Petit pays, de Gaël Faye

petit-pays-coverQuatrième de couverture

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Critique

J’ai pleuré en lisant ce livre. A cause de ce qui s’y passe bien évidemment. A cause de mon ignorance aussi.

J’ai un peu de mal à écrire cet article. Je sors juste de ma lecture, j’ai tenté de lire des chroniques sur d’autres blogs, en vain. Mon esprit est complètement imprégné des évènements de ce livre.

Comme vous l’avez déjà lu dans le résumé, Gabriel est l’enfant d’une union entre deux cultures différentes, l’une rwandaise, l’autre française, et cette fameuse union va éclater. Je n’ai pas des masses appréciés les Français dans ce livre, ils sont comme je m’y attendais, avec cette arrogance sous-jacente envers le pays où ils vivent et ses habitants. Heureusement, on ne les voit pas beaucoup.

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Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?, de Frans de Waal

intelligence-des-animaux-coverQuatrième de couverture

Qu’est-ce qui distingue votre esprit de celui d’un animal ? Vous vous dites peut-être : la capacité de concevoir des outils ou la conscience de soi – pour citer des traits qui ont longtemps servi à nous définir comme l’espèce dominante de la planète.

Dirons-nous que nous sommes plus stupides qu’un écureuil parce que nous sommes moins aptes à nous souvenir des caches de centaines de glands enterrés ? Ou que nous avons une perception de notre environnement plus fine qu’une chauve-souris dotée de l’écholocalisation ?

De Waal retrace l’ascension et la chute de la vision mécaniste des animaux et ouvre notre esprit à l’idée d’un esprit animal bien plus raffiné et complexe que nous ne l’imaginions…

Critique

Ne vous fiez pas au titre volontairement provocateur, le contenu de ce livre est bien plus intelligent et bien moins manichéen. Les animaux ont besoin d’être défendus car tout est fait par une certaine frange de scientifiques et par des croyances opportunistes de la part de gens lambda pour faire croire que les animaux sont stupides.

A la question du titre, l’auteur répond par « non » dès l’introduction. Et il a raison, on est clairement en capacité de comprendre l’intelligence des animaux. Ma question serait plutôt : veut-on réellement la comprendre ? Et c’est là que le bât blesse. Frans de Waal nous raconte les progressions de l’éthologie (en gros, ils étudient le comportement des animaux (nous inclus) grâce à des méthodes qui prennent en compte leurs spécificités biologiques) mais aussi ses obstacles, et dieu sait qu’ils sont nombreux !

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American Psycho, de Bret Easton Ellis

american-psycho-coverQuatrième de couverture

Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman est l’incarnation du golden boy new-yorkais. Mais, à la nuit tombante, il laisse libre cours à sa démence. En bon serial killer, Patrick viole, torture et tue. Dans un monde lisse de tout sentiment, jusqu’où l’horreur peut-elle aller ?

Critique

J’avais un peu peur de lire ce livre au début. D’ailleurs, heureusement qu’on l’a lu en lecture commune avec Ambroisie car j’aurais mis plus de temps à m’y mettre sans ça. (elle n’a pas encore publié sa chronique)

Alors oui, c’est extrêmement violent. Patrick Bateman est détestable, profondément, surtout lors de la description de son premier méfait. Mais finalement, ce n’est pas ce qui m’a le plus choquée.

Ce qui m’a interpellé en premier, c’est la superficialité de la classe sociale dans laquelle il évolue. Le personnage principal énonce souvent les marques de ses vêtements ou de ceux de ses interlocuteurs, les juge dans l’air du temps ou pas et s’énerve quand ce n’est pas le cas. (ça l’agace aussi qu’on ne reconnaisse pas de quelle marque est tel vêtement ou tel accessoire) Le premier passage du genre m’a fait grincer des dents, mais par la suite, j’ai bien réalisé que le but de l’auteur était qu’on s’imprègne de son monde à lui, de ses préoccupations. Pareil d’ailleurs pour les nouvelles technologies : il connaît en détail leurs fonctions et options, c’est assez dingue, et je peux aussi en dire de même pour la musique, les films, bref, la culture de l’époque.

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Profanes, de Jeanne Benameur

profanes-cover.jpgQuatrième de couverture

Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.

Critique

Après avoir lu cette critique d’un livre de cette auteure, je me suis souvenue que j’avais Profanes dans ma PAL depuis un peu moins d’un an et que ça commençait sérieusement à bien faire de laisser traîner des bouquins aussi longtemps sans les lire. J’avais eu l’intuition (fortuite) de le prendre lors d’une visite dans un Emmaüs et je ne regrette pas, bien que ce ne soit pas un coup de coeur non plus.

Si vous avez bien lu le résumé, vous savez qu’Octave Lassalle est un ancien chirurgien, proche de la fin de sa vie, bien qu’il soit encore assez en forme. Celui-ci embauche néanmoins quatre personnes, trois femmes et un homme et il fracture la journée en quatre moments où chacune de ces personnes vient s’occuper de lui dans sa maison à tour de rôle. Maison qui est un véritable pied-à-terre pour eux – ils ont chacun leur chambre.

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Le Silence de la mer, de Vercors

le-silence-de-la-mer-coverCritique

Oui, je passe directement à la critique car je trouve que les résumés de ce livre en disent trop longs et ça m’énerve. (je dis ça mais je vais faire la même chose…)

Vercors est en réalité le pseudonyme de Jean Bruller, résistant durant la Seconde Guerre Mondiale et fondateur des éditions de Minuit. (qui était à l’époque une maison d’édition clandestine) Il était surtout dessinateur avant la guerre. Il n’est pas très connu, à part pour cet ouvrage, alors qu’il a écrit plein d’autres nouvelles. Ce n’est pourtant pas avec ce livre que je l’ai connu : j’avais lu pour mon cours de français en seconde Zoo ou l’assassin philanthrope, adaptation théâtrale de son roman Les animaux dénaturés. Cette pièce de théâtre reste parmi mes favorites et j’aimerais beaucoup la relire, elle m’avait beaucoup marquée.

Ce recueil de nouvelles n’a pas fait exception ! Bien évidemment, c’est la première nouvelle, d’où le livre porte le nom, Le Silence de la mer, qui est la plus célèbre, bien qu’elle n’ait pas fait l’unanimité à l’époque. (mais on y reviendra) C’est l’histoire d’un officier allemand, Werner von Ebrennac, qui squatte (disons les choses comme elles sont !) une maison, celui d’un homme et de sa nièce. Celui-ci va se révéler étrangement amoureux de la France, pensant avec sincérité que de son invasion ne peut en découler que quelque chose de positif. Il essaye d’établir un contact avec ses hôtes, et il semble réellement gentil, mais une invasion reste une invasion : seul le silence lui répond.

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Mes lectures sur la soumission à l’autorité

Récemment, j’ai craqué sur deux livres que je trouve assez complémentaires après les avoir lu, alors qu’ils ne traitent pas du sujet de la même manière, ni du même point de vue. Mais j’avais envie de parler des deux livres et de ce que ça m’avait apporté dans ma réflexion. J’espère que je vais y arriver sans forcément paraître trop critique, alors que je les trouve tous les deux pertinents et intéressants. (mais j’ai toujours quelque chose à redire, pardon d’avance)

la-servitude-volontaire-cover.jpgLe premier que j’ai lu, ce fut La servitude volontaire, écrit par Étienne de la Boétie… en 1548 ! Ça fait un long moment, quoi. Le gars a écrit ça quand il avait dix-huit ans (on dit même qu’en fait, il avait seize ans, histoire d’enfoncer le clou), alors que moi, à cet âge-là, j’écrivais des fanfictions toutes pourries… Le texte est d’une maturité assez impressionnante, j’ai d’ailleurs du mal à croire qu’il était aussi jeune, c’était une autre époque.

Il se pose donc la question de savoir pourquoi les gens obéissent si facilement à une personne, le « tyran » comme il la nomme si bien, qui se trouve être au pouvoir par différents moyens (grâce aux élections, par la force, par la succession), mais ce qui ne change rien au problème selon lui. Comment des milliers, des millions de personnes acceptent-elles de se soumettre à l’autorité d’une seule et même personne ?

La peur de la sanction est effectivement présente, mais elle est loin de tout expliquer car si plus personne n’obéit au tyran, comment va-t-il exécuter sa sanction à lui tout seul sur un nombre conséquent d’individus ? Sans personne pour lui obéir, le tyran n’est rien d’autre qu’un être lambda, il ne peut par conséquent exercer son autorité. Il suffirait donc de tout plaquer et on retrouverait donc notre liberté. Pourquoi ne le fait-on pas alors ?

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Kafka sur le rivage, de Haruki Murakami

kafka-sur-le-rivage-coverQuatrième de couverture

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Critique

Si vous vous attendez à une énième critique dithyrambique de ce livre, ce n’est pas le cas. Et oui, surprenamment, je n’ai pas autant apprécié ce livre que je ne l’aurais dû, au point que je l’ai trouvé… moyen. J’entends déjà les fans un peu extrêmes sortir de leur réserve pour balancer avec arrogance le fameux « Si tu n’as pas aimé le livre, c’est que tu n’as pas compris… » (oui, j’ai déjà lu ça à plusieurs reprises !) mais malheureusement pour eux, j’ai bien compris les réflexions de l’auteur. Et ça n’a pas été suffisant. (c’est même là que le bât blesse) Sans compter que cet argument que j’ai vu ressortir plusieurs fois, je le trouve non seulement stupide mais aussi véhiculant un certain mépris. Si je devais sortir ça à chaque personne qui n’a pas aimé L’Étranger de Camus, non seulement j’y passerais la journée (ahem) mais ce serait aussi extrêmement contreproductif, sans compter que chaque personne a ses raisons de ne pas aimer un livre. Et ce n’est pas parce que Murakami est admiré par des millions de lecteurs dans le monde que ça rend toute critique un peu négative de ses œuvres stérile. (même si je vous avoue que j’ai hésité à écrire cette chronique car je n’avais pas l’intention de me ramasser une pluie de merde sur la tronche)

Pourtant, j’étais partie avec l’idée que j’allais aimer, et j’avais effectivement bien apprécié le tout début du roman. J’avais apprécié les trois nouvelles que j’avais lu de lui (Sommeil, L’étrange bibliothèque et Les attaques de la boulangerie) et j’avais aussi beaucoup aimé le début de 1Q84. (qu’il faudrait que je lise définitivement un jour) Malheureusement, cette histoire n’a pas fonctionné sur moi. Je vais commencer par mentionner les points positifs.

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Les délices de Tokyo, de Durian Sukegawa

les-délices-de-tokyo-coverQuatrième de couverture

« Écoutez la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

Critique

Je crois que je ne trompe absolument personne ici : c’est Lemon June qui m’a donné envie de lire ce livre qu’elle a chroniqué lors du Sun & Books l’été dernier, des concepts de vidéos postés chaque jour par un Booktubeur pour faire découvrir un livre qui se passe dans un autre pays, histoire de nous faire voyager. Une très belle initiative, à mon avis. Même s’il est clair que cette chronique ne va pas transpirer la passion comme celle de Lemon June, j’ai apprécié de lire ce roman et ne regrette pas de l’avoir acheté, même si mon porte-monnaie m’en veut encore d’avoir pris le grand format.

Au début, l’histoire démarre comme le résumé l’indique. C’est très doux, serein, et même si l’on sait que ça ne va peut-être pas forcément durer (Tokue cache un secret, vous vous rappelez ?), on apprécie cette ambiance au sein d’une cuisine où la préparation du an par Tokue se passe de manière calme, sans l’effusion qu’on s’imagine dans un tel lieu. Les voir observer les haricots rouges en train de cuire a quelque chose d’apaisant. Les descriptions de la préparation de ce plat (les dorayaki plus précisément) pourraient sembler très ennuyeuses de prime abord, mais pas du tout, c’est passionnant de voir l’ambiance de méditation qui en ressort, et j’avais personnellement besoin de ce genre de lectures ces derniers temps.

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Lettre d’une inconnue, de Stefan Zweig

lettre-d'une-inconnue-zweig-coverQuatrième de couverture

Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout. Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu’elle touche au sublime.

Critique

L’édition en image plus haut n’est pas celle que je possède et le contenu, en plus de la nouvelle Lettre d’une inconnue, est différent de celui qui est proposé. (mais je peux me tromper) Au sein de l’ouvrage, on trouve donc Lettre d’une inconnue mais aussi La Femme et le paysage, La Nuit fantastique ainsi que La Ruelle au clair de lune. Et ce n’est donc pas seulement la nouvelle dont le livre porte le nom dont je vais traiter, mais l’ensemble des écrits présentés.

Je ne connaissais donc pas Stefan Zweig et j’avais trouvé dans une édition de Le Grand Livre du Mois Vingt-quatre heures de la vie d’une femme ainsi que Lettre d’une inconnue dans un Emmaüs. Je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir cet auteur à peu de frais. #teamradin

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Ma part de Gaulois, de Magyd Cherfi

ma-part-de-gaulois-coverQuatrième de couverture

C’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse. Une formalité pour les Français, un événement sismique pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabe de la cité. Le bout d’un tunnel, l’apogée d’un long bras de fer avec la fatalité, sous l’incessante pression énamourée de la toute-puissante mère et les quolibets goguenards de la bande. Parce qu’il ne fait pas bon passer pour un “intello” après l’école, dans la périphérie du “vivre ensemble” – Magyd et ses inséparables, Samir le militant et Momo l’artiste de la tchatche, en font l’expérience au quotidien.
Entre soutien scolaire aux plus jeunes et soutien moral aux filles cadenassées, une génération joue les grands frères et les ambassadeurs entre familles et société, tout en se cherchant des perspectives d’avenir exaltantes. Avec en fond sonore les rumeurs accompagnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, cette chronique pas dupe d’un triomphe annoncé à l’arrière-goût doux-amer capture un rendez-vous manqué, celui de la France et de ses banlieues.
Avec gravité et autodérision, Ma part de Gaulois raconte les chantiers permanents de l’identité et les impasses de la république. Souvenir vif et brûlant d’une réalité qui persiste, boite, bégaie, incarné par une voix unique, énergie et lucidité intactes. Mix solaire de rage et de jubilation, Magyd Cherfi est ce produit made in France authentique et hors normes : nos quatre vérités à lui tout seul !

Critique

Depuis sa sortie, je lorgnais dessus, sans pour autant me décider à l’acheter. C’est finalement cette vidéo qui m’a rappelée que j’étais une grosse naze à ne toujours pas l’avoir lu, donc allez hop, craquage dans une librairie. (parce que vous pensiez vraiment que j’allais ressortir avec ce bouquin uniquement ?)

Si le nom de l’auteur vous dit quelque chose ou pas, c’est normal, il s’agit du chanteur du groupe Zebda, et le premier qui me sort « Tomber la chemise », il ne va pas être mon pote, je vais avoir la chanson dans la tête toute la journ… Et merde, je me suis piégée toute seule. Mais si vous vous inquiétez déjà de lire une autobiographie du groupe, ce n’est pas le cas si vous avez lu le résumé plus haut. Magyd Cherfi raconte tout simplement son adolescence au sein d’une banlieue, sans tabous et sans compromis.

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