C’est moi qui éteins les lumières, de Zoyâ Pirzâd

c'est-moi-qui-éteins-les-lumières-coverQuatrième de couverture

Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de coeur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale. Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible. Tout l’art de Zoyâ Pirzâd est de brosser à petites touches impressionnistes d’une grande justesse visuelle le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes. Et de restituer la réalité de la vie des Arméniens d’Iran pris dans l’ambiance plus vaste d’un pays d’accueil, cette Perse à la fois moderne et antique dont ce beau et fort roman dévoile pour nous la complexité culturelle et sociale.

Critique

Il était temps ! J’ai reçu ce livre dans une box Exploratology que j’ai reçu il y a presque un an et j’ai mis mon temps pour le lire, mais c’est enfin fait !

Je vais peut-être être moins emballée que la quatrième de couverture qui, je trouve, exagère un peu. Certaines qualités qu’elle prête au livre me semblent plus subtiles qu’elle le prétend et vous risqueriez donc d’être déçus. La complexité culturelle et sociale de l’Iran ? Oui, d’accord, mais en partie seulement. On l’effleure, on la fréquente un peu et puis s’en va, et ça s’arrête là. Ce n’est pas une critique car cela apporte quelque chose de délicat et habile dans ce récit.

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L’Art de perdre, d’Alice Zeniter

l'art-de-perdre-coverQuatrième de couverture

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Critique

Un jour, j’ai parlé à un non-lecteur (grosse erreur) de l’achat de ce livre, par quoi on m’a répliqué de façon méprisante que ce roman allait me plaire vu qu’en parlant des Algériens, c’était forcément militant. Piquée au vif, je ne voyais pas en quoi c’était militant de vouloir connaître l’histoire de ce pays, et que de toute façon, ce livre était sûrement bien plus que ça. J’avais raison, et cette chronique va le prouver.

Ce roman a l’air de comporter pas mal d’éléments autobiographiques, le père d’Alice Zeniter étant algérien et sa mère française, rappelant étrangement le couple formé par Hamid et Clarisse, parents de la protagoniste de notre époque, Naïma. Mais si des gens ont sûrement lu ce livre avec ça en tête, j’ai oublié ce qu’il en était et j’ai lu cette saga familiale sur trois générations comme si un conte défilait devant mes yeux, avec tout le bonheur et l’horreur qu’il comporte.

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Turzi – tout en musique #5

Voici un groupe dans ma bibliothèque qui se fait toujours assez discret, mais qui est un véritable enchantement dès que je l’écoute. Très clairement, je suis assez étonnée qu’il ne soit pas plus connu que ça. Turzi mérite tellement mieux, et c’est pour ça que je vous le présente maintenant.

Et quand j’ai entendu parler de Romain Turzi, je me suis dit « Ah tiens, un artiste solo » et en fait non, on parle bien d’un groupe d’électronique.

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La preuve.

Le concept de leurs albums est assez intéressant car ils sont tous basés sur une lettre (A, B, C, une trilogie) et les titres de leurs chansons varient aussi en conséquence. Si le premier album, A, était beaucoup plus « fourre-tout » de ce côté-là (bien qu’on y retrouve une certaine thématique sur certaines pistes), on retrouve un thème commun dans les deux albums suivants : les titres de B sont composés de noms de villes, ceux de C de noms d’oiseaux. Et la musique correspond tout à fait à l’ambiance que les titres ont l’air de vouloir faire véhiculer. Bref, ce groupe fait des choses bigrement intéressantes.

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Bilan lectures #13 (janvier 2018)

Un bilan assez irrégulier, que ce soit niveau lectures ou articles, et pas sûr que ça s’arrange !

de-la-terre-à-la-lune-coverDe la Terre à la Lune (Jules Verne)

Très franchement, j’ai été assez déçue par ce roman-là. Même si je pouvais reprocher le racisme de Cinq semaines en ballon, j’avais trouvé l’aventure assez exaltante. Mais là, beaucoup de détails techniques ont été décrits par l’auteur, ce qui n’est pas hyper étonnant vu l’histoire : le Gun Club (qui, comme vous l’avez deviné, vend des armes) aux Etats-Unis se trouve bien embêté de ne pas avoir de guerre sous la main (sic). Mais leur président trouve le moyen de recycler le club avec un objectif inédit : envoyer un projectile sur la Lune ! De ce fait, nous avons tous les détails de l’élaboration de ce projectile-fusée, qui doit bien tenir sur la moitié du livre. En temps normal, j’aurais réussi à passer outre mais je n’étais clairement pas d’humeur à lire ce genre de choses. Je n’avais pas choisi un livre de Jules Verne à ce moment-là pour ça. De plus, je n’ai pas forcément trouvé le reste bien palpitant, bien que l’humour de l’auteur et l’excentricité du personnage français ont réussi à me faire tenir sur ce roman. Mais s’il avait été plus long… Bref, si vous voulez tenter Jules Verne, ne commencez pas par celui-ci.

Si Beale Street pouvait parler (James Baldwin) Lire la chronique

correspondance-camus-guilloux-coverCorrespondance Albert Camus – Louis Guilloux (1945 – 1959)

Je vais commencer par un point très important à savoir sur Louis Guilloux : c’était un peu l’homme que personne ne méritait d’avoir comme ami. Plus évident comme sous-entendu, il n’y a pas, mais je vais quand même m’expliquer : je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi gentil et tendre. Toutes ses lettres à Camus en sont la démonstration, alors que ce dernier lui-même peut faire preuve d’une grande gentillesse et d’une franche camaraderie, mais rien à voir avec Louis Guilloux. Je l’ai trouvé très mignon et sincère, ne cachant pas ses sentiments – en tout cas, pas avec Camus – tout en conservant une certaine pudeur. Par rapport à mes scrupules de lire ses correspondances, à part deux ou trois lettres où je ne me suis pas sentie légitime pour lire ça, je connaissais pas mal d’éléments… Voilà ce que c’est que d’avoir déjà fait sa curieuse en lisant une biographie. Dans les annexes, on a pu voir des propos que Guilloux a tenu sur Camus, et je le rejoins sur pas mal de points : il admire l’homme, mais il n’est pas dupe non plus.

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La femme gelée, d’Annie Ernaux

la-femme-gelée-coverQuatrième de couverture

Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un  » cadre « , mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c’est une femme gelée. C’est-à-dire que, comme des milliers d’autres femmes, elle a senti l’élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d’enseignante. Tout ce que l’on dit être la condition « normale » d’une femme.

Critique

J’ai un peu hésité à la rédiger, cette chronique. Difficile, quand on est une femme, de ne pas se sentir concernée par ce que l’autrice raconte. Même si on n’est pas mariées avec des enfants à gérer, on reconnaît pas mal de choses, notamment lors de l’enfance et de l’adolescence. Se dire qu’Annie Ernaux a vécu ça dans les années 50-60, et se faire la réflexion que certaines choses n’ont pas tellement changé. On nous rabâche que tout ceci a évolué, mais pas du tout, ou alors au compte-gouttes.

Mon évaluation est d’ailleurs peut-être un peu élevée par rapport à la valeur réelle de ce livre, mais il faut savoir que des livres qui nous parlent directement, sans fard, qui abordent notre réalité sans la normalité qui flotte au-dessus, ça ne court pas les rues ! Je vais être honnête, mais je n’ai rien appris, ça a été surtout un mémo de ce que j’ai vécu, et un rappel assez douloureux de ce que je vis en ce moment. Être soulagée de voir qu’on n’est pas la seule à trouver ça anormale.

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Si Beale Street pouvait parler, de James Baldwin

beale-street-coverQuatrième de couverture

Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, dix-neuf ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir.
Elle est enceinte et ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé d’avoir violé une jeune Porto-Ricaine, est jeté en prison. Les deux familles se mettent alors en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont. Pendant ce temps, Tish et Fonny ne peuvent qu’attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine. Ce roman charmant, malgré sa violence pas toujours contenue, a le goût doux-amer des blues tant aimés de James Baldwin qui se montre ici égal à son prodigieux talent.

Critique

J’ai un peu la pression. Je ne sais pas si j’arriverais à retranscrire précisément ce que ce livre m’a fait ressentir. Pas que ce soit un des meilleurs livres de tous les temps, mais je comprends pourquoi on dit que James Baldwin a été un talent oublié – parce qu’indéniablement, il avait du talent. Je comprends pourquoi Toni Morrison a dit que James Baldwin était sa source d’inspiration. D’ailleurs, ça se voit. D’ailleurs, l’élève a dépassé le maître, mais ça, c’est encore autre chose.

Si vous avez lu le résumé, l’histoire peut sembler extraordinairement banale. Vue et revue. J’avais d’ailleurs un peu tiqué quand j’avais vu qu’il y avait une romance dans cette histoire, mais voulant absolument découvrir cet auteur, je n’avais pas trop rechigné en le prenant. Je n’avais d’ailleurs pas le choix, c’était le seul livre de l’auteur qui était disponible à ce moment-là dans ma librairie.

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Mon bilan lectures de l’année 2017

Le voici, le fameux bilan de toutes mes lectures de 2017. Des coups de cœur, des déceptions, comme une année de lecture se doit de l’être. Mais j’ai quand même eu la chance d’avoir eu beaucoup de livres que j’ai profondément aimé, et j’ai découvert des autrices et des auteurs qui m’ont l’air formidable, et que vous reverrez peut-être cette année.

bilan-lectures-2017

J’ai aussi complété mon challenge sur les auteurs de prix Nobel, ce qui m’a permis de fantastiques découvertes. Certains d’entre eux vont d’ailleurs se retrouver dans mes livres préférés de l’année.

Et oui, comme l’année dernière, je fais un top 10 des livres que j’ai adoré et un flop 5. Pour les départager afin de pouvoir faire un classement, ce ne fut pas simple, mais j’y suis arrivée ! Contrairement au bilan précédent, je vais tout de même rédiger deux ou trois lignes sur chaque livre et ne pas vous balancer une liste et puis hop, démerdez-vous. Non non, un peu de respect.

Je suis donc très fière de vous présenter tout d’abord mes 10 livres préférés.


Top 10

10. La lettre écarlate (Nathaniel Hawthorne) – American Psycho (Bret Easton Ellis)

la-lettre-ecarlate-coverDépartager un classique et un contemporain, ce n’était pas possible ! Ils m’ont chacun marqué à leur façon. La lettre écarlate pouvait avoir un côté vieillot pour certains (je lis d’autres chroniques sur les livres que je lis après avoir balancé ce que j’avais à dire dans la mienne histoire de tester la température) et difficile à lire pour d’autres, mais ce fut tout l’inverse pour moi, je l’ai trouvé assez moderne et facile à lire. J’ai dévoré ce livre, et le relire ne me dérangerait absolument pas, c’est une histoire brillante.

american-psycho-coverQuant à American Psycho, il est effrayant de réalisme sur notre réalité contemporaine. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il faut absolument le lire car il faut s’accrocher (certaines scènes sont juste écœurantes), mais bon… Il fait indéniablement partie de ceux qui nous l’avaient bien dit, et même plus, car il dépeint sans tabou une réalité déjà existante à l’époque. (le début des années 90) Et puis bon, on y trouve Trump comme référence de Patrick Bateman, ça ne vend pas vraiment du rêve sur le personnage… Mais c’est dingue de se dire qu’en fait, les Américains savaient déjà plus ou moins la vérité sur ce sinistre personnage.

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Non, c’est non, d’Irene Zeilinger – les livres féministes #10

Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire

non-c'est-non-coverVoici bien la preuve qu’il y a bel et bien des initiatives des féministes pour se défendre soi-même et qu’on ne fait pas juste que chouiner. Bien qu’on préfèrerait aussi que les situations conflictuelles et violentes du genre n’arrivent tout simplement pas, mais apparemment, la vie n’est pas facile, il y a des cons partout, c’est comme ça, il faut apprendre à se défendre au lieu de chialer.

… Bon, ben d’accord.

Je rassure bon nombre de gens faibles comme moi, il ne s’agit pas d’apprendre à se défendre physiquement dès le début en mode karateka, genre l’autre vient me faire chier en m’insultant de connasse et se prend un kick dans les bourses vite fait bien fait. Non non non, la vie ne fonctionne pas comme ça. (et heureusement !)

Il est d’abord sujet de se détacher des normes sociales pour chaque genre. Si les hommes n’auront aucun mal, si le besoin en est, de se battre, ce n’est clairement pas le cas des femmes. (bien que dans chaque groupe, il y ait des exceptions !) Si, en effet, on est vite conditionnées à ne pas utiliser la violence et même à la réprouver, ce n’est pas forcément le cas pour les hommes. Pensée à ces bagarres entre cousins auxquelles tu ne pouvais participer sans être sévèrement punie tmtc (alors que les garçons ne s’en sortaient finalement pas si mal !).

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Bilan du #BookChallengeNobel

Je l’ai fait ! Je ne pensais plus y arriver au mois d’octobre, mais une semaine de vacances m’a pas mal aidé, et j’ai enchaîné mes lectures dans ce cadre en novembre. J’ai terminé le challenge le 1er décembre, autrement dit un mois avant sa fin, et je dois avouer que, vu comment mon mois de décembre s’est déroulé, ça m’a pas mal arrangée.

Je n’ai pas fait des chroniques pour toutes mes lectures, par manque d’envie et de temps, donc je vous mettrai les liens des bilans lectures si jamais il y a besoin. (je n’ai pas envie de me répéter)

bookchallengenobel

J’ai parlé de ce challenge pour la première fois ici si vous suivez ce blog depuis peu de temps. (et celui-ci a été lancé par Celestine-Aude sur Twitter) Vous remarquerez que je n’ai pas tout à fait suivi la liste : Albert Camus est absent car le livre que je souhaitais lire de lui est un essai philosophique et que j’ai besoin d’un contexte non anxiogène pour lire ce genre d’ouvrages. (vous pouvez aussi traduire par : cette fille lit de la philo comme un escargot)

En attendant, voici une liste des lectures effectuées pour ce challenge !

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

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Bilan lectures #12 (novembre-décembre 2017)

Voici mon dernier bilan de l’année, et je dois avouer en être assez fière ! En plus d’avoir terminé le #BookChallengeNobel, j’ai lu pas mal de livres ces deux derniers mois, en tout cas plus que je ne l’espérais.

Les lunes de Jupiter (Alice Munro) #BookChallengeNobel Lire la chronique

Quartier perdu (Patrick Modiano) #BookChallengeNobel Lire la chronique

discours-de-suède-camus-coverDiscours de Suède (Albert Camus)

J’avais déjà lu ce discours une dizaine de fois sur Internet (vous pouvez trouver l’audio et la transcription écrite) mais quand j’ai vu que Folio le rééditait dans un poche pas trop mal foutu et en édition limitée, j’ai cédé face au marketing et je l’ai commandé le jour même de sa sortie. Je suis irrécupérable, il n’y a bien que pour cet auteur que je fais des coups de folie comme ça. Le discours de la réception du Nobel était parfait, comme d’habitude, et il y a aussi celui qu’il a fait lors d’une de ses deux conférences là-bas et une postface de Carl Gustav Bjurström. J’ai, ma foi, beaucoup aimé relire ça.

1001-vies-urgences-coverAlors voilà : les 1001 vies des urgences (Baptiste Beaulieu)

Un livre qui a l’air léger, mais finalement pas tant que ça ! Baptiste Beaulieu est médecin et raconte dans ce livre son quotidien quand il était interne à l’hôpital. Des journées très intenses, et ça on le comprend rapidement. On rit sur certaines anecdotes et sur d’autres, on est juste choqués… Oui, on passe du rire aux larmes très facilement et ça fait la force de ce livre ! Malgré une écriture anecdotique (et ça se comprend, ce n’est pas un romancier mais un docteur, et ça peut toujours être sujet à améliorations), ce livre est très intéressant si on se demande à quoi ressemble le quotidien d’un médecin dans un hôpital, et surtout aux urgences. Un livre qui m’a fait du bien malgré des passages prenants mais un ton plus léger après d’autres lectures fortes en émotions.

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