronique

Avec Ces hommes qui m’expliquent la vie, je vous ai récapitulé dans un article l’intérêt de ces deux recueils d’articles et comment ils montrent avec brio la violence envers les femmes et comment elle est légitimée grâce au silence.

dracula-coverDracula (Bram Stoker)

Une très bonne surprise ! Inutile que je vous fasse un topo de ce que peut être l’histoire, vous la connaissez peut-être, et sûrement mieux que moi avant de commencer ce livre. Et c’est justement ma quasi-ignorance qui a joué dans mon appréciation du roman. Je connaissais un peu l’histoire dans le château en Transylvanie… et je me suis rendue compte qu’à part ça, je ne savais rien ! A part un passage que j’ai trouvé ennuyeux mais qui sert surtout de transition, j’ai trouvé la suite passionnante et je n’ai pas rechigné à reprendre ma lecture quand je pouvais me poser. C’était trépidant et un peu angoissant (mais juste ce qu’il fallait pour la personne angoissée que je suis). Je confirme que c’est pas mal comme lecture pour Halloween, même si je suis grave en retard du coup… Les personnages sont sympathiques et intéressants, note spéciale pour le docteur Van Helsing dont la moindre des paroles me fascinait. J’ai trouvé ce roman très bien construit, probablement une de mes meilleures lectures de l’année. Si j’avais eu un peu plus la foi de rédiger des articles, je vous en aurais fait une chronique… L’auteur écrivait vraiment bien, c’est même surprenamment fluide je trouve. Il y a quand même un passage dont je ne comprends pas vraiment l’intérêt, alors que je trouvais ça très intéressant de base… Bref, malgré ce défaut, vous pouvez tenter le coup !

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Bilan lectures #32 – octobre 2019

Bon… Ce mois n’a pas été terrible sur tous les plans. L’avantage de toute cette merde, c’est que j’aurais – normalement – plus de temps pour lire, m’occuper de mon blog, etc. Oui, parce que côté lecture, ça n’a pas été très glorieux. Vive les livres courts, quoi, sinon mon bilan ne ressemblerait à rien.

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nos-richesses-coverNos richesses (Kaouther Adimi)

Ce petit roman a la qualité de présenter un travail de recherche de la part de l’autrice. Je vais expliciter : dans ce livre, on se trouve en Algérie, à deux époques différentes. La nôtre et celle en plusieurs dizaines d’années de la vie d’Edmond Charlot, de sa librairie Les Vraies Richesses (nom inspiré d’un livre de Jean Giono) et de sa période en tant qu’éditeur. On sera aussi amené à voir les troubles qui traversent l’Algérie grâce aux notes d’Edmond Charlot, inventées par l’autrice. Dans le présent, la librairie est devenue une bibliothèque de quartier très peu fréquentée qui a été rachetée pour être transformé en… un magasin de beignets. Pour débarrasser l’intérieur, Ryad est embauché (au titre de stagiaire) pour faire le travail. Il rencontrera Abdallah, un habitué des lieux… Ce petit roman est une déclaration d’amour faite aux livres (et puis on voit vite fait Camus, j’étais aux anges bien sûr), même si la fin ne me satisfait pas car elle comporte tout le fatalisme de ce monde selon moi (mais on ne peut pas lui reprocher d’être irréaliste). J’ai bien apprécié ce roman, qui aurait pu être un tantinet mieux selon moi.

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Bilan lectures #31 – septembre 2019

A la fin du mois, j’ai eu peu de temps, mais globalement, mon bilan n’est pas si mal. Certes, je me suis pas mal énervée, mais dès que je lis Camus, ça va mieux (même s’il m’a sacrément agacée par moments lui aussi).

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faillir-être-flingué-coverFaillir être flingué (Céline Minard)

Je ne vais pas avoir grand chose à raconter sur ce livre car… je l’ai abandonné. Je m’ennuyais pas mal durant ma lecture et après m’être spoilée volontairement, j’ai bien vu que je n’allais pas obtenir un scénario plus intéressant pendant la seconde partie de ma lecture, que cela n’allait pas amener à grand chose. Et après une lecture déplaisante, j’avoue que je n’avais pas la patience ni la force de me forcer à aller plus loin. Si vous l’avez lu, dîtes-moi ce que vous en avez pensé car je ne compte pas le reprendre un jour.

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Bilan lectures #30 – août 2019

Salut ! J’espère que vous avez passé un bon été de lectures ! Le mien peut paraître court, mais j’ai passé une semaine sans lire vu que j’étais ailleurs. Donc c’est finalement pas mal malgré mon absentéisme ! La lecture du premier essai que je vous présente (et que j’ai chroniqué) m’a aussi pris un temps de dingue (mais la biographie de l’auteur juste après était pas mal dans le genre).

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A31537_Metamorph_Trav.inddMétamorphoses du travail (André Gorz) Lire la chronique

Un essai très complet sur le travail, son histoire, son évolution, comment est-ce que sa place actuelle détruit la société. C’est assez terrifiant de lire ça mais pourtant nécessaire pour comprendre que la structure de notre société est centrée sur le travail et que toute décision passe par ça.

andré-gorz-une-vie-coverAndré Gorz, une vie (Willy Gianinazzi)

Une biographie sur l’auteur mentionné plus haut pour son brillant essai. André Gorz (qui n’est pas son vrai nom, il en a d’ailleurs utilisé plusieurs) est né en Autriche et y a grandi. S’en est suivi des études en Suisse pendant la guerre (à laquelle il a pu échapper alors qu’il est Juif, même si cette religion n’avait aucune place dans sa vie, on sait que ça n’arrêtait pas les nazis…) et par certaines circonstances, il s’est retrouvé en France pour travailler, pays dans lequel il est resté et dont il a, on va dire, épousé la langue (il refusait de parler allemand le plus possible). Bref, un philosophe et journaliste autodidacte qui en a bluffé plus d’un avec sa perspicacité et son intelligence. Personnellement, c’est sa capacité de remise en question, son ouverture d’esprit, qui m’ont impressionnée. Il était connu pour être solitaire et a provoqué l’incompréhension de beaucoup, alors que je criais en mon for intérieur « LA SOLITUUUUUDE, TROP BIEN ! ». Je me suis aussi reconnue dans son rejet, assez tôt, du travail et de ce qu’il implique. Voilà peut-être pourquoi il a analysé principalement le travail : ce n’est pas comme s’il tenait une place centrale dans la société… Je pense qu’il n’était pas forcément très heureux, heureusement que sa femme était là… D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur leur relation, lire Lettre à D. d’André Gorz lui-même sera plus pertinent, car cette biographie explore surtout les idées de l’homme et son évolution. Il y a des moments où c’est un peu lourd, notamment quand il y a des énumérations de sigles de syndicats, mais globalement, c’était très intéressant.

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Bilan lectures #29 – juillet 2019

Un bilan satisfaisant ! Plus que satisfaisant même. Un coup de coeur côté romans et un autre qui n’en est pas loin, que demander de plus ? Côté essais, je ne peux pas dire non plus que j’ai été en reste. Même s’il m’est arrivé de grincer des dents, j’ai clairement beaucoup aimé mes lectures. Je suis vraiment très contente de ce mois de juillet, que je vous présente dès maintenant.

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Ainsi soit-elle (Benoîte Groult)

En fait, je l’avais entamé au mois de juin. Livre féministe dont la chronique est d’ailleurs prévue le mois prochain !

Ces hommes qui m’expliquent la vie (Rebecca Solnit)

J’attends de lire La mère de toutes les questions de la même autrice avant de vous en faire un retour, mais même si ça prend du temps, vous aurez une chronique sur ces deux livres !

Plutot_couler_en_beaute-coverPlutôt couler en beauté que flotter sans grâce (Corinne Morel Darleux)

Je tournais autour de ce livre à la librairie et c’est l’avis de La page qui marque qui m’a convaincue de passer le cap de l’achat. Comme elle, je ne regrette pas ! Si vous vous intéressez à l’effondrement, vous n’apprendrez sûrement rien, et d’ailleurs, ce n’est pas l’objectif de ce livre. Après tout, le sous-titre est « Réflexions sur l’effondrement », donc on comprend bien qu’il y a une portée personnelle, et c’est d’ailleurs bien tout ce qu’il y a ! Mais attention, il est aussi plaisant car il soulève des sujets que les grands chantres de l’effondrement ont tendance à oublier, et je pense notamment au volet social. L’autrice pointe aussi du doigt ce qui ne va pas dans notre société, mais pas qu’au plan matériel : il s’agit aussi de notre mentalité (qui fait qu’on en est principalement là aujourd’hui) par rapport à nous-mêmes, aux animaux et à la nature, à tout ce qui nous entoure, quoi. L’intérêt (vital) de ne pas aller trop vite, de prendre son temps… De plus, même si elle fait appel à plusieurs références, deux d’entre elles reviennent souvent : le navigateur Bernard Moitessier (au travers duquel elle interroge la désobéissance civile) mais aussi le roman Les Racines du ciel de Romain Gary… que j’ai lu ! Absolument ravie qu’il rentre en compte dans son analyse. C’est un petit livre plein de réflexions assez utile pour celles et ceux qui n’arrivent pas à voir au-delà du discours catastrophiste de certains collapsologues. Je le relirai sûrement car il m’a fait du bien, je me suis sentie moins seule et en plus, l’autrice est bienveillante !

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