Les deux ans du blog : que dire ? + TAG Les coulisses du critique

Deux ans que mon blog existe, il faut fêter ça ! Plus sérieusement, je suis assez impressionnée par ma propre constance, ce n’est clairement pas le cas en règle générale. Je suis du genre à me décourager et à abandonner très vite, et le fait de ne pas l’avoir fait sur ça m’indique que mon implication pour ce blog est réel et sérieux.

2 ans du blogJ’ai quelque chose à vous confier… On est donc le 13 novembre. Je ne vous explique pas forcément à quoi correspond cette date, on le sait malheureusement bien tous : les attentats à Paris. A titre personnel, ces attentats m’ont énormément choquée, j’ai regardé la télé jusqu’à 2h du matin, prostrée sur mon lit. (sans compter que je connais vite fait le groupe qu’il y avait ce soir-là au Bataclan, Eagles of Death Metal – je regrette leurs propos par la suite…) Exceptionnellement, je regardais le match entre la France et l’Allemagne (le foot et moi…) et je les avais entendu, ces « boom » curieux. Mais comme tout le monde, ça ne m’avait pas marqué sur le coup. C’est par la suite que nous avons tous compris…

Moi qui ne suis pas croyante (je suis athée), j’ai, pour la première fois depuis des années (j’ai un passé de catholique), allumé une bougie et l’ai mise sur le rebord de la fenêtre de ma chambre, et tout ça pendant trois soirs d’affilée. Avant que vous vous disiez que c’est stupide et que ça ne sert à rien, en effet, ça n’a aucune utilité, et on fait en général ça parce que ça nous touche et qu’on ne sait pas quoi faire d’autre. Parce qu’on n’oublie pas cette horreur, jamais. (je ne dis pas que les autres attentats ne m’ont pas marqué, mais pas de la même façon – et je sais, il y a des choses plus graves dans la vie que des attentats terroristes qui ne font que peu de victimes par rapport aux accidents de la route)

Quel est le rapport avec ce blog ? En 2016, un an après ces attentats, j’avais le blues, je m’ennuyais car je ne voyais pas trop quoi faire en ce jour de deuil. Et ça faisait un moment que je me disais qu’il allait falloir que je fasse quelque chose de mes lectures. Ainsi, j’ai créé mon blog. Pas très joyeux tout ça, mais ça m’a permis de partager mes lectures, de découvrir les vôtres. Ça, c’est quand même mieux.

Et depuis, cette date est à la fois un élément de tristesse et de fierté.

Mais je ne suis pas très inventive en ce moment… Alors j’ai piqué une idée à un autre blog, celui de Fictionista. Pour les deux ans de son blog, elle a elle-même participé à ce TAG, et du coup, je lui prends l’idée (qu’elle a elle-même prise sur un autre blog, les TAG sont faits pour tourner de toute façon). Les coulisses du critique vous parleront ainsi de la blogueuse que je suis. (en attendant de trouver une idée pour les trois ans, peut-être)

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Albert Camus, un écrivain brillant et un homme intègre

Aaah, il fallait bien qu’il vienne un jour, celui-là ! Comme beaucoup de monde le sait, Albert Camus est mon auteur préféré. Je fais savoir à maintes occasions que c’est le cas et il était temps de faire cet article-déclaration d’amour ! Je souhaitais faire un article plus ambitieux, mais c’est pas plus mal de le faire plus court. (après l’avoir entièrement écrit, je me dis que c’est une vaste blague et je vous conseille d’ailleurs de le lire en plusieurs fois…)

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Et aujourd’hui, le jour de sa publication, nous sommes le… 7 novembre ! Le jour de sa naissance. D’ailleurs, un petit résumé de sa vie (rien de barbant, je vous rassure) est de la plus grande utilité.

Avant ça, le menu de cet article sera fort utile pour savoir si vous allez zapper cet article, n’en lire que quelques parties ou y aller en fonçant tête la première.

Tout d’abord, comme vous l’avez compris, on va parler un peu de ce qu’a été sa vie. ses oeuvres marquantes à mes yeux, ce qu’il représente pour moi. On parlera de son défaut majeur à mes yeux mais aussi ce qu’on lui reproche le plus souvent et qui me laisse mitigée… Et dans la dernière partie, la plus courte d’ailleurs, je parle de mes doutes quant à la récupération de l’auteur par certains. (attendez-vous à ce que je rage dans cette partie)

Mais quoi qu’il en soit, cet auteur reste l’homme brillant et exemplaire qu’il est à mes yeux. Pas besoin de perfection, je suis et resterai toujours en admiration.

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Muse, partie 1 – tout en musique #9

Leur nouvel album (déjà le 8ème !) va sortir dans quelques jours (qui c’est qui va se précipiter le jour même pour l’acheter ? C’est bibi) et c’est pour moi l’occasion de vous parler de ce groupe qui est… mon préféré de tous les temps.

Ce groupe est composé de trois hommes, Matthew Bellamy (au chant, à la guitare et au piano), Dominic Howard (batterie et percussions) et Christopher Wolstenholme (à la basse, l’harmonica et aussi le chant – il sait aussi jouer d’autres instruments, le génie).

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Je sais ce que certains vont dire : « Oui, mais si tu les écoutes encore, ça veut dire que t’aimes encore ce qu’ils font alors que c’est devenu commercial, les seuls albums qui valent le coup sont les deux premiers, blablabla ». Hé bien oui ! J’aime TOUS leurs albums ! Leur évolution, je l’ai complètement accepté. Comme je l’ai déjà dit dans de précédents articles, j’écoute de tout, donc je ne ressens aucune honte à ça. Il y a des groupes qui prennent un chemin qui me plaît moins, et ça n’a pas forcément toujours à voir avec le super argument du « pff, c’est commercial ». Si ça l’est, c’est une coïncidence. Ce n’est pas le cas de Muse.

Donc, je le dis par avance : si vous êtes des anciens fans qui vous accrochez encore aux deux premiers albums, ben… Tournez la page, sérieux. Vous êtes toujours là à chaque sortie de nouvel album, à dire que c’est de la merde, à cracher sur les nouveaux fans qui seraient moins biens que vous dans les commentaires Youtube, ce qui me fait généralement conclure que vous êtes aigris. Faut passer à autre chose au bout d’un moment.

Je vais diviser cet article en deux parties. Comme c’est mon groupe préféré, je vais forcément me briser le cœur en me restreignant sur le nombre de chansons que je vais partager, donc hors de question d’avoir les 7 albums de sortis d’un coup dans un article. (la fille qui ne sait pas départager)

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Bilan lectures #21 – octobre 2018

Comme je vous avais déjà dit le mois dernier, je n’ai lu que des essais ! Ma soif d’apprendre me fait mettre les romans de côté pour le moment. (mais ne pensez pas que c’est définitif, loin de là) Sans avoir été convaincue par tout ce que j’ai lu, j’ai aussi appris pas mal de choses. Ces lectures m’obligent aussi à exercer mon esprit critique, et c’est pour ça que, en plus de ne pas avoir envie de lire des romans, je ne suis pas du tout dans l’optique de les lire, je les jugerais avec des arguments un peu trop froids, et ce n’est pas comme ça qu’on juge la littérature.

Bref, voici mes lectures du mois !


le-cauchemar-pavillonnaire-coverLe Cauchemar pavillonnaire (Jean-Luc Debry)

Je crois bien que c’est le premier essai de l’année qui m’a déçue ! Pourtant, vu le sujet, ça aurait carrément pu fonctionner entre nous. Comme son nom l’indique très bien, l’auteur nous parle des pavillons, de ce rêve de la classe moyenne, ou des classes moins élevées qui aimeraient en faire partie. L’acquisition d’un pavillon est une façon de signer sa place dans la société, société qui est individualiste, et dont le rêve principal, qui englobe cette acquisition d’un pavillon, est d’acquérir le plus de marchandises possible. La société est extrêmement limitée, dans le sens où il n’y a qu’une seule façon de se réaliser, une seule façon de réussir sa vie. La solidarité entre individus ? Tout aura été fait pour qu’elle disparaisse du champ social. Au-delà de cette analyse très pertinente, j’ai apprécié qu’il nous parle de l’historique des classes moyennes, comment elles sont apparues, et surtout… pourquoi. Voilà une partie du livre qui échappe d’ailleurs à ma critique principale. Il parlera aussi d’autres structures, comme l’autoroute et les chaînes hôtelières, qui participent d’autant plus à cette organisation de notre société contemporaine qui n’a qu’un seul but : la consommation, saupoudrée de compétition par-dessus le marché. Une véritable entreprise d’individualisation et de formatage, qui s’en ressent donc aussi sur notre environnement sensiblement identique où qu’on aille. Après tout ça, vous vous dîtes sûrement que c’est un sujet qui me plaît. Exact, c’est en effet quelque chose qui me parle et j’ai apprécié certains aspects de cet essai, là n’est pas la question. Non, le problème, c’est la forme. Ce ton pamphlétaire, cette façon d’avancer ses arguments de manière caricaturale, c’était obligé ? J’ai trouvé ça tout bonnement insupportable par moments, ce mépris des bourgeois, certes, mais aussi de cette classe moyenne qu’il dénonce et pourtant, il raconte bien comment les gens sont englués dans cette vision des choses. (il n’aime pas les sportifs, ça, j’ai bien compris) Je n’ai vraiment pas apprécié, j’ai levé les yeux au ciel de nombreuses fois, malgré un propos qui aurait pu être pertinent. Mais avec cette façon de s’exprimer, ça décrédibilise le propos. (surtout au début du livre) Pourtant, il offre une analyse vraiment intéressante, mais bon…

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Les livres qui ont marqué ma vie – adolescence

On entre maintenant dans ce qu’on appelle une période charnière pour un lecteur, celle de l’adolescence, où on découvre de jolis coups de cœur, même s’ils ne seront pas tous à l’honneur ici, comme je l’avais expliqué dans mon précédent article.

Ici, vous trouverez donc les livres qui ont marqué ma vie de lectrice, mes réflexions, comment j’ai grandi d’une certaine manière. Et pour grandir, on le voit : fini les lectures de l’enfance, voici des ouvrages un peu plus adultes ! Les mangas seront aussi un peu plus présents car ils auront constitué une grande partie de mes lectures à l’époque.

Et c’est reparti pour un tour !


prince-of-tennis-tome-1-coverPrince of Tennis (Takeshi Konomi)

Les fans de mangas vont être déçus : on est ici devant un manga basé sur énormément de fanservice. Mais au début, ce n’était pas du tout la tendance. Explications.

Tout d’abord, résumons un peu le début de l’histoire. Ryoma Echizen, gamin de douze ans fraîchement arrivé des États-Unis, arrive à Seigaku, collège réputé pour son équipe de tennis. Mais pour faire partie de l’équipe titulaire, il faut faire ses preuves… Et très souvent, les premières années ne font que ramasser la baballe. C’était sans compter sur ce prodige qui va battre deux titulaires ! Il fera donc dorénavant partie de l’équipe, qui n’a pour autre but que de gagner les régionales… mais aussi les nationales. Un parcours semé d’embûches.

Pourquoi ce manga a-t-il autant d’importance ? Au-delà de l’aspect fanservice qui s’est développé au fil des années et qui m’a happée avec lui sans difficultés, ce manga et son thème tombaient à pic. L’année auparavant, j’avais 14 ans, et je me suis prise de passion pour le tournoi de Roland Garros, et plus généralement pour le tennis. Je ne vous fais pas un dessin plus détaillé, vous avez compris pourquoi je me suis dirigée vers ce manga. (les gens qui se plaignent qu’ils passent leur temps devant RG à la télé plutôt qu’aux révisions de leur bac, j’en ai fais partie, ahem)

Mais ce n’est pas tout ! J’ai énormément aimé suivre leurs exploits car les personnages sont immensément attachants, intéressants de par leur diversité, que ce soit au niveau du chara-design, des techniques de tennis ou de la personnalité. Et ça ne concerne pas que l’équipe principale ! J’ai dévoré le manga, regardé l’animé en boucle, bref, jamais une passion aussi forte ne m’a animée pour un manga, en-dehors d’une exception déjà citée dans l’article précédent. Il a pourtant ses défauts (le fanservice, le côté de plus en plus outrancier et fantastique des techniques de tennis des protagonistes – ça finit même dans le sang) mais je continuerai à défendre ce manga bec et ongles… Enfin, je continuerai surtout à le suivre car si ce manga est officiellement terminé, il y a une suite ! Tout aussi, si ce n’est beaucoup plus abusé que la première série. Fan jusqu’au bout des ongles.

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Happycratie, d’Edgar Cabanas et Eva Illouz

happycratie-coverQuatrième de couverture

Le bonheur se construirait, s’enseignerait et s’apprendrait : telle est l’idée à laquelle la psychologie positive prétend conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d’écouter les experts et d’appliquer leurs techniques pour devenir heureux. L’industrie du bonheur, qui brasse des milliards d’euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d’elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.
Mais n’aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre que la richesse et la pauvreté, le succès et l’échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ?
Et si la dite science du bonheur élargissait le champ de la consommation à notre intériorité, faisant des émotions des marchandises comme les autres ?

Critique

Je dois vous avouer m’intéresser de près à cette thématique. Je suis psychologiquement pas bien au moment où je rédige cette chronique, même si ça va mieux. Mais on m’exhorte à aller mieux d’une certaine manière, et pas autrement. Je me sens touchée par les problèmes de société qu’on traverse ? Rien à voir, tu réfléchis trop, t’es trop pessimiste.

Si, en effet, j’ai tendance à me déprécier, je ne vois pas en quoi être tout le temps positif règle les problèmes de la vie. Je les vois, les gens positifs et qui réussissent (les deux ne vont pas toujours ensemble d’ailleurs), ils ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes, et si tout va bien pour eux, tout va bien pour tout le monde. Ils vivent dans une autre réalité et disent qu’il faut souffrir, encore et encore, sans se plaindre de préférence, pour vivre bien.

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Drawdown, de Paul Hawken

Comment inverser le cours du réchauffement planétaire

drawdown-coverQuatrième de couverture

Nous savons qu’il nous reste peu de temps pour agir. Un nombre toujours plus important de scientifiques nous mettent en garde : dans quelques années, il sera trop tard. Le changement climatique menace de défaire le tissu social, de saper les fondations mêmes de la démocratie et de précipiter la disparition de nombreuses espèces. Dont l’être humain.
Fort de cette urgence, Drawdown propose une feuille de route à l’usage des gouvernements, des territoires, des villes, des entreprises et de chacun d’entre nous. Plutôt que de baisser les bras, ce livre veut nous aider à surmonter la peur, la confusion et l’apathie, pour passer à l’acte.
Drawdown désigne le point de bascule à partir duquel la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, après avoir atteint un pic, se met à diminuer d’une année sur l’autre.
L’objectif de ce livre est de nous aider à engager cette bascule.
Pour y parvenir, Paul Hawken et soixante-dix chercheurs ont élaboré un plan inédit : quatre-vingts solutions pour inverser le cours du changement climatique. En décrivant leurs impacts positifs sur le monde financier, les relations sociales et l’environnement, ils nous enjoignent à organiser notre action : commencer par ce qui aura le plus d’impact et construire une stratégie globale.
Nous disposons de tous les outils nécessaires, à nous de nous mettre au travail.

Critique

En voici un livre dense ! (très dense) Tout le monde est au courant de la catastrophe écologique qui se déroule en ce moment même. Ce livre parle donc de l’aspect dont il est d’ailleurs le plus question dans les médias quand ils ne font pas de micro-trottoirs avec les gens ravis de ces températures à la plage : le réchauffement climatique.

Celui-ci n’est évidemment pas que de notre ressort : la planète se réchauffe toute seule, notamment à travers l’activité des volcans, la variation des rayonnements solaires, etc. Le problème, c’est que le réchauffement va beaucoup plus vite qu’il ne le devrait naturellement et c’est là qu’entre en jeu notre responsabilité. Nos activités pour nous permettre un certain confort, en plus de ne profiter qu’à certains, mettent en danger l’entièreté de la planète. Et pas seulement les humains : la faune et la flore, qu’on a eu tendance à dénigrer ces dernières décennies et à exploiter sans vergogne.

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Sorcières, de Mona Chollet – les livres féministes #12

sorcières-mona-chollet-coverTiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas sorti un article de cette série ! Et je pense que beaucoup d’entre vous ont entendu parler de la sortie de ce livre le mois dernier. Ayant beaucoup apprécié Beauté Fatale et Chez soi de la même autrice, je ne pouvais décemment pas louper celui-là. Après, pour le bien de mon porte-monnaie, je n’étais pas obligée de l’acheter aussi tôt, certes. (mais il a quand même failli bouter le nouveau livre d’Eric Zemmour de la première place des ventes, et ça, ça n’a pas de prix)

Comme vous vous en doutez, on va parler de sorcières… mais peut-être pas tout à fait de la manière que vous vous imaginez. En effet, l’autrice nous présentera un historique concis de l’image des sorcières qu’on a dans notre culture, mais aussi dans celles d’avant… qui était peu reluisante, il faut bien le dire. Elle prend d’ailleurs un exemple qui me parle, vu que ce personnage me terrifiait quand j’étais enfant, il s’agit… de la sorcière dans Blanche-Neige.

Elle va aussi mentionner d’autres exemples, mais on ne va pas s’appesantir là-dessus. Elle parlera aussi des fameuses chasses aux sorcières, qui ne sont pas forcément celles qu’on s’imagine. On pense à la magie, à l’herboristerie, etc, quand on pense aux sorcières. Il ne sera pas question de celles-là dans ce livre. Non, c’est beaucoup plus compliqué que cela.

On va donc quand même parler des chasses aux sorcières (celles qui ont causé la mort de dizaines de milliers de morts en Europe à partir du 16ème siècle). Lesquelles alors ? Les sorcières en question sont… des femmes. C’est pas très clair, une précision peut-être ? En effet, il ne s’agit pas de n’importe quelles femmes : les conformistes, aucun problème, malgré la peur qui devait dévorer leur estomac assez régulièrement, elles s’en sont sorties. Par contre, celles qui ont fait preuve d’une certaine autonomie, elles ont pris cher. L’autrice va donc parler des femmes célibataires, des femmes sans enfants ainsi que des femmes âgées, dans trois parties qui détaillent ces cas (dont je fais d’ailleurs partie sur au moins deux éléments, ravie d’apprendre qu’on m’aurait torturée, violée et tuée à l’époque).

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Bilan lectures #20 – septembre 2018

Un bilan lectures sous le signe des essais… et ce sera pareil le mois prochain ! C’est la frénésie en ce moment, je n’arrive pas à me retenir. Et les essais sont loin de composer la majorité de ma PAL… Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle ou si ça veut surtout dire que je vais immanquablement en acheter d’autres… Ahem…

J’ai lu des choses assez diversifiées au niveau du thème comme vous allez le voir.

revenu-de-base-coverRevenu de base, un outil pour construire le XXIe siècle / comment le financer ? (Collectif du Mouvement Français pour un Revenu de Base)

Le revenu de base est un sujet qui fait parler, et pas forcément de la bonne façon. Plus d’un an après la présidentielle, où l’idée a enfin été présentée politiquement par Benoît Hamon, candidat du PS (j’aurais voté pour toi, mec, si t’avais quitté ces guignols avant), ça commençait à me titiller d’entendre un peu tout et n’importe quoi dessus, alors j’ai voulu en avoir le cœur net. Mais je ne savais pas vers quel livre me tourner, bien que les éditions du Détour aient attiré mon œil sur leur bouquin sur le sujet. Mais finalement, en faisant un tour dans ma librairie, j’ai repéré ces deux-là qui me semblaient complémentaires. (ils ont été écrits pour, vous me direz) Le premier aborde tout simplement les principes du revenu de base. Pourquoi le proposer ? Le revenu de base n’est pas là pour que les glandeurs puissent glander, contrairement à ce que disent certaines mauvaises langues : il est là avant tout pour construire un nouveau projet de société. Ne pas donner la priorité à un boulot, accorder du temps à autre chose qui est aujourd’hui dénigrée parce que ce n’est pas rémunéré, alors que c’est aussi un travail… mais on a aussi le droit de se faire du bien ! Prendre soin de nous, et pas forcément de la manière dont la société voudrait qu’on le fasse, où tout est toujours sujet à l’utilitaire. Remettre donc en cause les valeurs qu’on attribue au sacro-saint emploi. Sans compter les problèmes écologiques soulevés… C’est bien beau tout ça, mais un autre point me rendait sceptique, et je ne suis pas la seule : le financement du revenu de base. Est-ce au moins possible ? Très probablement, mais si vous voulez mon avis, ce ne sera le cas qu’avec un petit montant (aux alentours de 500-600€). Donc, je vous laisse le deviner : il faudra bien sûr bosser pour vivre un minimum ! Alors, le mythe des fainéants, hein… Alors, à quoi sert ce revenu de base, dans le fond ? A ce que tu ne sois pas dans la dèche complète si tu viens à perdre ton emploi, à ne pas avoir de contraintes administratives, et encore moins de pression de trouver un boulot genre là, maintenant, tout de suite. Chacun a le droit d’avoir un toit sur la tête, de quoi manger, se laver et s’habiller. Tu peux aussi choisir ton emploi, négocier plus facilement tes conditions de travail… Si j’ai eu quelques petites réserves à certains moments sur les sources de financement, c’est encore en discussion au sein du MFRB (Mouvement Français pour un Revenu de Base), notamment au niveau de la somme versée mensuellement et des allocations sauvegardées (même si j’ai cru comprendre dans un article que le Medef aimerait bien qu’elles disparaissent toutes… Non, sauf si tu veux créer un autre monde inégalitaire, et il en est hors de question pour le MFRB). Le débat reste ouvert, et les suggestions de chacun peuvent faire avancer le sujet. Il est clair que ce n’est pas sur un plateau de télévision en 10 minutes que tu peux expliquer le financement du revenu de base…

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Les livres qui ont marqué ma vie – enfance/début d’adolescence

… Je dois avouer être impressionnée par ma propre originalité.

C’est le genre d’articles que vous pouvez retrouver partout ! On a tous envie de dédier un moment à des livres qui nous sont importants. Personnellement, je vais le diviser en trois parties, car ma liste est longue, et ça me permet aussi une certaine cohérence. La chronologie et les explications pour chaque livre en dévoilent pas mal sur moi, et il y aura des livres « honteux », mais pour moi, ils ne le sont pas !

Ces livres ne sont pas tous mes préférés non plus, mais je ne peux pas nier qu’ils ont eu une certaine influence sur la lectrice que j’ai été, sur mes réflexions, etc.

On va débuter par les livres qui ont marqué ma vie d’enfant et du début de mon adolescence. Si vous vous attendez à ce que j’ai lu des classiques qui m’ont transcendé à 11 ans, vous vous trompez ! Ça reste très « populaire » et je n’en ai aucune honte car ils m’ont formé à leur manière.

Et maintenant, allons-y !


club-des-cinq-coverLe Club des Cinq (Enid Blyton)

Ça ne surprendra peut-être pas certains d’entre vous car il m’est arrivé d’y faire une ou deux petites références sur mon blog. J’ai dû lire le premier tome de la collection à l’âge de 7 ans. Ce n’était pas mon tout premier livre mais il a fait indéniablement partie des premiers. J’ai été emportée tout de suite ! Ma sœur avait la collection (non entière) d’une vieille édition que je kiffe (et je snobe les nouvelles quand je les voie, aha), les illustrations des couvertures était superbes, elles m’ont drôlement inspiré à imaginer les aventures de ces cinq membres (François, Claude, Mike, Annie et Dagobert – je connais encore leurs noms par cœur). C’était absolument génial, je les ai relu une quantité incroyable de fois ! (je pense que le nombre de relectures concurrencent celles d’Harry Potter sans problème)

Le Club des Cinq, c’est une bande d’amis (en compagnie de leur chien) qui vont enquêter sur des évènements un peu louches, parfois assez dangereuses pour des jeunes de leur âge (entre 11 et 13 ans). Je trouvais leurs aventures passionnantes, c’est un peu mon best-seller de l’enfance.

Comme pour beaucoup de jeunes filles, Claude était mon personnage préféré. J’étais loin d’être comme elle, mais j’étais fascinée par ce « garçon manqué », intrépide et courageuse. J’aimais moins Annie alors que je lui ressemblais plus (je n’avais pas son côté girly mais j’étais une chochotte) alors qu’aujourd’hui, je pense que j’aurais un peu plus d’indulgence. (même si l’auteur était clairement sexiste) Du coup, je pense que le personnage de Claude m’a ouvert à une autre forme de « féminité », assez décriée par ailleurs. (ça peut commencer tôt, le féminisme)

Aujourd’hui, ma sœur a récupéré ces livres… et apparemment, je les ai complètement dégueulassés ! Je ne m’occupais pas tellement de la propreté des livres à cet âge (contrairement à aujourd’hui), et comme je les relisais trèèès souvent…

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