Bilan lectures #60 – juillet 2022

Un peu en retard pour ce bilan, je n’étais pas chez moi et j’avais clairement d’autres priorités.

Mais j’ai quand même un sacré bilan à vous offrir, donc ça serait dommage de ne pas vous en faire profiter ! Je ne pensais pas pouvoir faire ça avec mon problème personnel, mais je m’adapte. Je suis ravie !

C’est donc parti !

A Journey Beyond Heaven, tome 5 et 6 (Masakazu Ishiguro)

Des tomes globalement de meilleure qualité que le troisième et le quatrième. C’est pas plus mal car j’avais peur de commencer à m’ennuyer. Par contre (je vais spoiler un peu), j’en ai marre du viol comme ressort scénaristique. Je vous avoue que ça m’a passablement énervé et qu’une remarque mesquine mais vraie m’est passé par la tête : ça se voit que ça a été écrit par un homme cis. Bref, je vais continuer la lecture de ce manga en restant sur mes gardes.

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Une histoire de genres, de Lexie

Résumé

À l’heure où les questions de genre et d’identité sont de plus en plus présentes dans l’espace public, voici un guide qui déconstruit tous les préjugés, les abus de langage, les non-sens liés aux transidentités, afin de mieux les comprendre et de donner les armes pour s’en émanciper . Car si être trans est une histoire de rapport de soi à soi, de prise de conscience individuelle, c’est aussi un rapport à des normes et constructions sociales, culturelles et historiques.

Chronique

Si vous êtes sur Instagram, je vous conseille fortement le profil de l’autrice, @aggressively_trans, on y apprend foule de choses.

Et ce livre, c’est aussi son but, en plus accessible il me semble. Clairement, il appelle à l’humilité sur le sujet. On pense savoir des choses en tant que personne cis, plus que les autres personnes cis ? Probablement pas autant que l’on croit. On se dit qu’on connaît parce qu’on connaît une personne trans ou qu’on se renseigne un peu sur le sujet… C’est pas si facile.

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Bilan lectures #59 – juin 2022

Hey ! J’ai essayé de lire du mieux que je pouvais en raison d’un problème personnel, j’étais un peu désespérée à la base, mais je m’en suis pas si mal sortie que ça vu ma situation. On va pas se mentir, les températures n’ont pas aidé non plus… (mais elles n’ont aidé personne, je crois)

Donc voici un petit bilan ! Je suis soulagée, j’ai quand même quelque chose à vous offrir, aha. C’est parti !

Hilaria (Irene) Lire la chronique

Un livre qui parle du féminisme contre le capitalisme, le fascisme, la prison et du féminisme anarchiste, à travers l’histoire de Hilaria, l’arrière-arrière-grand-mère de l’autrice.. Des sujets radicaux et qu’on voit peu souvent à l’écrit dans un livre.

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Hilaria, d’Irene – les livres féministes #33

Si vous êtes sur Instagram, vous connaissez sûrement Irene (prononcez Iréné), mieux connue sous le pseudo @irenevrose. J’ai déjà parlé de son premier livre d’elle, La terreur féministe.

Voici le deuxième livre rédigé exclusivement par elle. Celui-ci va être divisé en quatre parties : le féminisme contre le capitalisme, le féminisme contre la prison, le féminisme contre le fascisme et le féminisme anarchiste. Tous ces chapitres seront rapprochés de l’histoire de son arrière-arrière-grand-mère, Hilaria, dont le livre porte le nom et ce n’est pas pour rien. L’histoire de cette femme peut traverser ces sujets sans problème : elle a fait de la prison (parce que ses fils étaient des « rouges »), a vécu directement le fascisme avec Franco, a subi les conséquences néfastes du capitalisme en tant que femme précaire, etc.

Ces éléments qui peuvent paraître anodins donnent de la matière, quelque chose de vivant, à des textes sur des problématiques connues pour certain·es d’entre nous. C’est un vrai travail de mémoire qu’a fait Irene (même si elle ne peut pas tout savoir, comme nous tou·tes à d’autres niveaux). Elle rappelle que l’Histoire n’est pas composée que de « grands » hommes (dont l’histoire est écrite par d’autres hommes) mais que des personnes du quotidien en sont aussi une bonne partie, et même une très bonne partie car sans elles, pas d’Histoire. J’ai trouvé ça très important de rappeler la valeur des « petits » car d’habitude, la majorité a été biberonnée à l’autre discours.

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Bilan lectures #58 – avril/mai 2022

Bon, je n’ai pas lu grand-chose ces deux derniers mois. Je suis occupée + la chaleur… Tout ça est en train de me convaincre un peu plus encore d’aller vers un temps partiel car je n’ai plus le temps de lire. Tout doit se faire pour la vie active et on me reproche de vouloir me reposer.

J’ai quand même des lectures à vous offrir. C’est parti !

L’entraide, un facteur de l’évolution (Pierre Kropotkine)

Ce livre a été publié en 1902 (je vous conseille de garder en tête cette information) et avait l’ambition de contrebalancer tous les ouvrages élogieux qui ne donnaient qu’un seul son de cloche : celui de la lutte individuelle et de la compétition dans la nature. Ils ont pullulé suite à la publication de Charles Darwin, L’Origine des espèces. Bien évidemment, ne parler que de cet aspect a aussi des intérêts, notamment pour le capitalisme. Mais Pierre Kropotkine ne parle pas beaucoup de ça, et va surtout aborder l’aspect manquant et opportunément oublié : l’entraide. De plus, l’égalité entre les deux ne serait pas réelle, ni une nécessité : l’entraide est un tantinet plus importante. Tout d’abord, il sera question de cela chez les animaux pour qui cela importe plus que ça en a l’air pour la survie. Vont suivre les « sauvages » et les « barbares » : vous me connaissez, j’ai un peu grincé des dents sur l’utilisation de ces termes, et j’ai craint le pire pour la suite. Je vous rassure, aucune trace de racisme, sûrement un petit peu de paternalisme (même si je ne l’ai pas vu, je préfère quand même préciser au cas où). Bref, c’étaient sûrement la terminologie de l’époque mais comme je suis une « woke » selon la droite, j’ai failli crier au loup. Ces parties ont pour but de montrer que l’entraide était bel et bien présente et à un niveau supérieur que nos représentations stéréotypées nous le font croire… Au niveau humain, ça continue de façon chronologique et l’auteur parlera des structures du Moyen-Âge, bien plus propices à la pratique de l’entraide qu’on nous le dit. Et enfin, on atterrit sur des périodes plus modernes, où on voit que l’État et ses lois ont voulu réduire les possibilités d’entraide mais que certaines ont subsisté quand même malgré les difficultés. Un livre essentiel à l’époque et dont l’objectif l’est encore aujourd’hui. Ceci dit, pas mal d’informations sont à actualiser, la science a évolué depuis le temps : même avec mon petit niveau, certaines m’ont un peu choqué ! (dont une dont je me remets pas) Ça se voit que le livre date… A compléter avec une ou des parutions plus récentes. En tout cas, l’objet livre est superbe : belle couverture, illustrations, photos de l’auteur… Ce dernier avait une barbe impressionnante, qu’il ait été vieux ou jeune ! Un peu dense en informations, alors attendez le bon moment pour le lire.

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Écologie : la perte de temps n’est plus permise

Cet article sonnera un peu « donneur de leçons » à certain·e·s mais il faut être honnête et réaliste. Je me suis intéressée au sujet de l’écologie en 2018 à travers deux livres sur la décroissance qui étaient très bien, là n’est pas le problème. Le problème, c’est le reste : ce qu’on nous conseille (très fortement) de lire. Franchement, comme j’étais perdue au début, je pense m’être laissée avoir (et je ne suis probablement pas la seule).

Lire Pierre Rabhi (ok, ça, je n’ai jamais fait à part à travers des articles), des collapsos ou d’autres livres sur l’écologie individuelle (qui ne remettent pas en question le système politique), tout est inoffensif et quelque part, culpabilisant envers l’individu. Il faut quand même rappeler que le consommateur/citoyen est responsable entre 25% et 30% de ce qui arrive (je donne une fourchette car c’est différent selon les sources).

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Mon évolution politique : de la droite à l’extrême-gauche

Il faut commencer par un fait que peu de gens soulignent dans les témoignages où ils expliquent être passé de la gauche à l’extrême-droite. Je mets au masculin car je n’ai vu que des hommes – bien qu’on pourrait rajouter d’autres femmes médiatiques mais des hommes aussi, et ils sont bien plus nombreux. Je les vois très rarement dire d’où ils partent comme milieu social, ce serait intéressant pourtant… (une exception venant des classes populaires ne prouve rien).

Personnellement, je suis un mélange entre la classe populaire et la classe moyenne basse. J’ai un privilège : celui d’être blanche (pas celui d’être valide mais je ne l’ai su vraiment que plusieurs années après être devenue majeure, même si je m’en doutais vaguement). Et dans ma ville de bourgeois·es, y a plutôt intérêt… Je navigue dans une famille qui vient de la classe populaire des deux côtés mais qui a franchi la barrière pour atteindre la classe moyenne, voire la classe moyenne haute pour certain·es.

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Bilan lectures #57 – mars 2022

Bon, certain·es diront qu’il y a moins de livres à se mettre sous la dent, ce qui est vrai, mais ça va, je suis quand même satisfaite de mon mois de lectures. Est-ce l’effet du mois de février qui se fait encore sentir ? Possible. Je vous dirai le mois prochain si c’est encore le cas…

En tout cas, voici mes lectures du mois !

Tout le monde peut être féministe (bell hooks) Lire la chronique

bell hooks est super connue dans les mouvements féministes et je ne l’avais toujours pas lu, honte à moi. C’est chose faite avec ce livre qui, malgré son manque de sources, est encore d’actualité sur certains propos. Une bonne introduction, à conseiller à votre entourage car la couverture, bon…

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Être femme en Asie, d’Anne Garrigue – les livres féministes #32

A la base, je tournais autour de sa première sortie en grand format mais je n’étais pas convaincue que je voulais payer ce prix-là (ce n’est pas une question de radinerie mais de pragmatisme – bon, un peu, si). Je l’ai donc en poche et par rapport au contenu, ça me satisfait.

Ce livre concentre donc des informations, principalement statistiques (et sourcées), sur l’évolution des droits des femmes en Asie, sur leur situation. Tout d’abord, l’ouvrage commence par un état des lieux général (niveau santé, éducation, politique), un peu comme une sorte d’introduction, puis parle de leur présence sur ce continent.

Il va forcément être question dans ce chapitre du fait que certains pays, comme la Chine et l’Inde, privilégient les foetus, bébés et enfants garçons et que ça crée un fossé dans le ratio filles/garçons naturel en faveur de ces derniers. Mais cela créera des problèmes sociaux dont on ne connaît pas encore l’étendue, bien qu’on perçoive déjà quelques dégâts : certains hommes vont acheter leurs femmes dans des pays étrangers. Je vous laisse imaginer les conditions… Et puis la dot, toujours présente dans certains pays, est une malédiction pour bon nombre de familles qui doivent payer. Du coup, quelle est la solution ? Avoir un garçon ! Et puis l’héritage, tout ça… Et même quand la dot n’existe plus, la tradition patriarcale est très forte…

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