La servante écarlate, de Margaret Atwood

la-servante-écarlate-coverQuatrième de couverture

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Critique

Oui, oui, oui, je sais ce que vous vous dîtes : « Encore un article sur ce livre, ça commence à bien faire… », oui, bah je l’avais dans ma PAL bien avant que la série ne soit diffusée, alors ça va, hein ! (Livraddict me dit que je l’ai rajouté dans ma bibliothèque le 8 février 2017, c’est une preuve !)

Bref, de toute façon, je me devais de le lire.

On suit l’histoire de Defred (ce n’est pas son vrai nom et on ne le connaîtra d’ailleurs jamais), nom qui signifie qu’elle appartient à un dénommé Fred (« de Fred », donc, Of(/)fred dans la version originale), effaçant toute appartenance individuelle à elle-même, remplaçant son identité par une appartenance collective… Nom qui peut changer selon son propriétaire, car elle n’est peut-être pas destiné à appartenir au même maître sans arrêt. Mais quel est donc ce monde où une femme peut appartenir à un maître comme une esclave ?

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Attention, monument littéraire ! L’Étranger, d’Albert Camus

l'étranger-camus-coverQuatrième de couverture

« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

Critique

Vous avez cru que la citation de la quatrième de couverture spoilait tout ? Et bien vous êtes loin du compte ! Certes, ce passage se déroule dans la deuxième partie du livre mais je ne trouve finalement pas que ce soit le plus révélateur. Ce qui est important, c’est comment se déroule le procès. (et comment on en vient donc à la condamnation à mort du personnage principal, qui a aussi son importance, mais non pas indépendamment du déroulement du procès) Et ce qui se passe après. Et même avant, d’ailleurs. Tout dans ce bouquin est fichtrement intéressant.

Je tiens à mettre les choses au clair dès le début histoire qu’il n’y ait pas de malentendu sur cet article : oui, L’Étranger est mon livre préféré. Et contrairement à ce que la logique me commanderait de faire, je n’en ferai pas une analyse. (surtout qu’il y en a à foison sur la toile, plus ou moins bonnes, et que je ne pense pas apporter quelque chose de plus) Non, je vais en faire une chronique comme pour tous les autres livres, en essayant de ne pas trop en dévoiler. (rigolez pas, hein !)

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La Fin de l’homme rouge, de Svetlana Alexievitch

la-fin-de-l'homme-rouge-coverEncore une fois, je ne vais pas mettre de quatrième de couverture car celle-ci est vraiment beaucoup trop longue.

J’ai commencé ce livre suite au #BookChallengeNobel sur Twitter, mais je l’aurais certainement lu plus tard. L’autrice a parcouru l’ancienne URSS (la Russie et d’anciens pays soviétiques) pour récolter des témoignages de personnes ayant vécu l’effondrement du communisme, et donc de l’empire soviétique. (avec l’aide d’un magnétophone, d’un carnet et d’un stylo) On appelle ça une forme polyphonique, c’est-à-dire la multiplicité des narrations.

On y trouve des témoignages très différents : des gens pauvres, des personnes encore plus pauvres, mais aussi des individus plus aisés, des femmes, des hommes, jeunes ou âgés. Ils n’ont pas tous le même vécu, pas tous la même vision des choses, ni de la perestroïka, l’ensemble des réformes sociales et économiques conduites par Gorbatchev à la fin des années 80.

Je ne sais pas pour vous, mais l’effondrement de l’URSS en 1991, on nous l’a vraiment vendu comme quelque chose de positif des deux côtés durant les cours d’histoire, avec des photos de gens fêtant leur nouvelle liberté et que c’était un bienfait pour tout le monde. C’était effectivement le cas… pour deux témoignages dans ce livre. Le reste est plutôt partagé sur la question, certains regrettent même le régime soviétique…

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Livres d’introduction aux leaders noirs américains des années 60

Il y a une semaine, j’ai craqué dans ma librairie habituelle sur deux livres qui ont été pour moi une introduction à un sujet qu’on ne connaît que très peu en général, sauf si on s’intéresse au sujet : le militantisme noir des années 1960, et plus exactement leurs chefs de file.

Note : je parle de blancs et de noirs en tant que groupe sociologique et non biologique, avant qu’on ne me saute dessus.

nous-les-nègres-coverPour commencer, j’ai lu un recueil d’interviews de trois grands hommes connus dans ce domaine : James Baldwin (qui était avant tout écrivain et pas le chef d’un groupe militant), Malcolm X et Martin Luther King. On a d’ailleurs l’habitude de mettre en opposition les deux derniers cités. Aux yeux des blancs, King est le « gentil » et Malcolm X le « méchant » ; au contraire, dans certains milieux antiracistes (bon, ok, sur des forums, paye ta crédibilité), on va plutôt prendre ce dernier comme un exemple d’une façon de militer plus sincère et efficace et Martin Luther King comme un bisounours au service des blancs. C’est effectivement l’image qui circule sur eux, et j’en sais finalement très peu sur ces deux hommes, mais je pense que cette impression n’en est qu’une. Leurs méthodes étaient différentes (Malcolm X appelait à la violence, quand Martin Luther King prônait la non-violence), mais je ne les trouve pas autant éloignés qu’on veut bien nous le prétendre. Mais avant d’en venir là, je vais commencer par James Baldwin.

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James Baldwin

Comme je l’ai mentionné, c’est un écrivain (que je n’ai jamais lu) qui a mis en avant les tensions raciales, sexuelles et sociales des sociétés occidentales dans ses écrits. Il avait quitté pendant un temps les Etats-Unis à cause du climat qui y régnait pour les noirs… mais aussi pour les homosexuels, lui-même en faisant partie. Mais ce n’est qu’une brève présentation de cet homme, et le peu de choses que je sais réellement, c’est au travers de l’interview que j’ai lu de lui. Ces trois interviews ont été diffusées à la télévision américaine en 1963, et l’ordre de diffusion de ces dernières n’étaient pas complètement anodines, comme l’a aussi mentionné le préfacier. Et ce que j’en ai conclu directement à la fin de celle de Baldwin : cet homme était d’une grande intelligence et d’une triste lucidité.

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Les souffrances invisibles, de Karen Messing

les-souffrances-invisbles-cover-1Quatrième de couverture

Karen Messing a consacré sa vie à la santé des travailleurs et des travailleuses et à « l’invisible qui fait mal ». À travers le récit de son parcours professionnel, d’abord de généticienne puis d’ergonome, l’auteure démontre comment certains environnements de travail rendent les gens malades, en particulier les femmes. Des ouvriers d’usine exposés à des poussières radioactives aux préposées au nettoyage, en passant par les caissières, les serveuses ou les enseignantes, elle s’est employée à porter leur voix dans les cercles scientifiques.

L’écart entre la réalité des scientifiques et celle des travailleurs et travailleuses de statut social inférieur est d’ailleurs à l’origine de graves problèmes de santé qui sont généralement ignorés, soutient l’auteure. Pour combler ce « fossé empathique » qui empêche les scientifiques d’orienter correctement leurs recherches, il est primordial d’écouter attentivement les travailleurs et travailleuses parler de leurs difficultés et de tenir compte de leur expertise. Karen Messing plaide également en faveur d’une pratique scientifique davantage interdisciplinaire.

Lier l’intime au politique, voilà le vaste défi auquel nous invite Karen Messing dans cet essai très personnel qui devrait interpeller autant les employeurs et les scientifiques que les syndicats et le grand public.

Critique

Comme d’habitude, j’ai vu ce livre dans une librairie et je me suis dit « Oh, ça a l’air intéressant ! » et j’ai laissé tomber tous les achats que j’avais donc prévu. Et effectivement, ça l’était. Karen Messing est une ergonome, dont le métier est de faire de la prévention contre les accidents au travail et d’améliorer les conditions dans lesquelles les employés travaillent. Vous l’avez deviné, ce n’était pas facile. (et ça l’est même encore moins aujourd’hui, ce qui est carrément flippant, les syndicats patronaux sont au taquet)

Avant tout, remettons les choses dans leur contexte : Karen Messing est canadienne. Elle a principalement bossé au Canada et parle donc majoritairement de son expérience et de la situation dans ce pays, et ce n’est pas sa toute petite expérience avec la SNCF qui contrebalance vraiment les faits ou prouve quoi que ce soit quant à la situation en France. Avant qu’on ne me rétorque que le Canada est un pays bien plus libéral que la France et qu’on ne peut pas comparer, il serait naïf de croire que la situation est idyllique en France : on a bien dû rencontrer le même type de difficultés. (on vit dans le même monde capitaliste après tout) Mais gardez quand même bien à l’esprit qu’elle parle du Canada.

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Le grand mystère des règles, de Jack Parker – les livres féministes #6

Le-grand-mystere-des-regles-coverCe livre aurait franchement pu être une très grande révélation si j’avais encore été adolescente. L’autrice nous y parle des règles, sujet hautement tabou. (vous avez sûrement dû connaître les mecs qui, à peine on effleure le sujet, nous font comprendre leur dégoût par des « beeeeh » très explicites, et certaines filles les rejoignant par solidarité) Mais même au sein de la société en général, c’est un sujet confidentiel qu’on ne doit surtout pas mentionner.

Mais qui est donc l’autrice ? Jack Parker (c’est un pseudonyme) est une ancienne rédactrice du site féminin Madmoizelle, qui avait beaucoup contribué à l’époque à mes connaissances basiques sur le féminisme blanc. Je savais donc déjà à quoi m’attendre : un rapport décomplexé sur le sujet, une cordialité présente le long des lignes.

Et même si j’avais déjà fait des recherches sur le sujet auparavant, ça fait un bien fou de lire un livre sur ça ! Bien sûr, on en parle entre filles, mais selon à qui on s’adresse, ça peut vite devenir gênant et la conversation peut rapidement s’écourter. Même entre nous, le tabou flotte au-dessus de nos têtes alors qu’il n’y a aucune raison, c’est un point commun ! (sauf pour les femmes qui n’ont pas de vagin, je ne nie absolument pas leur existence, ce n’est pas mon propos)

D’ailleurs, c’est assez surprenant de voir que dans beaucoup de cultures, la maternité est mise en valeur alors que ce qui permet de savoir qu’on est en bonne santé de ce côté-là est méprisé, voire craint…

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Petit pays, de Gaël Faye

petit-pays-coverQuatrième de couverture

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Critique

J’ai pleuré en lisant ce livre. A cause de ce qui s’y passe bien évidemment. A cause de mon ignorance aussi.

J’ai un peu de mal à écrire cet article. Je sors juste de ma lecture, j’ai tenté de lire des chroniques sur d’autres blogs, en vain. Mon esprit est complètement imprégné des évènements de ce livre.

Comme vous l’avez déjà lu dans le résumé, Gabriel est l’enfant d’une union entre deux cultures différentes, l’une rwandaise, l’autre française, et cette fameuse union va éclater. Je n’ai pas des masses appréciés les Français dans ce livre, ils sont comme je m’y attendais, avec cette arrogance sous-jacente envers le pays où ils vivent et ses habitants. Heureusement, on ne les voit pas beaucoup.

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Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?, de Frans de Waal

intelligence-des-animaux-coverQuatrième de couverture

Qu’est-ce qui distingue votre esprit de celui d’un animal ? Vous vous dites peut-être : la capacité de concevoir des outils ou la conscience de soi – pour citer des traits qui ont longtemps servi à nous définir comme l’espèce dominante de la planète.

Dirons-nous que nous sommes plus stupides qu’un écureuil parce que nous sommes moins aptes à nous souvenir des caches de centaines de glands enterrés ? Ou que nous avons une perception de notre environnement plus fine qu’une chauve-souris dotée de l’écholocalisation ?

De Waal retrace l’ascension et la chute de la vision mécaniste des animaux et ouvre notre esprit à l’idée d’un esprit animal bien plus raffiné et complexe que nous ne l’imaginions…

Critique

Ne vous fiez pas au titre volontairement provocateur, le contenu de ce livre est bien plus intelligent et bien moins manichéen. Les animaux ont besoin d’être défendus car tout est fait par une certaine frange de scientifiques et par des croyances opportunistes de la part de gens lambda pour faire croire que les animaux sont stupides.

A la question du titre, l’auteur répond par « non » dès l’introduction. Et il a raison, on est clairement en capacité de comprendre l’intelligence des animaux. Ma question serait plutôt : veut-on réellement la comprendre ? Et c’est là que le bât blesse. Frans de Waal nous raconte les progressions de l’éthologie (en gros, ils étudient le comportement des animaux (nous inclus) grâce à des méthodes qui prennent en compte leurs spécificités biologiques) mais aussi ses obstacles, et dieu sait qu’ils sont nombreux !

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American Psycho, de Bret Easton Ellis

american-psycho-coverQuatrième de couverture

Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman est l’incarnation du golden boy new-yorkais. Mais, à la nuit tombante, il laisse libre cours à sa démence. En bon serial killer, Patrick viole, torture et tue. Dans un monde lisse de tout sentiment, jusqu’où l’horreur peut-elle aller ?

Critique

J’avais un peu peur de lire ce livre au début. D’ailleurs, heureusement qu’on l’a lu en lecture commune avec Ambroisie car j’aurais mis plus de temps à m’y mettre sans ça. (elle n’a pas encore publié sa chronique)

Alors oui, c’est extrêmement violent. Patrick Bateman est détestable, profondément, surtout lors de la description de son premier méfait. Mais finalement, ce n’est pas ce qui m’a le plus choquée.

Ce qui m’a interpellé en premier, c’est la superficialité de la classe sociale dans laquelle il évolue. Le personnage principal énonce souvent les marques de ses vêtements ou de ceux de ses interlocuteurs, les juge dans l’air du temps ou pas et s’énerve quand ce n’est pas le cas. (ça l’agace aussi qu’on ne reconnaisse pas de quelle marque est tel vêtement ou tel accessoire) Le premier passage du genre m’a fait grincer des dents, mais par la suite, j’ai bien réalisé que le but de l’auteur était qu’on s’imprègne de son monde à lui, de ses préoccupations. Pareil d’ailleurs pour les nouvelles technologies : il connaît en détail leurs fonctions et options, c’est assez dingue, et je peux aussi en dire de même pour la musique, les films, bref, la culture de l’époque.

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Profanes, de Jeanne Benameur

profanes-cover.jpgQuatrième de couverture

Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.

Critique

Après avoir lu cette critique d’un livre de cette auteure, je me suis souvenue que j’avais Profanes dans ma PAL depuis un peu moins d’un an et que ça commençait sérieusement à bien faire de laisser traîner des bouquins aussi longtemps sans les lire. J’avais eu l’intuition (fortuite) de le prendre lors d’une visite dans un Emmaüs et je ne regrette pas, bien que ce ne soit pas un coup de coeur non plus.

Si vous avez bien lu le résumé, vous savez qu’Octave Lassalle est un ancien chirurgien, proche de la fin de sa vie, bien qu’il soit encore assez en forme. Celui-ci embauche néanmoins quatre personnes, trois femmes et un homme et il fracture la journée en quatre moments où chacune de ces personnes vient s’occuper de lui dans sa maison à tour de rôle. Maison qui est un véritable pied-à-terre pour eux – ils ont chacun leur chambre.

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