Braves bêtes – Animaux et handicapés, même combat ?, de Sunaura Taylor

braves-bêtes-coverQuatrième de couverture

Petite fille, Sunaura Taylor entend des enfants dire qu’elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Elle, qui aime tant les animaux, s’étonne que cette comparaison soit péjorative car, après tout, l’être humain est un animal.

Bien entourée par sa famille pendant toute son enfance, Sunaura Taylor désire ardemment se mettre en lien avec le monde et vivre sa vie. Mais atteinte d’arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte les articulations, elle va s’apercevoir que la société est pensée par et pour les bien-portants, les seuls qu’elle valide et légitime.

Qu’est-ce qui nous autorise à déconsidérer certains êtres vivants jusqu’à parfois les déclasser ? Militante de longue date pour la cause animale, Sunaura Taylor montre combien la discrimination envers des personnes non valides procède du même mécanisme social et culturel que la maltraitance et l’exploitation des animaux. Personnes handicapées et animaux sont vus comme des êtres incapables, des fardeaux, dépourvus des facultés qui donneraient sa valeur à l’existence.

En partageant son expérience, nourrie par un corpus de connaissances, Sunaura Taylor signe un premier livre récompensé en 2018 par l’American Book Award et pour la première fois traduit en français.

Critique

Voilà un livre essentiel pour le raisonnement antispéciste. Pourquoi donc ? Les militants antispécistes ont tendance à reproduire des oppressions en voulant défendre les animaux. Quand ils sont validistes en plus de ça, ils ne défendent pas aussi bien les animaux qu’ils le croient.

Le sous-titre est parlant : est-ce que les droits des personnes handicapées et des animaux non-humains sont liés ? Pour quelle raison ?

C’est à la nature-même des arguments pour justifier l’oppression validiste et spéciste qu’on trouve la similarité. Tout d’abord, quel est l’être considéré comme infiniment supérieur en tout point ? Un homme blanc (genre et race, mais ce n’est pas là où je veux en venir), humain et valide. Je répète : humain et valide. Les animaux ne sont pas des humains, les personnes handicapées ne sont pas valides. CQFD.

Comme ces deux catégories n’ont pas des capacités qui vaudraient celles des humains valides, ils vaudraient moins que ceux qui rentrent dans la case validée par la société. Pas le bon langage, pas la bonne posture, pas les bonnes techniques… On peut continuer longtemps comme ça.

Pour commencer, l’autrice parle de ce pourquoi elle en est venu à ne plus consommer d’animaux. Ensuite, elle rappelle les faits sur l’oppression validiste, sur laquelle on a des préjugés, qu’on ne considère même pas forcément comme une oppression valable vu que pour certains, elle est parfaitement justifiée… Le validisme est très présent dans notre société et peu reconnu. Elle-même vit cette oppression en tant que personne handicapée (elle a de l’arthrogrypose).

J’ai appris l’existence du mot crip. Ça ressemble à creep mais ça vient du mot crippled, qui signifie « impotent », « estropié ». C’est se définir avec un terme péjoratif en se le réappropriant, la même logique qu’avec l’utilisation du mot queer par les personnes LGBT. Les personnes militantes handicapées se définissent comme crips, ce qui, en plus de ce que j’ai dit, leur permet de remettre en cause les valeurs d’indépendance, de normalité.

En parlant de valeurs d’indépendance et de normalité, et donc de capacités, comment sont-elle déterminées ? Qu’est-ce qui les rendrait plus pertinentes que d’autres ? Ces questions n’ont pas de réponse valable. Là aussi, une personne « valide » dans tous les sens du terme va dépendre de l’époque mais sa définition reste très restreinte. Qu’est-ce qui rend telle personne valide et pas une autre ? Quelles sont les valeurs qu’on laisse de côté par ce raisonnement ? Les personnes handicapées ont plein de choses à nous apprendre aussi, mais on ne veut pas le savoir.

En faisant de la perception sensorielle la ligne de démarcation entre les êtres dignes d’intérêt et les autres, les défenseurs des animaux n’auraient-ils pas créé une hiérarchie supplémentaire et un autre critère validiste à remplir ?

Ce passage m’a fait grandement réfléchir et je n’ai aucun doute sur le fait qu’il va aussi éveiller votre curiosité. Ça m’a fait remettre en question ma perception de la sensibilité, de ce qu’un être vivant se doit d’être alors qu’en fait, il est. Je vais pas vous mentir, c’est encore compliqué dans ma tête (je pense que je le relirai un jour).

Je n’ai à priori pas besoin de vous faire un résumé sur ce qu’est l’oppression animale, celle-ci est plus connue que le validisme. Au pire, vous n’avez qu’à lire La libération animale de Peter Singer… accompagné de ce livre. Car s’il y a bien un représentant du validisme chez les personnes végétariennes et vegans, c’est bien Peter Singer ! Un chapitre lui est d’ailleurs consacré, à lui et à ses opinions validistes (et on peut étendre la critique aux militants antispécistes en général). Il est assez intéressant de voir relever ce qui ne va pas dans son raisonnement et je pense que ça peut intéresser les personnes réticentes à son œuvre à cause de ça. L’autrice l’a rencontré et s’il reste sceptique, il semblait quand même intéressé par ce qu’elle avait à dire. Pas si con que ça… mais vu qu’il s’entête, un peu quand même !

Sunaura Taylor remet aussi en question ce qu’on définit comme étant naturel, notamment son corps. Qu’est-ce qu’un corps naturel ? D’autant plus quand il a été formé par des raisons extérieures, comme des déchets toxiques ingurgités accidentellement (comme de l’eau pas si potable que ça). Sur quels préjugés culturels nous basons-nous ?

Les valeurs actuelles de l’efficacité, du progrès, de l’autonomie et de la rationalité mettent sur le pas de la porte un bon nombre de personnes et on voudrait nous faire croire qu’elles sont naturelles alors que ce n’est pas le miroir de la réalité. Les valeurs de l’empathie, de l’entraide, de la solidarité sont dénigrées alors qu’elles sont pourtant bien existantes. Et du coup, l’autrice remet en place notre perception des choses, notre façon de tenir des relations avec les autres. On dit que le fameux « chacun pour soi » est la seule voie possible car elle est naturelle, parce qu’elle existe chez les animaux… A part que l’inverse existe aussi ! Comment savoir que l’individualisme est le seul choix naturel alors qu’il y a toutes les autres options à côté ?

Les besoins des personnes handicapées peuvent parfois rentrer en contradiction avec d’autres valeurs comme celle de l’écologie (comme l’existence des fast-food qui est pourtant un gros soulagement pour certaines personnes handicapées). Ce qui ne signifie pas non plus qu’elles s’en foutent tant qu’on leur rend la vie plus facile, bien au contraire.

Pouvons-nous reconnaître que tout le monde n’a pas les revenus, le temps ni la volonté – sans parler de la capacité – nécessaires pour être un mangeur autonome, tout en continuant de dénoncer tous les abus et les manquements de notre système alimentaire industriel actuel ? Pouvons-nous créer un mouvement au sein duquel les animaux ne sont pas seulement considérés comme des corps dépendants qui peuvent être exploités et réduits à l’état de marchandise ? Il nous faut avoir une vision plus progressiste d’un avenir durable, englobant des valeurs qui ne soient pas simplement bonnes pour l’environnement et la santé du consommateur individuel, mais remettent aussi en question les paradigmes historiques de hiérarchie et d’oppression, y compris le validisme et le spécisme.

Et surtout : est-ce un mal d’être comparé à un animal ? Les humains n’ont-ils pas tendance à oublier qu’ils en sont aussi ? Pourquoi être comparé à un animal est insultant alors que ça ne devrait pas l’être ? Les animaux sont-ils eux aussi des crips ?

Cet essai m’a pas mal interrogé, je dois l’avouer. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails des réponses de l’autrice mais j’ai trouvé son livre très bien fourni, très bien sourcé, vraiment très complet. J’espère vous avoir donné un bon aperçu de ce qui est abordé dans son livre.

Il y a tellement de choses à détailler qu’en voulant lui rendre justice, je risquerais de tout foutre en l’air. La diversité des points de son raisonnement est parfois assez difficile à suivre mais le ton de l’essai est accessible, ne vous en faîtes pas.

L’autrice nous met face à nos contradictions et le rayon de notre empathie qui n’est pas toujours aussi étendu qu’il devrait l’être. Elle remet en cause notre façon de penser le monde, de penser les êtres vivants. Ce n’est pas un simple livre pour dénoncer : c’est notre rapport au monde qui est interrogé. Attendez-vous à ce que vos méninges travaillent un peu durant cette lecture.

Lu dans le cadre du club de lecture #animalivre.

17 réflexions sur “Braves bêtes – Animaux et handicapés, même combat ?, de Sunaura Taylor

  1. On va être honnête : je grince des dents à te lire. J’ai le sentiment que l’autrice est très simpliste dans ses arguments. Par exemple : « En faisant de la perception sensorielle la ligne de démarcation entre les êtres dignes d’intérêt et les autres, les défenseurs des animaux n’auraient-ils pas créé une hiérarchie supplémentaire et un autre critère validiste à remplir ? » Sauf que l’argument antispéciste n’est pas exactement celui-là. Quand on souligne que les animaux non humains sont dotés de nerfs et donc de sensibilité c’est pour contrer l’argument selon lequel leurs cris et réactions sont purement mécaniques, sans lien avec un quelconque ressenti, qu’ils ne sont pas loin des objets en somme et donc qu’on peut les exploiter allègrement : ils sont là pour ça. Cela ne signifie pas que parce que tu n’as pas (ou une moindre) sensibilité, tu mérites d’être exploité. Il ne s’agit pas de cocher une case.
    Peut-être qu’un handicapé va tout percevoir selon un filtre particulier (et je comprends qu’à force d’être traité.e comme une sous-merde, on est ultra-sensible mais parfois à tort).
    L’argument selon lequel en se préoccupant des animaux, les antispécistes négligent les humains me hérissent le poil à un point dont tu n’as pas idée. On me l’a bassiné depuis que je suis devenue végé donc ça fait des décennies que j’y ai droit et c’est plus possible. Pourquoi deux causes seraient-elles exclusives ? Qu’est-ce qui m’empêche de soutenir financièrement (ou de m’impliquer dans) une association humanitaire tout en étant végé ? Rien. A voir le monde en noir et blanc comme le suggère ton billet, on tombe dans la caricature et on affaiblit ses arguments.
    Pareil pour le « chacun pour soi » qui serait naturel car existant chez les animaux : c’est totalement faux. Il suffit de lire des éthologues pour le savoir.
    Enfin, il y aurait beaucoup à dire sur l’individualisme, une valeur mal comprise et détournée.
    Mais bon, je vais clairement faire l’impasse sur ce bouquin (je n’aime pas réagir sur ce genre de sujet mais là je n’ai pas pu me retenir ;p).
    Je me permets de te recommander (sur le handicap) le dernier roman de Valentine Goby, Murène, que je suis en train de dévorer.

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    • Oui, je comprends, je l’ai trouvé à la fois simpliste et complexe. Par contre, euh… Elle ne dit pas que les deux causes sont exclusives justement, vu que les humains handicapés et les animaux sont liés d’une certaine façon… Et le « chacun pour soi », c’est notre société actuelle qui le dit, elle défend autre chose justement… Me suis-je mal fait comprendre ? :/
      Je note !

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      • Oui et non sur l’exclusivité (en tout cas à te lire concernant les antispécistes). D’une façon générale, j’ai horreur des généralisations et ça me fatigue que les antispés s’en prennent plein la gueule H24.

        Par contre, pour une réaction plus positive, j’apprécie de lire : « …ce qu’un être vivant se doit d’être alors qu’en fait, il est. » C’est effectivement un gros souci dans nos sociétés, et plus particulièrement en France du fait de l’héritage de Descartes. Son « cogito ergo sum » place non seulement l’humain (valide mentalement du coup) au-dessus des autres animaux mais ramène aussi la condition humaine à la pensée, au mental, alors que nous sommes pleins et entiers sans cela (et un végétal aussi – parenthèse pour souligner combien l’appellation « légume » pour désigner un humain dans un état végétatif a une connotation négative -, peu importe que les végétaux soient incapables de réflexivité si tant est que l’on en sache assez sur les plantes – et les minéraux – pour pouvoir être affirmatif mais c’est un autre sujet). Notre vision du monde est très anthropocentrée et c’est d’autant plus choquant que, rapportés à l’univers, les humains sont des crottes, de la poussière.

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      • Vu qu’elle est antispéciste, d’où ce livre d’ailleurs, ça m’étonnait un peu. (je n’ose pas relire mon article du coup…)

        J’ai l’impression parfois que Descartes est à la source de tous nos maux xD. (je plaisante mais il a joué un gros rôle d’influence tout de même)
        Et tu fais bien de parler de l’appellation « légume », j’ai beaucoup de mal avec ce terme moi-même ! Faut que je me renseigne sur les plantes (j’ai déjà « La vie secrète des arbres » dans ma PAL), mais j’ai peur qu’il y ait un peu tout et n’importe quoi vu que c’est un sujet « à la mode ». Et y aussi certains antispécistes qui semblent vexés et disent que les recherches sur les plantes seraient du n’importe quoi, pas assez sérieuses, etc… Ca m’agace, je ne sais plus où donner de la tête.
        En tout cas, c’est passionnant, et comme tu dis, il faudrait qu’on retourne à notre juste place !

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  2. J’ajoute quand même que, sur le fond, je suis bien consciente que certaines personnes (et pas spécifiquement des antispécistes, merci) considèrent les handis comme des moins que rien, des inutiles, des fardeaux, etc. Je ne sous-entend pas que la thèse globale est sans fondement, loin de là. Ce sont plutôt les arguments mis en avant qui me rendent dingue.

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    • Bah non, pas spécifiquement les antispécistes (loin de là) mais ce que l’autrice pointait du doigt, c’est que les arguments validistes reviennent trop souvent pour défendre les animaux.

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  3. J’avais déjà entendu parler de ce livre, qui me fait de plus en plus envie. Je dois avouer ne jamais avoir lu d’ouvrage sur la question, ni avoir réellement interrogé mon rapport au spécisme, qui est je pense assez simple. Et je dois avouer accorder la priorité aux animaux avec qui je me sens plus proche, et dont le sort m’importe plus et me fait le plus souffrir.

    En dehors de ça, je n’avais jamais entendu parler du club de lecture #animalivre, et en recherchant je ne trouve pas grand chose dessus. Pourrais-tu me donner quelques détails à ce sujet car cela m’intéresse ?

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    • Je vois ! Il faudrait peut-être que tu lises un livre sur la question en général avant de t’attaquer à celui-ci alors, sinon, ça va te paraître flou, je pense.

      Alors, ce club est créé par @parmilesrecits (Twitter et Instagram, elle fait des vidéos sur Youtube aussi) mais on est très peu à participer, il faut bien l’admettre (c’est pour ça que le hashtag est très peu visible). Tous les 2 mois, un livre sur l’antispécisme est donné à lire. Est-ce que tu as d’autres questions ?

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  4. Le fameux « c’est naturel ». J’en ai marre de l’entendre ! C’est simplement un prétexte d’oppression, de discrimination. En plus il est souvent utilisé qu’avec des exemples qui conviennent parce que la Nature montre tout et son contraire.
    Effectivement, nous avons oublié que nous faisons partie intégrante de la Nature. Nous n’en sommes qu’un maillon par mis tant d’autres. Les humains ne sont pas supérieurs mais le croient au point de hiérarchiser à l’extrême leur propre société en disant qui est ok ou ne l’est pas. Forcément une personne handicapée est tout sauf bien… cela m’horripile un point ! J’ai juste envie de dire pour paraphraser Elodie Poux : « il y a des personnes quand tu colles ton oreille à leur tête tu peux entendre la mer ». Si la connerie se voyait beaucoup ne serait pas ok pour la société !
    Beaucoup de chemin à parcourir pour rendre la société humaine magnifique. Mais ne désespérons pas, tous les ingrédients sont disponibles, il faut juste s’y mettre 🙂 .

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    • Tu as tout à fait raison ! La nature montre beaucoup de choses et on ne peut pas la cantonner à un seul principe. Mais ça doit être trop compliqué pour certains, cette diversité, trop d’éléments à prendre en compte…
      Et oui, on peut y arriver ! Une lutte de longue haleine…

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      • j’ai une maladie chronique assez invalidante dans ma vie de tous les jours et la solitude je connais.
        Quand on dit qu’on a un handicap, cela fait le vide autour de soi, comme si c’était contagieux… Surtout quand on n’est pas dans un fauteuil ou des béquilles. J’ai décidé de ranger les miennes car je veux paraître « normale » le plus possible 🙂
        par contre mari super et ma chienne aussi 🙂

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      • Je pense (ça peut paraître dur ce que je vais dire) que les gens s’éloignent des personnes handicapées parce qu’il ne veulent pas avoir les complications qu’ils s’imaginent avec (ou d’autres, peu importe). Si t’as besoin de tes béquilles, prends-les, ne te fais pas mal…
        Contente pour ton mari et ta chienne 😉

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  5. J’ai trouvé ce livre vraiment intéressant aussi (en pause pour le moment, je vais le reprendre), et je trouve que c’est important de voir que toutes les oppressions sont liées. Les antispécistes (et globalement tout le monde) devraient mieux considérer les droits des personnes handicapées et les personnes handicapées (et globalement tout le monde) les droits des animaux. Je trouve que c’est vraiment un livre important, et j’espère qu’il permettra à des gens de revoir leur considération envers les animaux et surtout d’arrêter de les exploiter ^^. Et j’avoue que j’ai trouvé ça cool de voir une personne handicapée parler des droits des animaux, car parfois on peut penser qu’être végé/vegan c’est impossible avec un handicap (il faut trop cuisiner etc) alors que c’est pas forcément le cas. Je l’ai aussi trouvé dense, c’est pour ça que je fais une pause, pour un peu digérer tout ça 🙂 Je suis contente de voir que tu as apprécié le livre 😉

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    • Hâte que tu le termines ! Sinon, je me demandais pourquoi ça a l’air crédible pour l’autrice de comparer spécisme et validisme alors que ça crie dès que le parallèle avec le sexisme ou le racisme est évoqué… (bon, vu comment c’est fait parfois, ça se comprend, c’est vraiment n’importe quoi)
      Vu comment certaines personnes handicapées sont pointées du doigt par certains vegans, je comprends que ce soit d’autant plus dur pour certaines personnes…

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