Ces classiques que j’aimerais lire… ou pas

Ça faisait longtemps ! Et je vous avoue que je ne pense pas être très productive cet été, mes lectures partent dans tous les sens, va faire une chronique avec ça…

Bref, je vous retrouve quand même avec un petit article, juste pour le plaisir de s’occuper un peu l’esprit deux minutes. Je me posais la question des classiques que j’aimerais lire. Mais aussi ceux qui ne me donnent pas très envie… Je sais que c’est dur à admettre avec l’élitisme ambiant mais il faut bien le dire, avec ma résolution de moins perdre mon temps avec mes lectures, il y a forcément des classiques qui vont passer à la trappe.

Et puis j’ai horreur de cette pression qu’on nous met pour qu’on lise tous les classiques archiconnus et reconnus…

Ces classiques que j’aimerais lire

les-raisins-de-la-colère-coverLes raisins de la colère (John Steinbeck)

La chance de l’avoir dans ma PAL, celui-là. Plus j’en entends parler, plus je me dis que je passe à côté de quelque chose tellement il me paraît évident qu’il va me plaire. A chaque fois que je le vois sur mes étagères, je me sens un peu stupide de ne toujours pas l’avoir lu. Pas bon pour l’estime de soi, ça.

orgueil-et-préjugés-coverOrgueil et Préjugés (Jane Austen)

Celui-là, je ne m’inquiète pas trop, j’ai pour objectif de le lire l’année prochaine pour un challenge dont vous saurez tout… en décembre. Je vous tease à mort, là, aha. Contrairement au livre précédent, je ne sais pas s’il me plaira par contre. Je ne veux pas un coup de coeur, juste qu’il me plaise…

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Être en « retard » niveau lectures

Je n’ai pas mis les guillemets à « retard » pour rien dans le titre. Tout est une question de perception, d’opinion. Je ne généralise pas mon expérience, mais elle me fait me poser des questions et est très certainement la raison pour laquelle je suis aussi ouverte aux lectures des autres (et que je ne vais pas dire à quelqu’un sur son Curious Cat qu’il devrait avoir des lectures plus exigeantes… Bon ok, j’arrête).

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Benczue Gyula, Woman reading in a forest

C’est un peu compliqué d’expliquer mon raisonnement sans parler de mon parcours de lectrice, de ce que j’ai lu. Si vous avez lu ma série d’articles sur les livres qui ont marqué ma vie (durant l’enfance, l’adolescence et la vie adulte), vous vous doutez déjà de ce que je vais y dire, mais je vais essayer de structurer ça en quelques paragraphes et de rajouter quelques points sur ma vie personnelle.

Qu’ai-je lu dans ma vie ?

Je sais que j’impressionne certaines personnes parce que je lis des essais, mais il ne faut vraiment pas ! Ce n’était pas parti pour en plus.

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Carnet de lecture #2 – un an après

carnet-de-lecture-2Me revoilà avec un carnet de lecture un an après le premier ! Certaines choses n’ont pas des masses changer… D’autres sont apparues quasi soudainement. Ce sera plus court car ça ne fait qu’un an depuis le premier carnet de lecture. Allez, c’est parti !


En tant que lectrice

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Toujours aussi exigeante

Parfois, je m’étranglerais. Il y a pas mal de livres que je trouve sympa au niveau de la fiction… et c’est tout ! Les coups de coeur se font toujours de plus en plus rare, comme je le disais déjà il y a un an.

De plus, je lis des livres qui me sortent de ma zone de confort grâce au challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres, et… Ben voilà, j’aime bien (à l’exception d’un) mais ils ne vont pas rester dans mes annales. Ça me fait chier car même auprès de moi-même, je passe pour une grincheuse. Ce n’est même pas comme si je n’aimais pas les livres en question, hein, j’ai juste l’impression de ne pas les aimer assez, de ne pas les honorer assez, surtout qu’on me les a donné à lire avec enthousiasme… Bref, j’ai envie de me foutre des baffes.

J’avoue aussi que je ne suis pas très fiction en ce moment… (cf. point suivant)

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Mon rapport à la poésie

Dans cet article, je vais parler d’un blocage qui est sûrement partagé par beaucoup vu que la poésie est peu lue aujourd’hui.

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Claude Monet, Son Jardin à Giverny.

Je ne sais pas si vous avez écouté les deux podcasts d’Antastesia sur la poésie, mais le deuxième m’a fait me poser des questions. Ai-je vraiment un rapport conflictuel à la poésie du fait que je détestais l’étudier en cours auparavant (collège, lycée) ? Je pense que oui car ça m’a laissé un souvenir marquant et j’ai bel et bien mes raisons pour cela, sans compter que je déteste la lecture à voix haute. Mais ces podcasts m’ont fait me poser des questions plus clairement. Avant, ces questions m’effleuraient simplement l’esprit, mais je ne m’y attardais pas dessus, ce qui fait qu’elles s’envolaient vers le monde de mes pensées que je n’ai jamais attrapées, une sorte d’oubliette. (très courant chez moi, ça)

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Comment lire des essais ?

Je vois que beaucoup de personnes hésitent à lire ou non des essais. Et ça va être justement le maître mot de cet article : on n’est pas là pour se prendre la tête !

Lire des essais : d’accord, mais lesquels ?

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Cette question peut sembler naïve, mais elle ne l’est pas tant que ça. Le problème, c’est que les essais se traînent une réputation de livres imbuvables, mais en même temps, si on m’avait sorti de lire Schopenhauer tout de suite, je pense que j’aurais magistralement fait un doigt d’honneur et serait retourné à mes romans et mangas sans regret. Je sors un nom d’un philosophe, d’une discipline avec laquelle j’ai encore certains… à prioris, mais vous avez compris. (ne me demandez pas de conseils pour lire de la philosophie svp)

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Les livres qui ont marqué ma vie – vie adulte

Cet article sera très personnel, vous risquez de voir pourquoi j’en suis à l’heure actuelle avec ces lectures-là en particulier, mes questionnements… Ça répondra peut-être à vos interrogations.

Vous risquez aussi de voir des livres dans cette liste que vous avez peut-être déjà vu en chronique ici. Avoir suspendu la lecture pendant 6 ans, ce n’est pas rien, ça raréfie les lectures… (si j’avais su que je raterai mes études, j’aurais tout balancé et je me serais enfermée chez moi à lire des livres, quelle perte de temps) Donc il y aura des livres peu nouveaux pour vous, aha.


beauté-fatale-cover2Beauté Fatale (Mona Chollet)

Vers 2012, j’ai commencé à m’intéresser au féminisme à travers des articles qui abordait ce qu’on appelle souvent avec méchanceté le « féminisme 101 » et qui est pourtant bien utile pour celles et ceux qui n’y connaissent rien au sujet. Ce n’est pas parce que je me suis intéressée soudainement au sujet que je suis devenue incollable et parfaite sur le sujet en une semaine et c’est pareil pour les autres. (toujours pas parfaite d’ailleurs)

Mais ce n’est pas le sujet. Mes recherches sur le féminisme m’ont conduite sur le chemin, encore étroit à l’époque, qui mène à Mona Chollet, journaliste chez Le Monde diplomatique. Celle-ci avait publié Beauté Fatale au début de l’année et malgré mon faible budget d’étudiante, je l’ai acheté. C’était mon premier livre féministe !

Le sujet m’a instantanément parlé. Mona Chollet montre comment les médias et les industries cosmétiques et de la mode nous inculquent une certaine vision de la féminité à avoir, surtout aux bénéfices de ces dernières. Pour être belle et féminine, il faut utiliser du maquillage, bien se coiffer, s’habiller selon les dernières tendances, s’épiler… L’autrice nous révèle aussi les conséquences délétères de ces pressions, les contradictions du traitement de notre apparence comparé à celui des hommes, etc… J’en parle dans cette chronique. (une des premières de mon blog, alors bonjour la qualité)

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Les livres qui ont marqué ma vie – adolescence

On entre maintenant dans ce qu’on appelle une période charnière pour un lecteur, celle de l’adolescence, où on découvre de jolis coups de cœur, même s’ils ne seront pas tous à l’honneur ici, comme je l’avais expliqué dans mon précédent article.

Ici, vous trouverez donc les livres qui ont marqué ma vie de lectrice, mes réflexions, comment j’ai grandi d’une certaine manière. Et pour grandir, on le voit : fini les lectures de l’enfance, voici des ouvrages un peu plus adultes ! Les mangas seront aussi un peu plus présents car ils auront constitué une grande partie de mes lectures à l’époque.

Et c’est reparti pour un tour !


prince-of-tennis-tome-1-coverPrince of Tennis (Takeshi Konomi)

Les fans de mangas vont être déçus : on est ici devant un manga basé sur énormément de fanservice. Mais au début, ce n’était pas du tout la tendance. Explications.

Tout d’abord, résumons un peu le début de l’histoire. Ryoma Echizen, gamin de douze ans fraîchement arrivé des États-Unis, arrive à Seigaku, collège réputé pour son équipe de tennis. Mais pour faire partie de l’équipe titulaire, il faut faire ses preuves… Et très souvent, les premières années ne font que ramasser la baballe. C’était sans compter sur ce prodige qui va battre deux titulaires ! Il fera donc dorénavant partie de l’équipe, qui n’a pour autre but que de gagner les régionales… mais aussi les nationales. Un parcours semé d’embûches.

Pourquoi ce manga a-t-il autant d’importance ? Au-delà de l’aspect fanservice qui s’est développé au fil des années et qui m’a happée avec lui sans difficultés, ce manga et son thème tombaient à pic. L’année auparavant, j’avais 14 ans, et je me suis prise de passion pour le tournoi de Roland Garros, et plus généralement pour le tennis. Je ne vous fais pas un dessin plus détaillé, vous avez compris pourquoi je me suis dirigée vers ce manga. (les gens qui se plaignent qu’ils passent leur temps devant RG à la télé plutôt qu’aux révisions de leur bac, j’en ai fais partie, ahem)

Mais ce n’est pas tout ! J’ai énormément aimé suivre leurs exploits car les personnages sont immensément attachants, intéressants de par leur diversité, que ce soit au niveau du chara-design, des techniques de tennis ou de la personnalité. Et ça ne concerne pas que l’équipe principale ! J’ai dévoré le manga, regardé l’animé en boucle, bref, jamais une passion aussi forte ne m’a animée pour un manga, en-dehors d’une exception déjà citée dans l’article précédent. Il a pourtant ses défauts (le fanservice, le côté de plus en plus outrancier et fantastique des techniques de tennis des protagonistes – ça finit même dans le sang) mais je continuerai à défendre ce manga bec et ongles… Enfin, je continuerai surtout à le suivre car si ce manga est officiellement terminé, il y a une suite ! Tout aussi, si ce n’est beaucoup plus abusé que la première série. Fan jusqu’au bout des ongles.

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Les livres qui ont marqué ma vie – enfance/début d’adolescence

… Je dois avouer être impressionnée par ma propre originalité.

C’est le genre d’articles que vous pouvez retrouver partout ! On a tous envie de dédier un moment à des livres qui nous sont importants. Personnellement, je vais le diviser en trois parties, car ma liste est longue, et ça me permet aussi une certaine cohérence. La chronologie et les explications pour chaque livre en dévoilent pas mal sur moi, et il y aura des livres « honteux », mais pour moi, ils ne le sont pas !

Ces livres ne sont pas tous mes préférés non plus, mais je ne peux pas nier qu’ils ont eu une certaine influence sur la lectrice que j’ai été, sur mes réflexions, etc.

On va débuter par les livres qui ont marqué ma vie d’enfant et du début de mon adolescence. Si vous vous attendez à ce que j’ai lu des classiques qui m’ont transcendé à 11 ans, vous vous trompez ! Ça reste très « populaire » et je n’en ai aucune honte car ils m’ont formé à leur manière.

Et maintenant, allons-y !


club-des-cinq-coverLe Club des Cinq (Enid Blyton)

Ça ne surprendra peut-être pas certains d’entre vous car il m’est arrivé d’y faire une ou deux petites références sur mon blog. J’ai dû lire le premier tome de la collection à l’âge de 7 ans. Ce n’était pas mon tout premier livre mais il a fait indéniablement partie des premiers. J’ai été emportée tout de suite ! Ma sœur avait la collection (non entière) d’une vieille édition que je kiffe (et je snobe les nouvelles quand je les voie, aha), les illustrations des couvertures était superbes, elles m’ont drôlement inspiré à imaginer les aventures de ces cinq membres (François, Claude, Mike, Annie et Dagobert – je connais encore leurs noms par cœur). C’était absolument génial, je les ai relu une quantité incroyable de fois ! (je pense que le nombre de relectures concurrencent celles d’Harry Potter sans problème)

Le Club des Cinq, c’est une bande d’amis (en compagnie de leur chien) qui vont enquêter sur des évènements un peu louches, parfois assez dangereuses pour des jeunes de leur âge (entre 11 et 13 ans). Je trouvais leurs aventures passionnantes, c’est un peu mon best-seller de l’enfance.

Comme pour beaucoup de jeunes filles, Claude était mon personnage préféré. J’étais loin d’être comme elle, mais j’étais fascinée par ce « garçon manqué », intrépide et courageuse. J’aimais moins Annie alors que je lui ressemblais plus (je n’avais pas son côté girly mais j’étais une chochotte) alors qu’aujourd’hui, je pense que j’aurais un peu plus d’indulgence. (même si l’auteur était clairement sexiste) Du coup, je pense que le personnage de Claude m’a ouvert à une autre forme de « féminité », assez décriée par ailleurs. (ça peut commencer tôt, le féminisme)

Aujourd’hui, ma sœur a récupéré ces livres… et apparemment, je les ai complètement dégueulassés ! Je ne m’occupais pas tellement de la propreté des livres à cet âge (contrairement à aujourd’hui), et comme je les relisais trèèès souvent…

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Carnet de lecture #1 – mes observations

Le début du titre vous dit quelque chose ? C’est peut-être parce que j’ai copié le concept sur La viduité (blog que je vous conseille cent fois d’ailleurs), mais bien évidemment, mon article ne sera jamais à la hauteur de sa brillante prose et de ses raisonnements.

Je compte reprendre le principe mais à ma sauce. Je compte aborder de façon un peu aléatoire certains points que j’ai remarqué au fil de mes lectures qui se sont faites bien plus nombreuses depuis deux ans. Des choses changent et des remarques se font, et les poser « sur le papier » vous permet de me suivre un peu mieux, mais me permet aussi de faire un point.


En tant que lectrice

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La lectrice, Federico Faruffini.

Mes goûts évoluent

Et oui, même si ça reste peu perceptible, je me sens bien plus exigeante, ce qui influe pas mal sur mon jugement des livres que je lis. Je suis beaucoup moins satisfaite, beaucoup moins indulgente qu’avant, ce qui s’en ressent sur… ma PAL. J’en ai constitué la grande partie il y a deux ans en faisant une razzia dans les livres d’occasion. J’ai surtout suivi les conseils d’à peu près tout le monde, ce qui a provoqué une immense erreur avec Les derniers jours de Rabbit Hayes.

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Le mépris chez les lecteurs : c’est partout pareil !

Oui, je viens pousser un coup de gueule. J’avais mentionné que je ferai un article sur le sujet sur Twitter il y a quelques mois, bien que j’avais ce jour-là gueulé en le mentionnant sous un autre nom. Cette fois-ci, je viens développer mon propos.

On va donc parler de mépris chez les lecteurs, comme l’indique le titre. Alors là, vous vous imaginez qu’on va parler des personnes qui lisent des classiques, la « vraie » littérature, qu’elles vont en prendre pour leur grade, enfin. Oui, je vais effectivement commencer par elles, mais ne croyez pas forcément être à l’abri. Ça ne va pas forcément être une partie de plaisir pour l’autre bord. Le mépris est un fléau qui n’épargne pas grand-monde après tout.

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Rentre chez toi, Jean-Gustave.

Cet article sera aussi assez personnel, car j’y parlerai forcément de ce que m’apporte la littérature, de ce que j’en attends. Je risque peut-être d’être un peu sèche. Vous risquez peut-être aussi de vous sentir visés…

Voici un florilège de ce que j’ai pu entendre en général ou sur mon cas :

  • « Ça ne sert à rien de lire autre chose que la bonne littérature, juste parce qu’on veut tout découvrir » (première pique à mon encontre) « On n’a tellement pas assez de temps pour tout lire, il vaut mieux privilégier la qualité »
  • « Tu dis que t’aimes les mangas, mais si tu n’en lis plus, c’est bien que ça ne te manque pas… » (si vous ne voyez pas le sous-entendu, je l’ai très bien perçu, personnellement)
  • « Si on n’aime pas la poésie, c’est que dans le fond, on n’aime pas correctement la littérature, c’est un fait » (vu au cours de mes pérégrinations sur Internet)
  • « Tu lis des choses intéressantes, mais c’est quand même dommage que tu perdes ton temps à lire des choses plus commerciales… Ça rend ta démarche de lecture un peu superficielle » (un membre d’un forum à une autre, et au vu de ses lectures, je me suis sentie visée aussi)
  • « Faudrait lire autre chose que des romans quand même » (mais je…)
  • « Ouais mais tu lis ce qu’on appelle la « vraie » littérature, c’est bien que tu nous prends un peu de haut à ne pas lire ce qu’on lit » (une lectrice de SFFF, qui ne m’adresse plus la parole, même pour dire bonjour)

Et le meilleur pour la fin :

Tu sais, ce n’est pas parce que tu lis que tu réussiras à monter socialement… Tu n’as pas eu ton diplôme, c’est comme ça.

Bref, je crois qu’on a compris que plusieurs points allaient être abordés. Pour le dernier, je le garde pour plus tard car là, on est sur du mépris de classe évident.

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