Bilan lectures #57 – mars 2022

Bon, certain·es diront qu’il y a moins de livres à se mettre sous la dent, ce qui est vrai, mais ça va, je suis quand même satisfaite de mon mois de lectures. Est-ce l’effet du mois de février qui se fait encore sentir ? Possible. Je vous dirai le mois prochain si c’est encore le cas…

En tout cas, voici mes lectures du mois !

Tout le monde peut être féministe (bell hooks) Lire la chronique

bell hooks est super connue dans les mouvements féministes et je ne l’avais toujours pas lu, honte à moi. C’est chose faite avec ce livre qui, malgré son manque de sources, est encore d’actualité sur certains propos. Une bonne introduction, à conseiller à votre entourage car la couverture, bon…

Le Choeur des femmes (Martin Winckler)

Ce roman a été écrit par un homme que vous êtes sûrement nombreuses et nombreux à connaître : Martin Winckler. Il a été médecin, a beaucoup oeuvré pour que la médecine soit plus ouverte et moins ignorante et méprisante envers les problèmes des femmes. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture et habite au Canada. On ressent son empathie envers les personnes à soigner dans ce roman (on sentait déjà sa gentillesse et sa compréhension, sa volonté de bien nous renseigner dans C’est mon corps). Jean Atwood, interne en gynécologie, est obligée d’aller faire six mois de stage à l’unité 77, unité dite de la « médecine de la femme », pour valider son année, et elle n’en est pas ravie du tout (les « histoires de bonnes femmes »…). Cette dernière a assez mauvaise réputation auprès des étudiants car il est très dur de satisfaire la personne qui dirige ce service, Franz Karma. Comme on le verra, si on a adopté la posture condescendante et jugeante des médecins français en général et qu’on ne veut pas en démordre, forcément, on n’y reste pas longtemps… Jean Atwood a fait de la résistance mais elle a fini par être touchée par toutes ces femmes et leur vécu. Oui, c’est une femme, j’ai failli croire que c’était un homme tellement ses pensées peuvent parfois correspondre à celles d’un mec qui déteste les femmes. Sexisme intériorisé ! Mais obligée d’être ainsi pour survivre et se faire une bonne place dans le milieu… Les « histoires de bonnes femmes » vous touchent aussi, on voit tout ce à quoi elles peuvent être confrontées (parfois pour rien, on ne va pas se mentir, tout ça pour une simple contraception…), on n’a pas forcément tout vécu comme elles, mais on peut reconnaître parfois certaines situations (surtout la froideur et la pseudo-supériorité qu’affichent certains médecins…). Les patientes se sentent écoutées, comprises et indirectement, nous aussi. L’empathie est clairement l’émotion phare de ce roman, et en plus, on apprend des choses. Très touchée par ce roman, qui peut sembler long (plus de 600 pages) mais qui se savoure comme un petit bonbon. Un moment de lecture très agréable.

Fullmetal Alchemist perfect edition, tome 9 et 10

Je pourrais m’en tenir au fait que c’est toujours génial, ce qui est vrai, je vais juste apporter un commentaire. On voit clairement que l’action s’accélère dans ces tomes (bah je me souviens pas de tout), c’est vraiment trépidant. Très clairement, je ne vois pas le rythme décélérer à l’avenir (mais si c’est le cas, ce sera une nouvelle preuve que je ne me souviens vraiment pas de tout).

Être femme en Asie (Anne Garrigue) Lire la chronique

Un court livre qui compile des tas d’informations sur la situation des femmes en Asie de l’Est, du Sud-Est et du Sud. On y trouve des statistiques, mais pas que, concernant leur place au travail, en politique, l’évolution (ou non) de leur rôle dans la famille, leur état de santé, etc… La misogynie est encore forte malgré leurs avancées.

Grève générale (Jack London)

Ceci est un recueil de deux nouvelles, « Le rêve de Debs » et « Au sud de la Fente ». J’ai été satisfaite par cette dernière, moins par celle qui l’a précédé… La mise au point du début est bienvenue, on apprend des choses sur les références de gauche de l’époque, notamment Eugene Victor Debs, ancien syndicaliste très renommé, qui a donné son nom, comme vous l’avez constaté, au premier texte. Son rêve, c’était la grève générale… Seulement, un point m’a chagriné : si l’intention d’affamer les riches pour que les salariés obtiennent ce qu’ils veulent est finement joué (et ne m’a inspiré aucune pitié pour eux), les miséreux aussi subissent cette famine… Et je trouve dommage que Jack London ne se soit pas posée la question d’une telle injustice, à moins que ce ne soit un dommage collatéral nécessaire pour la classe ouvrière ? Combattre une injustice ne veut pas dire être égoïste face à une classe encore plus faible que la sienne… Bref, cette nouvelle sert plus ou moins de leçon à ne pas reproduire selon moi… Bon, du coup, cet aspect m’a un peu refroidie, bien que ce soit bien écrit (mais on n’en attend pas moins de lui). « Au sud de la Fente » m’a plus réjoui. On pourra lui reprocher son manque de réalisme mais ce serait passé à côté du propos. Freddie Drummond est un sociologue bourgeois qui a pour ambition d’étudier les pauvres de plus près. Pour cela, il traverse la Fente, une limite géographique qui permet de séparer le nord de la ville de San Francisco qui comporte des personnes aisées et le sud avec la populace. Ce n’était pas fait pour mais le hasard a fait que. Au fur et à mesure, Freddie Drummond se sent de mieux en mieux chez les prolétaires et une nouvelle identité se crée en lui, « Big Bill », avec laquelle il est pleinement intégré. Ce nouvel homme se sent de mieux en mieux au sein de cette classe populaire… Voilà grosso modo pour les deux nouvelles. La deuxième me fait encore réfléchir, ça sauve ma demi-déception de ma lecture de la première. Une lecture sympathique et que je trouve encore d’actualité d’une certaine manière.


Voilà pour mes lectures, certes pas très nombreuses, mais j’ai lu la moitié d’un livre ce mois-ci, vous le verrez au bilan du mois d’avril : il s’agit de L’entraide de Pierre Kropotkine.

Autres articles publiés ce mois-ci :

D’ailleurs, le mois prochain, j’espère pouvoir lire ce que je veux car je risque d’être moins libre les mois suivants, qui sait…

Au mois d’avril !

8 réflexions sur “Bilan lectures #57 – mars 2022

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