Bilan lectures #43 – octobre/novembre 2020

Double bilan cette fois-ci car le mois d’octobre a été nul, nul, nul. Est-ce que le mois de novembre a été mieux ? Absolument pas. Mais le mélange des deux fait qu’il y a quand même quelque chose à rendre compte.

Les Esprits (Albert Camus)

Pièce de théâtre du XVIème siècle dont Camus a fait une adaptation plus moderne. Pas grand-chose à dire dessus, à part que c’était bien agréable à lire et qu’apparemment, elle aurait servi d’inspiration pour L’Avare de Molière ? (à vérifier) Parfois, j’ai dû vérifier qui était qui.

Actuelles II (Albert Camus)

Comme d’habitude (oui oui oui), l’auteur nous fait part à travers des articles, des textes de conférences, des réponses à d’autres, de son avis sur certains sujets très souvent de l’actualité de l’époque mais qui peuvent encore avoir une certaine résonance pour nous. On y trouve aussi la fameuse réponse à Sart… euh, à Jeanson.

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Bilan lectures #42 – septembre 2020

Bon, y aura pas eu grand-chose… Mais comme je suis satisfaite de mes lectures (voire plus), ça passe mieux.

Frère d’âme (David Diop)

Je sais que beaucoup ont été déçus par ce livre. Ils s’attendaient à plus et peut-être qu’avec l’avertissement en tête que ce ne serait pas le cas, je l’ai mieux apprécié. Une chose est sûre : je comprends pourquoi il a eu le prix Goncourt des lycéens. C’est typiquement le genre de roman que j’aurais adoré étant lycéenne. C’est l’histoire d’Alfa Ndiaye et de son ami mort dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale, Mademba Diop, tirailleurs sénégalais tous les deux. On y croise la violence, celle du sang en particulier, l’amitié, les remords, les superstitions et la conséquence sociale qui en découle souvent. Il finit par effrayer ses camarades, noirs et blancs, pour une raison bien précise. Il est envoyé à l’Arrière quelques temps pour se « reposer » (comprendre : le mettre à l’écart) et on a le temps de voir défiler son passé dans son pays. Tout ceci prend la forme d’un conte. L’écriture de l’auteur a aussi ses défauts selon moi mais ça reste plaisant à lire. Ne vous attendez pas à en savoir plus sur les tirailleurs sénégalais, ce ne sera pas le cas. Mais à mon sens, ce n’est pas bien grave. Je pense au contraire qu’on a besoin de ce type de romans. Qu’il ne soit pas là pour apprendre aux personnes blanches ce qu’il y a à apprendre (y a des livres de non-fiction pour ça). David Diop, a, de mon avis, juste écrit l’histoire d’une personne dont aucun ne s’intéresse réellement à l’histoire des siens, à part pour écrire un essai. Il en fallait une. J’ai trouvé ce livre plutôt bien, sans plus. Et il a eu raison de l’écrire tel quel.

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Bilan lectures #41 – août 2020

(on aura vu que je suis relancée sur le blog mais qu’avec des types de livres bien spécifiques)

Le mois d’août s’est bien passé ! Comme d’habitude, j’ai voulu lire des livres, puis finalement non, j’en ai choisi d’autres… C’est un peu le même cirque chaque mois. J’ai lu pas mal de livres pratiques, comme vous allez le voir, ainsi que des essais (mais ça, c’est habituel).

Les bases pour jardiner (quand on n’y connaît vraiment rien) (Jean-Michel Groult)

Oui, le jardin chez mes parents est loin d’être mon territoire, je n’y fais rien. Mais j’avais déjà testé dans un jardin partagé (alors qu’il ne faudrait pas à cause d’un problème de santé) et ça m’avait bien plu. Mais je sais que j’ai des lacunes et je voulais mettre au point les choses… en lisant un livre (ce que je fais le mieux). Je ne sais pas vous mais les bouquins de jardinage avec moult précisions et au vocabulaire obscur, j’en ai vu passer dans les rayons des librairies. J’attendais donc la perle, qui est venue grâce à ma soeur (cette perle-là, je la garde). Certains experts et faux experts n’aimeraient pas ce livre. Je dois en être une alors… Parce que, justement, ce livre ne nous prend pas pour des idiots tout en expliquant des choses qui pourraient paraître couler de source, il m’a beaucoup plu. Je vous le conseille mais pour le trouver, c’est chaud (il n’existe plus en neuf). Mais si vous feuilletez en librairie, vous trouverez peut-être autre chose d’approchant.

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Bilan lectures #40 – juillet 2020

Comme le mois précédent, il ne s’est pas passé grand-chose sur le blog, à l’exception d’un article. J’aurais dû publier cet article un poil plus tôt, mais faute de souci technique, il n’est là que maintenant.

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asadora-le-chat-sept-vies-2-coverAsadora !, tome 2 (Naoki Urasawa) – Le chat aux sept vies, tome 2 (Gin Shirakawa)

Oubli du bilan du mois dernier, je les case donc ici ! Des suites directes des premiers tomes : ont-elles donné envie de lire la suite ? Oui ! Le chat aux sept vies, c’est une série courte et agréable, sans prétention. C’est mignon et le troisième tome le sera sûrement autant… à moins qu’on ait droit à une fin triste et là, je pleure. Je vais taper du pied en chouinant si ça se passe comme ça, c’est sûr. Concernant Asadora, y a intérêt à ce que ce soit grandiose car ce tome 2 tease autant que le premier ! Très envie de savoir ce qu’il se passe et je ne peux pas spoiler, scrogneugneu. En tout cas, le mystère va encore nous tenir en haleine quelques tomes, sûrement. Mon petit cœur pourra-t-il le supporter ?

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Bilan lectures #39 – juin 2020

A l’heure où vous me lisez, je pète un plomb à cause de la chaleur. Et ce n’est que le début. Je pense que vous avez remarqué mon inactivité sur le blog et j’aimerais bien vous promettre que ça va changer cet été mais… La chaleur me fait dire que ça peut potentiellement être pareil que ce mois-ci. Après, je vous avoue aussi que l’angoisse a joué le plus grand rôle…

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Énormément du mal à me concentrer pour lire… Ça allait mieux le mois dernier mais j’ai à nouveau des difficultés. J’ai quand même quelques lectures à vous présenter.

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Fullmetal Alchemist, Perfect edition, tome 3 (Hiromu Arakawa) – Barakamon, tomes 3 et 4 (Satsuki Yoshino)

Je vous présente ces mangas ensemble car je ne suis pas comme les experts, je ne sais pas ne pas spoiler sur des suites. Fullmetal Alchemist, ce manga est fidèle à l’esprit que j’avais vu dans l’animé Brotherhood. Très contente de lire de l’action avec des émotions comme la colère, la joie, la tristesse. Hâte d’avoir la suite (qui était sensé sortir en juillet ! Puis ça a changé, snif snif). Pareil pour Barakamon, sans la colère cette fois-ci : ce manga est une grosse boule de bonne humeur quand même. J’ai la musique de l’animé dans la tête tant qu’on sera dans les moments adaptés en animé. Je me demande comment ce sera par la suite…

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Bilan lectures #38 – mai 2020

Ca y est, on est déconfinés ! Ça vous angoisse ? Moi, oui, bien que je sois en zone verte. J’ai repris le cours de ma vie et égoïstement, ça fait du bien.

Le bilan de ce mois est plutôt pas mal il me semble, certaines lectures m’ont fait plaisir. Je vous laisse le constater !

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abolition-de-la-prison-coverL’abolition de la prison (Jacques Lesage de la Haye)

Personnellement, je fais partie des personnes qui n’y connaissaient rien sur le sujet, tout en ayant quelques doutes. En ayant marre de me ramasser des « Ta gueule, t’y connais rien » de la part des pro-prison (qui sont très nombreux) et voulant en avoir le cœur net, j’ai décidé de lire ce petit livre d’introduction sur le sujet. Cet essai écrit par un ex-tolard est très bien construit. Chaque chapitre est très bien structuré, les sujets s’enchaînent de manière fluide et cohérente (après, vous me direz qu’il en est pas à son premier livre). Il a su expliquer ce qu’était la prison, à quoi elle était supposée servir, ce qui ne va pas avec cette institution. Plein de choses : le taux de récidives dont la moyenne au premier emprisonnement est de 50%, le fait que les 3/4 des peines soient des délits, commis souvent par des personnes pauvres ou précaires, la destruction physique et psychologique des détenus, l’incohérence de la « punition » utilisée comme moyen de prévention (inefficace), le manque d’affection et de sexe qui peuvent amener justement à des désordres psychologiques. L’auteur aborde aussi deux chapitres sur les alternatives. J’avais deux questionnements en commençant ce livre. Le premier : qu’est-ce qu’on fait des criminels multirécidivistes ? Le deuxième : les violences envers les personnes habituellement opprimées (les femmes, les personnes racisées, les personnes transgenres, les personnes qui ne sont pas hétérosexuelles, etc) ne vont pas s’arrêter d’un coup, leurs assassinats non plus. On fait quoi de ces criminels ? Ai-je été convaincue par les réponses ? Moyennement, disons que cela reste théorique à mes yeux. Et de toute façon, ce livre, qui reste donc une introduction comme je l’ai dit, doit être complété par d’autres lectures. Il parle d’autres ouvrages dans le livre, je pense que vous avez l’embarras du choix. En tout cas, cette lecture était très intéressante et ça fait vraiment réfléchir sur notre société ! (si ce n’était pas déjà le cas…)

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Bilan lectures #37 – avril 2020

Le confinement a continué ce mois-ci et mon humeur a pas mal oscillé. Ma concentration était légèrement meilleure qu’au début du confinement, ce qui n’empêche pas la lectrice exigeante en moi de râler parce qu’elle trouve qu’elle a peu lu. Je râle surtout parce que je trouve ma capacité de lecture à chier au point que ça m’a parfois gâché ce moment.

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Ceci dit, j’ai eu de très bonnes lectures. Vous pouvez d’ores et déjà accueillir Simone Weil dans ma liste d’auteurs et autrices préféré.e.s.

second-manifeste-convivialiste-coverSecond manifeste convivialiste

J’ai eu très vite l’impression que je n’allais pas être convaincue par ce livre et je ne me suis pas trompée. Dès l’introduction, des choses m’ont titillé. Et puis bon, un livre qui dit à un moment « Gaïa se venge », excusez-moi de ne pas y apporter trop de crédit. La personnification de la Terre est fausse et contreproductive. Heureusement, ils n’ont dit ça qu’une fois… Bref, ça partait mal à mes yeux. De plus, je trouvais que l’essai péchait de par sa naïveté et son manque de connaissances : le capitalisme n’est pas un problème depuis qu’il est devenu rentier et spéculatif dans les années 80. C’est un problème depuis le début de son existence. Et puis vouloir revenir à un niveau d’existence comme celui des années 70… C’est très occidentalo-centré comme vision alors qu’il y a des contributions du monde entier dans cet ouvrage. Tout le monde n’en bénéficiait pas et ce niveau de vie se basait en grande partie sur l’oppression d’autres populations… Merci mais non merci. Pourtant, il y a de bonnes idées. Ils ont plutôt bien décrit les raisons de la crise climatique, ce qui part d’habitude dans tous les sens. Leur appel à la solidarité et la justice, leur rappel qu’il y a des « inclus » et des « exclus », ça m’a bien plu. J’ai apprécié d’autres analyses, comme apprendre à contrôler ses pulsions égoïstes et individualistes, le fait que l’éthique manque dans notre monde actuel, etc. Parfois, la lecture était vraiment intéressante. Et à d’autres moments, elle m’agaçait énormément.

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Bilan lectures #36 – mars 2020

Bonjour en cette fin du mois de mars ! La situation est assez exceptionnelle avec ce confinement… Enfin, j’en reparlerai après. De plus, en-dehors de cette période, je serai plus prise par la suite, vous êtes prévenus. Enfin, on est loin d’y être, j’aurais le temps d’en reparler. Qui sait combien de temps ce confinement va encore réellement durer…

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J’ai pas lu tant que ça, explications à la fin de l’article !

les-hommes-lents-coverLes hommes lents (Laurent Vidal) Lire la chronique

Un livre qui retrace ce que représentait le mot « lent » il y a quelques siècles et l’évolution de sa signification, devenue très péjorative. Qui est-ce que ce qualificatif concernait ? Pour quelle raison ? Cet essai, qui arrive à utiliser des références littéraires avec brio, y répond, mais pas que.

aria-the-masterpiece-tome-1-2-coverAria – The Masterpiece, tome 1 et 2 (Kozue Amano)

La sceptique que je suis a hésité à acheter ce manga car je pensais que ça n’allait pas tant me plaire que ça, et vu le prix de chaque tome… Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ! Aria – The Masterpiece est une réédition deluxe d’un manga qui n’était plus disponible à la vente depuis de nombreuses années. C’est l’histoire d’une jeune fille, Akari, dont l’objectif est de devenir une ondine (un batelier si vous préférez) sur la planète Néo-Venise, l’ancienne planète Mars terraformée pour que l’espère humaine puisse y vivre (bon, je vous laisse deviner que ça se déroule quelques siècles plus tard…). La particularité de cette planète étant qu’elle est composée à 90% d’eau ! Akari va donc entrer pour sa formation chez ARIA, une société avec Alicia, une des meilleures ondines de la ville et son directeur… un chat ! Ces deux premiers tomes respire le calme, la sérénité. C’est contemplatif à souhait et c’est ce qui fait le charme de cette histoire. Ça détend de lire l’avancement d’Akari, sa découverte de Néo-Venise, et surtout, l’appel à prendre son temps pour profiter du moment présent, pour contempler ce qui nous entoure. Un rappel bénéfique pour tout le monde ! Et un bonbon à savourer. (bon, on a compris que j’achèterai la suite)

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Bilan lectures #36 – spécial Japon – février 2020

Un petit mois qui aura été partagé entre le « j’ai bien aimé mes lectures » et le « ce livre m’agaaace ». Et aucun coup de cœur. Bref, un peu mitigé, tout ça. Mais je ne regrette pas d’avoir réalisé ce mois spécial Japon, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas penchée sur le sujet du Japon, et encore moins lu des auteurs et des autrices japonaises.

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asadora-tome-1-coverAsadora !, tome 1 (Naoki Urasawa)

Vu le rythme de publication au Japon, je pensais que ce n’était pas urgent de me le procurer mais je suis quand même allée à la librairie une semaine après sa sortie. Je suis faible. C’est une histoire bien mystérieuse que nous avons là : on commence le récit avec des planches qui se déroulent à notre époque contemporaine, la veille des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo pour être précise. C’est la grosse panique, les gens courent partout, on peut voir un monstre géant déambuler dans les rues, même si on ne voit pas en détail sa silhouette à cause d’une fumée. Et puis hop ! Un retour en arrière se fait en 1959 avec Asa, jeune fille de 10 ans qui passe inaperçue dans sa famille nombreuse, qui court chercher un docteur car sa mère va accoucher. Ce dernier hésite à sortir de son trou. Pourquoi ? Un typhon arrive… Il se rend finalement au chevet de la mère d’Asa, suivie de la petite fille, mais celle-ci va finir par surprendre un voleur… et à partir de là, vont s’enchaîner les évènements. N’oubliez pas qu’un typhon arrive… On pourrait croire qu’il ne se passe finalement pas grand-chose malgré l’urgence de ce que provoque notre chère catastrophe naturelle mais une révélation à la fin du tome me fait personnellement attendre le tome 2 avec impatience…

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Bilan lectures #35 – janvier 2020

On pourrait appeler ce mois « Le mois spécial BD » mais c’est une pure coïncidence ! Et puis je n’ai pas lu que ça mais il faut bien reconnaître leur très forte présence dans ce bilan. Est-ce que le fait que j’ai fait un stage d’une semaine dans une librairie de BD y est pour quelque chose ? Hmm…

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Un mois que des mauvaises langues diront léger mais je ne suis pas d’accord : j’ai appris plein de choses ! Et puis il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Il y aura de toute façon une flopée d’essais dans les mois à venir…

univers-expliqué-petits-enfants-coverL’Univers expliqué à mes petits-enfants (Hubert Reeves)

Le titre et la couverture indiquent très bien de quoi ça parle mais ça ne me dispense pas de décrire le livre malgré tout. Il s’agit d’un livre de vulgarisation sur l’Univers, sous forme de dialogue avec la petite-fille de l’auteur. Je suis une quiche sur le sujet, notamment pour tout ce qui se rapproche de ce qu’on a pu étudier en cours de physique-chimie (le pire ? Les mathématiques). L’auteur a bien su m’éclairer sur des questions sur lesquelles j’avais des préjugés (vous saviez que le Big Bang n’était en réalité pas une explosion ? Ben pas moi, je suis tombée de haut en apprenant ça). Ok, ça m’est arrivée de relire des passages une deuxième fois… Ce livre est accessible aux adolescents de 14 ans mais je crois qu’à ce niveau, je suis bien plus ignorante ! Ça sera parfois révélateur, au point que j’ai refermé le livre pendant deux heures avant de le reprendre. Comme vous le savez, ce sujet est bien plus grand que nous. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé la manière de penser de l’auteur : on ne saura probablement jamais tous les secrets de l’Univers car certains éléments dépasseront notre compréhension… La science ne peut pas tout expliquer car elle est humaine. Un appel à l’humilité. Et puis, comme Hubert Reeves le dit lui-même, on a déjà fort à faire sur notre propre planète avec la destruction de l’environnement perpétrée par nos propres mains…

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